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[CR] Semi-marathon de New-York 2017

22 Mar

En ce 19 mars 2017, près de 20 000 coureurs et moi avons eu la chance de courir 21.1 km au cœur de Manhattan.

Une course attendue depuis plusieurs mois mais rêvée depuis longtemps !

Apres avoir enchaîné des nuits de 6h, 3h30, 6h puis 7h de voiture (en compagnie de mon ami Niko que vous commencez à connaitre notamment), je vous laisse imaginer les yeux qui collent lorsque le réveil sonne en ce dimanche matin à 5h.
45 min et deux rétines en moins plus tard (j’ai réussi à me tromper de produit a lentilles et me bruler les deux yeux le matin de la course la plus importante de ma petite vie de runneuse oui oui !), il est temps de quitter notre ami Sylvain (qui nous a gentiment prêter – et encore le mot est faible – prêter son canapé) et prendre la direction de New-York, avec mes lunettes sur le nez donc (oui je suis RA-VIE) !

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Nous débarquons en voiture (Simone, ok elle est nulle celle-la) du New Jersey sur New York et la vue de la skyline illuminée malgré l’obscurité de la nuit nous assure une météo clémente pour ce matin (voyez comme j’essaie de vous dresser un peu le décor).

Il fait nuit, on roule au milieu des buildings illuminés, et on me laisse à mon destin à 3 blocs (comprenez « pâtés de maison ») du départ. Je me retrouve seule, dans le froid, pas très habillée (comprenez en tenue de sport hein je vous vois venir…), dans une ville de 8 millions d’habitants à 6h45 du matin. Non, je ne flippe pas du tout à ce moment-là…
Très vite, je me retrouve au milieu de plein de coureurs au niveau de Columbus Circle, tous encore moins vêtus que moi, marchant ou courant dans la même direction vers l’autre bout de Central Park.

J’ai froid, je m’abrite du vent à l’angle d’une boutique afin de fixer mon dossard à mon maillot. Faut savoir que j’ai toujours eu du mal à accrocher ces 4 foutues épingles et à ce moment-là, je me maudis de ne pas l’avoir fait avant… Quand y avait pas de vent quoi… A l’abri dans une voiture par exemple pendant 45 min de trajet… Anyway. Y a pire dans la vie je vous l’accorde !
Puis j’entends un américain à coté qui dit à un de ses amis qu’il a oublié sa montre. Pas pu m’empêcher de lâcher un « Ah, ça c’est balo » à voie haute… Heureusement le Monsieur en question n’est pas bilingue ! J’aurai peut-être pas dû faire la maligne d’ailleurs car j’ai failli moi-même oublier ma couverture de survie le matin même alors que toute ma tenue avait été choisie en fonction d’elle (ouai rien que ça ah ah) J’avoue que ce matin je ne faisais pas la fière après le coup des lentilles ratées et le coup de flip de la couverture de survie…
Pourquoi la couverture de survie ? Car les amis de Twitter (qui se reconnaîtront, coucou les copains !) m’ont prévenu : l’attente du départ dans le froid est assez difficile. Je suis donc vêtue de ma tenue de course sous un jean troué et un pull à jeter (dans des bennes prévues a cet effet pour une redistribution aux personnes dans le besoin, z’ont tout prévu !).

Munie de ma couverture de survie, je suis prête à affronter les -3 degrés.

Au moment de passer la sécurité, le gars me regarde et me dit « Wow you’re wearing jeans ». L’est mignon le Monsieur mais il croit vraiment que je vais courir avec ?! Dans ma tête j’avais imaginé que beaucoup faisait ça (je parle de venir habillé en jean pour se tenir chaud hein pas de courir avec) mais après vérification autour de moi, effectivement je suis la seule

Après le portique de sécurité, on entre dans Central Park. Je dis « on » mais je suis toujours toute seule hein ! Je me sens un peu bizarre à ce moment-là. Je regarde beaucoup autour de moi. Les immeubles, les coureurs, leurs tenues, le jour qui se lève…
Je redoute l’attente. On m’a tellement parlé de l’année dernière ou il faisait très froid que je me suis imaginée mille scenarii…

Je passe devant la file d’attente des toilettes la plus longue de ma carrière de coureuse avec horreur et hésite quelques secondes. C’est dans ce genre de moment que tu te lances dans un calcul savant pour estimer le temps d’attente en fonction du temps que tu as avant le départ et en tenant compte du temps qu’il va te falloir pour t’échauffer. Heureusement j’ai fait des maths en école d’ingénieur (faut bien que ces 5 années me servent aussi ! Y a pas de raison qu’elles ne soient bénéfiques que pour mon banquier !)
Je me contente d’un « je verrais plus tard » (ouai tout ça pour ça…)
Je préfère aller voir à quoi ça ressemble une ligne de départ de semi-marathon a New-York (non je ne stress pas).

En réalité, j’arrive à l’extrémité des centaines de cabinets de toilettes (je ne saurai même pas dire combien il y en avait tellement je n’en avais jamais vu autant !) et là, la file est ridiculement petite d’une vingtaine de personnes. Je le sens, c’est le moment ou jamais. C’est ma seule chance de faire mon pipi de la peur (et j’y tiens car à mon dernier semi-marathon, voyez-le comme de la superstition ou non, c’était la première fois que je ne faisais pas de pipi de la peur pré-compétition, et ça a été ma première course ou j’ai fait un arrêt pipi en pleine compétition justement. CQFD) !
Pas question qu’il m’arrive la même chose aujourd’hui ! Vous comprenez mieux pourquoi c’est donc maintenant ou jamais !

Une fois libérée de la pression (t’as compris le jeu de mots ? Je sais, je me fatigue moi-même parfois), direction le départ pour de vrai cette fois. Je repère mon sas et je vois que la vague 1 censée partir avant moi n’est toujours pas partie.
Il est temps de partir s’échauffer tout en admirant Central Park et le soleil qui se lève derrière les buildings.

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Y a pire comme vue pour l’échauffement

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17 minutes plus tard, je suis à moins de 20 minutes du départ. Je rentre dans mon sas et comme il ne fait pas froid je me débarrasse de ma surcouche. En réalité, je rentre dans mon sas. Je prends la température. Je vois tout le monde prêt. Je vois que je ne vais pas avoir la place de me changer. Je ressors. Je pose mes affaires (gants et couvertures de survie) sur un tas de neige. J’enlève mon pull. Je me déchausse. J’enlève mon jeans. Je me rechausse. Je reprends mes affaires. Et je re-rentre dans mon sas. Un vrai sketch quoi !

Et la prends le temps de kiffer ce que je vois. Ce que je vis. Avec des gens que je ne connais pas mais qui sont aussi heureux de s’être levé peut-être encore plus tôt que moi et d’avoir la chance d’être là !

Je regarde les gens prendre des selfies (j’essaie de faire pareil je l’avoue mais après avoir vu ce que ça donnait avec mes lunettes j’ai vite abandonné l’idée), je vois que la femme à coté moi « is running for two » d’après son maillot (pas sure de la signification jusqu’à ce que je la vois de profil), j’écoute les speakers et je crie avec les autres coureurs lorsqu’ils demandent qui courent ce semi-marathon pour la première fois. Ouai, là, je me dis que je vis un truc de fou et que beaucoup aimeraient être ma place (mais c’est moi qui y suis ah ah tu peux me détester !)

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On avance d’un coup, c’est signe que le départ est très proche ! Puis d’un coup on avance encore et de plus en plus. Je me mets à trottiner comme la plupart des autres coureurs en pensant que j’ai encore le temps avant la ligne de départ jusqu’à ce que je réalise que je passe sur 3 tapis. J’ai comme un doute. Les tapis sont là mais ils ne sont pas accompagnés d’arche au-dessus comme d’habitude. On est parti ou pas ? Dans le doute j’ai enclenché le chrono sur le 3eme. Et j’ai bien fait car il n’y a plus rien après si ce n’est une multitude de coureurs lancés pour 21 km.

C’est assez étrange ce que je ressens à ce moment-là. Je suis dans Central Park, je viens de prendre le départ du semi-marathon de NY mais je ne réalise pas vraiment que je suis en train de le courir !

Départ doucement. Petite cote légère dès le début. On m’a prévenu, le parcours est fait d’une succession de montées et descentes sur les 10 premiers km. Comme j’ai horreur de ça, je suis prête psychologiquement à les affronter. J’y vais doucement sur chaque montée.
Je suis venue pour kiffer chaque kilomètre, donc je me concentre uniquement sur mes sensations. Je cours sans me soucier du chrono et je chercher simplement l’aisance respiratoire. Je me dis que j’aimerai garder le même objectif que pour mon premier semi-marathon c’est-à-dire garder une aller au-dessus des 7’00/km sur toute la course. A l’époque, l’objectif avait été facilement rempli. C’est donc un bon moyen de savoir où j’en suis aujourd’hui.
Premier kilomètre à 7’04. Ensuite plus ça va plus je me sens bien.

On remonte une partie du parc. Les lacs sont gelés, il y a de la neige partout autour après le passage de la tempête Stella.

Au bout de 4 km, on ressort un peu du parc pour le longer avant d’y rentrer de nouveau.

J’aperçois une pancarte qui dit « You’re running better than the government ». J’aime toujours autant les pancartes qu’on peut lire sur les courses ! Elles font rire, sourire et reboostent !

Je jette un œil de temps en temps sur ma montre et je suis étonnée à chaque fois de mon allure. Je cours beaucoup plus vite que prévu et surtout je me sens tellement bien à une allure plus soutenue que d’habitude que je suis encore plus heureuse !

Devant moi, je vois une fille avec des chaussettes qui porte l’inscription « Bye » sur chaque jambe avec un smiley qui sourit. Elle part devant et je la laisse filer en lui disant Bye dans ma tête. Oui, il s’en passe des choses dans la tête d’un coureur sur un semi-marathon!

On redescend tout Central Park et il y a pas mal de monde venu nous encourager.
Une autre pancarte m’interpelle quand je lis « 13.1 miles : cause you’re crazy i’m here ! » (traduction si besoin : « 21.1 km : parce que vous êtes fous, je suis là !»). Je le prendrais bien dans mes bras ce Monsieur ! Pour le remercier d’être venu juste pour nous soutenir car il nous trouve taré de courir un semi-marathon ! Là, je me dis que je suis quand même en train de courir 21 km dans New-York ! Je me dis que j’ai la chance de courir sur cette distance et de me sentir aussi bien aussi ! Que certaines personnes ne sont pas capables d’en faire autant. Je pense à Clément aussi qui m’a accompagné sur mon tout premier semi-marathon.

