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10 km de Balma 2015

4 Mai

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Samedi matin, réveillage à 7h, petit-dej’ 3h avant la course, et hop j’enfile ma tenue soigneusement préparée la veille. 8h45, chéri-chéri et moi-même décollons de la maison, direction Balma à côté de Toulouse (seulement 10 petites minutes de voiture).

Le stress commence à se manifester gentiment. Arrivée au stade (où a lieu l’arrivée), j’échange quelques messages avec Franck pour savoir où il est. Hum… Mais qui est-ce donc que ce Franck ? Franck, c’est mon grand gourou, virtuel jusqu’à présent. Membre de la runno-blogo-sphère (il court mais pas que…), il est très actif sur les réseaux sociaux et habite pas très loin de Toulouse. Vous vous demandez sûrement pourquoi je le qualifie de « grand gourou ». J’y viens. Il est à la tête de la #TeamDeglingo sur Twitter et Instagram. Kézako ? C’est juste un ensemble de Twittos (ndlr : twittos désigne une personne qui utilise le réseau social Twitter – j’explique pour ma maman qui me lit mais ne connaît pas grand-chose à Twitter… Coucou maman !) qui essaie de se motiver mutuellement pour faire du sport via les réseaux justement. C’est donc mon gourou qui m’a proposé de participer à cette course. Objectifs : faire péter nos records personnels et voir qui se cache derrière un pseudo.

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Au moment où je me dirige vers la salle polyvalente, où je dois récupérer mon T-shirt, je m’aperçois que j’ai oublié ma puce pour le chrono. Avouez que pour une course chronométrée, c’est assez embêtant. Du coup, comme j’ai un chéri-chéri adorable (et qu’il n’a pas trop le choix), ni une ni deux, il me laisse sur place en emportant mon sac de sport pour rentrer à la maison récupérer la cause de cet événement grandement stressant !!! Je me retrouve donc seule avec mon dossard et aucune moyen de joindre personne. Ok, il est 9h15, je récupère mon T-shirt, je croise une copine virtuelle d’Instagram (une autre rencontre IRL – IRL= In Real Life, je le précise, on sait jamais ;)) et je file à l’entrée du stade faire le pied de grue pour récupérer ma puce. 9h45 (je passe le détail des longues minutes passées à scruter la rue et le temps qui passe), chéri-chéri me donne ma puce et je peux enfin me diriger vers le départ. Je ne sais pas où c’est d’ailleurs mais comme souvent, y a qu’à suivre les coureurs !

Je trottine jusqu’au sas de départ; histoire de dire que j’ai trottiné quoi. Et je me place dans la foule de coureurs. Là, je t’avoue qu’à ce moment précis, je me sens seule. J’essaie de repérer le gourou dans cette foule mais sans succès. Et puis je sens qu’on me tape dans le dos. Caroline de mon club de running prend le départ également de ces 10 km. C’est une flèche cette fille ! Elle est sous les 50 min donc on parle d’un autre niveau là ! Elle m’impressionne beaucoup moi avec mon petit sub 1h dans le viseur. Petit stress d’avant course et PAN ! C’est parti ! On se souhaite bonne chance et je la laisse filer.

10 k balma parcours

Je me cale à 5’50 sur (conseil de chéri-chéri). Oui, parce qu’on a essayé d’établir une stratégie de course. « Tu pars à 5’50/km et si tu tiens pas au bout de 5 km tu ralentis et tu te mets aux alentours de 6’00 comme ça, ça te laisse une petite marge ». Soit. Tentons-le. Faut bien si je veux faire moins d’une heure. Je suis lancée sur la ligne droite parmi plein de coureurs. Je me fais doubler mais pour une fois je ne me sens pas nulle avec mon allure. J’ai le sourire, je me sens bien et je suis contente d’être là. L’avantage (et le seul je dirais) des lignes droites c’est que je peux admirer le flux de coureurs de toutes les couleurs (leurs T-shirts hein…) et là je réalise qu’on est quand même nombreux sur cette course ! (Près de 1000 personnes). A peine quelques minutes après le départ, on me tape (encore ?! Je commence à me demander si on ne m’aurait pas mis un mot qui dit « frappez-moi » ?) dans le dos. Cette fois, c’est grand gourou, la classe internationale avec ses lunettes de soleil, qui me fait un grand sourire et qui me donne rdv à l’arrivée. Et zouh il disparaît dans la foule de coureurs devant moi.

Premier km, tout va bien. Deuxième je commence à avoir chaud. On croise les coureurs dans l’autre sens, ce qui veut dire qu’eux ont déjà fait demi-tour. Ils passent de l’autre côté d’une bande qui délimite le sens de la course. J’aperçois le gourou, archi concentré sur sa course. Au bout du 2ème km environ, le demi-tour est raide. On fait demi-tour sur la même route. Non mais je sais pas si t’imagines bien… Pas de demi-tour dans un gentil virage ni dans un rond-point. Un demi-tour sec autour d’un plot en gros. Boudu…J’essaie de le prendre un peu large mais pas trop et je relance la machine comme je peux.

Je commence à avoir un peu chaud alors qu’il commence à pleuvioter doucement. Et je m’accroche pour tenir l’allure. Pas facile facile. Je passe à 6’00/km entre le km 2 et 3 et encore jusqu’à 6’15 en moyenne pour arriver à la moitié du parcours. Mais avant le 5ème j’aperçois chéri-chéri sous son petit parapluie qui m’encourage et me dit de surtout ne pas lâcher ! Pourtant, j’ai chaud, la gorge très sèche et je toussote un peu. Je commence à guetter ce put*** de ravito qui tarde à venir. En réalité, je l’attends presque depuis le km 4 et il arrive quelques centaines de mètres après le 5ème. Alléluia ! Je m’arrête boire. Je check ma montre 30min 14 s pour le 5ème km. Je suis dans les temps mais je dois pas relâcher voir accélérer même ! Ahem… Ouai ouai je peux le faire allez !

Pendant que je recroise les autres coureurs dans l’autre sens, à la vue de leur grimace, je me dis qu’on est tarés en fait. Cette distance est vraiment faite pour qu’on se fasse mal. Qu’on se pousse à bout. C’est plutôt agréable de croiser les coureurs dans l’autre sens car je vois qu’on est tous dans la même galère !

Je sais pas pourquoi j’ai l’impression que cette course est pleine de faux-plats. J’ai les jambes qui commencent à piquer. Le souffle est plutôt bon comparé à ce que j’imaginais. Et je commence à me dire que j’ai vraiment du mal à courir avec des manchons. Je finis toujours par ressentir à un moment ou un autre l’impression d’avoir les jambes coupées. Et du coup, malgré la volonté, le corps ne veut pas accélérer. La vitesse dégringole même progressivement. Là, non seulement je dis au revoir à mon objectif mais je me dis qu’en plus je risque de faire mon pire chrono sur 10 km…

Et puis on passe le 7ème km. Cette fois, on fait demi-tour à un rond-point. Je me fais doubler par des femmes. De tout âge. Faut pas déconner, je suis pas plus nulle qu’une autre, faut que je me bouge ! J’arrive à rebooster ma vitesse… sur 1 km. Je dépasse un jeune homme qui s’arrête à de nombreuses reprises et qui se fait enguirlander comme c’est pas permis par un homme qui l’accompagne. Je suis assez attristée en voyant les spectateurs assez ahuris assister à ce spectacle. Je veux bien qu’on encourage quelqu’un à aller jusqu’au bout et à ne pas baisser les bras. Mais il y a des manières de le faire… Je les double et prie pour que le jeune homme ne se prenne pas une réflexion de plus… (ben oui tu rends compte il se fait doubler par une femme… on sait jamais chez certain c’est mal vu… Bref.)

Je cours en essayant de ne pas trop faire attention à ma montre.

Au bout de 8 km j’en peux plus. J’ai mal aux jambes. Il reste 2 km. Je lutte pour continuer. Je pense à ceux qui m’attendent à l’arrivée.

