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Le tour de l’Horloge

8 Mar

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Après 6 mois sans dossard, j’ai les épingles qui me démangent sévère….

Ce week-end, coach me parle d’un 5 km le long du Saint-Laurent, sur le vieux port de Montréal.

La course a lieu sur les docks. J’ai directement les images en tête et ça donne fortement envie. Le lendemain je reçois un petit mail dans ma boite. Coach m’invite à rejoindre son équipe de running addict. Comment résister. Inscription faite dans la foulée.

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Je ne sais pas encore comment je vais courir ces 5 km puisque j’ai déjà un 5 km avec RP (29’ 29) à battre 2 semaines plus tard. Mais j’ai déjà hâte !

Et je réalise qu’il s’agira de mon premier dossard de l’année.

Rdv donc dans 4 semaines.

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Bilan Octobre 2015

16 Nov

Un bilan d’octobre qui arrive mi-novembre… Oui je vous autorise à me gronder (mais #pastaper hein)

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Octobre marque la fin de mon entorse et ma reprise en course à pied. Une reprise laborieuse on peut le dire…
Des douleurs  la hanche, une douleur au tibia droit (entorse cheville droite explique surement cela – un début de périostite ?), un physique qui ne suit pas et donc un moral en berne.

En chiffre :

6 séances de course à pied
32.98 km
3:45:06
1 dossard
1 séance de natation

10-2015

J’ai essayé de combler les dernières séances de kiné avec de la natation (bonheur de refaire des longueurs).

Et j’ai tout de même pu courir le marathon de Toulouse en relais. Et je ne regrette pas puisque j’ai adoré (malgré quelques douleurs) ! L’occasion idéale de dire au revoir à mon club de course à pied. Pourquoi je quitte le club ? Je vous en reparle très vite.

L’objectif pour le mois de novembre sera d’assurer une bonne reprise de la course. Sans douleurs. Oui oui j’y crois. Y ‘a pas de raison.

Un tout petit mot spécial à coco pour ses conseils et encouragements.

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Marathon de Toulouse 2015 en relais

29 Oct

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Dimanche 25 octobre j’ai couru mon premier marathon (ne t’affole pas, je ne suis pas encore maso) en relais.

Celui de Toulouse se fait par équipe de 4 relayeurs:

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Je suis chargée du tout premier parcours. Je serais donc au départ parmi 800 autres coureurs.

C’est avec une légère appréhension mais beaucoup de joie que j’aborde cette course.

En effet, il s’agit de la dernière courue sous les couleurs de mon club. L’appréhension est là car la douleur au tibia est restée coincée dans un tout petit bout de mon cerveau… J’ai peur d”avoir mal, peur de devoir mal (re)vivre une course officielle, peur de l’organisation. Et si je ne trouvais pas ma relayeuse? Et si je ne savais pas où aller? Et si je ne retrouvais pas mes coéquipière pour terminer ensemble ? Et si je me perdais sur le parcours ?

Les derniers bouleversements dans ma vie ont fait que j’arrive à ce marathon très fatiguée. Ajoute à cela un déménagement toute seule 2 jours avant et tu obtiens des conditions imparfaites pour une course officielle. Bref, tu vois, ce n’est pas brillant…

Et pourtant j’ai tellement envie de la faire cette course.

Plusieurs mois que je n’ai pas porté de dossard. Plusieurs semaines sans courir. J’ai envie d’en découdre. J’ai envie de retrouver l’ambiance d’une course. J’ai envie de me retrouver parmi une marée de coureurs. J’ai envie de me dépasser. Et je vais être servie croyez-moi !

Je me rends au départ de la course avec 2 copines du club. La bonne humeur est au rdv. Elles ne courent pas le premier relais et ont tout de même tenu à venir nous soutenir sur le départ. J’entends qu’on appelle mon prénom. Je me retourne et voit un jeune homme que j’ai connu il y a plusieurs années à plus de 700 km d’ici, à une époque où courir pour moi se résumait à attraper le métro lorsque la sonnerie retentie (et ça me fait penser à coco qui a vécu un peu la même chose sur une course, pas pour le métro hein mais pour la rencontre). Ah, les joies des rencontres sur les courses ! Ce contact me ravie et me donne une pêche d’enfer. Il n’y a pas à dire, j’adore ces moments lors des courses, même s’il ne s’agit que de quelques mots échangés.

On retrouve les autres membres du club et on s’échauffe. L’excitation de la course monte peu à peu. Je sais que je vais donner mon maximum, quoi qu’il se passe.

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Le coup de feu est donné. J’enclenche le chrono en passant le tapis. Tout le monde part comme une fusée. Pour moi, hors de question de me griller. Je laisse tout le monde me dépasser (ça, j’ai l’habitude).
Et à peine le premier kilomètre passé, BIM. La barre. Sur tout le long du tibia. Aie aie aie. Que je déteste cette sensation de barre de fer. La douleur est telle que je peine à lever le pied droit. Chaque nouvelle foulée me coûte. Je manque de trébucher à plusieurs reprises. Je me fais dépasser encore et encore.
Ah tiens, c’est sympa, ma hanche a décidé de tenir compagnie à mon tibia. Une douleur apparaît à gauche. J’ai du mal à garder ma foulée habituelle.

Vers le 3ème kilomètre, je me fais rattraper par un homme et une femme de mon club. Je leur fais part de ma douleur et celui-ci me conseille de ne pas hésiter à m’arrêter si je souffre trop. C’est mal me connaître. Hors de question de m’arrêter. Je la connais cette douleur. Je la déteste et je ne la laisserais jamais me battre.

Je suis plus forte qu’elle.

Elle m’en fait voir de toutes les couleurs à chaque fois qu’elle survient en début de course. Je sais qu’elle finit par partir aux environs du 5ème kilomètre. Alors je ne lâche rien. Je serre les dents tout en veillant à avancer un pas devant l’autre. Je sais que ça va finir par passer.

J’ai toujours mal à la hanche aussi grrrrrr

J’essaie de trouver une nouvelle façon de courir. 
Pour parler chrono, tu t’en doutes, il ne cesse de dégringoler au fil du temps. Je cours à une allure de limace ! J’atteins le 7’20/km voir même 7’30 parfois… Je me fais dépasser par un petit couple. Arf là j’avoue mentalement j’ai la rage. Je suis dégoûtée de ne pas pouvoir tout donner.

On a passé le km 4.
Je me fais rattraper par un groupe de filles. Une reste à ma hauteur. Elle a sûrement décidé de se caler à mon rythme. Et là miracle, la douleur s’atténue. J’accélère un peu. Elle me talonne.
On arrive au ravito, je m’arrête boire un peu et manger un bout. Bon, t’imagines bien qu’on a pas le temps de refaire le monde, je repars sur les traces du groupe de filles.

On traverse le deuxième pont du parcours. Même pas mal dans la montée. D’habitude ça me coupe mais là je suis tellement heureuse d’être libérée. Je lâche un peu dans la descente.