A la sortie de Central Park, soit au bout d’environ 10 km et donc presque la moitié de la course, je ne suis pas mécontente de changer un peu de décor. Fini le décor enneigé (que je connais un peu trop à mon gout en vivant à Montréal) et c’est partie pour la ville, la vraie !
Je me sens toujours très bien. Je cours en moyenne à 6’45/km (8,9 km/h).

A la sortie de Central Park on aperçoit les écrans de Time Square au loin sous un superbe soleil qui me réchauffe. J’enregistre ce moment dans ma mémoire. Et je peux vous dire qu’à ce moment, la motivation est à son maximum !

Bientôt 11 km au total. Je ne peux m’empêcher de comparer avec mon dernier semi-marathon. C’est à partir de là que j’avais très mal vécu ma course. Ça me rassure de voir qu’aujourd’hui je me sens toujours aussi bien que 10 km plus tôt.

Time Square en ligne de mire, droit devant !

Je vois une femme devant moi qui porte un T-shirt sur lequel est écrit qu’elle court chaque kilomètre pour son père.
Et je ne sais pas pourquoi moi je pense à mon grand-père. Je me demande s’il serait fier de moi. Quand il était encore là, j’étais jeune et je ne courrais pas encore. Alors moi aussi je vais courir pour ceux que j’aime. Je pense à mes parents aussi qui doivent penser fort à moi en ce moment même (niou niou niou fallait bien un moment émouvant dans ce compte-rendu…)

Au moment d’arriver sur Time Square il y a tellement de monde venu nous supporter ! C’est incroyable ! Je regarde tout autour de moi. Je regarde les spectateurs. J’essaie de reconnaître des visages familiers mais il y a tellement de monde que je finis par laisser tomber et juste profiter de ce moment !!

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Ouai je sais, j’ose montrer mes lunettes !

Ce passage ne dure vraiment pas assez longtemps à mon gout !
On tourne à droite et voilà déjà Time Square derrière moi… On peut ne pas faire demi-tour et repasser sur Time Square svp ? C’était trop court !!!

Je suis encore sur un petit nuage lorsqu’on se dirige gentiment vers le bord de l’Hudson River. Je me sens toujours aussi bien.
Très vite, on longe la « rivière » donc et là je dois dire que ce changement de décor est radical juste après Time Square…
13.5 km que l’on est parti.
Je vois au loin la tour du One World Trade Center et elle me parait tellement loin ! Le parcours passe juste à coté il me semble alors hop hop hop on ne traîne pas et on y va !

Je suis toujours étonnée par la facilité avec laquelle j’arrive à tenir cette allure. Je constate mes progrès et ça fait vraiment du bien au moral ! Le travail de l’année dernière paie enfin ! Et je suis en train de prendre ma revanche sur le semi-marathon de Toronto.

Je me concentre sur ce qui m’entoure. Les coureurs d’abord. Les spectateurs ensuite.
Beaucoup de coureurs ralentissent, s’arrêtent ou s’étirent. Je me retrouve avec des gens de la vague de départ partis avant moi.
Je commence à ressentir une légère douleur à la hanche droite et au pied mais ma respiration est toujours très bonne. Ca commence à tirer aussi dans les mollets. Mais comme souvent, quand c’est comme ça, tant que je respire bien, pour moi, il n’y a aucune raison de me relâcher.

Cela fait 6 km qu’on longe le bord de l’eau et on arrive enfin au One World Trade Center. Je reconnais les lieux après être venue la veille.

Je sais qu’on est presque arrivé. Coup d’œil à ma montre, on approche des deux heures ! C’est le moment de tout donner. Alors que je commençais à ralentir (kilomètre 18 couru à 6’45/km), je vais courir le 19eme a 6’20 et le 20eme a 6’16/km pour finir à 5’56/km.

A ma grande surprise, on passe dans un tunnel. Ça descend pour y entrer. Je continue d’accélérer. Je double. Je suis déterminée à arriver. Et je me dis qu’arriver avant 2h20 c’est peut-être jouable… Ca ne dépend que de moi non ? Alors je fonce ! Surtout que d’après ma montre, on touche au but !

J’en chie dans la montée pour ressortir du tunnel. Je sais qu’on est tout prêt de l’arrivée !  Ma montre me dit qu’il ne reste même pas 100 mètres. La pancarte me dit, elle, qu’il m’en reste en réalité 400. Ah ah Dommage ! Va falloir tout donner encore un peu plus longtemps !
Maintenant, ma montre me dit plutôt « grouille toi il ne te reste plus très longtemps avant les 2h20 !! ».
Alors que je vois l’arche d’arrivée au loin, il reste 100 mètres et même pas 40 secondes avant de voir afficher 2h20 à ma montre alors je n’ai pas le choix faut que j’accélère encore.
Et alors que je suis en train de sprinter (enfin je m’imagine toujours en Usain Bolt alors que… Bon… Bref.) sur l’arrivée sur semi-marathon de New-York (avouez ce’st un truc de ouf j’y suis enfin !) et que je double tout le monde (ouai bon une partie), je ne peux m’empêcher de penser que certains doivent se dire que je me la raconte… « Regarde comment elle se la pète elle à doubler tout le monde », « Non mais ça sert à rien de sprinter sur la fin, fallait courir plus vite avant » bla bla bla… Oui mais moi je ne peux m’empêcher de sprinter quand je vois une ligne d’arrivée… Signe que la délivrance est proche ? Signe que j’ai plutôt bien géré ma course non ? Heureusement une femme devant moi sprinte aussi! Au moins je me sens moins seule ah ah (en vrai je ris jaune. Est-ce que quelqu’un peut me dire pourquoi je pense à ça dans un moment pareil ?!)

Et à quelques mètres de passer le tapis je chasse les idées noires et je KIFFE !
Je m’apprête à passer l’arche ! Celle que je poursuis depuis 21.1 km. Celle que j’avais imaginée maintes et maintes fois dans ma tête. Celle qui veut dire que je suis finisher du semi-marathon de New-York ! Tu rends compte ?!

Et je ne m’arrête pas tant que je n’ai pas passé le dernier tapis. Parce qu’on ne sait jamais hein ! Coup d’œil à ma montre, le suspense est à son comble !

Suis-je arrivée avant les 2h20 ?

2h19 et 57 secondes !!! C’est pas passé loin ah ah !
Mais non seulement je suis finisher de ce semi-marathon de rêve, non seulement j’ai kiffé, mais en plus je réalise un temps record les doigts dans le nez !
Je passe de 2h26 (en 2015) à 2h19 !

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L’organisation est vraiment au top. Des points d’eau / boisson énergétique tous les 2 km (ok, c’est peut-être exagéré mais ça permet d’être plus serein pour gérer sa course). Des consignes et informations très précises avant la course pour s’organiser et s’orienter.

Ce chrono j’en rêvais ! C’était l’objectif que je m’étais fixée à mon dernier semi-marathon qui avait été un fiasco total ! Quel bonheur de voir un second record personnel pour ma deuxième course de l’année !!! Quel kiffe de faire un record personnel sur une aussi belle course officielle !

2 dossards pour l’instant en 2017 et déjà 2 RP en poche !

Quand je vous dis que je ne me suis jamais sentie aussi en forme…

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Et pour l’anecdote, vous vous souvenez que dans le doute j’avais enclenché mon chrono sur le dernier tapis au départ? Et bien ma montre m’affiche exactement le même temps que le résultat officiel. Les 2h19 et 57 secondes sont confirmés ! Première fois que ça m’arrive !

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[CR] Demi-marathon hypothermique de Montreal 2017 en relais

15 Fév

Et voilà mon premier dossard de l’année. Il faut dire qu’il est assez rare d’accrocher un dossard à cette période de l’année ici au Canada. Mais le demi-marathon hypothermique a lieu tous les ans à Montréal vers la Saint-Valentin. N’y voyez aucun lien avec cette fête, mais pour honorer son titre d’hypothermique, cette course a lieu la semaine ou il fait souvent le plus froid par ici…Par exemple, l’année dernière, il faisait -40 à la Saint-Valentin (l’occasion de te vêtir de ta plus belle combinaison de ski et moonboots pour l’occasion…)

Résultats de recherche d'images pour « gif les bronzes font du ski »

Pas pu m’empêcher d’avoir cette photo en tete…

C’est donc durant cette semaine que j’ai logiquement décidé d’attraper froid (#sarcasme). Repos mercredi, jeudi et vendredi. Samedi, j’en étais encore à essayer de respirer par mes deux narines et l’idée de courir la moitié d’un semi-marathon ne m’enchantait pas du tout…
Mais ce semi-marathon en relais, c’est moi qui l’avait proposé à un ami pour sa première course officielle. Je me suis légèrement sentie dotée d’une mission que je ne pouvais refuser…

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Par chance, dimanche matin, lorsque le réveil sonne à 6h20, je me sens mieux. Après un petit dej de champion avec le Formule 1 sport Herbalife, c’est légèrement à la bourre que je sors de chez moi à 6h55… Je cours jusqu’au métro rejoindre mon ami, les tibias légèrement douloureux (Oh non pas aujourd’hui svp !), et j’arrive quelques minutes plus tard pour découvrir que le métro passe dans 8 min #fail

Arrivés sur place, retrait de la trousse (comprenez le dossard et les goodies). Chaque coureur a droit à un sac à dos et un bonnet presque po(r)tables.

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Nous avons donc une petite heure à attendre avant le départ. J’ai préféré partir en premier. Pour être débarrassée le plus vite possible (tu la sens ma motivation la !?) Ce sera donc moi qui vais courir les 10.55 premiers km avant de donner le relais a mon ami.

Après un petit 1.6 km d’échauffement toute seule, on patiente a l’intérieur puis dehors. Et la j’ai froid. Je ne sens plus mes mains ni mes orteils ! Malgré mes gants et mes chaussettes en laine de mérinos… Il fait -12 degrés et nous sommes entourés de neige…

Faut vraiment que j’aille courir la maintenant ?!