Au 9ème km, un petit ravito youpi je bois ½ verre d’eau en m’arrêtant à peine. Et là, je me dis qu’il ne reste plus qu’un kilomètre. Donc, ma cocotte, il te reste presque rien. Donc tu accélères, un point c’est tout ! J’arrive à revenir aux alentours de 6’00/km. On passe le sas de départ je sais donc que l’arrivée est tout proche ! Y a plein de supporters et je regarde à tout hasard si je reconnais des visages. J’accélère encore. J’aperçois chéri-chéri qui m’encourage malgré le chrono. J’arrive sur la piste du stade. Il est 1h02 à ma montre.

Là je me dis « ok GO pour le 1h03 mais dépêche-toi bordel ! »

J’accélère encore ! Dernier virage avant la dernière petite ligne droite. A l’approche de l’arrivée j’aperçois mon gourou qui film mon arrivée. La classe ! Je lui fais coucou et fonce pour passer l’arche d’arrivée à toute vitesse (ce qui veut dire chez moi environ 12 km/h).

10 balma

J’arrête ma montre et suis rejointe par mon gourou. Et là surprise : 1h02’53 à ma montre. Youpi ! Oui je suis quand même contente finalement parce que même si j’ai pas fait moins d’une heure j’ai tout de même battu mon record de 2 min et il me reste 3 petites minutes à grappiller pour arriver à mon objectif.

Et vu le peu de prépa que j’ai fait (pas de fractionnés ni de travail de vitesse depuis 5 bonnes semaines, entorse en février et contracture en mars/avril) je reste optimiste !

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A l’arrivée, je rends ma puce et on me remet une boîte en carton. Assez intriguée, je découvre qu’elle contient des gâteaux diététiques, du lait chocolatée auto-chauffant et une compote.

Affichage de IMG_0384.JPG en cours...

Quoi ? Comment ça il manque la compote dans la boite? Je ne vois pas de quoi tu veux dire…

On discute le temps d’être rejoints par chéri-chéri. On s’était donné rdv non pas dans 10 ans mais au ravitaillement. Manque de bol je ne l’ai jamais trouvé. Je suppose que ces box jouent le rôle de ravito final. On immortalise la rencontre :

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Oups, je me rends compte que je ne sais pas faire de compte-rendu bref, vous m’en voyez désolée (qui ça? Ok, je sors…)

Comme d’habitude je suis particulièrement moche sur les photos, donc je te ferais grâce de ma tête de loutre déconfite. Mais en cadeau, puisque je suis sympa, voici la vidéo de mon arrivée en exclusivité sur w@spTV :

Oui oui… La fille qui fait le salut de miss France sur une piste d’athlé c’est moi… Et oui, je suis aussi pour la paix dans le monde.

Une triste nouvelle est venue ternir cette journée avec le décès d’un membre de mon club à seulement 30 ans… Je pense fort à sa famille et ses amis. La vie est toujours là pour te rappeler qu’elle ne tient qu’à un fil.

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Semi-marathon de Bordeaux 2015

21 Avr

Tu l’attendais (comment ça non ? Merci de faire au moins semblant, ne serait-ce qu’un tout petit peu) et le voici, le voilà, le compte-rendu de mon premier semi-marathon. Et pas n’importe lequel. Celui de Bordeaux. Un semi de nuit et la toute première édition qui plus est !

Si t’as pas tout suivi (ne t’en fais pas, je t’en veux pas… enfin pas trop ; tâche de ne plus trop t’éloigner désormais haha), je te remets en place le contexte.

Inscrite en novembre sur liste d’attente. Début de la préparation en décembre. Une préparation pas comme je l’avais imaginé.

En janvier j’avais réussi à atteindre les 14 km en endurance. Puis une entorse qui m’a immobilisé tout le mois de février. En mars, la reprise. J’arrive à recourir les 14 km mais je souffre sur le dernier kilomètre. Début avril je souffre d’une contracture à la jambe. Arrêt de la course pendant 2 semaines. Reprise à une semaine du semi seulement avec 8 tous petits kilomètres. Puis arrive la dernière ligne droite (à lire ici) qui ne me rassure pas des masses. Et malgré tout ça, je suis bien décidée à me lancer et à le finir ce premier semi-marathon !! Et j’ai bien fait !

Départ vendredi soir de Toulouse direction Bordeaux où je suis accueillie chez ma sœur. J’adore cette ville découverte à l’occasion de nombreuses visites familiales.

Entre les retrouvailles et l’événement qui approche, l’excitation est à son comble !

J’ai la chance de bénéficier de 3 supporters de qualité en la personne de chéri-chéri, ma sœur et mon beau-frère. Première course avec autant de supporters qui ne se joue pas à domicile, c’est nouveau pour moi. Courir à minuit, c’est aussi nouveau pour moi. Ah oui, et aussi, courir 21 km ça aussi c‘est nouveau pour moi. Tu rends compte un peu de ce que cette course représente à mes yeux ?

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Retrait du dossard samedi midi. J’ai eu la chance de croiser Gwen (la seule reconnaissable à ses lacets jaunes, véridique !). Papotage, encouragements et boostage de moral et il est temps de se dire à ce soir.

On visite les stands du village où je croise un visage toulousain familier sur un des stands et ça me file la patate ! J’ai déjà l’impression d’être témoin d’un grand moment alors que je suis juste en train de boire de l’eau à la bodega. Faut que je te parle du donut sur le comptoir qui me faisait de l’œil et que j’ai décidé d’ignorer. Il était tellement beau avec son chocolat luisant et ses petites pépites que j’imaginais croquantes à souhait. Mais nan ! J’ai été plus forte que moi (tu vois y a pas qu’en course à pied que je me dépasse). Je suis restée sage jusqu’à la course. J’ai pris mon apéro à l’eau (oui oui, quand je te dis que je suis restée sage tu peux me croire).

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Moi à la place de la girafe et le donut en guise de tarte, tu visualises la scène?

19h30 arrivée sur place en famille donc. Et devine quoi ? Il pleut comme pas possible ! On finit réfugiés sous un abri de bus juste à côté des départs. Le stress monte. On profite du speaker, de la musique et on sent que l’ambiance est déjà top. On entend le départ des marathoniens à 20h. A 1h du départ, je fais tomber le survet’ et je quitte mes proches pour retrouver Vanessa. On essaie de se rassurer, de se mettre à l’abri de la pluie et finir par partir à la recherche de poncho pour braver la pluie.

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Dégaine magnifaïke, excitation grandissante, pluie incessante. C’est ainsi que l’on se dirige dans le dernier sas pour retrouver Clément, mon co-runner durant cette course. Notre objectif est simple : parcourir ces 21 km ensemble et ne rien lâcher coûte que coûte !

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21h30 le départ est donné ! C’est parti !!! A non pas encore. On attend notre tour dans une ambiance de folie avec de la musique et un speaker en délire et des coureurs conscients de vivre un truc de fou. Chaque sas qui nous précède prend son départ. Je suis trempée. J’ai le temps de me demander ce que je fais là. Par chance, la pluie cesse ! Je fais tomber le poncho avec plaisir (ben oui j’aurai eu l’air de quoi avec sur les photos pour mon premier 21k ?!).

Vient notre tour à 21h50. Finally, les fauves sont lâchés ! Y a du monde mais ça ne bouchonne pas. Je suis euphorique de me dire que je suis partie pour courir 21 km !

Je suis avec tous ces coureurs qui m’entourent. Il est 22h et on court. C’est juste fou !

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Les 2 premiers kilomètres passent hyper vite. Je me sens bien. Tout va bien. Souffle nikel ! Jambes ok. On approche le pont Chaban-Delmas (ci-dessus). Ca monte un peu mais rien de méchant. Je prends le temps de ne pas me fatiguer. On longe les quais et d’ici la vue la place de la Bourse est juste sublime ! J’enregistre la photo dans ma tête.

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Au bout de 4 km, certains marchent déjà… Je me demande alors pourquoi ils ont décidé de se lancer alors sur 21 km. Avec le recul je me dis que cette réflexion est très bête puisqu’une blessure peut survenir n’importe quand. Je crois que j’étais définitivement en mode warrior à ce moment-là !

Au km 5, petit ravito avant de grimper sur le Pont de Pierre un peu étroit. On doit doubler quelques personnes du coup. A la sortie du pont, le public est venu en nombre ! Tout est parfait !