J’arrive à accélérer un peu. Mais du coup, je m’essouffle vite. Je commence à tirer la langue – façon de parler hein, va pas croire que je ressemble à ça:

Je talonne toujours le groupe de filles. L’une d’elle m’encourage.

On approche le km 7 et la même fille se retourne et me parle. J’entends rien avec ma musique donc j’arrête de faire mon asociale et enlève un écouteur. Coupable, je lui demande de répéter.

Et là elle me dit “on passe la ligne d’arrivée ensemble et c’est pas autrement”.

Je lui réponds “avec plaisir”.
Mais je peine à rester à leur hauteur. Alors qu’on court aux environs de 6’50/km.

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coucou mes nouvelles copines !!! (credit photo)

Elle finit par me dire de venir à sa hauteur en me tendant la main et en ajoutant “je t’ai dit de rester à côté de moi pas derrière moi”. Je mets le turbo pour la rattraper et attrape sa main. On approche le km 8. Et je m’accroche à elle et à ses copines. Elles sont un groupe de 3. Et elles motivent et encouragent tout le monde. C’est un vrai plaisir de courir avec elles. On passe vers Compans Caffarrelli, je connais bien l’endroit. Et là, j’entends qu’on m’appelle. Je me rends compte à la dernière minute que JM du club est en train de me demander de sourire pour la photo. Je suis ravie de le voir et lui fait un petit coucou. Ca fait plaisir d’être encouragée par ceux qu’on connait !

On arrive à la hauteur d’un homme qui marche. C’était sans compter sur mes nouvelles acolytes, il n’a pas d’autre choix que de prendre le train en marche. Nous voilà maintenant à courir à 5.

Et là, on entame une longue ligne droite de 2 km. Heureusement on croise les marathoniens qui courent dans l’autre sens. Je reconnais Mathieu qui est dans les premiers mais qui ne me reconnait pas malgré mes encouragements. Et ensuite je croise 3 hommes du club que j’encourage également. Et je guette mon skippy prête à donner de la voix pour le booster. Malheureusement, j’entame mon 10ème kilomètre et le chemin des relayeurs et des marathoniens se séparent.
J’ai adoré les croiser ! J’ai oublié la course et mon allure et j’ai profité du moment présent. Comme si j’étais spectatrice du marathon. Comme si j’étais juste venue les soutenir. Ces 2 kilomètres sont passés hyper vite !

Tiens, je me rends compte que les filles n’ont pas suivi zut, je me sens un peu mal de les avoir lâché du coup…

Je croise ma copine M sur le côté qui m’encourage et immortalise l’instant.

Je sais qu’il me reste moins d’un kilomètre. Je me sens plutôt bien et j’accélère. Je rattrape une femme de mon club et je file. Dernier virage à droite (heureusement que je suis la fille devant moi car sinon j’aurais été tentée de continuer tout droit et de m’engager sur le relais 2, mais non merci ça ira). Juste avant de donner mon relais à ma coéquipière, je croise le collègue de bokiné qui m’encourage et je tape dans sa main, ravie de finir en bon état (enfin si on oublie la douleur à la hanche qui s’est fait sentir sur tout le parcours).

Mon parcours est enfin fini ! Je ne fais pas la fière vu mon chrono: 1h15 pour parcourir 10.96 km à ma montre.

Je rejoins mon club, déçue de ne trouver que de l’eau à mon arrivée en guise de ravitaillement. On file au point relais numéro 3 tous ensemble.

Il commence à faire chaud. Les coureurs en souffrent.

On retrouve encore plus de coureurs du club. Une super ambiance de soutien et de motivation règne. On crie à chaque départ de l’un d’entre nous. On est assez euphorique et heureux d’être là et de partager ça.


Cela fait 1h que j’ai arrêté de courir et je commence à bien me refroidir. J’ai mal partout et je ne fais que bâiller

Ma relayeuse me rejoint pour attendre la troisième relayeuse. Lorsqu’elle arrive, elle passe son relais à la 4ème et on repart toutes les 3 en métro direction le palais de justice où nous devons retrouver celle qui vient de prendre son départ et qui doit courir 9 km.

Arrivés au point de “regroupement”, on se retrouve entre membres du club. L’ambiance est toujours aussi bonne. Chacun attend son dernier relayeur pour le parcours commun. Le stress commence à monter légèrement. Je me sens froide, j’ai mal partout et je suis fatiguée (promis en vrai j’ai pas autant râlé). Et je sais que celle que l’on rejoint pour terminer ce marathon court assez vite. J’appréhende donc un peu de devoir me remettre en jambe à vive allure.
On en profite pour faire quelques photos d’équipe en attendant notre 4ème coéquipière. Vu nos sourires, je pense que la joie se lit sur nos visages.

La dernière de l’équipe arrive et on la rejoint sur la course au passage. A mon grand soulagement je me sens plutôt bien. La hanche se fait légèrement ressentir mais le souffle n’est pas trop mauvais et le tibia se fait totalement discret. On parcourt 1.5 km toutes les 4 à une allure d’environ 6’17/km avec l’envie d’accélérer encore à la fin.

Dernier virage à gauche avant d’arriver sur la mythique place du Capitole. Et là j’entends quelqu’un qui crie “ouaaaaaaaai la skypette” et qui me tend la main. Je suis trop trop trop heureuse de voir mon super skippy puisque je pensais ne pas le voir du tout (souviens-toi c’est lui que je guettais parmi les marathoniens un peu plus tôt) ! Voici d’ailleurs la vidéo qui immortalise ce moment :

Et c’est main dans la main et avec le sourire que nous franchissons la ligne d’arrivée. Nous avons mis 4h29 pour parcourir ces 42,195 km.

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Fin de la course, remise de la médaille et ravito au top (fromage, saucisson, barre de céréales, bananes, orange, pain d’épice, eau, pepsi, etc. – comment ça on ne vient pas pour manger?).

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Retrouvailles avec tout le club. Débriefing. Photo de groupe. Puis nous avons filé dans un bar pour bien terminer cette merveilleuse journée.

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Mon premier trail…

27 Juin

… Ou comment finir dernière féminine d’une course pour la première fois ! Et il faut bien une première à tout.

Ca y est on y est ! Mon tout premier trail dans ma vie de runneuse…
Un nouveau défi, surtout pour moi. Un trail, ça grimpe en principe. Et moi et les « côtes », les « montées » ou le « dénivelé », ca fait au moins 8000 (j’exagère à peine…)
Mais comme j’ai un gourou complètement déglingo, ce dernier a décidé de m’inscrire à mon tout premier trail (comprenez, course en nature qui grimpe). Mais le plus génial, c’est qu’il a décidé de courir toute la course à mes côtés ! Et vous verrez tout au long de ce compte-rendu qu’il est vraiment génial mon gourou (que nous appellerons Skippy par la suite) !