Cette année, l’organisation a décidé d’interdire le port d’écouteurs… Moi qui ne cours jamais sans musique et qui aurait vraiment besoin d’être boostée vues les conditions, je vais devoir faire sans…

Donc si on fait le compte, je dois courir :

  • 10.55 km
  • malade
  • sans musique
  • par -12 degrés
  • dans la neige et le verglas
  • avec des orteils mourrus juste avant le départ

Bref, ca va bien se passer…

Apres une hésitation sur le port de mes Yaktrax (merci Sylvain pour le tuyau) pour courir dans la neige mais surtout le verglas, puisque je les ai prise avec moi, autant les mettre ! Et j’ai bien fait !

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Oui oui la fille a gauche c’est moi !

Le départ est donné à 8h30 pour tout le monde… sauf pour nous. Les relayeurs partent 5 min après. Et donc pour la première fois de ma vie, j’ai la chance de partir première sur la ligne de départ mouahahahah ! SAS préférentiel, un régal !
Nous voilà tous (soit, au moins 10 coureurs pour cette première partie de relais ah ah) élancés. Oui, il y a foule au départ ah ah !
Et j’aurai pu battre des coudes pour garder ma première position mais y a tellement d’espace (rare sur un départ de course officielle que je me devais de le souligner !) qu’il m’est impossible d’abattre mes « adversaires » ah ah (humour hein!)
Ils partent à fond les ballons. Moi, comme d’habitude, je me laisse doubler. On est déjà à moins de 6’/km donc bon on va se calmer les cocos quand même. J’ai pas l’habitude moi !
5 personnes partent en tête.

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Et très vite, on rattrape les marcheurs puis les coureurs partis 5 min plus tôt.
Et pour la première fois de ma vie, je double des coureurs sur cette distance !!!!!!
Bon, ok, certains courent le semi mais d’autres font 10 km aussi. Et ils n’ont pas tous le bon équipement non plus. Mais c’est bon pour le moral (c’est bon pour le moral, c’est bon bon… Oui pour la chanson dans la tete c’est cadeau ^^)!

Mes orteils sont douloureux alors qu’on a même pas fini le premier kilomètre.

Là, je n’ai qu’une envie c’est d’être déjà arrivée… Alors je fais ce qu’il est strictement déconseillé sur une compétition, je pars vite. Je veux juste arriver le plus vite possible et mettre mes pieds au chaud !

Premier kilomètre couru à 6’00/km pile poile ! Même pas fait exprès car il m’est impossible pour moi de regarder le chrono tellement j’ai froid aux mains, je les garde au chaud dans mes manches…

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« Légèrement » glissant par endroit

Je me trouve derrière deux relayeuses qui ont l’air de courir ensemble.
J’en double une qui commence a lâcher. Et je me retrouve à talonner la deuxième. A un moment celle-ci demande si ça va, se retourne et voit que ce n’est plus son amie mais moi qui la suit à la trace. Elle s’excuse sans se douter que, ça y est, j’en ai fait ma carotte. On a le même rythme pour l’instant donc je la suis et on double et on double encore.

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Entre le km 3 et 4, un orteil de mon pied gauche me fait souffrir a chaque fois que je pose le pied par terre… Je l’imagine tout raide dans ma chaussure et ça me fait doucement sourire (vous devez me trouver bizarre  et vous avez le droit ah ah ! La fille est en train de perdre son orteil et ça la fait rire… Aaaaah les endorphines…)
Mais je ne veux tellement pas lâcher ma carotte que je la suis de près. Et peut-être d’un peu trop près Parfois je manque de lui “marcher dessus” (je crois que c’était un bon signe de ma détermination). Tellement près, qu’à un moment je me sens obligée de lui avouer qu’elle est mon lièvre. Elle me répond que c’est marrant on a la même foulée car elle m’entend.

A un moment je reconnais un bout de parcours, sur le circuit de formule 1, ou Niko m’avait rejoint sur le 5 km l’an dernier pour terminer la course avec moi. Ça me booste d’y repenser. Et ce jour-là, il ne restait plus longtemps avant l’arrivée. Je prie intérieurement qu’il en soit de même la maintenant mais un coup d’oeil à ma montre anéanti très vite mon espoir. Nous n’avons parcouru que la moitié de la course…

Et en effet, au lieu de continuer sur le circuit, on s’échappe pour un kilomètre dans le parc de l’île notre dame.
Je commence a manquer un peu de jus mais je tiens bon.

Au kilomètre 7, ma carotte m’échappe et file. A partir de la, je passe au dessus des 6’00/km mais jamais bien loin.
Le point positif c’est que mon pied gauche s’est réchauffé et le droit est en bonne voie !

Je me fais violence pour ne pas lâcher et je continue à doubler quelques personnes. En tout cas je note que je ne me fais pas doubler et c’est déjà ca ah ah

Pas loin du 8 kilomètre, un jeune homme film la course avec son téléphone en nous criant “v’z’etes capable, v’z’etes capable, v’z’etes capable”. Et s’il avait raison ? Si j’étais capable de boucler ces 10 km en moins d’une heure ? Ca fait presque 3 ans que j’attends de le faire. Je me dis que j’ai fait le plus dur du travail, que je ne peux pas abandonner maintenant. Qu’il est enfin temps que je me prouve à moi-même que je peux passer sous la barrière des une heure.
La, je me dis qu’il est temps de sortir encore plus de ma zone de confort. Ca devient difficile mais je peux pas ralentir maintenant. Je ne peux pas voir encore une fois mon objectif me glisser entre les doigts. Je pense à Denis et Niko qui me disent toujours #IKnowYouCan et je décide de leur faire confiance. S’ils croient en moi, pourquoi pas moi ?
Alors c’est parti, je vais le chercher ce record…

Après 8.7 km de course, ça grimpe. Et je peux vous dire que la, ça devient très dur pour moi de pas ralentir. Ca y est je respire comme un poney asthmatique et mes mollets me crient d’arrêter. Mais je ne peux pas, j’ai un RP à aller chercher… Je manque de me casser la figure quelquefois sur la neige/glace mais j’essaie de rester vigilante. Et je donne tout jusqu’au bout. Je me bats contre ma respiration et mes jambes mais hors de question de lâcher si près du but. Je vois le chrono qui avance et la distance qui ne défile pas assez vite a mon gout alors je continue et je donne mon max.

A l’approche de l’arrivée, je me dirige à gauche pour repasser sous l’arche de départ et je vois 3 personnes qui attendent pour partir. J’avoue avoir eu du mal à reconnaître mon ami, vêtu tout en noir avec une cagoule ne laissant paraître que ses yeux !!!

Ah la bonne idée de faire un relais en plein hiver au Canada !

Lui semble me reconnaître j’en déduis qu’il s’agit de mon coéquipier. Ce n’est qu’une fois que j’entends sa voix que je suis sure a 100% de donner mon dossard a la bonne personne.
Le temps d’attacher son dossard, le voilà parti et moi je m’aperçois que j’ai oublié d’éteindre mon chrono

Et c’est une fois le chrono arrêté que ma montre me félicite pour mou nouveau record. Le suspense est à son comble quand je vois à l’écran défiler le message « Bravo ! Nouveau record ! 10 km – 59’55″ ! I DID IT !!!!!!! De justesse mais je l’ai fait quand même !!!! Malgré les conditions j’ai réussi ! Et pourtant, aucune larme de joie… Étrange après un objectif poursuivi depuis plusieurs années, raté de peu plusieurs fois… Mais non rien !

Cote chiffres ca donne ca :

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J’attends la fin de la course pour mon ami avec sa chérie, au chaud, avec le tracker qui nous indique sa position. On sait donc a peu près quand il devrait arriver.
On le trouve au 9eme kilomètre, juste au début de la dernière portion, celle ou ça grimpe bien et il nous dit “je suis mort!!!”. On l’encourage avant de rejoindre l’arche d’arrivée.
Une fois franchie, on récupère notre médaille et il est temps de faire un petit topo sur cette première expérience pour lui.

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C’est l’heure aussi de se régaler avec un véritable brunch offert a tous les coureurs !

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Mon ami m’apprend qu’il a double 3 relayeurs sur son parcours. Mais n’a pas reussi a doubler le premier… Donc si ses calculs sont bons, nous devrions terminer deuxieme relais !!
Et c’est au moment de la remise des prix qu’effectivement nous apprenons que notre duo des « morts de froid » (oui, nous manquions terriblement d’imagination le jour de l’inscription !) termine médaille d’argent ah ah !!!
Et hop une deuxième médaille a mettre autour du coup pour ce jour et une carte de cadeau de 30 dollars a dépenser dans la boutique de running partenaire de la course.

Nos résultats :

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Et donc me voilà avec un nouveau record sur 10 km sur mon premier dossard de l’année. 2017 commence donc très bien ! Et je vois ma motivation redoublée de constater que tout travail finit par payer un jour (oui, j’avais commencé à en douter…) !

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Semaine #6 2017

14 Fév

Lundi – Running

10.14 km / 1h10

Et voilà une bonne sortie avec de bonnes sensations malgré mes jambes un peu lourdes.
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Suffit de penser à autre chose et se concentrer sur le plaisir 😊
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Ça fait du bien une sortie bonheur 😀
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Légère douleur aux tibias alors que j'avais massé hier soir donc affaire à suivre 😧
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#run #runinmontreal #runmtl #runmontreal #runner #runnerscommunity #running #runningaddict #runningarea #runninggirl #courseapied #igrunner #sportaddict #instarun #instarunning #instarunner #challengeyourself #herbalifenutrition #herbalife24 #herbalife #herbaliferunners #

Et voilà une bonne sortie avec de bonnes sensations malgré mes jambes un peu lourdes.
Suffit de penser à autre chose et se concentrer sur le plaisir !
Ça fait du bien une sortie bonheur !
Légère douleur aux tibias alors que j’avais massé hier soir donc affaire à suivre…

Mercredi – Running

6.48 km / 48 min

4 min a 85% VMA
2min30 recup
3 x 2min allure 10-5 km (recup 1min30 entre les 3 séries)  – essayer de progresser à chaque série
2min30 recup
4 x 1min course / 1min escaliers

Séance bien gérée car j’ai réussi a y aller progressivement.
J’aime de moins en moins les escaliers…

Dimanche – Running

12.35 km / 1h20

Premier dossard dans des conditions particulières (un gros rhume qui m'a mis ko les jours d'avant, du verglas, de la neige, -12 degrés et des orteils littéralement congelés dès le départ...) et pourtant une excellente course !
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J'ai eu un lièvre tout au long du parcours. Cette femme et moi on avait la même foulée 😊 
Je l'ai tout de même lâché au km 7 mais j'ai rien lâché 💪
J'ai craché mes poumons sur la fin sur le parcours en côte pour réussir à défoncer (n'ayons pas peur des mots 😏) enfin cette p****n de barrière des 1 heure !! J'ai ai chié les 3 derniers km quand même...
Mais je l'ai fait !!!!!!!
Je l'ai eu mon sub 1h !!!!! De justesse puisque je l'ai boucle en 59'55

Premier dossard dans des conditions particulières (un gros rhume qui m’a mis ko les jours d’avant, du verglas, de la neige, pas de musique, -12 degrés et des orteils littéralement congelés dès le départ…) et pourtant une excellente course !