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En attendant le km 7, je commence à avoir la gorge sèche. Et je commence à guetter mes proches censés se trouver aux environs du 7ème km. A ce moment-là, on se fait doubler par pas mal de coureurs. Et c’est en voyant un débardeur rose où il y a écrit « gaz’L » que je reconnais Gwen ! Je crie « oh mais c’est Gwendoline ! » en accélérant pour lui taper sur l’épaule. Entre temps, elle m’a entendu et s’est retournée. Et la gourde que je suis n’a même pas pensé que ça la ferait ralentir un instant. Sorry Gwen (#pastaper), heureusement que t’as fait une sacrée performance au final ! Elle prend gentiment le temps de me demander comment ça se passe pour moi avant de filer à toute vitesse se frayer un chemin entre les coureurs. Je comprends alors qu’on se fait doubler à toute vitesse par les marathoniens. Certes. Et là, j’aperçois à droite dans le public chéri-chéri. Oui c’est bien lui je vois mon beau-frère ! Quel régale de les voir tous les 3 pousser des cris d’encouragements !!!! Mais ça passe trop vite, juste le temps de s’apercevoir. Vivement le prochain rdv… dans 10 km. Whaaaaat ?! 10 km et j’aurai toujours pas terminé ma course. Glups. Je réalise ce qui m’attend encore. Et j’arrive à tenir jusqu’au ravitaillement du 10ème kilomètre qui se faisait désirer. Là, on reprend des forces. En repartant, on sent un regain d’énergie. Je veille à courir à une allure à laquelle je me sens bien. Mentalement, je me dis que ça fait 3 semaines que je n’ai pas couru aussi longtemps et je m’apprête à défaillir d’un moment à l’autre. Allez, on a déjà fait la moitié.

On parcourt des rues assez étroites pendant 3 km. Et pourtant il y a du monde partout venus nous encourager ! Pas mal sont à leur fenêtre. Je n’ai aucune douleur, aucune fatigue et la respiration est bonne. Je suis trop bien à mon allure tranquille.

Au 13ème km on entre dans un jardin public. Là ça va se corser mais légèrement rassure-toi. Peu de lumière. C’est boueux. Je me fais doubler et éclabousser par la même occasion. Clément me devance légèrement, mais en bon co-runner qu’il est, il veille à ne pas trop me distancer. On finit par se rattraper. Et lui aussi commence à en avoir marre de ce parc. Un coup d’œil à ma montre, l’allure a légèrement diminuée. Alors en sortant du parc, je retrouve mon allure et mon bonheur du bitume. J’ai une pensée pour le Phoenix et sa boo Olivia qui doivent être loin devant. Et je me dis que je vais peut-être croiser une flèche blonde marathonienne.

Au km 14, je réalise que je n’ai jamais couru autant. Ca y est, à partir de maintenant c’est l’inconnu ! Et je m’attends à en chier d’un moment à l’autre. Et j’attends jusqu’au kilomètre 17. Arrêt au ravito du 15ème km tout de même. A partir de là, je me mets à chercher désespérément mes proches dans la foule. 18ème km, toujours personne. Mais purée, ils sont où ? Je commence à me dire que je les ai loupé. Je commence à maugréer à voix haute (en général c’est pas bon signe). Tant pis. Je décide d’arrêter de chercher et de me reconcentrer sur ma course.

Oh un ravito ! Ca grimpe à un moment. Mais je fais abstraction. Toujours aucune douleur et aucun mal à respirer.

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Au 19ème kilomètre, j’aperçois la porte cailhau que je trouve magnifique (tu peux l’admirer juste au-dessus). Et là, juste avant j’aperçois ma sœur dans la foule qui brandit le parapluie. Oh purée quel bonheur de les voir et les entendre ! Un moment magique ! Je suis bien, gonflée à bloc et il nous reste 2 tous petits kilomètres à parcourir. Chéri-chéri me glissera plus tard dans l’oreillette qu’à ce moment il s’attendait à me voir fatiguée, pestant et au bout du rouleau, mais que non il m’a vu pleine d’énergie et souriante, le rassurant pour la fin du parcours.

C’est le moment d’accélérer non ? Un petit peu, dans le domaine du raisonnable. Alors on double. On slalome. J’aperçois Vanessa. On la rattrape et on sait à ce moment-là qu’on finira ce semi tous ensembles. Bon, la fatigue arrive enfin avec l’accélération. Clément me tire jusqu’au bout. L’arrivée est tellement proche. Je vois l’arche mais purée de patate (copyright Gwendoline, la même citée plus haut) qu’elle me semble loin ! On foule le tapis bleu. Ah enfin on arrive ! Mais purée c’est encore loin ! Allez encore un effort à fond les ballons et ça y est on est ! On arrive au bout de ce semi, les mains levées, en signe de victoire ! De la fierté, de l’émotion, du bonheur d’avoir été au bout. D’avoir vécu aussi bien tous ces kilomètres.

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Voilà comment j’ai vécu la plus belle course de ma vie (jusqu’ici puisque je suis débutante j’en suis bien consciente).

2h26 et 13 seconde à ma montre quand je passe la ligne d’arrivée.

Bon, elle m’indique aussi 21.34 km (WTF ?!)

Soit une allure moyenne de 6’51/km et une vitesse moyenne de 8.8 km/h.

Voilà, je peux le dire. J’ai couru un semi-marathon.

Et c’était génial ! On recommence quand ?

Pour le détail de ma course, voici mon allure km par km :

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27ème foulées des remparts

31 Mar

Départ pour Aigues-Mortes samedi matin à 10h15. Arrivée prévue pour 13h. Départ donné à 15h. On est large !

Arrivée sur les lieux, j’ai rdv avec Coco and coco-coach-chéri au retrait des dossards. Je reconnais tout de suite coco-coach-chéri. Je récupère mon dossard plutôt rapidement grâce à la bonne organisation des bénévoles.

Préparation dossard, opération toilettes, équipement post-course, nous voilà prêts tous les 3 à affronter ces 12.34 km. A force de bavardages, il est déjà grand temps de s’échauffer. Même pas 2 km, en trio, et je fini les tibias douloureux. Là, j’avoue que mon moral en prend un coup. Moi qui espérais m’amuser un maximum sur ma première « course nature », je me dis que ça ne va pas être une partie de plaisir finalement. Coco essaie de me raisonner. Je décide de partir en queue de peloton et « à mon allure ». On patiente à 2, essayant de ne pas se faire marcher dessus lorsque tout le monde doit reculer.

 Le top départ est donné, c’est le moment de se souhaiter une bonne course. Musique dans les oreilles, et c’est parti. Pas trop vite.

On fait un tour du stade dans les rues avoisinantes (pas folichon). Je suis très très vite rattrapée par coco-coach-chéri. J’essaie de le garder en ligne de mire.
Un dernier coucou au chéri-chéri avant de se diriger droit vers l’entrée des fameux remparts de la ville que l’on ne fait que traverser.

A la sortie des remparts, la vue est magnifique ! J’enregistre cette photo dans ma tête avant d’entamer la partie « nature ».
Les tibias sont douloureux. Je n’en tiens pas compte. Je me concentre sur la musique et ne perd pas coco-coach-chéri de vue.

Je croise un monsieur qui a fait demi-tour et qui marche son dossard à la main. Je me demande ce qu’il s’est passé pour qu’il en arrive là alors que ça ne fait même pas 3 km que nous courons.
Et non, il ne fait pas chaud. Et non je n’ai pas mal. Tiens, un ravito, tu tombes à pic toi! Viens par ici petite bouteille. 2 gorginettes, pas le temps de m’arrêter hop hop hop je ne marcherai pas !

