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[CR] Semi-marathon de New-York 2017

22 Mar

En ce 19 mars 2017, près de 20 000 coureurs et moi avons eu la chance de courir 21.1 km au cœur de Manhattan.

Une course attendue depuis plusieurs mois mais rêvée depuis longtemps !

Apres avoir enchaîné des nuits de 6h, 3h30, 6h puis 7h de voiture (en compagnie de mon ami Niko que vous commencez à connaitre notamment), je vous laisse imaginer les yeux qui collent lorsque le réveil sonne en ce dimanche matin à 5h.
45 min et deux rétines en moins plus tard (j’ai réussi à me tromper de produit a lentilles et me bruler les deux yeux le matin de la course la plus importante de ma petite vie de runneuse oui oui !), il est temps de quitter notre ami Sylvain (qui nous a gentiment prêter – et encore le mot est faible – prêter son canapé) et prendre la direction de New-York, avec mes lunettes sur le nez donc (oui je suis RA-VIE) !

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Nous débarquons en voiture (Simone, ok elle est nulle celle-la) du New Jersey sur New York et la vue de la skyline illuminée malgré l’obscurité de la nuit nous assure une météo clémente pour ce matin (voyez comme j’essaie de vous dresser un peu le décor).

Il fait nuit, on roule au milieu des buildings illuminés, et on me laisse à mon destin à 3 blocs (comprenez « pâtés de maison ») du départ. Je me retrouve seule, dans le froid, pas très habillée (comprenez en tenue de sport hein je vous vois venir…), dans une ville de 8 millions d’habitants à 6h45 du matin. Non, je ne flippe pas du tout à ce moment-là…
Très vite, je me retrouve au milieu de plein de coureurs au niveau de Columbus Circle, tous encore moins vêtus que moi, marchant ou courant dans la même direction vers l’autre bout de Central Park.

J’ai froid, je m’abrite du vent à l’angle d’une boutique afin de fixer mon dossard à mon maillot. Faut savoir que j’ai toujours eu du mal à accrocher ces 4 foutues épingles et à ce moment-là, je me maudis de ne pas l’avoir fait avant… Quand y avait pas de vent quoi… A l’abri dans une voiture par exemple pendant 45 min de trajet… Anyway. Y a pire dans la vie je vous l’accorde !
Puis j’entends un américain à coté qui dit à un de ses amis qu’il a oublié sa montre. Pas pu m’empêcher de lâcher un « Ah, ça c’est balo » à voie haute… Heureusement le Monsieur en question n’est pas bilingue ! J’aurai peut-être pas dû faire la maligne d’ailleurs car j’ai failli moi-même oublier ma couverture de survie le matin même alors que toute ma tenue avait été choisie en fonction d’elle (ouai rien que ça ah ah) J’avoue que ce matin je ne faisais pas la fière après le coup des lentilles ratées et le coup de flip de la couverture de survie…
Pourquoi la couverture de survie ? Car les amis de Twitter (qui se reconnaîtront, coucou les copains !) m’ont prévenu : l’attente du départ dans le froid est assez difficile. Je suis donc vêtue de ma tenue de course sous un jean troué et un pull à jeter (dans des bennes prévues a cet effet pour une redistribution aux personnes dans le besoin, z’ont tout prévu !).

Munie de ma couverture de survie, je suis prête à affronter les -3 degrés.

Au moment de passer la sécurité, le gars me regarde et me dit « Wow you’re wearing jeans ». L’est mignon le Monsieur mais il croit vraiment que je vais courir avec ?! Dans ma tête j’avais imaginé que beaucoup faisait ça (je parle de venir habillé en jean pour se tenir chaud hein pas de courir avec) mais après vérification autour de moi, effectivement je suis la seule

Après le portique de sécurité, on entre dans Central Park. Je dis « on » mais je suis toujours toute seule hein ! Je me sens un peu bizarre à ce moment-là. Je regarde beaucoup autour de moi. Les immeubles, les coureurs, leurs tenues, le jour qui se lève…
Je redoute l’attente. On m’a tellement parlé de l’année dernière ou il faisait très froid que je me suis imaginée mille scenarii…

Je passe devant la file d’attente des toilettes la plus longue de ma carrière de coureuse avec horreur et hésite quelques secondes. C’est dans ce genre de moment que tu te lances dans un calcul savant pour estimer le temps d’attente en fonction du temps que tu as avant le départ et en tenant compte du temps qu’il va te falloir pour t’échauffer. Heureusement j’ai fait des maths en école d’ingénieur (faut bien que ces 5 années me servent aussi ! Y a pas de raison qu’elles ne soient bénéfiques que pour mon banquier !)
Je me contente d’un « je verrais plus tard » (ouai tout ça pour ça…)
Je préfère aller voir à quoi ça ressemble une ligne de départ de semi-marathon a New-York (non je ne stress pas).

En réalité, j’arrive à l’extrémité des centaines de cabinets de toilettes (je ne saurai même pas dire combien il y en avait tellement je n’en avais jamais vu autant !) et là, la file est ridiculement petite d’une vingtaine de personnes. Je le sens, c’est le moment ou jamais. C’est ma seule chance de faire mon pipi de la peur (et j’y tiens car à mon dernier semi-marathon, voyez-le comme de la superstition ou non, c’était la première fois que je ne faisais pas de pipi de la peur pré-compétition, et ça a été ma première course ou j’ai fait un arrêt pipi en pleine compétition justement. CQFD) !
Pas question qu’il m’arrive la même chose aujourd’hui ! Vous comprenez mieux pourquoi c’est donc maintenant ou jamais !

Une fois libérée de la pression (t’as compris le jeu de mots ? Je sais, je me fatigue moi-même parfois), direction le départ pour de vrai cette fois. Je repère mon sas et je vois que la vague 1 censée partir avant moi n’est toujours pas partie.
Il est temps de partir s’échauffer tout en admirant Central Park et le soleil qui se lève derrière les buildings.

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Y a pire comme vue pour l’échauffement

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17 minutes plus tard, je suis à moins de 20 minutes du départ. Je rentre dans mon sas et comme il ne fait pas froid je me débarrasse de ma surcouche. En réalité, je rentre dans mon sas. Je prends la température. Je vois tout le monde prêt. Je vois que je ne vais pas avoir la place de me changer. Je ressors. Je pose mes affaires (gants et couvertures de survie) sur un tas de neige. J’enlève mon pull. Je me déchausse. J’enlève mon jeans. Je me rechausse. Je reprends mes affaires. Et je re-rentre dans mon sas. Un vrai sketch quoi !

Et la prends le temps de kiffer ce que je vois. Ce que je vis. Avec des gens que je ne connais pas mais qui sont aussi heureux de s’être levé peut-être encore plus tôt que moi et d’avoir la chance d’être là !

Je regarde les gens prendre des selfies (j’essaie de faire pareil je l’avoue mais après avoir vu ce que ça donnait avec mes lunettes j’ai vite abandonné l’idée), je vois que la femme à coté moi « is running for two » d’après son maillot (pas sure de la signification jusqu’à ce que je la vois de profil), j’écoute les speakers et je crie avec les autres coureurs lorsqu’ils demandent qui courent ce semi-marathon pour la première fois. Ouai, là, je me dis que je vis un truc de fou et que beaucoup aimeraient être ma place (mais c’est moi qui y suis ah ah tu peux me détester !)

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On avance d’un coup, c’est signe que le départ est très proche ! Puis d’un coup on avance encore et de plus en plus. Je me mets à trottiner comme la plupart des autres coureurs en pensant que j’ai encore le temps avant la ligne de départ jusqu’à ce que je réalise que je passe sur 3 tapis. J’ai comme un doute. Les tapis sont là mais ils ne sont pas accompagnés d’arche au-dessus comme d’habitude. On est parti ou pas ? Dans le doute j’ai enclenché le chrono sur le 3eme. Et j’ai bien fait car il n’y a plus rien après si ce n’est une multitude de coureurs lancés pour 21 km.