J’ai eu un lièvre tout au long du parcours. Cette femme et moi on avait la même foulée.  Je l’ai tout de même lâché au km 7 mais j’ai rien lâché !

 J’ai craché mes poumons sur la fin sur le parcours en côte pour réussir à défoncer (n’ayons pas peur des mots) enfin cette p****n de barrière des 1 heure !!
J’ai ai chié les 3 derniers km quand même… Mais je l’ai fait !!!!!!!

Je l’ai eu mon sub 1h !!!!! De justesse puisque je l’ai boucle en 59’55 » ah ah mais je l’ai eu ! Mon ami à bouclé sa course en 54 min et nous as assuré une deuxième place en doublant 3 relayeurs !
J’avoue que je l’avais pas vu venir ce podium.
Heureusement pour nous, nous étions peu sur le relais…
Le CR arrivera bientôt !

En tout cas l’année commence bien avec un record pour un premier dossard !

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Inscription semi-marathon NYC 2017

9 Déc

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La nouvelle vient de tomber et me comble de bonheur.

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J’ai été tirée au sort pour courir le semi-marathon de New-York City ! Oui oui, rien que ça !
Et j’ai vraiment beaucoup de chance car j’en connais qui n’en ont pas eu autant…

Courir dans cette ville est assez mythique pour de nombreux coureurs, moi compris. Courir dans cette ville est un rêve qui va pouvoir se réaliser. Ce n’est pas le marathon certes mais à mon niveau, juste courir dans les rues de Manhattan aux cotés de 20 000 coureurs, avec les rues rien que pour nous, ça s’annonce magique !

Il s’agit de 21.1 km pour la bonne cause, puisque les recettes sont reversées à des associations caritatives.
Le parcours est dit « roulant mais avec de petites difficultés dans Central Park dès le départ ». C’est l’occasion de relire l’expérience sur cette course de Niko l’an passé.
Je me souviens l’avoir suivi sur toute sa course sur l’application de mon téléphone d’ailleurs.

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Le départ a lieu à Central Park à 7h30 du matin et se termine dans Financial district en passant par Times Square et en longeant l’Hudson River !

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Je sens que le passage sur Times Square va être grandiose !

Alors l’objectif de cette course est déjà très clair : le plaisir avant tout !
Je ne vais pas me fixer d’objectif chrono. Je veux simplement kiffer au maximum ces 21 km et faire de cette course un moment magique et inoubliable !

Cet événement annonce encore un sacré week-end partagé entre amis et promet d’être fort en rencontres !

Encore une fois, je réalise la chance de pouvoir vivre un moment pareil dans mon aventure Canadienne.

Jamais je n’aurai pu imaginer pouvoir vivre ça en commençant à courir mes 20 min dans le parc a cote de chez moi il y a 3 ans…

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Semi-marathon de Toronto 2016

18 Oct

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Je ne sais même pas par où commencer ce compte-rendu.
Je n’ai pas une réelle grande envie de l’écrire d’ailleurs…
C’est un peu comme si mon cerveau souhaitait effacer cette course au plus vite.

Je vais essayer de commencer par le commencement ce sera déjà pas mal… (voyez la logique dont je fais preuve… Ca promet pour la suite de ce récit)

Arrivée le vendredi soir en train à Toronto aux alentours de minuit, la journée de samedi a été consacrée à la récupération du dossard (on prend le bus magique pour y aller ! Mais si je t’ai déjà parlé du bus magique !) et quelques visites de la ville. Je vous épargne les détails mais je vous mets quelques photos.

Une rencontre instagramesque IRL très sympathique avec Benjamin autour d’un verre (d’eau gazeuse pour moi) le samedi en fin d’après-midi.
Pasta party samedi soir entre amis et famille. En vrai, ça fait 2 jours que je mange des pates !

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Une courte nuit de sommeil sous le signe de l’excitation.
Sonnerie du réveil prévue à 6h40 mais réveillée plutôt à 5h45 au final. J’en profite pour me lever à 6h et prendre un petit déjeuner avec Niko.

J’ai un peu de temps devant moi donc je ne me presse pas. Douche, crème Nok, massage etc. Et je fini par être dans le rush ! C’est un peu la course avant la course ah ah
A trop prendre mon temps, je n’ai plus le temps…

Je me rends au départ de la course avec un bon 20 min de marche. Je suis choquée par la chaleur ressenti un 16 octobre au Canada… Il fait 18 degrés, ressenti 24 avec l’humidité. Le ciel est gris et la pluie est annoncée pour 9h… GE-NIAL !

J’ai rdv avec mon ami Ben qui s’aligne lui aussi sur le semi-marathon.
Dépose des affaires à la consigne à 7h50. Petit échauffement de 10 min avec gammes et accélération non loin de la ligne d’arrivée où les coureurs du 5 km terminent leur course. Des gouttes de sueur s’invitent sur mon front après seulement 10 min de footing… Ça promet pour courir 21 km à bonne allure…

Je réalise à ce moment que je vais devoir courir 21 km !

J’ai envie de faire un pipi de la peur mais les files d’attente aux toilettes sont monstrueuses !!! J’abandonne l’idée. D’autant que bien souvent c’est juste un pipi de la peur donc pas vraiment utile dirons-nous. Donc je me dis que ce n’est pas si grave. Hum hum… J’aurai peut-être du !

Je recroise Benjamin qui s’échauffe avant ses 42.2 km. Juste le temps de se souhaiter bon courage, il est temps de rejoindre la ligne de départ à 10 min du coup de feu.
Je rejoins mon sas (chrono entre 2h et 2h30). Il y a un monde fou ! Nous sommes entre marathoniens et semi-marathoniens.
Le coup de feu est donné à 8h45 pour le premier sas.
L’ambiance est bonne malgré la pluie qui commence à pointer le bout de son nez. Musique et applaudissement font passer les 15 min qui me séparent de l’arche de départ.
Je suis contente d’être là. Je me sens prête a tout donner pour réussir mon objectif : celui de courir les 21.1 km en 6’30/km.

C’est parti. Je suis tellement concentrée sur l’allure à trouver que je ne réalise pas vraiment que ça y je suis lancée sur cette course tant attendue ! Je me souviens très bien m’être dit « ca y est je suis en train de courir un semi-marathon » sur les quelques premiers centaines de mètres de mon premier semi un an et demi auparavant.

J’ai du mal à trouver mon rythme, mon souffle et ma foulée. Et je vais galérer à le faire pendant 4 km ! En regardant les stats de ma montre après coup, au bout d’un kilomètre, le cardio est déjà à 180 BPM !
Je suis un peu plus à l’aise sur les 6 km suivants. Je me concentre sur ce qui se passe autour de moi. Je croise Jésus qui porte sa croix et son dossard. D’ailleurs il l’a met sur l’épaule d’un autre coureur pour la lui faire essayer ! Elle a l’air hyper lourde ! Je suis assez admirative de ces personnes qui font mieux que moi sur les courses (bon, ça, c’est pas difficile…) en s’ajoutant une difficulté.

Le temps passe vite sur la première moitié de parcours. Mais plus ça va, et moins ça va… Mon corps refuse de plus en plus à avancer. Pourtant je bois un peu à chaque ravito et j’ai bien mangé avant. Ma vitesse commence à décliner légèrement. Mon corps me donne les premiers signes de fatigue. Je prends la moitié d’une pâte de fruit.

Après 6 km, on passe au-dessus d’une voie rapide pour enfin rejoindre le bord de l’eau. Ca descend un peu et j’en profite pour relancer un peu la machine et la vitesse.
Certains coureurs s’arrêtent aux toilettes disponibles sur le bord du parcours. Et je me dis que je commence à avoir envie de faire comme eux. Mais je refuse de le faire sur une course sauf en cas d’extrême urgence. Là, je peux encore patienter.

Au 7eme kilomètre, j’essaie de regarder si je vois Elodie dans les supporters mais je dois être trop en retard car je ne la verrais pas. Elle a dû filer au 20eme km déjà pour voir Niko.
Je me souviens à ce moment-là le bonheur d’avoir vu ma famille sur le parcours de mon premier semi-marathon…
Je me sens pas mal seule là je dois le reconnaître.

Ça descend du km 6 au 9. Et pourtant, ma vitesse continue à chuter aussi… Le corps répond de moins en moins bien. Fatigue dans les jambes et le haut du corps, alors que je n’ai jamais ressenti ça en entrainement. J’ai envie de marcher mais je refuse… Hors de question.

Je sais depuis longtemps que mon objectif est foutu. Alors à ce moment-là, l’objectif change. Mon but est d’essayer de prendre du plaisir sur la seconde partie du parcours qui m’attend…

Au bout de 11.5 km, je peine vraiment à avancer. Et je marche pour la première fois quelques mètres. J’abandonne tout espoir de bien terminer cette course…
Et j’ai de plus en plus envie de pisser…
J’arrive à repartir en trottant jusqu’au 15 eme kilomètre ou j’aperçois des toilettes… Il y a très peu d’attente alors je tente le coup. Tant pis. Foutu pour foutu, je me dis autant terminer la course dans les meilleures conditions possibles. J’expérimente donc pour la première fois de m’arrêter faire pipi sur une course officielle. Avec le chrono qui tourne encore, l’attente parait interminable ! Mais vu comme je me tortille je pense que j’ai bien fait. Je devais surement ressembler a ça (le costume en moins évidemment) :

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A ce moment-là je repense à l’épisode toilettes de Marvin lors de mon premier semi qui avait vécu bien pire… Ça réconforte un peu de se dire que ce genre d’incident peut arriver à tout le monde.