Brièvement, il s’agit de la 10ème édition d’une course de 7 et 14 km pour l’association Hôpital Sourire qui aide les enfants malades accueillis au CHU de Toulouse. Au total, 9 000 euros ont été reversés à l’association cette année. Le parcours en forêt présente un dénivelé de 200 m.

Le rendez-vous est donné sur un parking à 8h du matin. Je vous passerai les orgies culinaires de la veille qui me plombe l’estomac de bon matin en ce dimanche 14 juin. Ajoutons à cela, une météo de crotte (comprenez orage et pluie toute la nuit qui ne s’arrête pas) et 5h de sommeil seulement. Je m’équipe donc en conséquence.
Comme j’ai un chéri-chéri trop choupinou, c’est en trio que nous partons dans la SkippyMobile en direction de la forêt de Buzet. Et comme Skippy il est hyper gentil, il avait préparé du pain d’épice maison dis donc !

Arrivés sur place, il pleut toujours bien entendu. Mise en place des dossard, dernières vérifications, synchronisation des montres, retournage de casquette et nous voilà prêts. Il pleut encore et encore et à ce moment là je me demande ce qu’on fait la…

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Une fois arrivés vers le sas de départ et après un petit échauffement rapide, on se réfugie sous des tentes en attendant le départ, sous la pluie toujours. L’organisation à assuré de ce côté là. Skippy me donne un peu de potion magique pour assurer le coup.

En voulant rejoindre le sas départ, on passe par un petit fossé. A peine le temps d’y poser un pied, celui-ci s’enfonce dans l’eau.

OK donc mon pied est déjà trempé avant la course.

Ça, c’est fait au moins puisque de toute façon je risque de finir les pieds mouillés.

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Le départ est lancé pour le 14 km. Départ pas trop rapide. On se laisse doubler. Ne pas partir trop vite, c’est le conseil qu’on m’avait donné. Et on se retrouve rapidement dans les derniers. La terre est bien mouillée, ça commence donc fort.

Le petit Jésus du trail à décidé de ne pas m’épargner pour ce baptême.

Je regarde ma montre, même pas 1 km de parcouru. OK, ça risque d’être long ! D’après Skippy, il ne faut pas hésiter à courir dans les flaques d’eau. Parfois, in se blesse en voulant les éviter bêtement. Dans les premières montées, il me donne encore des conseils. Mais ces quelques côtes suffisent à faire souffrir mes petits mollets. N’ayant pas l’habitude, j’ai très mal à l’arrière des deux mollets. Mais Skippy il est tellement génial qu’il avait prévu de quoi me shooter. Hop, un comprimé magique et on ne lâche rien. Un coup d’œil à ma montre m’indique presque 4 km.

Là, je me dis que jamais je n’arriverai au bout.

Je songe même pas à m’arrêter au 7eme kilomètre en me fondant dans la masse des coureurs de la distance en question.

On se fait rattraper par les coureurs du 7 km partis peu après nous. Ils filent à vitesse grand V et ce n’est pas toujours facile de les laisser passer. J’imagine déjà le titre de ce compte-rendu « mon premier trail ou ma première course où j’ai terminé dernière » (rassurez-moi, je ne suis pas la seule à imaginer des titres pour mon blog pendant mes courses?). Spoiler alerte !

On croise un mec qui vomi sur le bord du chemin… C’est à ce moment-là que choisit Skippy pour me souhaiter la « bienvenue dans le monde du trail ! » Euh… merci ?!

Au 5eme kilomètre, je m’arrête au ravito boire un verre (d’eau, je précise). Le prétexte est bon tant je rêve de faire une pause pour mes mollets.

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La douleur disparaît petit à petit. On garde tout de même une bonne allure. Malgré tout, on se retrouve talonné par le vélo qui ferme la course. Sur le coup je m’en moque un peu. Tout ce que je veux c’est arriver au bout. Et on arrive bientôt à mi-parcours. Ça me motive.

Arrivés au 7eme kilomètre, on nous indique de tourner à gauche pour continuer. Et à ce moment-la je n’ai plus envie de m’arrêter. Je n’ai plus mal, le souffle est plutôt bon, on est lancé et je ne suis pas encore tombé une seule fois malgré la boue.

Et après ce virage on continue donc de courir dans une autre partie de la forêt.

Et comme nous sommes derniers, je fais remarquer à Skippy qu’on a l’impression d’être seuls au monde dans toute cette nature.

Il pleuviote toujours un peu. C’est beau.

On approche des 10 km et on est bien. On conserve une allure correcte. On marche dans les montées car je veux arriver au bout. Et il y a de sacrées montées sur cette deuxième partie de parcours. Skippy me donne un peu de potion magique. Je suis plus à l’aise et j’arrive à bien accélérer en descente. Je suis moins gênée par la boue et les flasques que ce que je pensais. Je n’hésite pas à mettre les pieds dedans puisque de toute façon mes baskets sont déjà bien sales et qu’une fois les pieds trempés, autant y aller.

Skippy arrive à prendre des vidéos pendant la course. Et ça fait de chouettes souvenirs.

On s’arrête à un ravito et les bénévoles conseillent à Skippy « de ne pas me lâcher ». Euh…J’ai l’air d’aller mal à ce point ?! Moi je me sens bien.

Il s’est arrêté de pleuvoir et on aperçoit le soleil a travers les arbres. C’est super agréable. Et je me dis qu’on est bien là. Je songe à changer le titre de cet article en « mon premier trail ou comment détester la première moitié de course et kiffer la seconde » mais après réflexion c’est un poil trop long. Après coup, ça me rappelle une autre course.

Vers le 12eme km, une descente se présente et un bénévole nous encourage :

« Attention à la descente. Allez vous y êtes presque ! Plus que le mur et vous êtes arrivés ».

Hein?! Un mur?! Quel mur?! Skippy se pose la même question. On en rigole, même pas peur, je ne réalise pas encore… Ce sera surprise !

A 1h30 du départ, on a parcouru plus de 11 km.

Le sol colle et je manque de glisser à chaque foulées. Ça devient pas évident de devoir gérer chaque pas. Et ce sera comme ça jusqu’à la fin.

Un peu avant le 14eme kilomètre (d’après les panneaux), on arrive face au mur, qui porte bien son nom. Je fais moins la maligne. Dur, dur, je commence à en avoir marre mais pas le choix alors on y va. En marchant bien sur et en m’appuyant sur mon Skippy au moment de franchir la « bute » finale. Oui il est vraiment génial mon Skippy il m’offre sa main ou son bras à chaque passage « difficile ».

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Arrivé en haut, le bénévole nous dit « bravo allez il reste plus que 1 kilomètre/1 kilomètre et demi ».

Whaaaaaaat ?!?! D’après les panneaux on était censés arriver approximativement… maintenant en fait. Et Skippy aussi hallucine.