C’est assez étrange ce que je ressens à ce moment-là. Je suis dans Central Park, je viens de prendre le départ du semi-marathon de NY mais je ne réalise pas vraiment que je suis en train de le courir !

Départ doucement. Petite cote légère dès le début. On m’a prévenu, le parcours est fait d’une succession de montées et descentes sur les 10 premiers km. Comme j’ai horreur de ça, je suis prête psychologiquement à les affronter. J’y vais doucement sur chaque montée.
Je suis venue pour kiffer chaque kilomètre, donc je me concentre uniquement sur mes sensations. Je cours sans me soucier du chrono et je chercher simplement l’aisance respiratoire. Je me dis que j’aimerai garder le même objectif que pour mon premier semi-marathon c’est-à-dire garder une aller au-dessus des 7’00/km sur toute la course. A l’époque, l’objectif avait été facilement rempli. C’est donc un bon moyen de savoir où j’en suis aujourd’hui.
Premier kilomètre à 7’04. Ensuite plus ça va plus je me sens bien.

On remonte une partie du parc. Les lacs sont gelés, il y a de la neige partout autour après le passage de la tempête Stella.

Au bout de 4 km, on ressort un peu du parc pour le longer avant d’y rentrer de nouveau.

J’aperçois une pancarte qui dit « You’re running better than the government ». J’aime toujours autant les pancartes qu’on peut lire sur les courses ! Elles font rire, sourire et reboostent !

Je jette un œil de temps en temps sur ma montre et je suis étonnée à chaque fois de mon allure. Je cours beaucoup plus vite que prévu et surtout je me sens tellement bien à une allure plus soutenue que d’habitude que je suis encore plus heureuse !

Devant moi, je vois une fille avec des chaussettes qui porte l’inscription « Bye » sur chaque jambe avec un smiley qui sourit. Elle part devant et je la laisse filer en lui disant Bye dans ma tête. Oui, il s’en passe des choses dans la tête d’un coureur sur un semi-marathon!

On redescend tout Central Park et il y a pas mal de monde venu nous encourager.
Une autre pancarte m’interpelle quand je lis « 13.1 miles : cause you’re crazy i’m here ! » (traduction si besoin : « 21.1 km : parce que vous êtes fous, je suis là !»). Je le prendrais bien dans mes bras ce Monsieur ! Pour le remercier d’être venu juste pour nous soutenir car il nous trouve taré de courir un semi-marathon ! Là, je me dis que je suis quand même en train de courir 21 km dans New-York ! Je me dis que j’ai la chance de courir sur cette distance et de me sentir aussi bien aussi ! Que certaines personnes ne sont pas capables d’en faire autant. Je pense à Clément aussi qui m’a accompagné sur mon tout premier semi-marathon.

A la sortie de Central Park, soit au bout d’environ 10 km et donc presque la moitié de la course, je ne suis pas mécontente de changer un peu de décor. Fini le décor enneigé (que je connais un peu trop à mon gout en vivant à Montréal) et c’est partie pour la ville, la vraie !
Je me sens toujours très bien. Je cours en moyenne à 6’45/km (8,9 km/h).

A la sortie de Central Park on aperçoit les écrans de Time Square au loin sous un superbe soleil qui me réchauffe. J’enregistre ce moment dans ma mémoire. Et je peux vous dire qu’à ce moment, la motivation est à son maximum !

Bientôt 11 km au total. Je ne peux m’empêcher de comparer avec mon dernier semi-marathon. C’est à partir de là que j’avais très mal vécu ma course. Ça me rassure de voir qu’aujourd’hui je me sens toujours aussi bien que 10 km plus tôt.

Time Square en ligne de mire, droit devant !

Je vois une femme devant moi qui porte un T-shirt sur lequel est écrit qu’elle court chaque kilomètre pour son père.
Et je ne sais pas pourquoi moi je pense à mon grand-père. Je me demande s’il serait fier de moi. Quand il était encore là, j’étais jeune et je ne courrais pas encore. Alors moi aussi je vais courir pour ceux que j’aime. Je pense à mes parents aussi qui doivent penser fort à moi en ce moment même (niou niou niou fallait bien un moment émouvant dans ce compte-rendu…)

Au moment d’arriver sur Time Square il y a tellement de monde venu nous supporter ! C’est incroyable ! Je regarde tout autour de moi. Je regarde les spectateurs. J’essaie de reconnaître des visages familiers mais il y a tellement de monde que je finis par laisser tomber et juste profiter de ce moment !!

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Ouai je sais, j’ose montrer mes lunettes !

Ce passage ne dure vraiment pas assez longtemps à mon gout !
On tourne à droite et voilà déjà Time Square derrière moi… On peut ne pas faire demi-tour et repasser sur Time Square svp ? C’était trop court !!!

Je suis encore sur un petit nuage lorsqu’on se dirige gentiment vers le bord de l’Hudson River. Je me sens toujours aussi bien.
Très vite, on longe la « rivière » donc et là je dois dire que ce changement de décor est radical juste après Time Square…
13.5 km que l’on est parti.
Je vois au loin la tour du One World Trade Center et elle me parait tellement loin ! Le parcours passe juste à coté il me semble alors hop hop hop on ne traîne pas et on y va !

Je suis toujours étonnée par la facilité avec laquelle j’arrive à tenir cette allure. Je constate mes progrès et ça fait vraiment du bien au moral ! Le travail de l’année dernière paie enfin ! Et je suis en train de prendre ma revanche sur le semi-marathon de Toronto.

Je me concentre sur ce qui m’entoure. Les coureurs d’abord. Les spectateurs ensuite.
Beaucoup de coureurs ralentissent, s’arrêtent ou s’étirent. Je me retrouve avec des gens de la vague de départ partis avant moi.
Je commence à ressentir une légère douleur à la hanche droite et au pied mais ma respiration est toujours très bonne. Ca commence à tirer aussi dans les mollets. Mais comme souvent, quand c’est comme ça, tant que je respire bien, pour moi, il n’y a aucune raison de me relâcher.

Cela fait 6 km qu’on longe le bord de l’eau et on arrive enfin au One World Trade Center. Je reconnais les lieux après être venue la veille.

Je sais qu’on est presque arrivé. Coup d’œil à ma montre, on approche des deux heures ! C’est le moment de tout donner. Alors que je commençais à ralentir (kilomètre 18 couru à 6’45/km), je vais courir le 19eme a 6’20 et le 20eme a 6’16/km pour finir à 5’56/km.

A ma grande surprise, on passe dans un tunnel. Ça descend pour y entrer. Je continue d’accélérer. Je double. Je suis déterminée à arriver. Et je me dis qu’arriver avant 2h20 c’est peut-être jouable… Ca ne dépend que de moi non ? Alors je fonce ! Surtout que d’après ma montre, on touche au but !

J’en chie dans la montée pour ressortir du tunnel. Je sais qu’on est tout prêt de l’arrivée !  Ma montre me dit qu’il ne reste même pas 100 mètres. La pancarte me dit, elle, qu’il m’en reste en réalité 400. Ah ah Dommage ! Va falloir tout donner encore un peu plus longtemps !
Maintenant, ma montre me dit plutôt « grouille toi il ne te reste plus très longtemps avant les 2h20 !! ».
Alors que je vois l’arche d’arrivée au loin, il reste 100 mètres et même pas 40 secondes avant de voir afficher 2h20 à ma montre alors je n’ai pas le choix faut que j’accélère encore.
Et alors que je suis en train de sprinter (enfin je m’imagine toujours en Usain Bolt alors que… Bon… Bref.) sur l’arrivée sur semi-marathon de New-York (avouez ce’st un truc de ouf j’y suis enfin !) et que je double tout le monde (ouai bon une partie), je ne peux m’empêcher de penser que certains doivent se dire que je me la raconte… « Regarde comment elle se la pète elle à doubler tout le monde », « Non mais ça sert à rien de sprinter sur la fin, fallait courir plus vite avant » bla bla bla… Oui mais moi je ne peux m’empêcher de sprinter quand je vois une ligne d’arrivée… Signe que la délivrance est proche ? Signe que j’ai plutôt bien géré ma course non ? Heureusement une femme devant moi sprinte aussi! Au moins je me sens moins seule ah ah (en vrai je ris jaune. Est-ce que quelqu’un peut me dire pourquoi je pense à ça dans un moment pareil ?!)