Je repars en trottinant. Je me bats mentalement pour ne pas marcher.
Je bois régulièrement car j’ai soif. Si je pouvais, je finirai ma gourde à chaque fois mais je me contente de 2 petites gorgées.
Je m’arrose aussi car avec un cardio aussi haut, j’ai chaud.
Aux alentours des 18 km, on repasse au-dessus de la voie rapide. On a une vue sur les gratte-ciels. J’enlève ma musique pour tenter de profiter des encouragements des supporters pour m’emmener au bout de cette course…
Pour l’instant, je suis surtout bercée par le trafic de la voie rapide…
Je remarcherais encore 3 fois tout de même entre le 15eme et le 20eme kilomètre. Jamais très longtemps mais quand même…
Je pense à Margaux et à ses 20 km de Paris mal vécus aussi une semaine auparavant.
Je pense à tous ceux qui m’ont encouragé durant cette lutte. Je repense a vos mots pour essayer de continuer d’avancer. Mais je ne peux m’empêcher d’être déçue. De moi-même… D’avoir cru cet objectif possible. De m’être fait des films… D’avoir pensé être prête. D’avoir imaginé que ce serait beaucoup plus facile. Je me sens comme une débutante qui est obligée de marcher sur une foutue course officielle. Car oui, une course ça se COURT. Sinon ça s’appellerait une marche…

Oui, a ce moment-la de la course, mes pensées sont vraiment pas glorieuses…

Au 20eme km j’essaie de voir si j’aperçois Elodie. Encore une fois, je ne la vois pas. Comme je suis en retard sur mon objectif, j’imagine qu’elle n’a pas pu rester pour me voir.
Le virage à gauche 200 mètres après le km 20 annonce la fin de la course. Je sais qu’il me reste plus qu’une dernière ligne droite en montée sur 1 km donc…

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A 100 mètres de l’arrivée. Photo prise la veille de la course.

Je me bats contre mon corps pour continuer d’avancer… Les encouragements de Ben à 500 mètres de l’arrivée me permettront de finir cette course tant bien que mal au bout de 2h31’42″.

Contente d’en avoir fini !

Si on jette un œil du cote de la fréquence cardiaque, la moyenne est de 185 bpm avec un max de 197 bpm :

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Non j’étais pas du tout dans le rouge durant toute la course ah ah (rire jaune hein…) !

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Bon petit bug coté stats, d’après ma montre GPS, j’ai parcouru 21.6 km..

Le seul point positif, c’est l’après-course. J’ai beaucoup moins mal partout qu’après mon premier semi où j’avais eu des crampes dans les jambes.

La déception a été immense… La remise en question est venue avec.
J’ai eu la sensation d’être toujours aussi nulle. De ne pas avoir progressé. De ne jamais réussir à progresser.
Je me suis demandé si ce sport, qui n’a pas voulu de mois pendant 25 ans, était bien fait pour moi.

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J’ai du mal a être fière de cette médaille.
Je sais que je devrais en être fière car je suis allée la chercher. Mais j’aurais tellement préféré la porter en guise de récompense et accomplissement de ma préparation.

La chose positive quand on rate son objectif c’est la soif de revanche. J’ai beau avoir souffert, le désir de reprendre le départ d’un semi-marathon est toujours là. Celui de m’entrainer dur aussi. Avec l’espoir de faire mieux.

Je me sentais prête et en pleine forme. C’était un jour sans. C’est tellement rageant de se sentir aussi bien pendant la préparation d’une course et de la vivre aussi mal le jour J…
Je me demande ce que j’ai mal fait pour manquer autant d’énergie alors que je me sentais en forme les semaines précédentes.

Pas mal de coureurs ont souffert ce jour-là. Un jour sans, oui, mais pas que pour moi.
Niko s’est battu lui aussi pour terminer son premier marathon et il l’a fait !
Mais j’ai vu après coup que Mike avait lui aussi mal vécu cette course alors que lui aussi se sentait prêt :

Ces mots me parlent tellement :

Cette médaille ne représente pas un bon jour. En revanche c’est un rappel de ce qu’est la vie. Peu importe les efforts que vous faites, peu importe que vous pensiez être prêt, les choses ne se passent pas toujours comme prévu, et tout peut basculer en un claquement de doigts. Cette médaille est pleine de leçons, de souffrance et d’émotions. Tout ce que je n’oublierai jamais. Je vais toutefois mettre ce jour derrière moi, et m’en servir uniquement comme carburant pour continuer à poursuivre mes objectifs.

Alors oui je vais continuer a m’entraîner.
Oui je vais continuer a courir et essayer de toujours prendre un max de plaisir.
Et essayer chaque jour d’être meilleure que la veille.

Ce fut tout de même un bon weekend fait de moments riches sur le plan humain.

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10 km Run Rock’n’roll Montreal

28 Sep

Prête pour demain. Pas de pression.  Pas de chrono. Une allure semi-marathon à assurer. Du plaisir et de l'ambiance je l'espère ✌ #courseofficielle #course #courseapied #run #running #runner #runnerscommunity #runmontreal #runmtl #runinmontreal #instarunner #instarunning #instarun #rocknroll #runrocknroll

Voilà une course qui s’inscrit dans le plan d’entrainement du semi-marathon. Il s’agit d’un 10 km au cœur de Montréal qui a lieu en même temps qu’un 5 km, un semi-marathon et un marathon. Soit plus de 33 000 coureurs attendus le même jour ! Nous sommes 8 550 à prendre le départ du 10 km mais toutes les courses arrivent au même endroit.

La météo est bonne bien qu’un peu fraîche le matin : un petit 6 degrés au réveil à 6h45.

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L’avantage du 10 km, c’est que le départ est donné en plein centre, pas très loin de chez moi. J’arrive sur les lieux 1h avant le départ. Peu de coureurs encore sont là. Je dépose mon sac dans le bus magique (référence aux bus des écoles jaunes typiques de l’Amérique du nord) et je me retrouve en tee-shirt par temps frais. Boudu ca caille ! Je pars très vite m’échauffer vers 8h05. Un bon 30 min tout doux. Certains me regardent avec un air de penser « Mais elle est pas bien celle-là, pourquoi elle court déjà ?! »
Un autre me regarde amusé faire mes pas chassés quelques secondes avant de l’apercevoir cavaler à son tour.

Les premières foulées sont rouillées. Clairement, je sens que mes muscles ont besoin de se réveiller avec ce froid. Plus ça va et plus je sens que l’échauffement me fait du bien. Je fais quelques montées de genoux, talons-fesses and co. avant de trottiner tranquillement jusqu’à la ligne de départ.

Mais juste avant de m’arrêter, je ressens une douleur à la hanche droite. J’espère qu’elle ne va pas me gêner sur la course… En tout cas je me sens mieux après cet échauffement et je me sens prête à courir ces 10 km.

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Je rejoins mon sas où se trouvent les personnes visant un temps entre 55 min et 1h et me place dans le fond. Je vais laisser tout le monde partir devant car pour ma part je ne vise plus les moins d’une heure mais je dois courir cette course plus ou moins à allure semi-marathon. Plus ou moins, oui, car je ne sais pas trop où j’en suis niveau forme après la pause maladie et les vacances de cet été.

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La stratégie est la suivante : courir les 5 premiers kilomètre à 6’40/km et pousser à 6’30 sur la dernière moitié du parcours si je me sens bien.

Le départ est donné à 8h55 et c’est vraiment pas violent. Tout le monde marche jusqu’à l’arche de départ. Une fois passée l’arche, c’est parti !

Je vais mettre pas mal de temps à stabiliser mon allure (presque 10 min donc plus d’un kilomètre). Le parcours débute par une minute de ligne droite ou j’ai une magnifique vue sur tous les coureurs qui s’élancent ensemble. C’est toujours plein de couleurs et j’aime toujours autant être dans une foule de runners ! Ensuite, virage à gauche et c’est parti pour une longue ligne droite. Le parcours est assez simple :

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Sur cette ligne droite on croise les coureurs du 5 km dans l’autre sens. Je m’amuse à regarder chaque coureur pour voir si je reconnais mes amis qui s’alignaient sur cette course mais ils étaient surement déjà arrivés. Ça m’occupe, ça fait passer le temps et les supporters sont au rdv.

L’ambiance est excellente et pour l’instant je me sens pousser des ailes.

Je trouve par moment le temps un peu long sur la première partie du parcours mais je me sens très bien. Tellement que mon allure tourne aux environs des 6’28/km. J’essaie de garder une allure à 6’30 sur cette première partie en espérant ne pas trop le payer par la suite. J’espère secrètement pouvoir passer à 6’20/km sur la seconde partie de la course.

A partir du 5ème kilomètre, je ne vois plus les kilomètres passer. J’avoue appréhender à partir de ce moment là car je sais que la rue est en léger faux -plat. Et les faux-plats et moi ca fait deux (voir trois…)
Mes jambes courent toutes seules. Je tape dans les mains des enfants. J’ai l’impression de voler. Je me sens toujours bien et la vitesse ne diminue pas, au contraire. Plus ça va et plus ma vitesse augmente. Allure moyenne sur cette dernière partie du parcours : 6’15/km.

Le parcours n’est pas très beau mais je m’en fiche je suis en train de kiffer ma course ! Plus l’arrivée approche et plus les supporters sont nombreux. J’essaie de regarder mais je ne reconnais personne. A 1 km de la fin, on tourne à gauche. Dernière « ligne droite », j’accélère et passe au–dessus des 10 km/h. Je suis heureuse de ma course et j’ai envie de me donner encore plus sur la fin. Accélération encore et je franchis la ligne d’arrivée en 1h03 et 40 secondes à ma montre.

Détail des allures kilomètre par kilomètre :

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Je récupère ma belle médaille et une bouteille d’eau. D’un coup j’entends qu’on crie mon nom et je vois deux amies venues me supporter. Ca fait chaud au cœur de voir qu’elles ont fait le déplacement pour venir me voir à l’arrivée.
S’en est suivi un débriefe avec elles et mes amis du 5 km en profitant des stands proposés à l’arrivée. Et ils sont top ! Yaourts gratuits, boissons gratuites, maïs gratuit etc. Et surtout une bière gratuite pour chaque coureur !

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A peine le temps de dire au revoir à mes amis qu’il est temps de retourner sur la ligne d’arrivée pour assister à la fin du marathon d’un ami. Son premier couru en 3h23… Impressionnant !
Je me sens un peu ridicule avec mon petit 10 km en 1h03 ahem..