A partir de là,  je n’ai qu’une envie c’est d’en finir !! Je râle en ne voyant pas l’arche d’arrivée après 1 km de plus parcouru. Après un dernier virage où on abandonné la terre et le boue je l’aperçois enfin. Et le chemin jusqu’à elle me paraît tellement long !!! On croise une copine du club dans le sens inverse qui a terminé le 7 km. Et c’est un tel plaisir de la voir que ça me redonne un peu de courage pour la fin. On finira les dernières foulées en trio. Skippy et skipette (ça, c’est moi) finissent main dans la main, le sourire aux lèvres malgré tout (vous avez dit niais?! Je dirais plutôt soulagement et bonheur).

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Le bonheur aussi de voir à l’arrivée chéri-chéri, qui nous filme et qui a bravé la pluie pour venir me soutenir (niais?! Là, on est d’accord).

Un petit tour au ravito final et un petit debrief après 1h56 de course dans la boue, les flaques et sous la pluie. Aucune glissade malgré mes baskets non prévues pour ce type de course et ça c’est une bonne nouvelle ! Mais surtout 14 km partagés avec un gourou en or, mi-MacGyver, mi-MarryPoppins (il en cache des choses dans son camelback de compet !)

Avant de partir, petit coup d’œil au panneau d’affichage des arrivées. Je suis donc bien arrivée dernière femme de la course. Et nous sommes arrivés avant-avant derniers sur tous les coureurs du parcours. Oui… Nous avons réussi à doubler des vétérans oh yeah !

Valeurs du trail respectées avant de rentrer :

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Je terminerai par dire un énorme merci à Skippy pour tout ce qu’il a fait pour moi. A cause de moi tu fais un temps pourri sur cette course mais si ça peut te consoler ça compte beaucoup que tu sois resté à mes côtés durant toute la course. Merci pour tes potions magiques et autres secrets de gourou. Merci pour m’avoir cru capable de faire cette course, de m’y avoir inscrite et de m’avoir soutenue.

Prochain rendez-vous en terre inconnue à venir…

Et pour lire le CR de Skippy, c’est par ici !

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Bilan mai 2015

3 Juin

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En ce début de mois de juin, je peux désormais clamer haut et fort que mes blessures sont définitivement derrière moi ! Plus de douleur ressentie depuis le mois d‘avril, j’ai repris le chemin des entraînements en club. La joie de refaire du fractionné et de l’endurance active est à son comble ! Non je ne suis pas maso.

Ce mois de mai a débuté avec un dossard qui a débouché sur un record sur 10 km.

Etant donné le petit kilométrage du mois dernier, il n’a pas été difficile à battre. Il reste néanmoins un peu faiblard à mon goût mais pas étonnant puisque je n’ai couru qu’une sortie longue…
Et elles ne sont pas prêtes de revenir ces sorties longues justement. Avec la chaleur qui arrive, j’avoue ne pas avoir envie de « subir » mes sorties sur 1h30… Je te rappelle que je viens du Nord (Paris et sa banlieue… Je te rappelle aussi que pour les Toulousains, le Nord se situe au-dessus de Bordeaux)

Tu remarqueras (non ?! Je te le notifie alors…) qu’à la fin du mois, le renforcement musculaire a pointé le bout de son nez sans même que tu l’attendes ! A force de traîner me balader sur les réseaux sociaux (on a beau dire, on trouve du bien et du moins bien c’est certain), j’ai pris connaissance de l’existence du programme  « Top Body Challenge » qui te vend un corps de rêve avec ses photos avant/après. L’idée de suivre un planning précis avec des exercices clairs et simples a donc germé dans ma petite tête. J’arriverai peut-être à m’y tenir si j’ai des séances bien définies à l’avance ?! Et me voilà lancée dans l’aventure ! Je te rassure tout de suite, mon but n’est pas de ressembler à Kate Moss à la fin mais plutôt de gagner en force et mettre une chance supplémentaire de mon côté pour continuer à m’améliorer en course.
Tu vas donc pouvoir me botter les fesses si je ne tiens pas les 12 semaines de renforcement prévues par le programme. Virtuellement parlant, nous sommes bien d’accord ?!

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Toujours un cours de yoga hebdomadaire que j’apprécie de plus en plus. Je gagne en souplesse mine de rien et ce temps passé à me concentrer sur mes ressentis dans le calme ne peut qu’être bénéfique !

Les chiffres :

4 cours de yoga

8 séances de running

1 course officielle

3 séances de renforcement musculaire

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Pas sûre de faire mieux dans les mois qui viennent avec la chaleur qui s’installe… Tu es prévenu !

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10 km de Balma 2015

4 Mai

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Samedi matin, réveillage à 7h, petit-dej’ 3h avant la course, et hop j’enfile ma tenue soigneusement préparée la veille. 8h45, chéri-chéri et moi-même décollons de la maison, direction Balma à côté de Toulouse (seulement 10 petites minutes de voiture).

Le stress commence à se manifester gentiment. Arrivée au stade (où a lieu l’arrivée), j’échange quelques messages avec Franck pour savoir où il est. Hum… Mais qui est-ce donc que ce Franck ? Franck, c’est mon grand gourou, virtuel jusqu’à présent. Membre de la runno-blogo-sphère (il court mais pas que…), il est très actif sur les réseaux sociaux et habite pas très loin de Toulouse. Vous vous demandez sûrement pourquoi je le qualifie de « grand gourou ». J’y viens. Il est à la tête de la #TeamDeglingo sur Twitter et Instagram. Kézako ? C’est juste un ensemble de Twittos (ndlr : twittos désigne une personne qui utilise le réseau social Twitter – j’explique pour ma maman qui me lit mais ne connaît pas grand-chose à Twitter… Coucou maman !) qui essaie de se motiver mutuellement pour faire du sport via les réseaux justement. C’est donc mon gourou qui m’a proposé de participer à cette course. Objectifs : faire péter nos records personnels et voir qui se cache derrière un pseudo.

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Au moment où je me dirige vers la salle polyvalente, où je dois récupérer mon T-shirt, je m’aperçois que j’ai oublié ma puce pour le chrono. Avouez que pour une course chronométrée, c’est assez embêtant. Du coup, comme j’ai un chéri-chéri adorable (et qu’il n’a pas trop le choix), ni une ni deux, il me laisse sur place en emportant mon sac de sport pour rentrer à la maison récupérer la cause de cet événement grandement stressant !!! Je me retrouve donc seule avec mon dossard et aucune moyen de joindre personne. Ok, il est 9h15, je récupère mon T-shirt, je croise une copine virtuelle d’Instagram (une autre rencontre IRL – IRL= In Real Life, je le précise, on sait jamais ;)) et je file à l’entrée du stade faire le pied de grue pour récupérer ma puce. 9h45 (je passe le détail des longues minutes passées à scruter la rue et le temps qui passe), chéri-chéri me donne ma puce et je peux enfin me diriger vers le départ. Je ne sais pas où c’est d’ailleurs mais comme souvent, y a qu’à suivre les coureurs !