Et à quelques mètres de passer le tapis je chasse les idées noires et je KIFFE !
Je m’apprête à passer l’arche ! Celle que je poursuis depuis 21.1 km. Celle que j’avais imaginée maintes et maintes fois dans ma tête. Celle qui veut dire que je suis finisher du semi-marathon de New-York ! Tu rends compte ?!

Et je ne m’arrête pas tant que je n’ai pas passé le dernier tapis. Parce qu’on ne sait jamais hein ! Coup d’œil à ma montre, le suspense est à son comble !

Suis-je arrivée avant les 2h20 ?

2h19 et 57 secondes !!! C’est pas passé loin ah ah !
Mais non seulement je suis finisher de ce semi-marathon de rêve, non seulement j’ai kiffé, mais en plus je réalise un temps record les doigts dans le nez !
Je passe de 2h26 (en 2015) à 2h19 !

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L’organisation est vraiment au top. Des points d’eau / boisson énergétique tous les 2 km (ok, c’est peut-être exagéré mais ça permet d’être plus serein pour gérer sa course). Des consignes et informations très précises avant la course pour s’organiser et s’orienter.

Ce chrono j’en rêvais ! C’était l’objectif que je m’étais fixée à mon dernier semi-marathon qui avait été un fiasco total ! Quel bonheur de voir un second record personnel pour ma deuxième course de l’année !!! Quel kiffe de faire un record personnel sur une aussi belle course officielle !

2 dossards pour l’instant en 2017 et déjà 2 RP en poche !

Quand je vous dis que je ne me suis jamais sentie aussi en forme…

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Et pour l’anecdote, vous vous souvenez que dans le doute j’avais enclenché mon chrono sur le dernier tapis au départ? Et bien ma montre m’affiche exactement le même temps que le résultat officiel. Les 2h19 et 57 secondes sont confirmés ! Première fois que ça m’arrive !

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[CR] Demi-marathon hypothermique de Montreal 2017 en relais

15 Fév

Et voilà mon premier dossard de l’année. Il faut dire qu’il est assez rare d’accrocher un dossard à cette période de l’année ici au Canada. Mais le demi-marathon hypothermique a lieu tous les ans à Montréal vers la Saint-Valentin. N’y voyez aucun lien avec cette fête, mais pour honorer son titre d’hypothermique, cette course a lieu la semaine ou il fait souvent le plus froid par ici…Par exemple, l’année dernière, il faisait -40 à la Saint-Valentin (l’occasion de te vêtir de ta plus belle combinaison de ski et moonboots pour l’occasion…)

Résultats de recherche d'images pour « gif les bronzes font du ski »

Pas pu m’empêcher d’avoir cette photo en tete…

C’est donc durant cette semaine que j’ai logiquement décidé d’attraper froid (#sarcasme). Repos mercredi, jeudi et vendredi. Samedi, j’en étais encore à essayer de respirer par mes deux narines et l’idée de courir la moitié d’un semi-marathon ne m’enchantait pas du tout…
Mais ce semi-marathon en relais, c’est moi qui l’avait proposé à un ami pour sa première course officielle. Je me suis légèrement sentie dotée d’une mission que je ne pouvais refuser…

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Par chance, dimanche matin, lorsque le réveil sonne à 6h20, je me sens mieux. Après un petit dej de champion avec le Formule 1 sport Herbalife, c’est légèrement à la bourre que je sors de chez moi à 6h55… Je cours jusqu’au métro rejoindre mon ami, les tibias légèrement douloureux (Oh non pas aujourd’hui svp !), et j’arrive quelques minutes plus tard pour découvrir que le métro passe dans 8 min #fail

Arrivés sur place, retrait de la trousse (comprenez le dossard et les goodies). Chaque coureur a droit à un sac à dos et un bonnet presque po(r)tables.

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Nous avons donc une petite heure à attendre avant le départ. J’ai préféré partir en premier. Pour être débarrassée le plus vite possible (tu la sens ma motivation la !?) Ce sera donc moi qui vais courir les 10.55 premiers km avant de donner le relais a mon ami.

Après un petit 1.6 km d’échauffement toute seule, on patiente a l’intérieur puis dehors. Et la j’ai froid. Je ne sens plus mes mains ni mes orteils ! Malgré mes gants et mes chaussettes en laine de mérinos… Il fait -12 degrés et nous sommes entourés de neige…

Faut vraiment que j’aille courir la maintenant ?!

Cette année, l’organisation a décidé d’interdire le port d’écouteurs… Moi qui ne cours jamais sans musique et qui aurait vraiment besoin d’être boostée vues les conditions, je vais devoir faire sans…

Donc si on fait le compte, je dois courir :

  • 10.55 km
  • malade
  • sans musique
  • par -12 degrés
  • dans la neige et le verglas
  • avec des orteils mourrus juste avant le départ

Bref, ca va bien se passer…

Apres une hésitation sur le port de mes Yaktrax (merci Sylvain pour le tuyau) pour courir dans la neige mais surtout le verglas, puisque je les ai prise avec moi, autant les mettre ! Et j’ai bien fait !

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Oui oui la fille a gauche c’est moi !

Le départ est donné à 8h30 pour tout le monde… sauf pour nous. Les relayeurs partent 5 min après. Et donc pour la première fois de ma vie, j’ai la chance de partir première sur la ligne de départ mouahahahah ! SAS préférentiel, un régal !
Nous voilà tous (soit, au moins 10 coureurs pour cette première partie de relais ah ah) élancés. Oui, il y a foule au départ ah ah !
Et j’aurai pu battre des coudes pour garder ma première position mais y a tellement d’espace (rare sur un départ de course officielle que je me devais de le souligner !) qu’il m’est impossible d’abattre mes « adversaires » ah ah (humour hein!)
Ils partent à fond les ballons. Moi, comme d’habitude, je me laisse doubler. On est déjà à moins de 6’/km donc bon on va se calmer les cocos quand même. J’ai pas l’habitude moi !
5 personnes partent en tête.

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Et très vite, on rattrape les marcheurs puis les coureurs partis 5 min plus tôt.
Et pour la première fois de ma vie, je double des coureurs sur cette distance !!!!!!
Bon, ok, certains courent le semi mais d’autres font 10 km aussi. Et ils n’ont pas tous le bon équipement non plus. Mais c’est bon pour le moral (c’est bon pour le moral, c’est bon bon… Oui pour la chanson dans la tete c’est cadeau ^^)!

Mes orteils sont douloureux alors qu’on a même pas fini le premier kilomètre.

Là, je n’ai qu’une envie c’est d’être déjà arrivée… Alors je fais ce qu’il est strictement déconseillé sur une compétition, je pars vite. Je veux juste arriver le plus vite possible et mettre mes pieds au chaud !

Premier kilomètre couru à 6’00/km pile poile ! Même pas fait exprès car il m’est impossible pour moi de regarder le chrono tellement j’ai froid aux mains, je les garde au chaud dans mes manches…

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« Légèrement » glissant par endroit

Je me trouve derrière deux relayeuses qui ont l’air de courir ensemble.
J’en double une qui commence a lâcher. Et je me retrouve à talonner la deuxième. A un moment celle-ci demande si ça va, se retourne et voit que ce n’est plus son amie mais moi qui la suit à la trace. Elle s’excuse sans se douter que, ça y est, j’en ai fait ma carotte. On a le même rythme pour l’instant donc je la suis et on double et on double encore.