Sur le chemin, je me fais rattraper par trois 4×4 qui me frôlent et m’obligent à être très vigilante. J’ai chaud, j’ai mal et je risque ma vie (marseillaise moi?! Je suis dans le sud après tout  donc j’ai le droit)

Plus ça va et plus je vis ma course telle une limace se frayant un bout de chemin sur une départementale (elle aussi risque sa vie et n’avance pourtant pas très vite). Certains commencent à marcher. Et on n’a même pas encore parcouru 5 km! Et puis elle me gêne cette bouteille dans les mains. Je n’ai bu que quelques gorgées. Grrrr j’aurai du m’en débarrasser. Mais je ne vais pas le faire maintenant c’est trop tard… Y a des gens derrière moi et je n’ai pas envie de me prendre une réflexion (c’est con comme réflexion ça d’ailleurs).

Non je ne marcherais pas. Quitte à ralentir encore. Je suis au-dessus des 7’/km. Autant vous dire que je ne fais pas la fière. Et pourtant j’encourage ceux qui marchent. Je récolte pleins de sourires. Qu’ils soient sincère ou pas, je m’en moque, j’adore ces moments de course ! J’ai l’impression d’être moins nulle en encourageant les autres. Quitte à participer à cette course, autant que ça serve à quelque chose…

Km 1 : 6’56/km

Km 2 : 6’47/km

Km 3 : 6’57/km

Km 4 : 7’11/km

Km 5 : 7’27/km

Km 6 : 7’17/km

Quand je te dis que je ne fais pas la fière…

 Je suis toujours entourée des mêmes personnes. A un moment, je talonne une dame. D’un coup, alors que je me concentre sur ma foulée pour avoir le moins mal possible, elle s’adresse à moi en disant « ah la voilà la fameuse ligne droite ». La fameuse ligne droite ?! Mais de quoi elle parle ?! Je lève la tête et là on se croirait en plein far west. Effectivement un chemin tout droit, long, en plein cagnard. On entame le 6ème kilomètre. Et étrangement je ne l’appréhende pas plus que ça. Alors que je l’entends râler un peu, je remets ma musique et me concentre pour ne faire qu’une bouchée de ce chemin. Il fait chaud, d’habitue je râle car j’ai l’impression d’étouffer et de ne pas avancer. Je m’asperge d’eau (autant qu’elle serve cette bouteille).

Plus de Coco-coach-chéri en vue.

Photo non contractuelle

Et soudain je ne sais pas ce qui se passe, certains crieront au miracle, d’autres penserons que j’ai certainement trop abusé de soucoupes acidulées étant plus jeune mais je ne me sens plus pisser comme on dit (excusez mon vocabulaire mais c’est exactement ce que j’ai ressenti et je n’ai pas trouvé d’autres mots pour l’exprimer). Ma douleur au tibia a disparu ! Je double tout le monde. J’ai l’impression d’être en mode automatique. Mes jambes roulent toutes seules. A ce moment-là je commence enfin à prendre plaisir à courir sur cette course !

Km 7 : 7’03 / km

Km 8 : 6’31 / km

Juste après le deuxième ravito, on entame le parcours en pleine nature. Dans les champs quoi… Au début je me sens bien.
Je double un couple dont l’homme dit « hey dis donc on triche là! T’as pris un raccourci? »
Mais plus ça va, et plus ce chemin qui me change de mon goudron adoré me fatigue.
Et comme le bitume est mon dada, en pleine nature, j’en chie… je commence à sentir mes mollets. Mon souffle se fait un peu plus court. Mais je ne lâche pas. Je ralentie malgré moi mais je tiens bon. Je me dis que j’ai peut-être été un peu trop vite. Mes appuis ne sont pas toujours francs mais j’essaie d’assurer tant bien que mal. Puis purée que y a du vent !
Coco-coach-chéri a bel et bien disparu malgré mon accélération précédente. Je pense à coco qui doit être en train de galoper.

 D’un coup je me mouche et je me rends compte que je saigne du nez. Manquait plus que ça pour parfaire ma course tiens ! M’en fou, c’est pas ça qui va m’arrêter ! Et puis si tu ne le sais pas encore, je cours toujours avec un mouchoir donc no soucis. Et puis y a pire sur une course. Comme cette douleur au tibia qui m’a foutu la paix donc je continue avec une volonté de fer.

Km 9 :7’03/km

Km 10 : 7’15/km

Km 11 : 7’00/km

Petite à petit, on retrouve un sol plus dur. Et je le sens tout de suite. Je suis largement plus à l’aise ! Oh joie ! J’ai envie de l’embrasser cette route ! J’arrive enfin à accélérer sans problème.

Et à partir de là, il reste 1,5 km mais je ne cesse d’accélérer. Mes jambes répondent bien, ma respiration est excellente. Je me sens revivre !

 J’aperçois chéri-chéri près du stade qui m’encourage et parcourt quelques mètres avec moi le temps de joindre le stade. J’adore ça me booste encore plus ! Virage à gauche et entrée sur le stade en délire !!! J’accélère encore et encore. D’habitude je vis très mal le tour de stade final sur une course mais là je suis bien. Je double un monsieur haha (oui ça me fait rire moi, la tortue qui double un monsieur au bout de 12 km déjà parcouru a l’impression de prendre une mini revanche sur son début de course). Je ne suis que joie, bonheur et endorphines.

Km 12 : 6’24 / km

400 derniers mètres : 2’17/km

WTF ?!

Je passe sous l’arche en 1h26 et 10’’ à ma montre.
Je rends ma puce aux bénévoles qui me félicitent tous. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles.
Je retrouve chéri-chéri puis la cocoFamily au ravito. Chocolat, barres céréales et autres pâtes de fruits nous régalent. Je récupère mon tee-shirt. Les bénévoles sont adorables ! A peine le temps d’un débriefe sur le vent, la chaleur, les gens, la ligne droite, les soins etc; qu’il est temps de reprendre la voiture pour rentrer à Toulouse.

Je m’en souviendrais de cette course à coup sûr !
Merci à Coco et à coco-coach-chéri pour leur conseils et leur présence. Et surtout à chéri-chéri pour m’avoir accompagnée, soutenue et encouragée comme il l’a fait !

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Verdict à 3 semaines du semi-marathon…

30 Mar

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C’est ce que j’ai eu envie de faire quand le médecin m’a dit que je ne souffrais pas de périostite.
Une danse de la joie dans les règles de l’art. Une danse à la Carlton quoi.

Verdict du médecin : inflammation musculo-tendineuse.

Prescription :

  • De nouvelles baskets
  • Du repos une bonne semaine
  • Bien s’étirer à la reprise

Ajouter à ça une popote à l’argile verte made in Coco, j’espère être vite sur pied.

J’avoue que j’ai eu assez peur de devoir annuler ma participation à mon premier semi-marathon.
Alors, même si je suis obligée encore une fois de revoir mon objectif à la baisse, je serai là pour cette première édition.
J’irai au bout de ce semi-marathon, quitte à le courir à une vitesse de limace luttant contre un vent de 70 km/h (sachant qu’une limace avance à une vitesse moyenne de 0,002 km/h, t’imagine un peu…)

Allez, sur ce je vais continuer de rédiger le CR des 27ème foulées de remparts. Faudrait pas que je me fasse taper sur les doigts si je traîne trop. Et si tu es vraiment trop impatient(e), tu peux aller lire celui de Coco en attendant.

La Boucle du Confluent 5 km

17 Nov

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Dimanche 16 novembre a eu lieu la Boucle du Confluent. Une course de 5 ou 10 km, au choix, à laquelle mon club participait. Certaines personnes avec qui j’ai sympathisé au club ont proposé de s’inscrire sur les 5 km, s’agissant de leur première course pour la plupart. Je n’avais pas spécialement envisagé de courir officiellement en cette fin d’année. Mais portée par l’engouement de mes nouvelles copines et accompagné du fait qu’il s’agisse de 5 « petits » kilomètres, je me suis inscrite à mon tour.

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Au début, je dois avouer que je voyais plus cette course comme un moment à partager avec le club. Et puis, en y repensant, je me suis dit que c’était peut-être l’occasion de me tester en vitesse sur une plus courte distance qu’habituellement.
Néanmoins, cette pensée ne m’empêche pas de me régaler d’une raclette la veille avec mes amis et me coucher ainsi après 1h du matin. Ajoutez à cela une nuit agitée, je pars pas très confiante sur cette course.