Je trottine jusqu’au sas de départ; histoire de dire que j’ai trottiné quoi. Et je me place dans la foule de coureurs. Là, je t’avoue qu’à ce moment précis, je me sens seule. J’essaie de repérer le gourou dans cette foule mais sans succès. Et puis je sens qu’on me tape dans le dos. Caroline de mon club de running prend le départ également de ces 10 km. C’est une flèche cette fille ! Elle est sous les 50 min donc on parle d’un autre niveau là ! Elle m’impressionne beaucoup moi avec mon petit sub 1h dans le viseur. Petit stress d’avant course et PAN ! C’est parti ! On se souhaite bonne chance et je la laisse filer.

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Je me cale à 5’50 sur (conseil de chéri-chéri). Oui, parce qu’on a essayé d’établir une stratégie de course. « Tu pars à 5’50/km et si tu tiens pas au bout de 5 km tu ralentis et tu te mets aux alentours de 6’00 comme ça, ça te laisse une petite marge ». Soit. Tentons-le. Faut bien si je veux faire moins d’une heure. Je suis lancée sur la ligne droite parmi plein de coureurs. Je me fais doubler mais pour une fois je ne me sens pas nulle avec mon allure. J’ai le sourire, je me sens bien et je suis contente d’être là. L’avantage (et le seul je dirais) des lignes droites c’est que je peux admirer le flux de coureurs de toutes les couleurs (leurs T-shirts hein…) et là je réalise qu’on est quand même nombreux sur cette course ! (Près de 1000 personnes). A peine quelques minutes après le départ, on me tape (encore ?! Je commence à me demander si on ne m’aurait pas mis un mot qui dit « frappez-moi » ?) dans le dos. Cette fois, c’est grand gourou, la classe internationale avec ses lunettes de soleil, qui me fait un grand sourire et qui me donne rdv à l’arrivée. Et zouh il disparaît dans la foule de coureurs devant moi.

Premier km, tout va bien. Deuxième je commence à avoir chaud. On croise les coureurs dans l’autre sens, ce qui veut dire qu’eux ont déjà fait demi-tour. Ils passent de l’autre côté d’une bande qui délimite le sens de la course. J’aperçois le gourou, archi concentré sur sa course. Au bout du 2ème km environ, le demi-tour est raide. On fait demi-tour sur la même route. Non mais je sais pas si t’imagines bien… Pas de demi-tour dans un gentil virage ni dans un rond-point. Un demi-tour sec autour d’un plot en gros. Boudu…J’essaie de le prendre un peu large mais pas trop et je relance la machine comme je peux.

Je commence à avoir un peu chaud alors qu’il commence à pleuvioter doucement. Et je m’accroche pour tenir l’allure. Pas facile facile. Je passe à 6’00/km entre le km 2 et 3 et encore jusqu’à 6’15 en moyenne pour arriver à la moitié du parcours. Mais avant le 5ème j’aperçois chéri-chéri sous son petit parapluie qui m’encourage et me dit de surtout ne pas lâcher ! Pourtant, j’ai chaud, la gorge très sèche et je toussote un peu. Je commence à guetter ce put*** de ravito qui tarde à venir. En réalité, je l’attends presque depuis le km 4 et il arrive quelques centaines de mètres après le 5ème. Alléluia ! Je m’arrête boire. Je check ma montre 30min 14 s pour le 5ème km. Je suis dans les temps mais je dois pas relâcher voir accélérer même ! Ahem… Ouai ouai je peux le faire allez !

Pendant que je recroise les autres coureurs dans l’autre sens, à la vue de leur grimace, je me dis qu’on est tarés en fait. Cette distance est vraiment faite pour qu’on se fasse mal. Qu’on se pousse à bout. C’est plutôt agréable de croiser les coureurs dans l’autre sens car je vois qu’on est tous dans la même galère !

Je sais pas pourquoi j’ai l’impression que cette course est pleine de faux-plats. J’ai les jambes qui commencent à piquer. Le souffle est plutôt bon comparé à ce que j’imaginais. Et je commence à me dire que j’ai vraiment du mal à courir avec des manchons. Je finis toujours par ressentir à un moment ou un autre l’impression d’avoir les jambes coupées. Et du coup, malgré la volonté, le corps ne veut pas accélérer. La vitesse dégringole même progressivement. Là, non seulement je dis au revoir à mon objectif mais je me dis qu’en plus je risque de faire mon pire chrono sur 10 km…

Et puis on passe le 7ème km. Cette fois, on fait demi-tour à un rond-point. Je me fais doubler par des femmes. De tout âge. Faut pas déconner, je suis pas plus nulle qu’une autre, faut que je me bouge ! J’arrive à rebooster ma vitesse… sur 1 km. Je dépasse un jeune homme qui s’arrête à de nombreuses reprises et qui se fait enguirlander comme c’est pas permis par un homme qui l’accompagne. Je suis assez attristée en voyant les spectateurs assez ahuris assister à ce spectacle. Je veux bien qu’on encourage quelqu’un à aller jusqu’au bout et à ne pas baisser les bras. Mais il y a des manières de le faire… Je les double et prie pour que le jeune homme ne se prenne pas une réflexion de plus… (ben oui tu rends compte il se fait doubler par une femme… on sait jamais chez certain c’est mal vu… Bref.)

Je cours en essayant de ne pas trop faire attention à ma montre.

Au bout de 8 km j’en peux plus. J’ai mal aux jambes. Il reste 2 km. Je lutte pour continuer. Je pense à ceux qui m’attendent à l’arrivée.

Au 9ème km, un petit ravito youpi je bois ½ verre d’eau en m’arrêtant à peine. Et là, je me dis qu’il ne reste plus qu’un kilomètre. Donc, ma cocotte, il te reste presque rien. Donc tu accélères, un point c’est tout ! J’arrive à revenir aux alentours de 6’00/km. On passe le sas de départ je sais donc que l’arrivée est tout proche ! Y a plein de supporters et je regarde à tout hasard si je reconnais des visages. J’accélère encore. J’aperçois chéri-chéri qui m’encourage malgré le chrono. J’arrive sur la piste du stade. Il est 1h02 à ma montre.

Là je me dis « ok GO pour le 1h03 mais dépêche-toi bordel ! »

J’accélère encore ! Dernier virage avant la dernière petite ligne droite. A l’approche de l’arrivée j’aperçois mon gourou qui film mon arrivée. La classe ! Je lui fais coucou et fonce pour passer l’arche d’arrivée à toute vitesse (ce qui veut dire chez moi environ 12 km/h).

10 balma

J’arrête ma montre et suis rejointe par mon gourou. Et là surprise : 1h02’53 à ma montre. Youpi ! Oui je suis quand même contente finalement parce que même si j’ai pas fait moins d’une heure j’ai tout de même battu mon record de 2 min et il me reste 3 petites minutes à grappiller pour arriver à mon objectif.

Et vu le peu de prépa que j’ai fait (pas de fractionnés ni de travail de vitesse depuis 5 bonnes semaines, entorse en février et contracture en mars/avril) je reste optimiste !