Alors certes, je n’ai pas couru ces 10 km à allure semi-marathon mais plutôt aux sensations et je n’ai pris que du plaisir ! L’objectif numéro 1 de la course a été rempli : celui de me rassurer sur ma forme à 3 semaines du semi-marathon.

Je repars avec une double dose de motivation et un moral au plus haut !

A l’issue de ces 10 km, j’aurai bien couru encore un peu et c’est de bon augure pour le semi-marathon ! C’est comme si je n’avais pas eu ma dose. Vive la prépa semi !

Classement et autres chiffres:

Classement global : 3514 / 8550
Classement femmes : 1928 / 5620

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Le résultat n’est pas si pire comme on dit icite. Je ne suis pas à la fin du classement comme à mon habitude mais on va dire que le nombre de participants aide aussi !

Petit bémol à cause d’une douleur à la cheville gauche que j’ai depuis 2 jours à surveiller même si elle ne me gêne pas quand je cours. Je n’aimerai pas qu’elle vienne me gâcher ce semi-marathon tant désiré.

A 3 semaines du semi-marathon, tout va bien !

Je continue les étirements quotidiens pour éloigner les douleurs aux tibias et je vais commencer les massages à l’huile d’arnica pour assurer le coup !

Toronto me voila !

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Trail de la Clinique des coureurs 10 km

15 Juin

Une course de la loose pour un week-end de poisse… en fin de compte, cette course ne s’est pas du tout passée comme je l’avais imaginé.

Départ le vendredi soir de Montréal après quelques problèmes avec l’agence de location de voiture… Un début de week-end un peu tendu

3h de route et un Subway plus tard, on arrive à proximité de la course.

Petit point sur la course avec Niko… je commence à baliser sérieusement ! Peu de participants sur ce 10 km et des élites en nombre… bon bon, je me prépare mentalement à finir dernière mais je me conditionne tout de même pour apprécier de courir en forêt, en plein Québec et kiffer ma course au maximum…

Mais les choses ne vont pas vraiment se passer comme ça…

Petit point sur le profil de la course :

donnees techniques

Samedi matin, préparation des affaires. Arrivée sur place vers 9h pour un départ à 12h.
L’organisation a bien fait les choses. On gare la voiture sur le parking prévu à cet effet et on monte dans le bus magique qui nous emmène au lac-beauport, la où se déroule la course.
La, je suis encore optimiste et enthousiaste.

On récupère vite notre dossard et on part encourager les traileurs partis sur le 30 km.
On fait un petit tour des environs et on découvre des petits coins sympas !

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11h25, il est temps de partir s’échauffer. Vue l’heure, je ne veux pas manquer le départ donc je ne veux pas courir plus de 15 min. Avec Niko, on prend le chemin de la course à l’envers. Niko, lui, veut s’échauffer plus longtemps. Au bout de 7 min de course je me demande si je fais demi tour ou si je continue. Le temps de trouver la réponse cela fait déjà 10 min que l’on court…
Je fini par faire demi tour, laissant Niko continuer tout seul. Pour me rassurer il me dit “toute façon il suffit de suivre la signalisation bleu et tu retrouveras le départ. Je te rattraperai de toute façon”. La logique est bonne, je suis confiante.
Pis, j’ai toujours pu faire confiance à mon sens de l’orientation, plutôt bon pour une femme.

Donc je continue à courir. Depuis le début de l’échauffement, le parcours consiste à enchaîner racine sur racine, pierre sur pierre. Quand il n’y en a pas c’est parce que la boue a pris leur place.

Coup d’œil à ma montre, déjà 17 min que je cours. J’accélère car j’ai peur de louper le départ. Je ne devrais pas être très loin d’arriver mais au lieu de ça j’arrive à un petit ponton encore jamais vu… Je suis seule en pleine forêt. Le départ est dans 10 min. Je n’entends toujours pas le speaker supposé mettre l’ambiance mais surtout m’indiquer que je suis dans la bonne direction…

Bon, à l’évidence je suis perdue… je commence à paniquer. Je décide de faire demi tour en priant pour que Niko ait suivi le même chemin que moi. Je crie son prénom en mode je panique. Je cours à toute vitesse. J’enfonce mon pied dans la boue jusqu’à la cheville. Je crie encore. Et encore. Je cours encore comme une folle. Pis, la, miracle j’entends Niko qui répond à mon ultime cri de détresse. Je lui crie “je suis perdue” et il me répond que lui aussi…

Au moins je suis un peu rassurée de ne plus être seule en pleine forêt.

Au bout d’un moment on se rend a l’évidence, le départ est dans 8 min et on est perdus. On entend pas le speaker donc on tire un trait sur la course.

Niko décide de partir de son coté et ne veut pas m’entraîner davantage “dans ses galères”, comme il dit. Il me dit de continuer de suivre le chemin bleu pour être sure de retrouver mon chemin.
Je me retrouve donc une nouvelle fois seule en pleine foret et je décide de reprends le chemin a l’envers.

Je cours dans tous les sens et a vive allure et par miracle j’arrive a retrouver mon chemin. J’entends le speaker a mesure que je cours. Je fini par reconnaître le chemin. Je cours a fond. J’entends que le départ n’a pas encore été donné. Je peux peut-être y arriver. Je sprinte tant bien que mal parmi les racines.
Et quand j’aperçois les coureurs qui attendent le départ, je ne sais pas si je suis vraiment soulagée… D’un coté, je ne veux pas encore payer un dossard pour rien (après celui Ottawa 2 semaines plus tôt) mais d’un coté je me sens cramée et énervée et je n’ai pas du tout envie d’aller me “faire mal” avec ce dénivelé sur 10 km… Le mental n’est plus la (il était déjà pas brillant). Mon cœur va exploser, je suis essoufflée et déjà dans le rouge. Je cherche Elo mais sans succès. Et le speaker annonce le départ dans 15 seconde. Déjà ?! Bon ben je me suis pas dépêchée pour rien alors j’y vais. A peine le temps de me dire ça que les coureurs entament le décompte. Je me force a aller. C’est parti…

Cheezburger animals dog snow playing

Une fois l’arche de départ franchie, je me mets a la recherche d’Elo le long du parcours. Je l’aperçois, je lui dis que j’ai perdu Niko, que je ne sais pas ou il est et je continue mon chemin… Et très vite j’en peux plus. Au bout de 2 min de course, mon cardio est a 183 BPM! Le parcours grimpe sur 2.5 km. Au bout de même pas 200 mètres, je marche. Mais je suis assez étonnée de voir qu’autour de moi, les autres marchent également. Je me trouve donc des copains de galère.

J’essaie de courir a plusieurs reprises. Mais impossible. Je n’ai pas de jus. Alors je marche. Je cours dès que c’est plat ou que ça descend et je suis essoufflée comme jamais. J’ai envie d’abandonner a chaque kilomètre. Je ne regarde que très peu ma montre d’ailleurs. Un homme devant moi fait de même. Je lui fais part de mon état il me propose gentiment de l’eau. Au bout de 2,5 kilomètres, mon compagnon de galère part devant et il me laisse jouer a “je te double, tu me doubles” avec une femme pas mal plus âgée que moi. La première fois je lui demande si elle veut passer, elle me dit que non car elle veut y aller tranquillement. Puis elle finit par me dire “je passe devant”. Je la laisse passer. Je la talonne et a un endroit boueux je repasse devant. On marche quand ça grimpe et on trottine quand on peut. Puis je fini par la distancer malgré tout et je rattrape mon compagnon de galère. Doucement mais sûrement.

Arrivée au ponton que j’avais croisé a l’”échauffement”, je regarde ma montre qui m’indique 5 km. C’est donc a cet endroit précis ou j’ai décidé de faire demi tour car j’avais la sensation d’aller trop loin dans le parcours. C’était juste la moitié du parcours quoi…

On s’arrête au ravito ensemble.

On aurait bien le temps de trinquer mais on se contente d’échanger quelques mots avec les bénévoles qui nous disent qu’on a bien raison de faire ça pour le plaisir tranquillement…

Bref bref bref.

C’est reparti. Coup soleil a ma montre et la je meure !! 5 km en 55 min… Presque une heure pour faire 5 pauvres petits kilomètre ?! Et je ne me vois pas du tout tenir encore 55 min comme ça ! Je vais vraiment mettre presque 2 heures a faire 10 km ? Mon mentale (pour ne pas dire mon ego) prend un sacré coup (et il était déjà dans un piteux état)
En fait, je ne sais pas exactement a quel moment mais ma montre n’a pas réussi a me suivre et elle me compte moins de kilomètre que prévu. Quand j’arrive a voir le panneau du km 6 (oui parce que depuis le début de la course j’ai les yeux rivés sur le parcours tellement il y a des racines et des pierres non stop que je n’ai malheureusement pas le temps d’admirer le paysage !), ma montre elle n’affiche que 5.3 km…  Je ne peux plus me fier a elle.

Je me mets a papoter avec mon nouveau copain. C’est chouette de rencontrer du monde sur les courses. J’apprends notamment qu’il organise les courses gourmandes. Tiens, je connais ! Il s’agit de plusieurs courses originales a thème un peu partout au Canada.
S’il en chie un peu moins que moi, le veinard, il reprend tout juste la course a pied et préfère y aller doucement.

On fera un bon bout de chemin ensemble (sur le trail, hein, n’allons pas trop loin voyons) a discuter, se soutenir et essayer de faire passer le temps (oui parce que je suis en train de courir les 10 km les plus longs de toute ma vie !)

Après le dernier ravito, il part en tête. Je n’arrive plus a le suivre et je termine cette course en solo. La fatigue physique arrive après la fatigue mentale. Les derniers kilomètres sont difficiles. Je manque de me fouler la cheville a chaque pas. Je ne suis plus vigilante et le parcours devient dangereux pour moi. Je veux juste arriver au bout et que ça se termine… #svpachevezmoi

Quand je reconnais la fin du parcours que j’ai déjà “emprunté” lors de mon “échauffement”, je suis heureuse de savoir que la fin est proche (oui mes amis, la fin est proche !)

praise blessed hallelujah sister act

J’entends le speaker. J’ai comme un sentiment de déjà vu, mes deux chevilles et mon amour-propre en moins

A l’approche du dernier virage, j’aperçois Elo qui a retrouvé Niko. Un petit pouce vers le bas pour résumer ma course et mon état et c’est parti pour la montée finale (oui ça grimpait un chouia sur la dernière ligne droite histoire de nous achever si ce n’était pas déjà fait).