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Levée à 7h, le RDV est donné à 7h55 précis au métro. Je pars avec 2 copines (M. et E. qui ont déjà fait leur apparition lors de mes CR d’entraînement) et on file récupérer J.
J., c’est le seul être pourvu de testostérone faisant partie de notre team de nouvelles recrues du club. Souviens-toi, c’est avec lui que j’ai passé ma première séance d’essai.

L’ambiance est au top dans la voiture avec fous rires et musique à fond !

Arrivés sur place, on retrouve le coach et les autres membres du club. Tous en maillot rouge afin de représenter fièrement le club.

Déjà 8h50. Le coach se charge de nous échauffer. Comme aux entraînements. Il ajoute quelques minutes de footing et accélérations (petite pensée à ma copine Aurélie et son ami Joël avec qui j’ai partagé les 10 km de Brive).

9h10. Départ dans 5 min. Le coach nous donne les consignes :

– pas trop vite sur le 1er kilomètre pour trouver son souffle

– accélération sur le 2ème

– récupération du souffle sur le 3ème

– accélération progressive jusqu’à la fin

On prend place sur la ligne de départ. Pas trop de monde. Le stress commence à monter pour tout le monde. Avec les copines, on se donne l’objectif « pas plus de 30 min ». L’objectif que je visais secrètement. On est toutes d’accord sur notre volonté de ne pas être « trop ridicule » sur ces 5 km. Parce que mine de rien, pour nous toutes, on a jamais réussi à courir aussi vite aussi « longtemps ». Mon meilleur 5 km a été fait en 34 min. Plus on en parle, plus on se rend compte de l’importance que représentent ces 30 min pour nous.IMG_4531

Le coup de feu est lancé et nous avec ! Et ça part fort ! V. et M. partent bien trop vite. Je ne veux pas me griller donc je les lâche. Je reste quelques mètres derrière E. Sur le 1er kilomètre, je cours bien plus vite que prévu. Et le panneau du kilomètre 1 arrive vite. Je suis toujours derrière E. Une autre fille du club (N.) s’est glissée entre nous. Je la connais, on a le même niveau aux entrainements, on se retrouve souvent l’une derrière l’autre. Mes jambes sont lourdes alors j’essaie de bien les dérouler pour les détendre au maximum.

Du coup, sur le 2ème kilomètre je garde ce rythme. Et je rattrape N. Je lui demande comment ça va.

Après le panneau indiquant le kilomètre 2, je ralentis un peu histoire de retrouver une bonne respiration. Je me concentre et arrive à retrouver un bon souffle. On court toujours à deux et E. est toujours quelques mètres devant nous. Les jambes suivent mieux.

Quand la douleur est là, j’essaie de me convaincre du contraire. Je me dis que tant que la respiration arrive à suivre, hors de question de me laisser pourrir par mes jambes. Et j’arrive à oublier la douleur.

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A partir du 3ème km, j’essaie d’accélérer un peu. Je m’accroche. Avec N., on s’encourage. On tient un bon rythme.

Je reconnais que mon mental est au rendez-vous.

Et puis arrive le 4ème panneau. Il ne nous reste donc plus qu’un kilomètre. J’accélère encore un peu. N. commence à avoir du mal. Tous les 200 mètres je l’encourage. On est presque arrivées.

C’est le moment de tout donner.

A 500 mètres de l’arrivée je reconnais les lieux. Coup d’œil sur ma montre, 27 min. Je sais qu’il ne reste plus grand-chose. Et il est hors de question de voir le 30 s’afficher. Alors j’accélère encore. La respiration est plus difficile mais je sais que c’est bientôt terminé. L’arrivée en ligne de mire, j’aperçois le coach qui m’encourage. 29 min à ma montre. J’accélère encore pour terminer en sprintant et passer la ligne avant les 30 min. Je stoppe mon chrono une fois arrêtée: 29’38 pour 5.05 km. Objectif atteint! Mon esprit n’est plus que bonheur malgré le souffle coupé. J’aperçois les copines. On explose toutes de joies ! Tout le monde a terminé en 28 ou 29 min. Je n’en reviens pas. J’ai réussi à passer sous les 30 min! Allure moyenne 5’52. Je n’avais jamais réussi à courir aussi vite. Ca va en faire sourire certains qui courent plus vite que ça et beaucoup plus longtemps hein mais encore une fois je ne me mesure qu’à moi-même.

Temps officiel : 29’29

Classement : 75/175 (femmes). Je suis dans la première moitié, moi ça me va !

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Mais je suis loin d’avoir leur niveau. Je viens de loin. Et je suis fière d’avoir pu faire ce résultat. Coach est fier de nous ! Il nous embrasse toutes individuellement et chaleureusement. Et nous on est fières d’avoir pu être à la hauteur. D’avoir pu le rendre fier.

Toujours pas remises de nos émotions, on rejoint le club sur la ligne d’arrivée pour encourager ceux qui courent les 10 km. A chaque membre du club, on crie comme des dingues notre bonheur et fierté de faire partie de cette équipe. Plusieurs piquent un sprint et doublent à la dernière minute en entendant nos encouragements. On est dans l’euphorie de faire partie du groupe.
La majorité du club a amélioré sont temps. Le coach est ravi !

Alors il n’y a pas à dire, avec le club je progresse ! Je le vois au fil des entraînements. Ma respiration est bien meilleure. J’arrive à maintenir une allure plus soutenue.

Bref, j’ai partagé ma première course en club avec une équipe soudée. Je me sens davantage intégrée au club. Et je suis fière de ce club !

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Meilleure semaine #Nikefuel et BAM le crash…

1 Oct

Nous ne sommes pas que des machines nous le savons!

Et même si j’ai réalisé ma meilleure semaine avec mon Nikefuel Band SE la semaine dernière, celle-ci s’est drôlement terminée… Par un accident de la route.
Partie en week-end « balade moto » dans le centre de la France avec des copains et le chéri-chéri, il nous restait 10 km de balade avant de repartir sur Toulouse. La route était très très gravillonnée. On ne roulait du coup pas très vite heureusement… Dans un virage, le chéri-chéri a voulu éviter une grosse plaque de gravillons. Il s’est déporté vers la gauche. Malheureusement une voiture est arrivé en face. La voiture s’est déporté le plus possible mais j’ai vite compris qu’on ne l’éviterai pas. Du coup, le chéri-chéri a eu un bon réflexe, il a couché la moto. On est tombé. J’ai senti le choc sur le sol et fermé les yeux. Je les ai rouvert qu’une fois la glissade terminée soit pas mal de mètres plus loin. Pendant ma glissade j’ai entendu la moto percuter la voiture. Et j’ai entendu la moto toujours en marche, non loin de moi. Mon réflexe a donc été de me relever tout de suite et m’éloigner le plus possible. Mais dur dur de marcher. J’avais très mal aux genoux.

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Le chéri-chéri allait mieux que moi. Quelques égratignures et un petit hématome.

Les pompiers sont venus et m’ont emmené à l’hôpital. Après une radio de la hanche, rien de cassé, j’ai pu sortir.
Repos toute cette semaine. Je commence tout juste à marcher normalement.

Je me rends compte qu’on a eu énormément de chance. On aurait pu taper la voiture ou je ne sais quoi. Pas de blessé grave et que des dégâts matériels.

Je suis heureuse d’être en vie et je compte bien en profiter et courir encore longtemps!

Courons tant que nous le pouvons!

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10 km de Toulouse 2014

25 Sep

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J’ai enfin pris le temps de me poser afin de vous faire mon compte-rendu du 10 km de Toulouse qui a eu lieu le dimanche 21 septembre.
Je vous avoue que quand j’ai décidé d’y participer, j’espérais que l’automne aurait commencé. Vous commencez à le savoir, moi et la chaleur ça fait deux. C’est un peu mon cauchemar en fait.

A quelques jours de la course, j’apprends avec grand plaisir qu’une copine est motivée pour la faire avec moi.
Avec coco, inscrite au semi et que je connais à travers son blog, on essaie de se mettre au point pour se rencontrer le jour venu.

D’entrée de jeu je peux vous dire que j’ai fait mon pire chrono au 10 km. Et pourtant j’ai beaucoup aimé cette course!