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A l’arrivée, je rends ma puce et on me remet une boîte en carton. Assez intriguée, je découvre qu’elle contient des gâteaux diététiques, du lait chocolatée auto-chauffant et une compote.

Affichage de IMG_0384.JPG en cours...

Quoi ? Comment ça il manque la compote dans la boite? Je ne vois pas de quoi tu veux dire…

On discute le temps d’être rejoints par chéri-chéri. On s’était donné rdv non pas dans 10 ans mais au ravitaillement. Manque de bol je ne l’ai jamais trouvé. Je suppose que ces box jouent le rôle de ravito final. On immortalise la rencontre :

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Oups, je me rends compte que je ne sais pas faire de compte-rendu bref, vous m’en voyez désolée (qui ça? Ok, je sors…)

Comme d’habitude je suis particulièrement moche sur les photos, donc je te ferais grâce de ma tête de loutre déconfite. Mais en cadeau, puisque je suis sympa, voici la vidéo de mon arrivée en exclusivité sur w@spTV :

Oui oui… La fille qui fait le salut de miss France sur une piste d’athlé c’est moi… Et oui, je suis aussi pour la paix dans le monde.

Une triste nouvelle est venue ternir cette journée avec le décès d’un membre de mon club à seulement 30 ans… Je pense fort à sa famille et ses amis. La vie est toujours là pour te rappeler qu’elle ne tient qu’à un fil.

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Semi-marathon de Bordeaux 2015

21 Avr

Tu l’attendais (comment ça non ? Merci de faire au moins semblant, ne serait-ce qu’un tout petit peu) et le voici, le voilà, le compte-rendu de mon premier semi-marathon. Et pas n’importe lequel. Celui de Bordeaux. Un semi de nuit et la toute première édition qui plus est !

Si t’as pas tout suivi (ne t’en fais pas, je t’en veux pas… enfin pas trop ; tâche de ne plus trop t’éloigner désormais haha), je te remets en place le contexte.

Inscrite en novembre sur liste d’attente. Début de la préparation en décembre. Une préparation pas comme je l’avais imaginé.

En janvier j’avais réussi à atteindre les 14 km en endurance. Puis une entorse qui m’a immobilisé tout le mois de février. En mars, la reprise. J’arrive à recourir les 14 km mais je souffre sur le dernier kilomètre. Début avril je souffre d’une contracture à la jambe. Arrêt de la course pendant 2 semaines. Reprise à une semaine du semi seulement avec 8 tous petits kilomètres. Puis arrive la dernière ligne droite (à lire ici) qui ne me rassure pas des masses. Et malgré tout ça, je suis bien décidée à me lancer et à le finir ce premier semi-marathon !! Et j’ai bien fait !

Départ vendredi soir de Toulouse direction Bordeaux où je suis accueillie chez ma sœur. J’adore cette ville découverte à l’occasion de nombreuses visites familiales.

Entre les retrouvailles et l’événement qui approche, l’excitation est à son comble !

J’ai la chance de bénéficier de 3 supporters de qualité en la personne de chéri-chéri, ma sœur et mon beau-frère. Première course avec autant de supporters qui ne se joue pas à domicile, c’est nouveau pour moi. Courir à minuit, c’est aussi nouveau pour moi. Ah oui, et aussi, courir 21 km ça aussi c‘est nouveau pour moi. Tu rends compte un peu de ce que cette course représente à mes yeux ?

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Retrait du dossard samedi midi. J’ai eu la chance de croiser Gwen (la seule reconnaissable à ses lacets jaunes, véridique !). Papotage, encouragements et boostage de moral et il est temps de se dire à ce soir.

On visite les stands du village où je croise un visage toulousain familier sur un des stands et ça me file la patate ! J’ai déjà l’impression d’être témoin d’un grand moment alors que je suis juste en train de boire de l’eau à la bodega. Faut que je te parle du donut sur le comptoir qui me faisait de l’œil et que j’ai décidé d’ignorer. Il était tellement beau avec son chocolat luisant et ses petites pépites que j’imaginais croquantes à souhait. Mais nan ! J’ai été plus forte que moi (tu vois y a pas qu’en course à pied que je me dépasse). Je suis restée sage jusqu’à la course. J’ai pris mon apéro à l’eau (oui oui, quand je te dis que je suis restée sage tu peux me croire).

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Moi à la place de la girafe et le donut en guise de tarte, tu visualises la scène?

19h30 arrivée sur place en famille donc. Et devine quoi ? Il pleut comme pas possible ! On finit réfugiés sous un abri de bus juste à côté des départs. Le stress monte. On profite du speaker, de la musique et on sent que l’ambiance est déjà top. On entend le départ des marathoniens à 20h. A 1h du départ, je fais tomber le survet’ et je quitte mes proches pour retrouver Vanessa. On essaie de se rassurer, de se mettre à l’abri de la pluie et finir par partir à la recherche de poncho pour braver la pluie.

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Dégaine magnifaïke, excitation grandissante, pluie incessante. C’est ainsi que l’on se dirige dans le dernier sas pour retrouver Clément, mon co-runner durant cette course. Notre objectif est simple : parcourir ces 21 km ensemble et ne rien lâcher coûte que coûte !

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21h30 le départ est donné ! C’est parti !!! A non pas encore. On attend notre tour dans une ambiance de folie avec de la musique et un speaker en délire et des coureurs conscients de vivre un truc de fou. Chaque sas qui nous précède prend son départ. Je suis trempée. J’ai le temps de me demander ce que je fais là. Par chance, la pluie cesse ! Je fais tomber le poncho avec plaisir (ben oui j’aurai eu l’air de quoi avec sur les photos pour mon premier 21k ?!).

Vient notre tour à 21h50. Finally, les fauves sont lâchés ! Y a du monde mais ça ne bouchonne pas. Je suis euphorique de me dire que je suis partie pour courir 21 km !

Je suis avec tous ces coureurs qui m’entourent. Il est 22h et on court. C’est juste fou !

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Les 2 premiers kilomètres passent hyper vite. Je me sens bien. Tout va bien. Souffle nikel ! Jambes ok. On approche le pont Chaban-Delmas (ci-dessus). Ca monte un peu mais rien de méchant. Je prends le temps de ne pas me fatiguer. On longe les quais et d’ici la vue la place de la Bourse est juste sublime ! J’enregistre la photo dans ma tête.

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Au bout de 4 km, certains marchent déjà… Je me demande alors pourquoi ils ont décidé de se lancer alors sur 21 km. Avec le recul je me dis que cette réflexion est très bête puisqu’une blessure peut survenir n’importe quand. Je crois que j’étais définitivement en mode warrior à ce moment-là !

Au km 5, petit ravito avant de grimper sur le Pont de Pierre un peu étroit. On doit doubler quelques personnes du coup. A la sortie du pont, le public est venu en nombre ! Tout est parfait !