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Entre le km 3 et 4, un orteil de mon pied gauche me fait souffrir a chaque fois que je pose le pied par terre… Je l’imagine tout raide dans ma chaussure et ça me fait doucement sourire (vous devez me trouver bizarre  et vous avez le droit ah ah ! La fille est en train de perdre son orteil et ça la fait rire… Aaaaah les endorphines…)
Mais je ne veux tellement pas lâcher ma carotte que je la suis de près. Et peut-être d’un peu trop près Parfois je manque de lui “marcher dessus” (je crois que c’était un bon signe de ma détermination). Tellement près, qu’à un moment je me sens obligée de lui avouer qu’elle est mon lièvre. Elle me répond que c’est marrant on a la même foulée car elle m’entend.

A un moment je reconnais un bout de parcours, sur le circuit de formule 1, ou Niko m’avait rejoint sur le 5 km l’an dernier pour terminer la course avec moi. Ça me booste d’y repenser. Et ce jour-là, il ne restait plus longtemps avant l’arrivée. Je prie intérieurement qu’il en soit de même la maintenant mais un coup d’oeil à ma montre anéanti très vite mon espoir. Nous n’avons parcouru que la moitié de la course…

Et en effet, au lieu de continuer sur le circuit, on s’échappe pour un kilomètre dans le parc de l’île notre dame.
Je commence a manquer un peu de jus mais je tiens bon.

Au kilomètre 7, ma carotte m’échappe et file. A partir de la, je passe au dessus des 6’00/km mais jamais bien loin.
Le point positif c’est que mon pied gauche s’est réchauffé et le droit est en bonne voie !

Je me fais violence pour ne pas lâcher et je continue à doubler quelques personnes. En tout cas je note que je ne me fais pas doubler et c’est déjà ca ah ah

Pas loin du 8 kilomètre, un jeune homme film la course avec son téléphone en nous criant “v’z’etes capable, v’z’etes capable, v’z’etes capable”. Et s’il avait raison ? Si j’étais capable de boucler ces 10 km en moins d’une heure ? Ca fait presque 3 ans que j’attends de le faire. Je me dis que j’ai fait le plus dur du travail, que je ne peux pas abandonner maintenant. Qu’il est enfin temps que je me prouve à moi-même que je peux passer sous la barrière des une heure.
La, je me dis qu’il est temps de sortir encore plus de ma zone de confort. Ca devient difficile mais je peux pas ralentir maintenant. Je ne peux pas voir encore une fois mon objectif me glisser entre les doigts. Je pense à Denis et Niko qui me disent toujours #IKnowYouCan et je décide de leur faire confiance. S’ils croient en moi, pourquoi pas moi ?
Alors c’est parti, je vais le chercher ce record…

Après 8.7 km de course, ça grimpe. Et je peux vous dire que la, ça devient très dur pour moi de pas ralentir. Ca y est je respire comme un poney asthmatique et mes mollets me crient d’arrêter. Mais je ne peux pas, j’ai un RP à aller chercher… Je manque de me casser la figure quelquefois sur la neige/glace mais j’essaie de rester vigilante. Et je donne tout jusqu’au bout. Je me bats contre ma respiration et mes jambes mais hors de question de lâcher si près du but. Je vois le chrono qui avance et la distance qui ne défile pas assez vite a mon gout alors je continue et je donne mon max.

A l’approche de l’arrivée, je me dirige à gauche pour repasser sous l’arche de départ et je vois 3 personnes qui attendent pour partir. J’avoue avoir eu du mal à reconnaître mon ami, vêtu tout en noir avec une cagoule ne laissant paraître que ses yeux !!!

Ah la bonne idée de faire un relais en plein hiver au Canada !

Lui semble me reconnaître j’en déduis qu’il s’agit de mon coéquipier. Ce n’est qu’une fois que j’entends sa voix que je suis sure a 100% de donner mon dossard a la bonne personne.
Le temps d’attacher son dossard, le voilà parti et moi je m’aperçois que j’ai oublié d’éteindre mon chrono

Et c’est une fois le chrono arrêté que ma montre me félicite pour mou nouveau record. Le suspense est à son comble quand je vois à l’écran défiler le message « Bravo ! Nouveau record ! 10 km – 59’55″ ! I DID IT !!!!!!! De justesse mais je l’ai fait quand même !!!! Malgré les conditions j’ai réussi ! Et pourtant, aucune larme de joie… Étrange après un objectif poursuivi depuis plusieurs années, raté de peu plusieurs fois… Mais non rien !

Cote chiffres ca donne ca :

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J’attends la fin de la course pour mon ami avec sa chérie, au chaud, avec le tracker qui nous indique sa position. On sait donc a peu près quand il devrait arriver.
On le trouve au 9eme kilomètre, juste au début de la dernière portion, celle ou ça grimpe bien et il nous dit “je suis mort!!!”. On l’encourage avant de rejoindre l’arche d’arrivée.
Une fois franchie, on récupère notre médaille et il est temps de faire un petit topo sur cette première expérience pour lui.

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C’est l’heure aussi de se régaler avec un véritable brunch offert a tous les coureurs !

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Mon ami m’apprend qu’il a double 3 relayeurs sur son parcours. Mais n’a pas reussi a doubler le premier… Donc si ses calculs sont bons, nous devrions terminer deuxieme relais !!
Et c’est au moment de la remise des prix qu’effectivement nous apprenons que notre duo des « morts de froid » (oui, nous manquions terriblement d’imagination le jour de l’inscription !) termine médaille d’argent ah ah !!!
Et hop une deuxième médaille a mettre autour du coup pour ce jour et une carte de cadeau de 30 dollars a dépenser dans la boutique de running partenaire de la course.

Nos résultats :

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Et donc me voilà avec un nouveau record sur 10 km sur mon premier dossard de l’année. 2017 commence donc très bien ! Et je vois ma motivation redoublée de constater que tout travail finit par payer un jour (oui, j’avais commencé à en douter…) !

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Semi-marathon de Toronto 2016

18 Oct

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Je ne sais même pas par où commencer ce compte-rendu.
Je n’ai pas une réelle grande envie de l’écrire d’ailleurs…
C’est un peu comme si mon cerveau souhaitait effacer cette course au plus vite.

Je vais essayer de commencer par le commencement ce sera déjà pas mal… (voyez la logique dont je fais preuve… Ca promet pour la suite de ce récit)

Arrivée le vendredi soir en train à Toronto aux alentours de minuit, la journée de samedi a été consacrée à la récupération du dossard (on prend le bus magique pour y aller ! Mais si je t’ai déjà parlé du bus magique !) et quelques visites de la ville. Je vous épargne les détails mais je vous mets quelques photos.

Une rencontre instagramesque IRL très sympathique avec Benjamin autour d’un verre (d’eau gazeuse pour moi) le samedi en fin d’après-midi.
Pasta party samedi soir entre amis et famille. En vrai, ça fait 2 jours que je mange des pates !

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Une courte nuit de sommeil sous le signe de l’excitation.
Sonnerie du réveil prévue à 6h40 mais réveillée plutôt à 5h45 au final. J’en profite pour me lever à 6h et prendre un petit déjeuner avec Niko.

J’ai un peu de temps devant moi donc je ne me presse pas. Douche, crème Nok, massage etc. Et je fini par être dans le rush ! C’est un peu la course avant la course ah ah
A trop prendre mon temps, je n’ai plus le temps…

Je me rends au départ de la course avec un bon 20 min de marche. Je suis choquée par la chaleur ressenti un 16 octobre au Canada… Il fait 18 degrés, ressenti 24 avec l’humidité. Le ciel est gris et la pluie est annoncée pour 9h… GE-NIAL !

J’ai rdv avec mon ami Ben qui s’aligne lui aussi sur le semi-marathon.
Dépose des affaires à la consigne à 7h50. Petit échauffement de 10 min avec gammes et accélération non loin de la ligne d’arrivée où les coureurs du 5 km terminent leur course. Des gouttes de sueur s’invitent sur mon front après seulement 10 min de footing… Ça promet pour courir 21 km à bonne allure…

Je réalise à ce moment que je vais devoir courir 21 km !