Déjà parce que c’est la première fois que je courrais en compétition avec quelqu’un. Oui, ma copine m’a porté et boosté sur 7 km!
Ensuite parce que je connaissais du monde sur place. J’ai eu la chance d’avoir mes beaux-parents et le chéri-chéri comme supporters. J’ai aussi eu la chance de croiser Delphine et de rencontrer Corinne.

Le matin même je me lève toute courbaturée de ma séance au club… Arrivée sur place 1h avant le départ, je retrouve Dominique, ma copine de running. En essayant de trouver un endroit où s’échauffer, on croise Delphine donc qui vient de récupérer son dossard.
A peine quelques minutes après, je croise Corinne. Je l’ai reconnu tout de suite et suis allée directement à sa rencontre. Et cette rencontre m’a fait un bien fou! Elle a l’air détendue et me rassure. On immortalise l’instant grâce à son coach-chéri et je repars en direction de l’échauffement. Déjà 8h55!

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On s’élance pour un footing de 15 min. Il fait frais et je souhaite de tout cœur qu’il en soit ainsi toute la matinée.

L’échauffement se termine à proximité du départ des 10 km. Parfait. On rejoint vite la ligne de départ afin de ne pas être tout derrière. En effet, pas de tapis de détection au départ donc le temps est compté entre le coup de feu et le franchissement de la ligne.
Du stress avant le coup de feu comme toujours. L’attente semble longue mais je ne suis pas seule.

On s’élance donc sur le parcours de 10 km à 9h30.
Bien évidemment on se laisse dépasser gentiment et le départ se passe bien, sans trop de bousculade.
On part un peu vite mais pas plus vite qu’à ma toute première course. Je ne m’inquiète donc pas trop.
Au bout de 2 km, je commence à avoir chaud. Mais ces 2 kilomètres se font tellement dans la bonne humeur que je me fiche de courir devant les « bidonvilles » et le long du périphérique sur fond de bruit de voiture.
On court à un bon rythme mais je commence à m’accrocher à ma copine dès le 3ème kilomètre.
Je tiens bon, ma copine ralenti pour m’attendre quand elle me distance trop. Je fais donc mon maximum pour rester à sa hauteur.

Un peu avant la moitié du parcours mes jambes commencent à se faire douloureuses.
Je garde un œil sur la montre j’en suis à 33 min.
Un passage au ravito. J’en profite pour me rafraichir.

A partir de là, on longe le canal du midi. J’ai du mal à maintenir l’allure. J’ai la chance d’avoir une copine au top qui m’attend toujours. Et je ne lâche pas grâce à elle!
Je tiens bon.
Au 7ème km, elle décide d’accélérer, ce que je comprends parfaitement. Je suis déjà hyper contente qu’elle m’ait supporté jusqu’ici. Mais mes jambes ne se sentent pas capable d’aller plus vite.
Et du coup, je me retrouve seule avec un peu toujours les mêmes personnes autour.
Je trouve une jeune fille qui court à la même allure que moi. Je décide de m’accrocher à elle.

Arrive un pont à « grimper » où là j’ai vraiment du mal. Je commence à perdre la jeune fille à qui je m’accrochais. Et puis j’aperçois une copine dans la descente. Ca me remet un petit coup de peps. Et je repars motivée. Là, il me reste 2 petits kilomètres.
Je tiens bon. Je ne lâche pas.
Le ciel s’est couvert donc je m’interdis de ralentir davantage.

Puis, un peu après le 9ème kilomètre, nous repassons sur la ligne de départ qui longe le stade. Je sais que la ligne d’arrivée se situe sur la piste.
Mais je m’aperçois que les coureurs parcourent toute la piste avant de passer la ligne d’arrivée. Un coup d’œil à ma montre me confirme qu’il reste encore pas mal de mètres.
Là, ça me fou un coup. J’ai l’impression que ce parcours n’en finit pas. Je pensais être presque arrivée. Mais on contourne tout le stade dans les cailloux et on entre sur la piste.

Mes jambes courent au ralenti.

J’ai du mal malgré les encouragements du chéri-chéri.
Et puis, à la vue des mes proches avant la ligne d’arrivée, en suivant leurs encouragements, et parce que j’ai hâte d’arriver au bout de ces 10 km, j’accélère jusqu’à passer la ligne d’arrivée en doublant quelques personnes.

Je fini donc avec un temps de 1h07. Quelques secondes de plus que mon premier 10 km.
Rien de dramatique donc et de la bonne humeur sur une très grande partie du parcours.

Photos souvenirs d’après course:

dominique et mohttps://i0.wp.com/photos-f.ak.instagram.com/hphotos-ak-xpf1/10005452_1474743656137717_898859365_n.jpg

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La Toulousaine 2014

9 Juil

Le dimanche 6 juillet 2014 a eu lieu la course la Toulousaine en plein cœur de la ville rose. En quelques mots il s’agit d’une course féminine organisée au profit de l’association MIRA Europe qui « est le premier centre européen qui éduque des chiens-guides pour les remettre gratuitement à des jeunes non-voyants à partir de l’âge de 12 ans ». Chacun peut y participer sur un parcours de 4 km ou 8 km. Même les petits ont leur course ! Les femmes sont à l’honneur et les hommes ont le droit d’y participer à condition d’être déguisée en femme.

J’ai donc participé aux 8 km avec une amie qui faisait sa première course officielle. Le chéri-chéri est venu avec moi pour me soutenir.

Arrivée sur place, il y a énormément de monde ! Pas mal de groupes et d’équipe. Je constate déjà que de nombreux hommes ont joué le jeu. Les petits ont terminé leur course et se voient remettre un prix. Puis c’est l’heure du rassemblement pour un échauffement avec 2 profs de fitness d’un club de gym partenaire de l’événement. 15 min avec une prof déchainée et une musique à fond. C’est assez impressionnant de voir toute celle foule se déhancher sur la place du capitole ! L’ambiance est là. On sent que tout le monde est là pour s’amuser en groupe.

IMG_0658 On termine à 10h26 soit 4 min avant le top départ. Et tout le monde se dirige en même temps vers la ligne de départ. Vous imaginez bien qu’il est alors difficile pour moi de bien me placer sur le départ. Je suis dans la dernière moitié des coureurs. Vous pouvez juger de la foule de coureurs :

DSC_0143 Une annonce au micro est faite pour dire aux marcheurs de se placer derrière les coureurs.

Puis le top départ est donné. Je mets mes écouteurs sur les oreilles. Et la foule tarde à se lancer. On attend une bonne minute avant de pouvoir mettre ne serait-ce qu’un pie devant l’autre. Et bien sûr nous sommes nombreux alors il est difficile de pouvoir avancer autrement qu’en marchant. Je passe sous le ballon du départ et j’attends de franchir le tapis qui est censé détecté ma puce. Sauf qu’il ne viendra jamais. J’enclenche ma montre dès que je m’en rends compte. Au bout de quelques centaines de mètres, j’arrive à trottiner un peu. Mais je suis parfois obligée de marcher car je suis bloquée par des personnes qui marchent ou trottinent vraiment trop lentement. J’ai même dû dépasser une femme qui courait avec sa poussette!!! Pas facile de doubler dans cette ruelle étroite. La moindre parcelle est occupée : rue, trottoir, caniveau… Et c’est fatiguant d’avancer comme ça. Descendre puis monter le trottoir pour doubler telle personne. Regarder où il y a moins de monde ou plus d’espace pour pouvoir accélérer. Dur dur comme départ.

DSC_0138_01Je me rends bien compte que l’ambiance est à la rigolade. Des coureurs munies de sifflets animent la course et sont suivis par de nombreux autres coureurs qui tapent dans leurs mains en rythme.