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En attendant le km 7, je commence à avoir la gorge sèche. Et je commence à guetter mes proches censés se trouver aux environs du 7ème km. A ce moment-là, on se fait doubler par pas mal de coureurs. Et c’est en voyant un débardeur rose où il y a écrit « gaz’L » que je reconnais Gwen ! Je crie « oh mais c’est Gwendoline ! » en accélérant pour lui taper sur l’épaule. Entre temps, elle m’a entendu et s’est retournée. Et la gourde que je suis n’a même pas pensé que ça la ferait ralentir un instant. Sorry Gwen (#pastaper), heureusement que t’as fait une sacrée performance au final ! Elle prend gentiment le temps de me demander comment ça se passe pour moi avant de filer à toute vitesse se frayer un chemin entre les coureurs. Je comprends alors qu’on se fait doubler à toute vitesse par les marathoniens. Certes. Et là, j’aperçois à droite dans le public chéri-chéri. Oui c’est bien lui je vois mon beau-frère ! Quel régale de les voir tous les 3 pousser des cris d’encouragements !!!! Mais ça passe trop vite, juste le temps de s’apercevoir. Vivement le prochain rdv… dans 10 km. Whaaaaat ?! 10 km et j’aurai toujours pas terminé ma course. Glups. Je réalise ce qui m’attend encore. Et j’arrive à tenir jusqu’au ravitaillement du 10ème kilomètre qui se faisait désirer. Là, on reprend des forces. En repartant, on sent un regain d’énergie. Je veille à courir à une allure à laquelle je me sens bien. Mentalement, je me dis que ça fait 3 semaines que je n’ai pas couru aussi longtemps et je m’apprête à défaillir d’un moment à l’autre. Allez, on a déjà fait la moitié.

On parcourt des rues assez étroites pendant 3 km. Et pourtant il y a du monde partout venus nous encourager ! Pas mal sont à leur fenêtre. Je n’ai aucune douleur, aucune fatigue et la respiration est bonne. Je suis trop bien à mon allure tranquille.

Au 13ème km on entre dans un jardin public. Là ça va se corser mais légèrement rassure-toi. Peu de lumière. C’est boueux. Je me fais doubler et éclabousser par la même occasion. Clément me devance légèrement, mais en bon co-runner qu’il est, il veille à ne pas trop me distancer. On finit par se rattraper. Et lui aussi commence à en avoir marre de ce parc. Un coup d’œil à ma montre, l’allure a légèrement diminuée. Alors en sortant du parc, je retrouve mon allure et mon bonheur du bitume. J’ai une pensée pour le Phoenix et sa boo Olivia qui doivent être loin devant. Et je me dis que je vais peut-être croiser une flèche blonde marathonienne.

Au km 14, je réalise que je n’ai jamais couru autant. Ca y est, à partir de maintenant c’est l’inconnu ! Et je m’attends à en chier d’un moment à l’autre. Et j’attends jusqu’au kilomètre 17. Arrêt au ravito du 15ème km tout de même. A partir de là, je me mets à chercher désespérément mes proches dans la foule. 18ème km, toujours personne. Mais purée, ils sont où ? Je commence à me dire que je les ai loupé. Je commence à maugréer à voix haute (en général c’est pas bon signe). Tant pis. Je décide d’arrêter de chercher et de me reconcentrer sur ma course.

Oh un ravito ! Ca grimpe à un moment. Mais je fais abstraction. Toujours aucune douleur et aucun mal à respirer.

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Au 19ème kilomètre, j’aperçois la porte cailhau que je trouve magnifique (tu peux l’admirer juste au-dessus). Et là, juste avant j’aperçois ma sœur dans la foule qui brandit le parapluie. Oh purée quel bonheur de les voir et les entendre ! Un moment magique ! Je suis bien, gonflée à bloc et il nous reste 2 tous petits kilomètres à parcourir. Chéri-chéri me glissera plus tard dans l’oreillette qu’à ce moment il s’attendait à me voir fatiguée, pestant et au bout du rouleau, mais que non il m’a vu pleine d’énergie et souriante, le rassurant pour la fin du parcours.

C’est le moment d’accélérer non ? Un petit peu, dans le domaine du raisonnable. Alors on double. On slalome. J’aperçois Vanessa. On la rattrape et on sait à ce moment-là qu’on finira ce semi tous ensembles. Bon, la fatigue arrive enfin avec l’accélération. Clément me tire jusqu’au bout. L’arrivée est tellement proche. Je vois l’arche mais purée de patate (copyright Gwendoline, la même citée plus haut) qu’elle me semble loin ! On foule le tapis bleu. Ah enfin on arrive ! Mais purée c’est encore loin ! Allez encore un effort à fond les ballons et ça y est on est ! On arrive au bout de ce semi, les mains levées, en signe de victoire ! De la fierté, de l’émotion, du bonheur d’avoir été au bout. D’avoir vécu aussi bien tous ces kilomètres.

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Voilà comment j’ai vécu la plus belle course de ma vie (jusqu’ici puisque je suis débutante j’en suis bien consciente).

2h26 et 13 seconde à ma montre quand je passe la ligne d’arrivée.

Bon, elle m’indique aussi 21.34 km (WTF ?!)

Soit une allure moyenne de 6’51/km et une vitesse moyenne de 8.8 km/h.

Voilà, je peux le dire. J’ai couru un semi-marathon.

Et c’était génial ! On recommence quand ?

Pour le détail de ma course, voici mon allure km par km :

semi

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27ème foulées des remparts

31 Mar

Départ pour Aigues-Mortes samedi matin à 10h15. Arrivée prévue pour 13h. Départ donné à 15h. On est large !

Arrivée sur les lieux, j’ai rdv avec Coco and coco-coach-chéri au retrait des dossards. Je reconnais tout de suite coco-coach-chéri. Je récupère mon dossard plutôt rapidement grâce à la bonne organisation des bénévoles.

Préparation dossard, opération toilettes, équipement post-course, nous voilà prêts tous les 3 à affronter ces 12.34 km. A force de bavardages, il est déjà grand temps de s’échauffer. Même pas 2 km, en trio, et je fini les tibias douloureux. Là, j’avoue que mon moral en prend un coup. Moi qui espérais m’amuser un maximum sur ma première « course nature », je me dis que ça ne va pas être une partie de plaisir finalement. Coco essaie de me raisonner. Je décide de partir en queue de peloton et « à mon allure ». On patiente à 2, essayant de ne pas se faire marcher dessus lorsque tout le monde doit reculer.

 Le top départ est donné, c’est le moment de se souhaiter une bonne course. Musique dans les oreilles, et c’est parti. Pas trop vite.

On fait un tour du stade dans les rues avoisinantes (pas folichon). Je suis très très vite rattrapée par coco-coach-chéri. J’essaie de le garder en ligne de mire.
Un dernier coucou au chéri-chéri avant de se diriger droit vers l’entrée des fameux remparts de la ville que l’on ne fait que traverser.