J’ai envie de faire un pipi de la peur mais les files d’attente aux toilettes sont monstrueuses !!! J’abandonne l’idée. D’autant que bien souvent c’est juste un pipi de la peur donc pas vraiment utile dirons-nous. Donc je me dis que ce n’est pas si grave. Hum hum… J’aurai peut-être du !

Je recroise Benjamin qui s’échauffe avant ses 42.2 km. Juste le temps de se souhaiter bon courage, il est temps de rejoindre la ligne de départ à 10 min du coup de feu.
Je rejoins mon sas (chrono entre 2h et 2h30). Il y a un monde fou ! Nous sommes entre marathoniens et semi-marathoniens.
Le coup de feu est donné à 8h45 pour le premier sas.
L’ambiance est bonne malgré la pluie qui commence à pointer le bout de son nez. Musique et applaudissement font passer les 15 min qui me séparent de l’arche de départ.
Je suis contente d’être là. Je me sens prête a tout donner pour réussir mon objectif : celui de courir les 21.1 km en 6’30/km.

C’est parti. Je suis tellement concentrée sur l’allure à trouver que je ne réalise pas vraiment que ça y je suis lancée sur cette course tant attendue ! Je me souviens très bien m’être dit « ca y est je suis en train de courir un semi-marathon » sur les quelques premiers centaines de mètres de mon premier semi un an et demi auparavant.

J’ai du mal à trouver mon rythme, mon souffle et ma foulée. Et je vais galérer à le faire pendant 4 km ! En regardant les stats de ma montre après coup, au bout d’un kilomètre, le cardio est déjà à 180 BPM !
Je suis un peu plus à l’aise sur les 6 km suivants. Je me concentre sur ce qui se passe autour de moi. Je croise Jésus qui porte sa croix et son dossard. D’ailleurs il l’a met sur l’épaule d’un autre coureur pour la lui faire essayer ! Elle a l’air hyper lourde ! Je suis assez admirative de ces personnes qui font mieux que moi sur les courses (bon, ça, c’est pas difficile…) en s’ajoutant une difficulté.

Le temps passe vite sur la première moitié de parcours. Mais plus ça va, et moins ça va… Mon corps refuse de plus en plus à avancer. Pourtant je bois un peu à chaque ravito et j’ai bien mangé avant. Ma vitesse commence à décliner légèrement. Mon corps me donne les premiers signes de fatigue. Je prends la moitié d’une pâte de fruit.

Après 6 km, on passe au-dessus d’une voie rapide pour enfin rejoindre le bord de l’eau. Ca descend un peu et j’en profite pour relancer un peu la machine et la vitesse.
Certains coureurs s’arrêtent aux toilettes disponibles sur le bord du parcours. Et je me dis que je commence à avoir envie de faire comme eux. Mais je refuse de le faire sur une course sauf en cas d’extrême urgence. Là, je peux encore patienter.

Au 7eme kilomètre, j’essaie de regarder si je vois Elodie dans les supporters mais je dois être trop en retard car je ne la verrais pas. Elle a dû filer au 20eme km déjà pour voir Niko.
Je me souviens à ce moment-là le bonheur d’avoir vu ma famille sur le parcours de mon premier semi-marathon…
Je me sens pas mal seule là je dois le reconnaître.

Ça descend du km 6 au 9. Et pourtant, ma vitesse continue à chuter aussi… Le corps répond de moins en moins bien. Fatigue dans les jambes et le haut du corps, alors que je n’ai jamais ressenti ça en entrainement. J’ai envie de marcher mais je refuse… Hors de question.

Je sais depuis longtemps que mon objectif est foutu. Alors à ce moment-là, l’objectif change. Mon but est d’essayer de prendre du plaisir sur la seconde partie du parcours qui m’attend…

Au bout de 11.5 km, je peine vraiment à avancer. Et je marche pour la première fois quelques mètres. J’abandonne tout espoir de bien terminer cette course…
Et j’ai de plus en plus envie de pisser…
J’arrive à repartir en trottant jusqu’au 15 eme kilomètre ou j’aperçois des toilettes… Il y a très peu d’attente alors je tente le coup. Tant pis. Foutu pour foutu, je me dis autant terminer la course dans les meilleures conditions possibles. J’expérimente donc pour la première fois de m’arrêter faire pipi sur une course officielle. Avec le chrono qui tourne encore, l’attente parait interminable ! Mais vu comme je me tortille je pense que j’ai bien fait. Je devais surement ressembler a ça (le costume en moins évidemment) :

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A ce moment-là je repense à l’épisode toilettes de Marvin lors de mon premier semi qui avait vécu bien pire… Ça réconforte un peu de se dire que ce genre d’incident peut arriver à tout le monde.

Je repars en trottinant. Je me bats mentalement pour ne pas marcher.
Je bois régulièrement car j’ai soif. Si je pouvais, je finirai ma gourde à chaque fois mais je me contente de 2 petites gorgées.
Je m’arrose aussi car avec un cardio aussi haut, j’ai chaud.
Aux alentours des 18 km, on repasse au-dessus de la voie rapide. On a une vue sur les gratte-ciels. J’enlève ma musique pour tenter de profiter des encouragements des supporters pour m’emmener au bout de cette course…
Pour l’instant, je suis surtout bercée par le trafic de la voie rapide…
Je remarcherais encore 3 fois tout de même entre le 15eme et le 20eme kilomètre. Jamais très longtemps mais quand même…
Je pense à Margaux et à ses 20 km de Paris mal vécus aussi une semaine auparavant.
Je pense à tous ceux qui m’ont encouragé durant cette lutte. Je repense a vos mots pour essayer de continuer d’avancer. Mais je ne peux m’empêcher d’être déçue. De moi-même… D’avoir cru cet objectif possible. De m’être fait des films… D’avoir pensé être prête. D’avoir imaginé que ce serait beaucoup plus facile. Je me sens comme une débutante qui est obligée de marcher sur une foutue course officielle. Car oui, une course ça se COURT. Sinon ça s’appellerait une marche…

Oui, a ce moment-la de la course, mes pensées sont vraiment pas glorieuses…

Au 20eme km j’essaie de voir si j’aperçois Elodie. Encore une fois, je ne la vois pas. Comme je suis en retard sur mon objectif, j’imagine qu’elle n’a pas pu rester pour me voir.
Le virage à gauche 200 mètres après le km 20 annonce la fin de la course. Je sais qu’il me reste plus qu’une dernière ligne droite en montée sur 1 km donc…

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A 100 mètres de l’arrivée. Photo prise la veille de la course.

Je me bats contre mon corps pour continuer d’avancer… Les encouragements de Ben à 500 mètres de l’arrivée me permettront de finir cette course tant bien que mal au bout de 2h31’42″.

Contente d’en avoir fini !

Si on jette un œil du cote de la fréquence cardiaque, la moyenne est de 185 bpm avec un max de 197 bpm :

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Non j’étais pas du tout dans le rouge durant toute la course ah ah (rire jaune hein…) !

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Bon petit bug coté stats, d’après ma montre GPS, j’ai parcouru 21.6 km..

Le seul point positif, c’est l’après-course. J’ai beaucoup moins mal partout qu’après mon premier semi où j’avais eu des crampes dans les jambes.

La déception a été immense… La remise en question est venue avec.
J’ai eu la sensation d’être toujours aussi nulle. De ne pas avoir progressé. De ne jamais réussir à progresser.
Je me suis demandé si ce sport, qui n’a pas voulu de mois pendant 25 ans, était bien fait pour moi.

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J’ai du mal a être fière de cette médaille.
Je sais que je devrais en être fière car je suis allée la chercher. Mais j’aurais tellement préféré la porter en guise de récompense et accomplissement de ma préparation.