IMG_0822 DSC_0065_01Avec mon amie on arrive à se suivre sur presque 2 km. Je suis étonnée par le nombre de personnes que je double. Beaucoup d’entre elles marchent. Puis ca se décante et j’arrive à trouver un rythme à peu près correct! Là, mon amie reste un peu plus derrière, je ne sais donc plus où elle est. J’apprendrais après la course qu’elle est resté à quelques centaines de mètres derrière moi jusqu’au 4 premiers kilomètres. On passe 2 ponts qui sont en montées/descentes. La chaleur commence à se faire sentir au 3ème kilomètre mais je suis plutôt étonnée de ne pas trop encore en souffrir. Par contre, je commence déjà à sentir mes jambes… Puis on approche la fin de la première boucle. Je double toujours pas mal de monde. Le chéri-chéri est là et me rassure d’un regard. J’en profite pour lui donner ma casquette puisque le ciel commence à se couvrir.

J’oublie mon mal dans les jambes et je garde le cap.

Je passe au ravito pour boire une gorgée mais surtout me rafraichir la nuque et le cou. Juste avant de repasser la ligne de départ j’entends qu’on m’appelle. Et là je vois Clément, un nouvel ami runner de la #TLSRunCrew (que j’ai rencontré mercredi dernier à l’événement organisé par Assu 2000, souviens-toi). Je suis hyper contente de voir un visage que je reconnais. Il est venu accompagné de son appareil photo alors je lui fais un grand sourire, ravie de le voir sur le parcours.

10492511_10152524083612988_8844362594131573219_nJ’entame alors la 2ème boucle et dernière moitié du parcours avec entrain. J’accélère un peu. Au bout du 5ème kilomètre la chaleur commence à devenir difficile. Finalement, j’aurai dû garder ma casquette car le soleil n’avait pas terminé de briller. Du coup j’ai un peu de mal sur les montées des 2 ponts. Inconsciemment je ralentis un peu l’allure pour pouvoir tenir. Sur le deuxième pont, je double un homme déguisé en mamie qui marche. Rien d’étonnant il est chaussé de sabots et porte une perruque, un masque de vieille dame, un chapeau, un sac à main et des socquettes de dames. Drôle de rencontre. J’ai déjà chaud mais alors je n’ose pas imaginer dans son cas.

DSC_0145Arrivé à la dernière ligne droite avant d’apercevoir l’arrivée, j’accélère. Je repasse devant le chéri-chéri qui immortalise l’instant.

DSC_0144Une fois passée devant lui, je l’entends qui m’encourage. J’accélère alors à fond direction la ligne d’arrivée. Je dépasse pas mal de personnes tant que je peux jusqu’à la fin.

Je franchis la ligne d’arrivée au bout de 52’58’’ à ma montre. Cette fois, le tapis est là. A peine le temps de m’arrêter que Clément m’attend. Direction le ravito en attendant de rejoindre tout le monde. Puis on papote avant de prendre des photos souvenirs devant l’arrivée où des marcheurs arrivent encore.

Les résultats « officiels » indiquent un seul temps de 55’46’’. Dans un premier temps je trouve ça étrange puis je me suis rappelé qu’il n’y avait pas eu de tapis au départ. J’en déduis que le temps affiché est celui entre le top départ de la course et celui où j’ai franchi le tapis d’arrivée. Et je me dis que j’ai bien attendu 2 min au départ où on n’avançait pas. Mon amie n’a terminé que 5 min après moi. Super pour une première!

Je suis déçue forcément de mon chrono mais je pouvais difficilement faire mieux en n’étant pas bien placé au départ et avec autant de monde qui piétine. Et puis je le savais d’avance que ce n’était pas une course pour battre un record mais plutôt pour s’amuser. Le positif c’est que j’ai beaucoup aimé l’ambiance de la course. C’est sûr, on ne retrouve pas ce genre d’ambiance « courir pour le fun » sur les autres courses.
Autre gros point positif j’ai beaucoup moins souffert de la chaleur que lors de mes précédentes courses. Mon corps commencerait-il à s’y habiter ?

Les foulées de Borderouge

16 Juin

Ma 3ème course « officielle » de 10 km c’était dimanche 15 juin dans mon quartier, à Toulouse. Impossible de rater cet événement, poussée par l’enthousiasme de mon record personnel d’il y a 3 semaines.
Récupération du dossard la veille, je m’aperçois qu’il n’y a pas de puce. Je vais donc devoir compter sur ma montre pour le chrono.
Le chéri-chéri n’est pas encore décidé quant à sa participation puisque ses genoux lui font mal depuis 2 semaines.

 

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Dimanche, debout à 8h15 pour pouvoir partir à 9h direction la course. Avec le chéri-chéri on va jusqu’au départ de la course en courant histoire de se mettre en jambe. Une petite quinzaine de minutes d’échauffement avec 4 accélérations pour faire monter la cardio (merci à Aurélie et Joël pour leur conseils à ma dernière course avec eux).
Le chéri-chéri décide de ne pas tenter le diable et rentre à la maison 10 min avant le départ. Il m’attendra devant la maison puisque le parcours des 10 km passe juste devant ! C’est décidé il sera chargé des photos et des encouragements.
Je m’aperçois que j’ai oublié ma musique. C’est la deuxième fois. Moi ? Tête en l’air ? Nonnnnnnn ?!
Les coureurs commencent à se rassembler devant le départ. Une fille seule me demande si c’est normal de ne pas avoir de puce et si le départ des 5 km est en même temps que les 10. Elle aussi se questionne. Je n’en sais pas plus qu’elle. Mais du coup elle me met le doute et le stress… Et si je prenais le mauvais départ ? Elle demande à d’autres personnes qui nous apprennent que les 2 courses partent en même temps. Ok c’est bon.

 

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Top départ à 10h01 en milieu de troupeau. J’enclenche ma montre et c’est parti. Je décide de tenter les 10 km/h dans l’objectif de faire 1h. Il fait déjà chaud mais je me sens plutôt bien. Je double quelques personnes. Les 2 premiers kilomètres se passent plutôt bien. J’ai confiance. Je gère mon souffle.

 

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Je passe dans ma rue et j’aperçois le chéri-chéri qui m’attend et immortalise mon passage. Puis on entame la partie la plus dure du parcours. Pas d’ombre. Au bout de 3 km je commence à sentir mes jambes ! Aie. Il y a un ravito. Je tente de boire un peu sans m’arrêter, je fais ma maligne quoi. Cette fois je manque de m’étouffer haha! J’ai bu de travers quoi. Je m’arrose un peu histoire de supporter la chaleur un peu plus longtemps. Mais j’ai chaud quand même ! Et je ralentis pour tenir aux alentours de 9.5 km/h.

Puis arrivé à la moitié, j’ai toujours horriblement chaud et limite envie de vomir. Et là je me maudis d’avoir mangé un peu avant le départ. Je vois plein de coureurs qui s’arrêtent là puisque c’est là que s’arrête le parcours des 5 km.
Vous l’aurez compris j’ai encore un tour à faire ! Dur dur je m’arrête un peu au ravito. Une gorgée et de l’eau dans la nuque et le cou et hop c’est reparti. A 9 km/h parce que là je commence vraiment à souffrir des jambes et de la chaleur. Pas de casquette car j’avais trop peur d’avoir encore plus chaud à la tête et pas de lunettes de soleil. Ouille !
Arrivée au 7ème kilomètre, je repasse devant la maison. Le chéri-chéri m’encourage. Il voit que j’en bave. Il me dit de ne pas lâcher que je suis à même pas 45 minutes qu’il faut pas que je lâche !
Je me fais pas mal doubler depuis un kilomètre déjà. Mais je suis habituée et je ne me laisse pas déstabiliser. J’essaie de me dire qu’il ne me reste plus que 3 kilomètres. Mais arrive encore une fois la partie la plus difficile sous le soleil ! Je marche, j’ai chaud mais ho ho ho je m’aperçois que dès que je marche j’ai très très envie de faire pipi ! Ça m’apprendra à boire avant et pendant ! Je savais que je ne devrais avec ma toute petit vessie (oui oui glamour encore je sais mais ça s’est révélé être un réel problème pendant cette course). Bref, je me maudis encore une fois. Et je me dis qu’au moins le côté positif c’est que je ne peux plus marcher je n’ai pas le choix je dois continuer en courant sur ces 3 derniers kilomètres qu’il me reste. Et là, monologue intérieur :

« ça tombe bien c’est pas le but du truc ? Courir ? Si alors Audrey, arrête de faire l’idiote ! Tu ralentis quitte à finir la course mais tu y vas. C’est bientôt fini »

 

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Au 8ème kilomètre, j’ai mal partout ! Au dos, aux jambes et dans le haut du corps. Ok mais je suis près des 9 km là donc on y va. Et ce n’est pas le moment d’accélérer là normalement ? Si, alors GO ! J’essaie tant bien que mal. Je passe devant une runneuse qui a fini sa course. Assise sur son banc, elle a dû voir ma tête et se dire « ouh là celle-là elle a du mal ! » puisque lorsque j’arrive à sa hauteur elle me dit « courage, allez, tu y es presque. Lâche pas ! ». Mon Dieu que j’adore les encouragements des autres coureurs ! Là j’ai juste le sourire aux lèvres.