CA Y EST ! J’y suis ! C’est fini !

Je me rends compte que je vous ai épargné les moments de chouinage ou les larmes mêlées a ma respiration de phoque a l’agonie, je me suis surprise a ne plus pouvoir respirer. Il a bien fallu que je me calme rapidement dans ces moments-la.
Mais une fois la course terminée, ma médaille autour du cou (que je ne brandi pas fièrement du tout), je n’ai pas pu me contenir plus longtemps et les nerfs ont lâché. Pendant de longues minutes. Je n’arrivais plus a me calmer.

Puis il a bien fallu sortir de ma bulle et revenir a la réalité. J’ai retrouvé les copains et j’ai pu profité d’une sacrée collation a base de mini sandwich, gâteaux, pastèque, bretzels et bonbons.

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Alors oui je suis allée au bout. Oui je peux dire je l’ai fait. Mais je ne reste pas moins une coureuse sur route. Je suis a deux doigts de tirer un trait sur le trail (mouahahah joli choix de mots. Oui je sais je me lance des fleurs…). Le problème, c’est de toujours vouloir m’améliorer. Mais la, je dois avouer qu’il y a trop de boulot

Le petit mot que j’ai reçu et qui m’a console et fait relativiser ?
Ma copine d’enfance, qui ne court pas, et qui me dit “Quoi ? Tu cours pour t’échauffer avant un 10 km ? Ah ouai t’es forte quand même t’as un bon niveau !”
C’est tout bête, mais vu comme ça, effectivement mon petit niveau me convient.


Alors oui j’en ai chié comme un polaque pour finir ces 10 km. Oui, j’ai énormément marché.

Mais j’ai failli ne pas pouvoir prendre le départ (comment ça, ça aurait été peut-être pas si mal ?! Qui a dit ca ?)

Mais je ne m’étais pas entraîné (je ne fais jamais de travail en cotes ou en dénivelé).

Mais je n’ai pas abandonné.

Mais je suis allée au bout de cette course alors que d’autres n’y mettrons jamais les pieds.

Mais c’était pas plus dur que d’accoucher (véridique d’après un panneau sur le parcours).

Mais j’ai gagné une médaille comme dirait certaines personnes ! (et un énorme bouton de moustique. Ah les joies du printemps au Québec !)

Mais je n’ai pas terminé dernière tout classement confondu !

Mais ça tombe bien mes objectifs de fin d’année se feront sur route.

Mais… Qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire a un trail?!

Pour les chiffres ça se passe en image :

trail2016a

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5 km Scotia Bank

25 Avr

Premier objectif de l’année sur cette deuxième course de 2016.

Elle s’inscrit à la base dans le cadre de la préparation des 10 km avec le but de faire mieux que mon temps sur 5 km réalisé en novembre 2014 (29 min 29 sec).
Mais comme tu es un fidèle de ce blog génialissime (oui je suis encore sur mon nuage d’après-course, laisse-moi rêver), tu sais que ce record a été battu 2 semaines auparavant sur une course plaisir (29 min et 04 sec).

Parlons peu (non, en fait, tu le sais je te bassine toujours avec mes comptes rendus alors cale toi bien au fond de ton siège – oui c’est un ordre. La preuve, j’expose tout juste le contexte et je n’ai même pas encore commencé à te raconter ma course mouahahah), parlons bien… Parlons stratégie. Oui car c’est l’avantage d’être suivi par quelqu’un qui sait de quoi il parle.

Deux choix s’offrent à moi pour la semaine d’entrainement qui précède cette course : soit je m’entraine pour tout déchirer sur ce 5 km, soit je m’entraine en pensant au 10 km. Coach me laisse le choix mais nous sommes du même avis : mon record personnel est déjà tombé sur 5 km 2 semaines avant alors on mise tout sur le 10 km maintenant.

Et d’après lui, avec le travail déjà fourni, je peux tout de même encore tout déchirer sur ce 5 km.  Sa consigne de course en début de semaine : suivre le meneur d’allure 30 min pendant 2.5 km puis accélérer sur la dernière partie.

Coach me fixe donc un nouvel objectif. Finir ces 5 km en moins de 29 min.

C’était sans compter ma séance d’entrainement du mercredi soir. Elle s’est tellement bien passée que coach change de stratégie quelques jours avant la course. Ce sera un départ à 5’45/km puis accélération à mi-parcours jusqu’à la fin. Glurps. Mais comme c’est un coach génial, il dit clairement les choses :

Je vais clairement en chier mais j’en suis capable.

Bon petite ombre au tableau : la sortie running en groupe du vendredi. Initialement non prévue dans le plan d’entrainement (et pourtant proposée par coach lui-même, c’est bien comme excuse ca non ?) et courue a une allure trop soutenue pour une semaine de compétition , l’avis de coach est clair : cette course, ça passe ou ça casse

Non ce n’est pas du tout stressant

Mais coach y croit quand même.
Les multiples messages que je reçois la veille me motivent aussi comme jamais (un énorme MERCI à vous tous d’ailleurs) !

Ces 5 km, je vais les tuer ! Je suis déterminée à tout donner !

fitness exercise healthy motivational lose weight

Après tout, ce ne sont « que » 5 km. Au pire je sers les dents, je mets un pied devant l’autre aussi vite que possible. Et plus vite je cours, plus vite j’arrive au bout de ces 5 km non ?! (ouai, bon, c’est bien beau la théorie mais si c’était aussi facile, ça se saurait !)
C’est la principale caractéristique des distances courtes : courte mais intense (no comment)

C’est donc en mode winneuse que j’arrive 30 min avant le départ.
Le parcours se situe principalement sur l’ile Notre-Dame avec un pont à traverser à l’aller et au retour en foulant la piste du circuit F1 Gilles-Villeneuve.
Après un tout petit échauffement en solo, je prends le départ en début deuxième sas. L’ambiance est bonne, la météo est parfaite et je suis prête à en découdre.

5 km scotia

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Ou est Charlie Audrey?

Je veille donc à ne pas partir trop vite et j’essaie de me caler a 5’45/km comme prévu. Mais très vite je sens que des douleurs apparaissent dans les tibias. La respiration est beaucoup moins facile qu’il y a 2 semaines. J’essaie de ne pas perdre le moral. Je sers les dents et j’essaie tant bien que mal de garder l’allure. Chose que je fais parfaitement bien puisque je boucle le premier kilomètre a 5’45/km et pas une seconde de plus !

Je me concentre sur ma respiration. Je me fais pas mal doubler mais je tiens bon. J’essaie d’oublier les tibias. Même si parfois je manque de me rétamer car les jambes sont douloureuses à lever. Je commence à douter. Est-ce que je ne vais pas finir par exploser ? Du coup, l’allure du 2eme kilomètre chute à 5’52/km.

Et puis je me raisonne. Je suis venue pour chercher un record. Je suis venue pour me battre. Je le savais. On compte sur moi. Je veux montrer de quoi je suis capable. Je veux rendre fier mon coach. Bref, je veux l’exploser ce 5 km !

5 km c’est court. Alors je sers les dents et j’accélère. J’ai fait la moitié de la course. Coach m’avait dit d’accélérer si possible alors c’est parti ! Je mets toute ma concentration sur ma respiration. Je m’accroche aux autres coureurs. Je repère quelques femmes autour de moi. Je ne les lâche pas.

Je cours le 3eme et 4eme kilomètre a 5’41/km chacun. J’ai toujours été rigoureuse à l’école, mais je suis étonnée de voir à quel point je peux être régulière !

Je regarde le chrono pour la première fois depuis le départ et il m‘affiche 18 min et 35 sec. Et ça me donne envie d’accélérer pour arriver le plus vite possible.

Il me reste un kilomètre avant la fin et c’est à ce moment-là que je repère mon coach qui me rejoint sur la course. J’avoue que savoir que je vais finir ce dernier kilomètre avec lui me soulage. Je sais que grâce à ses encouragements je ne lâcherai pas.
Il me tire, me booste et j’accélère encore. La respiration commence à devenir difficile mais la phrase magique « allez plus que 600 mètres et on l’aura bien mérité notre semaine de récupération » me rappelle de ne rien lâcher. Dans 600 mètres, c’est fini. Donc il ne me reste que 600 mètre pour tout lâcher et battre ce foutu chrono !

Ok on rigole plus et on enclenche le turbo.

Quelques centaines de mètres avant l’arche d’arrivée, coach lâche un « Allez, après le virage c’est l’arrivée, vas-y go go go goooooo ». Ca me booste mais je me rends compte que ça booste aussi les femmes qui nous entourent (c’est bien le coaching perso mais que quand c’est pour moi ok?!). J’avoue que là, je passe en mode guerrière. Ces encouragements étaient pour moi alors je vais les mériter. On joue des coudes avec les autres femmes. Surtout une qui ne veut pas se laisser dépasser. Je suis a 2 doigts de lâcher (souffle et jambes qui ne répondent plus trop et je ne vous cache pas l’envie de vomir – signe que je donne tout… sur une course uniquement hein…) mais y a rien à faire, je veux la doubler. Alors je double.

Un coup d’œil au chrono d’arrivée a quelques mètres de l’arche. Tout ce que je vois c’est le 28 min. Je pense à mon record à ce moment-là et je franchie la ligne d’arrivée aussi vite que possible (12.2 km/h).

J’essaie de récupérer ma respiration laissée sur la fin du parcours et je jette un œil à ma montre qui m’affiche 28’19.  Oh Mon Dieu !!!!

Une allure moyenne de 5’40/km (soit 10.6 km/h)

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Je suis tellement heureuse que j’ai du mal à retenir mes larmes.

Ce record, je l’ai voulu et je l’ai eu. Vous aviez raison, j’en étais capable.

Sur mon nuage, je retrouve les copains Aurore et coach (qui s’apprêtent à courir 21 km), Baptiste et Elo (qui boucle son premier – et surement dernier – 5 km en 35 min et 06 sec SANS entrainement, vous pouvez l’applaudir svp!  #fieredelle)

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Encore une sacrée course. Encore de bons moments partagés avec mes amis, à encourager les coureurs, à se dépasser, à rigoler…

classement

Je suis arrivée 583 sur 2642 coureurs !!!
Je suis dans le premier quart au classement général et j’avoue que j’ai toujours du mal a réaliser moi qui suis habituée aux fins de classement !

J’ai juste envie de dire un gros gros merci a mon coach !