La chose positive quand on rate son objectif c’est la soif de revanche. J’ai beau avoir souffert, le désir de reprendre le départ d’un semi-marathon est toujours là. Celui de m’entrainer dur aussi. Avec l’espoir de faire mieux.

Je me sentais prête et en pleine forme. C’était un jour sans. C’est tellement rageant de se sentir aussi bien pendant la préparation d’une course et de la vivre aussi mal le jour J…
Je me demande ce que j’ai mal fait pour manquer autant d’énergie alors que je me sentais en forme les semaines précédentes.

Pas mal de coureurs ont souffert ce jour-là. Un jour sans, oui, mais pas que pour moi.
Niko s’est battu lui aussi pour terminer son premier marathon et il l’a fait !
Mais j’ai vu après coup que Mike avait lui aussi mal vécu cette course alors que lui aussi se sentait prêt :

Ces mots me parlent tellement :

Cette médaille ne représente pas un bon jour. En revanche c’est un rappel de ce qu’est la vie. Peu importe les efforts que vous faites, peu importe que vous pensiez être prêt, les choses ne se passent pas toujours comme prévu, et tout peut basculer en un claquement de doigts. Cette médaille est pleine de leçons, de souffrance et d’émotions. Tout ce que je n’oublierai jamais. Je vais toutefois mettre ce jour derrière moi, et m’en servir uniquement comme carburant pour continuer à poursuivre mes objectifs.

Alors oui je vais continuer a m’entraîner.
Oui je vais continuer a courir et essayer de toujours prendre un max de plaisir.
Et essayer chaque jour d’être meilleure que la veille.

Ce fut tout de même un bon weekend fait de moments riches sur le plan humain.

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Trail de la Clinique des coureurs 10 km

15 Juin

Une course de la loose pour un week-end de poisse… en fin de compte, cette course ne s’est pas du tout passée comme je l’avais imaginé.

Départ le vendredi soir de Montréal après quelques problèmes avec l’agence de location de voiture… Un début de week-end un peu tendu

3h de route et un Subway plus tard, on arrive à proximité de la course.

Petit point sur la course avec Niko… je commence à baliser sérieusement ! Peu de participants sur ce 10 km et des élites en nombre… bon bon, je me prépare mentalement à finir dernière mais je me conditionne tout de même pour apprécier de courir en forêt, en plein Québec et kiffer ma course au maximum…

Mais les choses ne vont pas vraiment se passer comme ça…

Petit point sur le profil de la course :

donnees techniques

Samedi matin, préparation des affaires. Arrivée sur place vers 9h pour un départ à 12h.
L’organisation a bien fait les choses. On gare la voiture sur le parking prévu à cet effet et on monte dans le bus magique qui nous emmène au lac-beauport, la où se déroule la course.
La, je suis encore optimiste et enthousiaste.

On récupère vite notre dossard et on part encourager les traileurs partis sur le 30 km.
On fait un petit tour des environs et on découvre des petits coins sympas !

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11h25, il est temps de partir s’échauffer. Vue l’heure, je ne veux pas manquer le départ donc je ne veux pas courir plus de 15 min. Avec Niko, on prend le chemin de la course à l’envers. Niko, lui, veut s’échauffer plus longtemps. Au bout de 7 min de course je me demande si je fais demi tour ou si je continue. Le temps de trouver la réponse cela fait déjà 10 min que l’on court…
Je fini par faire demi tour, laissant Niko continuer tout seul. Pour me rassurer il me dit “toute façon il suffit de suivre la signalisation bleu et tu retrouveras le départ. Je te rattraperai de toute façon”. La logique est bonne, je suis confiante.
Pis, j’ai toujours pu faire confiance à mon sens de l’orientation, plutôt bon pour une femme.

Donc je continue à courir. Depuis le début de l’échauffement, le parcours consiste à enchaîner racine sur racine, pierre sur pierre. Quand il n’y en a pas c’est parce que la boue a pris leur place.

Coup d’œil à ma montre, déjà 17 min que je cours. J’accélère car j’ai peur de louper le départ. Je ne devrais pas être très loin d’arriver mais au lieu de ça j’arrive à un petit ponton encore jamais vu… Je suis seule en pleine forêt. Le départ est dans 10 min. Je n’entends toujours pas le speaker supposé mettre l’ambiance mais surtout m’indiquer que je suis dans la bonne direction…

Bon, à l’évidence je suis perdue… je commence à paniquer. Je décide de faire demi tour en priant pour que Niko ait suivi le même chemin que moi. Je crie son prénom en mode je panique. Je cours à toute vitesse. J’enfonce mon pied dans la boue jusqu’à la cheville. Je crie encore. Et encore. Je cours encore comme une folle. Pis, la, miracle j’entends Niko qui répond à mon ultime cri de détresse. Je lui crie “je suis perdue” et il me répond que lui aussi…

Au moins je suis un peu rassurée de ne plus être seule en pleine forêt.

Au bout d’un moment on se rend a l’évidence, le départ est dans 8 min et on est perdus. On entend pas le speaker donc on tire un trait sur la course.

Niko décide de partir de son coté et ne veut pas m’entraîner davantage “dans ses galères”, comme il dit. Il me dit de continuer de suivre le chemin bleu pour être sure de retrouver mon chemin.
Je me retrouve donc une nouvelle fois seule en pleine foret et je décide de reprends le chemin a l’envers.

Je cours dans tous les sens et a vive allure et par miracle j’arrive a retrouver mon chemin. J’entends le speaker a mesure que je cours. Je fini par reconnaître le chemin. Je cours a fond. J’entends que le départ n’a pas encore été donné. Je peux peut-être y arriver. Je sprinte tant bien que mal parmi les racines.
Et quand j’aperçois les coureurs qui attendent le départ, je ne sais pas si je suis vraiment soulagée… D’un coté, je ne veux pas encore payer un dossard pour rien (après celui Ottawa 2 semaines plus tôt) mais d’un coté je me sens cramée et énervée et je n’ai pas du tout envie d’aller me “faire mal” avec ce dénivelé sur 10 km… Le mental n’est plus la (il était déjà pas brillant). Mon cœur va exploser, je suis essoufflée et déjà dans le rouge. Je cherche Elo mais sans succès. Et le speaker annonce le départ dans 15 seconde. Déjà ?! Bon ben je me suis pas dépêchée pour rien alors j’y vais. A peine le temps de me dire ça que les coureurs entament le décompte. Je me force a aller. C’est parti…

Cheezburger animals dog snow playing

Une fois l’arche de départ franchie, je me mets a la recherche d’Elo le long du parcours. Je l’aperçois, je lui dis que j’ai perdu Niko, que je ne sais pas ou il est et je continue mon chemin… Et très vite j’en peux plus. Au bout de 2 min de course, mon cardio est a 183 BPM! Le parcours grimpe sur 2.5 km. Au bout de même pas 200 mètres, je marche. Mais je suis assez étonnée de voir qu’autour de moi, les autres marchent également. Je me trouve donc des copains de galère.

J’essaie de courir a plusieurs reprises. Mais impossible. Je n’ai pas de jus. Alors je marche. Je cours dès que c’est plat ou que ça descend et je suis essoufflée comme jamais. J’ai envie d’abandonner a chaque kilomètre. Je ne regarde que très peu ma montre d’ailleurs. Un homme devant moi fait de même. Je lui fais part de mon état il me propose gentiment de l’eau. Au bout de 2,5 kilomètres, mon compagnon de galère part devant et il me laisse jouer a “je te double, tu me doubles” avec une femme pas mal plus âgée que moi. La première fois je lui demande si elle veut passer, elle me dit que non car elle veut y aller tranquillement. Puis elle finit par me dire “je passe devant”. Je la laisse passer. Je la talonne et a un endroit boueux je repasse devant. On marche quand ça grimpe et on trottine quand on peut. Puis je fini par la distancer malgré tout et je rattrape mon compagnon de galère. Doucement mais sûrement.