 

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Je vois le 9ème km, je continue sur ma lancée. Un membre de l’organisation de la course m’encourage juste avant d’arriver dans le parc pour le kilomètre final. Et ça marche. Je me répète ce qu’il vient de me dire. Il ne me reste que 500 mètres. Alors, là fallait pas que je déconne. J’ai tout donné. Et c’est encore plus dur quand je vois les coureurs qui ont déjà fini leur course courir dans la direction opposée. Aaaaaaaaah j’en suis que là ? Ils ont déjà fini ? Bon ben quitte à faire un temps ridicule, autant faire le moins ridicule possible non ? Donc je ne lâche rien. Je me fais rattraper par 2 hommes mais je décide de m’accrocher à eux. Et on essaie de s’encourager. C’est presque fini. Je vois la ligne d’arrivée. Je fonce. Et je terminer à 1h05’03 soit 11 secondes de plus « seulement » que mon dernier record personnel. Du coup j’ai du mal à y croire. J’en ai tellement chié que je m’imaginais faire un temps minable. Enfin encore pire que ça quoi. Je ne me voile pas la face. Je suis loin des chronomètres de la plupart des coureurs. Je fini 186ème sur 200. Mais ça je m’en moque. Si je cours c’est avant tout pour moi et me prouver à moi-même et à mon corps qui a du mal à suivre parfois que je peux le faire.

Mon seul adversaire c’est moi.

Je cours dans l’objectif de m’améliorer et peut-être un jour arriver à faire de meilleur temps, digne des autres coureurs.

Cette course m’a montré que j’étais capable de faire mieux. Je n’avais jamais tenu les 10 km/h sur 3 km avant! Je sais maintenant que je peux le faire. Je sais qu’avec encore de l’entraînement je vais pouvoir les tenir plus longtemps. Et je me dis que s’il n’avait pas fait aussi chaud j’aurai certainement fait mieux. J’ai vu aussi que mes jambes avaient toujours du mal à tenir. C’est vrai qu’arrivé à 9 km je les sens bien. Alors ça prouve aussi qu’il faut que je fasse des sorties plus longues.
Donc c’est positif pour moi ! Je suis sûre qu’à mon prochain 10 km je ferai mieux. Je suis motivée à continuer l’entraînement. Y compris courir avec la chaleur. Pas le choix. Je me dis que c’est, comme beaucoup de choses, une question d’habitude.

Prochaine course ? La Toulousaine. 8 km le 6 juillet à 10h30. Donc oui là il fera encore plus chaud ! Donc je pense y aller mollo si je veux arriver au bout. Ce sera juste l’occasion de courir dans une bonne ambiance et avec une amie qui plus est !

 

Mon 2ème 10 km

3 Juin

Le 23 mai j’ai participé au 10 km de « Courir à Brive ».
L’occasion de retrouver mon amie runneuse qui était à mes côtés lors de mon 10 km (souvenez-vous).

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Toutes les deux on se prépare. On stress. On imagine. On partage.
On file rejoindre ses  collègues du club pour un bon échauffement.
30 min allure lente pas très loin du départ. 4 accélérations puis on rejoint le départ. Mon amie est partie changer de maillot. Je me retrouve avec ses 2 collègues. Là, on nous envoie faire tout un détour car il y le sas pour les grands coureurs. A 10 min du top départ, en stress, on court de rue en rue en se demandant jusqu’où on va. Un coup d’œil sur le cardio, il montre un peu trop. Je ralenti car je n’ai pas envie de me griller avant même de commencer! Je me retrouve seule avec les autres groupes de coureurs. Puis je rejoins enfin le flotde personnes déjà sur la « ligne » de départ. Je me retrouve toute seule dans cette foule. Aucun visage familier. J’ai oublié mon lecteur mp3. Petite douleurlégère au genou gauche. Oups.
Je repère un ballon repère pour l’objectif 1h et je me cale pas trop loin.

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Le départ est lancé. On trottine, on s’arrête. Y’a un monde fou! On accélère et le ballon part vite dès le début. Je décide de le faire à mon rythme. Je me fixe un rythme de 9 km/h comme au dernier 10 km. Dans l’objectif de tenir jusqu’au 8ème km afin de pouvoir accélérer sur la fin et non pas ralentir comme la dernière fois.
Je surveille le cardio du coin de l’œil. Je guète la distance sur ma montre. Je vois le panneau 1 km, 2 km. Entre le 2 et le 3ème km on commence la première boucle. Ca grimpe quand on passe sur le pont mais je fonce. Vers le 4ème km je me fais rattraper par les fusées du sas.
Au 5ème km, le parcours se divise en 2. Petit moment de panique, je ne sais pas où aller. Puis je vois les personnes qui vont à mon allure aller à gauche. Je suis le mouvement.
C’est reparti pour une 2ème boucle. On reprend le pont où ça grimpe un peu. Dur de se dire qu’il y a encore un tour mais je ne lâche pas. Y’a de moins en moins de monde autour de moi mais je ne veux surtout pas baisser ma vitesse. La respiration est plutôt bonne.

Je vois plein de gens qui sont venus encourager les personnes qu’ils connaissent. Je me sens un peu seule.

Au km 7, je commence à sentir mes jambes. Puis la 2ème boucle se termine. Cette fois, je prends le chemin de droite pour arriver au 8ème km. Et là un coup d’œil au chrono: 50 min! Quoi? Déjà!? A cette allure-là, je vais faire le même temps que la dernière fois voir pire! Hors de question! J’accélère!
Dur dur. Encore 1,5 km rapide. Go je peux le faire. Je veux faire mieux! Pas le choix! J’essaie de gérer au mieux la respiration.
Retour sur la ligne de départ qui est sur une route complètement droite. Puis 2 virages avant de rejoindre l’arrivée.  Je tiens le rythme. Je sais que l’arrivée est juste à côté au stade, je le vois même! Y’a juste à le contourner légèrement. Hop on fonce! Je double une nana qui se fait coacher par un homme. Et il lui dit « aller lâche pas à cette allure on va finir pour 1h03 » donc hop j’accélère encore pour arriver enfin sur la piste du stade. Je vois la ligne d’arrivée qui me paraît tellement loin. Je sens bien mes jambes! Un coup d’œil au chrono 1h03! Puis je vois la nana que je suivais depuis 2 km accélérer à fond. Hors de question de faire 1h05.

Je veux faire mieux. J’accélère encore, je donne tout, c’est le moment, la ligne est juste au bout.

Le cardio monte jusqu’à 198 battements par minute! Et je franchis la ligne à 1h04 et 52 secondes. C’était juste! Mais c’était hors de question de faire plus.
Puis ça s’arrête d’un coup. J’ai limite envie de vomir. J’ai mal aux jambes. Je me dépêche d’enlever ma puce et la rendre. Je ne veux qu’une chose: boire!!!! Je galère toujours à trouver l’eau à l’arrivée dans cette foule!

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Je m’étire après avoir bu et repris des forces.
Puis je retrouve mon amie au hasard. Je suis fière d’elle. Elle a fait 50 min !
Contente de moi. Peut-être que j’aurai pu faire mieux?
Je me dis que j’ai tout de même gagné 2 min par rapport à il y a 2 mois.
J’ai progressé c’est ce que je voulais. Yes! Je ne me suis pas entraînée pour rien. Rien que pour ça je suis fière de moi!

Et puis, les 1h ne sont pas loin!

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