J’en viens à me demander si ce problème de tibia ne serait pas psychologique et tout simplement lié au stress du « ça passe ou ça casse »… bref à suivre…

Retrouve le compte-rendu de coach sur son blog et celui d’Aurore ici

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Inscription semi-marathon de Toronto 2016

20 Avr

Me voilà inscrite pour le semi-marathon de Toronto qui aura lieu le 16 octobre 2016.

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L’événement qui comprend un marathon, un semi-marathon et une course 5 km est parmi les plus courus et divertissants en Amérique du Nord sur tout un week-end. Le marathon attire plus de 26 000 athlètes de 30 pays. Je pense qu’on peut s’attendre à du monde et de l’ambiance !


En même temps, avec plus de 5 millions d’habitants, Toronto est la 5eme plus grande ville en Amérique du Nord.

Ce sera mon deuxième semi-marathon.
Pour rappel, le premier a été couru en avril 2015 à une allure tranquille après une petite entorse de la cheville.
J’en garde tellement un bon souvenir (mon meilleur souvenir de course, n’ayons pas peur des mots) que j’ai vraiment hâte de retenter l’expérience. Et je dois avouer que courir à Toronto me vend pas mal de rêve

Si l’on en croit la vidéo de l’édition passée et le fait que cette course sera partagée encore avec mes amis et mon coach, ça promet une course mémorable…

L’objectif sera de faire donc mieux que 2h26 et m’amuser au maximum !

L’entrainement ne sera pas des plus faciles puisqu’une partie se fera en plein été québécois… Et vous commencez à me connaitre, la chaleur, mes baskets et moi ça fait au moins 8000…

Mais j’ai déjà hâte de préparer cette course et d’allonger les distances.

La motivation est la et c’est déjà une partie du travail. Gardons-la !

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Le Tour de l’Horloge 2016

12 Avr

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Premier dossard de l’année et une course merveilleuse (oui, je n’ai pas peur des mots) !

Un petit 5 km venu s’ajouter au planning suite à la proposition de mon super coach-Niko. Objectif pour tous les deux : se faire plaisir.
Pas d’objectif chrono car le vrai 5 km à tout déchirer aura lieu 2 semaines plus tard.

Du coup, on y va très relax ! La veille, c’est du grand n’importe quoi : goûter chez Tim Hortons (comprendre muffin et chocolat chaud), bar et resto le soir. Une préparation dans les règles de l’art quoi !

Réveillée « naturellement » à 6h45 avec un petit mal de tête, je me prépare tranquillement et je me rends en métro jusqu’au Vieux-Port, là où se déroule la course. Je suis détendue et impatiente. Je retrouve ma copine Elodie (photographe officielle de Niko) et Niko. La course commence dans une heure, on est large.

Ce matin, on s’appelle tous Michel

Petit point météo, un grand soleil inonde le port mais le froid n’a pas l’air de vouloir laisser sa place. Un petit -5 degrés ressenti -8, je ne lâche pas mes gants et mon bonnet. Le temps est idéal pour une course (quand je vous dis que c’était une course merveilleuse…)

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Je porte fièrement les couleurs de mon coach. La #TeamRunningAddict est au top !

C’est parti pour un échauffement de 20 min en footing lent sur une partie du parcours (que l’on découvre au fur et à mesure) avec mon coach à mes côtés. Les jambes ne sont pas au top et je me traine. Je crains un peu la course à ce moment-là… Je m’imagine déjà courir en mode tortue. Chose que je n’envisage pas. Je suis venue sans objectif chrono, « oui  mais » avec l’envie de courir plus vite qu’en footing tout de même (je porte un dossard oui ou non?)

5 min avant le départ, il est temps de rejoindre tous les coureurs. Je suis contente de pouvoir partager cet avant-course avec mes 2 amis. Après un « bonne course Michel » adressé à Niko (oui parce que sur cette course, on s’appelle tous Michel, c’est le dossard qui l’a dit) et un check, je repère un meneur d’allure à 30 min, je me place derrière. Niko lui part en tête.

Après quelques minutes d’attente pendant lesquelles je savoure cette sensation de petit stress avant le départ, on est parti ! Je décide de ne pas quitter le meneur d’allure des yeux qui part avec un petit groupe à ses bask.
Y a du monde au départ et c’est pas facile de le suivre mais je double et je m’impose ah ah
Il est hors de question que je me laisse distancer dès le début à cause des autres.

parcour tour horloge

Sur le premier kilomètre, je me contente de rester aux alentours de 6’00/km et je m’assure de garder les oreilles de lapin de mon meneur (en vrai c’est pas mon mien a moi toute seule mais les autres je m’en fou ah ah cette course, c’est MA course. Non je ne m’enflamme pas du tout… Surtout qu’en vrai ce sera celle de Niko puisqu’il va finir premier YEAAAAAAH Et ouai, je vous ai spoilé la….) quelques mètres devant (toi aussi t’as du relire le début de ma phrase pour te rappeler ce que je disais avant mon monologue ma parenthèse?!)

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Ensuite, j’essaie d’accélérer un chouia dans le but de ne pas faire plus de 30 min. J’aperçois un homme qui court en jeans ! Et ça n’a pas l’air de le choquer… Ni personnes d’autres d’ailleurs. Hum…ok, ils sont comme ça les caribous…
La respiration est bonne et les jambes suivent. Ma foulée est plutôt naturelle et je suis plutôt contente. On zigzague (le correcteur orthographique ne me corrige pas, je viens donc d’apprendre que le verbe zigzaguer existe bel et bien, la honte…) le long des quais. Il n’est pas toujours facile de gérer les virages secs ou tout le monde se marche les uns sur les autres (oui dans ces moment-là il est difficile de courir si tu veux pas écraser tes concurrents). Je parle de « concurrents » mais en fait je ne sais pas pourquoi, sur cette course, je vois les choses différemment que sur les autres courses.

Je ne sais pas pourquoi mais justement je ne vois pas les autres comme des concurrents aujourd’hui. La, il n’y a que moi qui compte. Comme si j’étais ma seule concurrente.

Je crois que je voulais vraiment me prouver que j’étais capable de tenir les 10 km/h sur ces 5 km.

Je suis tellement dans ma bulle de bonheur, que quand j’aperçois Niko qui a déjà fait demi-tour sur le parcours, je ne me rends même pas compte qu’il est premier à ce moment-là !
Il me tend la main et je tape dedans quand on se croise. Ca me file la patate et je file le sourire.
Après coup, je me rends compte qu’il est déjà sur le chemin du retour et moi je n’en suis qu’à 2 km parcourus. Ahem…

Je cours sur la ligne droite et je vois toujours le lapin devant moi. Je continue à la même allure. A chaque fois que je regarde ma montre, je tourne entre 5’55 et 5’50 au kilo.
J’arrive enfin au moment où il faut faire un demi-tour sec. 16 min depuis le départ et 2.7 km. Je double des gens. Incroyable ! Ça ne m’arrive jamais ! Et je vois encore plein de monde derrière (en vrai je ne me retourne pas hein, je les vois juste en contre sens puisqu’ils n’ont pas encore fait demi-tour).Enfin, « plein de monde » on s’entend, je veux dire beaucoup plus que d’habitude. Ça me file encore plus la patate !
Au bout de 3.5 km, j’accélère encore un peu. Je reste entre 5’50 et 5’45/km. Je commence  à sentir ma fréquence cardiaque augmenter. Ma montre me dira plus tard que je suis aux environs de 188 bpm. Ca commence à tirer lorsque j’entame le dernier kilomètre.

700 mètres avant l’arrivée j’aperçois Elo et Niko qui m’encouragent. Je me retourne pour leur parler et je manque de me manger le mec devant moi en me retournant. Oups. Un virage et tout le monde se piétine encore dessus. Je bats des coudes pour doubler. Je les double.
Niko va jouer parfaitement son rôle de coach à partir de maintenant. Quand je me rends compte qu’il m’a rejoint sur la course, ça me booste a fond ! Il me pousse à accélérer tout en courant à mes côtés. Je sens que j’en ai encore un peu sous la semelle et je sais que je vais pouvoir sprinter comme j‘aime le faire avant l’arrivée. On dépasse MON lapin et on accélère encore. Niko m’encourage encore avec un « allez, tu peux tout lâcher sur la dernière ligne droite il ne reste que 150 mètres ». Je lui réponds un grand OUI et c’est parti !

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Ah on est beau en plein effort hein… Pour ma défense, j’étais en train de tout donner ah ah Ou en train de mourir on peut dire ça oui !

C’est dur mais j’accélère pour passer de 5’28 (11 km/h) à 4’56/km (12,16 km/h et un cardio a 194 battements par minute), toujours avec Niko à mes côtés. Je ne sais pas si j’aurai accéléré autant s’il n’avait pas été la ! J’ai bien envie de ralentir mais je vois le temps officiel qui affiche 19 min 17. Alors tout bêtement je donne tout pour ne pas mettre 9 secondes de plus (mon précédent record personnel).
Je passe le deuxième tapis (heureusement que Niko m’a prévenu, je me serai arrêté au premier moi…) et j’arrête mon chrono qui m’affiche 29 min et 06 secondes avant de récupérer ma médaille (même pas en chocolat mais avec des flocons pailletés ! Trop belle !) Je suis heureuse !

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Record battus de 25 secondes.

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Mais genre trop heureuse d’avoir été aussi bien pendant toute la course, d’avoir partagé ça avec deux amis en or, d’avoir reçu le soutien de mon coach sur la fin du parcours, d’avoir pu constater officiellement mes progrès et d’avoir eu un vrai repas en guise de ravito en fin de course (gloutonne power) !

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Après avoir dégusté le plateau repas chaud (et un verre de cidre fabriqué par Michel, le vrai), j’ai pu applaudir comme il se doit la montée de la plus haute marche du podium de mon super coach qui déchire tout! Trop fière d’être sa padawan !

Temps réel officiel : 29 min et 4 secondes

temps officielclassement

Euh… Sinon on en parle de mon classement ?
Je rêve ou je finis 132eme sur 404 ?
D’habitude je suis dans les tous derniers…. WTF ?!

La #TeamRunningAddict a donc tout déchiré sur cette course nullement préparée avec deux records personnels et une médaille d’or (mais en fait, c’est pas du vrai or, t’emballe pas Polo !)

Bref, j’ai un coach génial qui déchire !!

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Un gros merci aussi a la photographe !

Pour lire le compte-rendu du coach, c’est par ici !

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