Arrivée au ponton que j’avais croisé a l’”échauffement”, je regarde ma montre qui m’indique 5 km. C’est donc a cet endroit précis ou j’ai décidé de faire demi tour car j’avais la sensation d’aller trop loin dans le parcours. C’était juste la moitié du parcours quoi…

On s’arrête au ravito ensemble.

On aurait bien le temps de trinquer mais on se contente d’échanger quelques mots avec les bénévoles qui nous disent qu’on a bien raison de faire ça pour le plaisir tranquillement…

Bref bref bref.

C’est reparti. Coup soleil a ma montre et la je meure !! 5 km en 55 min… Presque une heure pour faire 5 pauvres petits kilomètre ?! Et je ne me vois pas du tout tenir encore 55 min comme ça ! Je vais vraiment mettre presque 2 heures a faire 10 km ? Mon mentale (pour ne pas dire mon ego) prend un sacré coup (et il était déjà dans un piteux état)
En fait, je ne sais pas exactement a quel moment mais ma montre n’a pas réussi a me suivre et elle me compte moins de kilomètre que prévu. Quand j’arrive a voir le panneau du km 6 (oui parce que depuis le début de la course j’ai les yeux rivés sur le parcours tellement il y a des racines et des pierres non stop que je n’ai malheureusement pas le temps d’admirer le paysage !), ma montre elle n’affiche que 5.3 km…  Je ne peux plus me fier a elle.

Je me mets a papoter avec mon nouveau copain. C’est chouette de rencontrer du monde sur les courses. J’apprends notamment qu’il organise les courses gourmandes. Tiens, je connais ! Il s’agit de plusieurs courses originales a thème un peu partout au Canada.
S’il en chie un peu moins que moi, le veinard, il reprend tout juste la course a pied et préfère y aller doucement.

On fera un bon bout de chemin ensemble (sur le trail, hein, n’allons pas trop loin voyons) a discuter, se soutenir et essayer de faire passer le temps (oui parce que je suis en train de courir les 10 km les plus longs de toute ma vie !)

Après le dernier ravito, il part en tête. Je n’arrive plus a le suivre et je termine cette course en solo. La fatigue physique arrive après la fatigue mentale. Les derniers kilomètres sont difficiles. Je manque de me fouler la cheville a chaque pas. Je ne suis plus vigilante et le parcours devient dangereux pour moi. Je veux juste arriver au bout et que ça se termine… #svpachevezmoi

Quand je reconnais la fin du parcours que j’ai déjà “emprunté” lors de mon “échauffement”, je suis heureuse de savoir que la fin est proche (oui mes amis, la fin est proche !)

praise blessed hallelujah sister act

J’entends le speaker. J’ai comme un sentiment de déjà vu, mes deux chevilles et mon amour-propre en moins

A l’approche du dernier virage, j’aperçois Elo qui a retrouvé Niko. Un petit pouce vers le bas pour résumer ma course et mon état et c’est parti pour la montée finale (oui ça grimpait un chouia sur la dernière ligne droite histoire de nous achever si ce n’était pas déjà fait).

CA Y EST ! J’y suis ! C’est fini !

Je me rends compte que je vous ai épargné les moments de chouinage ou les larmes mêlées a ma respiration de phoque a l’agonie, je me suis surprise a ne plus pouvoir respirer. Il a bien fallu que je me calme rapidement dans ces moments-la.
Mais une fois la course terminée, ma médaille autour du cou (que je ne brandi pas fièrement du tout), je n’ai pas pu me contenir plus longtemps et les nerfs ont lâché. Pendant de longues minutes. Je n’arrivais plus a me calmer.

Puis il a bien fallu sortir de ma bulle et revenir a la réalité. J’ai retrouvé les copains et j’ai pu profité d’une sacrée collation a base de mini sandwich, gâteaux, pastèque, bretzels et bonbons.

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Alors oui je suis allée au bout. Oui je peux dire je l’ai fait. Mais je ne reste pas moins une coureuse sur route. Je suis a deux doigts de tirer un trait sur le trail (mouahahah joli choix de mots. Oui je sais je me lance des fleurs…). Le problème, c’est de toujours vouloir m’améliorer. Mais la, je dois avouer qu’il y a trop de boulot

Le petit mot que j’ai reçu et qui m’a console et fait relativiser ?
Ma copine d’enfance, qui ne court pas, et qui me dit “Quoi ? Tu cours pour t’échauffer avant un 10 km ? Ah ouai t’es forte quand même t’as un bon niveau !”
C’est tout bête, mais vu comme ça, effectivement mon petit niveau me convient.


Alors oui j’en ai chié comme un polaque pour finir ces 10 km. Oui, j’ai énormément marché.

Mais j’ai failli ne pas pouvoir prendre le départ (comment ça, ça aurait été peut-être pas si mal ?! Qui a dit ca ?)

Mais je ne m’étais pas entraîné (je ne fais jamais de travail en cotes ou en dénivelé).

Mais je n’ai pas abandonné.

Mais je suis allée au bout de cette course alors que d’autres n’y mettrons jamais les pieds.

Mais c’était pas plus dur que d’accoucher (véridique d’après un panneau sur le parcours).

Mais j’ai gagné une médaille comme dirait certaines personnes ! (et un énorme bouton de moustique. Ah les joies du printemps au Québec !)

Mais je n’ai pas terminé dernière tout classement confondu !

Mais ça tombe bien mes objectifs de fin d’année se feront sur route.

Mais… Qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire a un trail?!

Pour les chiffres ça se passe en image :

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5 km Scotia Bank

25 Avr

Premier objectif de l’année sur cette deuxième course de 2016.

Elle s’inscrit à la base dans le cadre de la préparation des 10 km avec le but de faire mieux que mon temps sur 5 km réalisé en novembre 2014 (29 min 29 sec).
Mais comme tu es un fidèle de ce blog génialissime (oui je suis encore sur mon nuage d’après-course, laisse-moi rêver), tu sais que ce record a été battu 2 semaines auparavant sur une course plaisir (29 min et 04 sec).

Parlons peu (non, en fait, tu le sais je te bassine toujours avec mes comptes rendus alors cale toi bien au fond de ton siège – oui c’est un ordre. La preuve, j’expose tout juste le contexte et je n’ai même pas encore commencé à te raconter ma course mouahahah), parlons bien… Parlons stratégie. Oui car c’est l’avantage d’être suivi par quelqu’un qui sait de quoi il parle.

Deux choix s’offrent à moi pour la semaine d’entrainement qui précède cette course : soit je m’entraine pour tout déchirer sur ce 5 km, soit je m’entraine en pensant au 10 km. Coach me laisse le choix mais nous sommes du même avis : mon record personnel est déjà tombé sur 5 km 2 semaines avant alors on mise tout sur le 10 km maintenant.

Et d’après lui, avec le travail déjà fourni, je peux tout de même encore tout déchirer sur ce 5 km.  Sa consigne de course en début de semaine : suivre le meneur d’allure 30 min pendant 2.5 km puis accélérer sur la dernière partie.

Coach me fixe donc un nouvel objectif. Finir ces 5 km en moins de 29 min.

C’était sans compter ma séance d’entrainement du mercredi soir. Elle s’est tellement bien passée que coach change de stratégie quelques jours avant la course. Ce sera un départ à 5’45/km puis accélération à mi-parcours jusqu’à la fin. Glurps. Mais comme c’est un coach génial, il dit clairement les choses :

Je vais clairement en chier mais j’en suis capable.

Bon petite ombre au tableau : la sortie running en groupe du vendredi. Initialement non prévue dans le plan d’entrainement (et pourtant proposée par coach lui-même, c’est bien comme excuse ca non ?) et courue a une allure trop soutenue pour une semaine de compétition , l’avis de coach est clair : cette course, ça passe ou ça casse

Non ce n’est pas du tout stressant

Mais coach y croit quand même.
Les multiples messages que je reçois la veille me motivent aussi comme jamais (un énorme MERCI à vous tous d’ailleurs) !