A la sortie des remparts, la vue est magnifique ! J’enregistre cette photo dans ma tête avant d’entamer la partie « nature ».
Les tibias sont douloureux. Je n’en tiens pas compte. Je me concentre sur la musique et ne perd pas coco-coach-chéri de vue.

Je croise un monsieur qui a fait demi-tour et qui marche son dossard à la main. Je me demande ce qu’il s’est passé pour qu’il en arrive là alors que ça ne fait même pas 3 km que nous courons.
Et non, il ne fait pas chaud. Et non je n’ai pas mal. Tiens, un ravito, tu tombes à pic toi! Viens par ici petite bouteille. 2 gorginettes, pas le temps de m’arrêter hop hop hop je ne marcherai pas !

Sur le chemin, je me fais rattraper par trois 4×4 qui me frôlent et m’obligent à être très vigilante. J’ai chaud, j’ai mal et je risque ma vie (marseillaise moi?! Je suis dans le sud après tout  donc j’ai le droit)

Plus ça va et plus je vis ma course telle une limace se frayant un bout de chemin sur une départementale (elle aussi risque sa vie et n’avance pourtant pas très vite). Certains commencent à marcher. Et on n’a même pas encore parcouru 5 km! Et puis elle me gêne cette bouteille dans les mains. Je n’ai bu que quelques gorgées. Grrrr j’aurai du m’en débarrasser. Mais je ne vais pas le faire maintenant c’est trop tard… Y a des gens derrière moi et je n’ai pas envie de me prendre une réflexion (c’est con comme réflexion ça d’ailleurs).

Non je ne marcherais pas. Quitte à ralentir encore. Je suis au-dessus des 7’/km. Autant vous dire que je ne fais pas la fière. Et pourtant j’encourage ceux qui marchent. Je récolte pleins de sourires. Qu’ils soient sincère ou pas, je m’en moque, j’adore ces moments de course ! J’ai l’impression d’être moins nulle en encourageant les autres. Quitte à participer à cette course, autant que ça serve à quelque chose…

Km 1 : 6’56/km

Km 2 : 6’47/km

Km 3 : 6’57/km

Km 4 : 7’11/km

Km 5 : 7’27/km

Km 6 : 7’17/km

Quand je te dis que je ne fais pas la fière…

 Je suis toujours entourée des mêmes personnes. A un moment, je talonne une dame. D’un coup, alors que je me concentre sur ma foulée pour avoir le moins mal possible, elle s’adresse à moi en disant « ah la voilà la fameuse ligne droite ». La fameuse ligne droite ?! Mais de quoi elle parle ?! Je lève la tête et là on se croirait en plein far west. Effectivement un chemin tout droit, long, en plein cagnard. On entame le 6ème kilomètre. Et étrangement je ne l’appréhende pas plus que ça. Alors que je l’entends râler un peu, je remets ma musique et me concentre pour ne faire qu’une bouchée de ce chemin. Il fait chaud, d’habitue je râle car j’ai l’impression d’étouffer et de ne pas avancer. Je m’asperge d’eau (autant qu’elle serve cette bouteille).

Plus de Coco-coach-chéri en vue.

Photo non contractuelle

Et soudain je ne sais pas ce qui se passe, certains crieront au miracle, d’autres penserons que j’ai certainement trop abusé de soucoupes acidulées étant plus jeune mais je ne me sens plus pisser comme on dit (excusez mon vocabulaire mais c’est exactement ce que j’ai ressenti et je n’ai pas trouvé d’autres mots pour l’exprimer). Ma douleur au tibia a disparu ! Je double tout le monde. J’ai l’impression d’être en mode automatique. Mes jambes roulent toutes seules. A ce moment-là je commence enfin à prendre plaisir à courir sur cette course !

Km 7 : 7’03 / km

Km 8 : 6’31 / km

Juste après le deuxième ravito, on entame le parcours en pleine nature. Dans les champs quoi… Au début je me sens bien.
Je double un couple dont l’homme dit « hey dis donc on triche là! T’as pris un raccourci? »
Mais plus ça va, et plus ce chemin qui me change de mon goudron adoré me fatigue.
Et comme le bitume est mon dada, en pleine nature, j’en chie… je commence à sentir mes mollets. Mon souffle se fait un peu plus court. Mais je ne lâche pas. Je ralentie malgré moi mais je tiens bon. Je me dis que j’ai peut-être été un peu trop vite. Mes appuis ne sont pas toujours francs mais j’essaie d’assurer tant bien que mal. Puis purée que y a du vent !
Coco-coach-chéri a bel et bien disparu malgré mon accélération précédente. Je pense à coco qui doit être en train de galoper.

 D’un coup je me mouche et je me rends compte que je saigne du nez. Manquait plus que ça pour parfaire ma course tiens ! M’en fou, c’est pas ça qui va m’arrêter ! Et puis si tu ne le sais pas encore, je cours toujours avec un mouchoir donc no soucis. Et puis y a pire sur une course. Comme cette douleur au tibia qui m’a foutu la paix donc je continue avec une volonté de fer.

Km 9 :7’03/km

Km 10 : 7’15/km

Km 11 : 7’00/km

Petite à petit, on retrouve un sol plus dur. Et je le sens tout de suite. Je suis largement plus à l’aise ! Oh joie ! J’ai envie de l’embrasser cette route ! J’arrive enfin à accélérer sans problème.

Et à partir de là, il reste 1,5 km mais je ne cesse d’accélérer. Mes jambes répondent bien, ma respiration est excellente. Je me sens revivre !

 J’aperçois chéri-chéri près du stade qui m’encourage et parcourt quelques mètres avec moi le temps de joindre le stade. J’adore ça me booste encore plus ! Virage à gauche et entrée sur le stade en délire !!! J’accélère encore et encore. D’habitude je vis très mal le tour de stade final sur une course mais là je suis bien. Je double un monsieur haha (oui ça me fait rire moi, la tortue qui double un monsieur au bout de 12 km déjà parcouru a l’impression de prendre une mini revanche sur son début de course). Je ne suis que joie, bonheur et endorphines.

Km 12 : 6’24 / km

400 derniers mètres : 2’17/km

WTF ?!

Je passe sous l’arche en 1h26 et 10’’ à ma montre.
Je rends ma puce aux bénévoles qui me félicitent tous. J’ai le sourire jusqu’aux oreilles.
Je retrouve chéri-chéri puis la cocoFamily au ravito. Chocolat, barres céréales et autres pâtes de fruits nous régalent. Je récupère mon tee-shirt. Les bénévoles sont adorables ! A peine le temps d’un débriefe sur le vent, la chaleur, les gens, la ligne droite, les soins etc; qu’il est temps de reprendre la voiture pour rentrer à Toulouse.

Je m’en souviendrais de cette course à coup sûr !
Merci à Coco et à coco-coach-chéri pour leur conseils et leur présence. Et surtout à chéri-chéri pour m’avoir accompagnée, soutenue et encouragée comme il l’a fait !

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