Ces 5 km, je vais les tuer ! Je suis déterminée à tout donner !

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Après tout, ce ne sont « que » 5 km. Au pire je sers les dents, je mets un pied devant l’autre aussi vite que possible. Et plus vite je cours, plus vite j’arrive au bout de ces 5 km non ?! (ouai, bon, c’est bien beau la théorie mais si c’était aussi facile, ça se saurait !)
C’est la principale caractéristique des distances courtes : courte mais intense (no comment)

C’est donc en mode winneuse que j’arrive 30 min avant le départ.
Le parcours se situe principalement sur l’ile Notre-Dame avec un pont à traverser à l’aller et au retour en foulant la piste du circuit F1 Gilles-Villeneuve.
Après un tout petit échauffement en solo, je prends le départ en début deuxième sas. L’ambiance est bonne, la météo est parfaite et je suis prête à en découdre.

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Ou est Charlie Audrey?

Je veille donc à ne pas partir trop vite et j’essaie de me caler a 5’45/km comme prévu. Mais très vite je sens que des douleurs apparaissent dans les tibias. La respiration est beaucoup moins facile qu’il y a 2 semaines. J’essaie de ne pas perdre le moral. Je sers les dents et j’essaie tant bien que mal de garder l’allure. Chose que je fais parfaitement bien puisque je boucle le premier kilomètre a 5’45/km et pas une seconde de plus !

Je me concentre sur ma respiration. Je me fais pas mal doubler mais je tiens bon. J’essaie d’oublier les tibias. Même si parfois je manque de me rétamer car les jambes sont douloureuses à lever. Je commence à douter. Est-ce que je ne vais pas finir par exploser ? Du coup, l’allure du 2eme kilomètre chute à 5’52/km.

Et puis je me raisonne. Je suis venue pour chercher un record. Je suis venue pour me battre. Je le savais. On compte sur moi. Je veux montrer de quoi je suis capable. Je veux rendre fier mon coach. Bref, je veux l’exploser ce 5 km !

5 km c’est court. Alors je sers les dents et j’accélère. J’ai fait la moitié de la course. Coach m’avait dit d’accélérer si possible alors c’est parti ! Je mets toute ma concentration sur ma respiration. Je m’accroche aux autres coureurs. Je repère quelques femmes autour de moi. Je ne les lâche pas.

Je cours le 3eme et 4eme kilomètre a 5’41/km chacun. J’ai toujours été rigoureuse à l’école, mais je suis étonnée de voir à quel point je peux être régulière !

Je regarde le chrono pour la première fois depuis le départ et il m‘affiche 18 min et 35 sec. Et ça me donne envie d’accélérer pour arriver le plus vite possible.

Il me reste un kilomètre avant la fin et c’est à ce moment-là que je repère mon coach qui me rejoint sur la course. J’avoue que savoir que je vais finir ce dernier kilomètre avec lui me soulage. Je sais que grâce à ses encouragements je ne lâcherai pas.
Il me tire, me booste et j’accélère encore. La respiration commence à devenir difficile mais la phrase magique « allez plus que 600 mètres et on l’aura bien mérité notre semaine de récupération » me rappelle de ne rien lâcher. Dans 600 mètres, c’est fini. Donc il ne me reste que 600 mètre pour tout lâcher et battre ce foutu chrono !

Ok on rigole plus et on enclenche le turbo.

Quelques centaines de mètres avant l’arche d’arrivée, coach lâche un « Allez, après le virage c’est l’arrivée, vas-y go go go goooooo ». Ca me booste mais je me rends compte que ça booste aussi les femmes qui nous entourent (c’est bien le coaching perso mais que quand c’est pour moi ok?!). J’avoue que là, je passe en mode guerrière. Ces encouragements étaient pour moi alors je vais les mériter. On joue des coudes avec les autres femmes. Surtout une qui ne veut pas se laisser dépasser. Je suis a 2 doigts de lâcher (souffle et jambes qui ne répondent plus trop et je ne vous cache pas l’envie de vomir – signe que je donne tout… sur une course uniquement hein…) mais y a rien à faire, je veux la doubler. Alors je double.

Un coup d’œil au chrono d’arrivée a quelques mètres de l’arche. Tout ce que je vois c’est le 28 min. Je pense à mon record à ce moment-là et je franchie la ligne d’arrivée aussi vite que possible (12.2 km/h).

J’essaie de récupérer ma respiration laissée sur la fin du parcours et je jette un œil à ma montre qui m’affiche 28’19.  Oh Mon Dieu !!!!

Une allure moyenne de 5’40/km (soit 10.6 km/h)

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Je suis tellement heureuse que j’ai du mal à retenir mes larmes.

Ce record, je l’ai voulu et je l’ai eu. Vous aviez raison, j’en étais capable.

Sur mon nuage, je retrouve les copains Aurore et coach (qui s’apprêtent à courir 21 km), Baptiste et Elo (qui boucle son premier – et surement dernier – 5 km en 35 min et 06 sec SANS entrainement, vous pouvez l’applaudir svp!  #fieredelle)

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Encore une sacrée course. Encore de bons moments partagés avec mes amis, à encourager les coureurs, à se dépasser, à rigoler…

classement

Je suis arrivée 583 sur 2642 coureurs !!!
Je suis dans le premier quart au classement général et j’avoue que j’ai toujours du mal a réaliser moi qui suis habituée aux fins de classement !

J’ai juste envie de dire un gros gros merci a mon coach !

J’en viens à me demander si ce problème de tibia ne serait pas psychologique et tout simplement lié au stress du « ça passe ou ça casse »… bref à suivre…

Retrouve le compte-rendu de coach sur son blog et celui d’Aurore ici

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Le Tour de l’Horloge 2016

12 Avr

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Premier dossard de l’année et une course merveilleuse (oui, je n’ai pas peur des mots) !

Un petit 5 km venu s’ajouter au planning suite à la proposition de mon super coach-Niko. Objectif pour tous les deux : se faire plaisir.
Pas d’objectif chrono car le vrai 5 km à tout déchirer aura lieu 2 semaines plus tard.

Du coup, on y va très relax ! La veille, c’est du grand n’importe quoi : goûter chez Tim Hortons (comprendre muffin et chocolat chaud), bar et resto le soir. Une préparation dans les règles de l’art quoi !

Réveillée « naturellement » à 6h45 avec un petit mal de tête, je me prépare tranquillement et je me rends en métro jusqu’au Vieux-Port, là où se déroule la course. Je suis détendue et impatiente. Je retrouve ma copine Elodie (photographe officielle de Niko) et Niko. La course commence dans une heure, on est large.

Ce matin, on s’appelle tous Michel

Petit point météo, un grand soleil inonde le port mais le froid n’a pas l’air de vouloir laisser sa place. Un petit -5 degrés ressenti -8, je ne lâche pas mes gants et mon bonnet. Le temps est idéal pour une course (quand je vous dis que c’était une course merveilleuse…)

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Je porte fièrement les couleurs de mon coach. La #TeamRunningAddict est au top !

C’est parti pour un échauffement de 20 min en footing lent sur une partie du parcours (que l’on découvre au fur et à mesure) avec mon coach à mes côtés. Les jambes ne sont pas au top et je me traine. Je crains un peu la course à ce moment-là… Je m’imagine déjà courir en mode tortue. Chose que je n’envisage pas. Je suis venue sans objectif chrono, « oui  mais » avec l’envie de courir plus vite qu’en footing tout de même (je porte un dossard oui ou non?)

5 min avant le départ, il est temps de rejoindre tous les coureurs. Je suis contente de pouvoir partager cet avant-course avec mes 2 amis. Après un « bonne course Michel » adressé à Niko (oui parce que sur cette course, on s’appelle tous Michel, c’est le dossard qui l’a dit) et un check, je repère un meneur d’allure à 30 min, je me place derrière. Niko lui part en tête.

Après quelques minutes d’attente pendant lesquelles je savoure cette sensation de petit stress avant le départ, on est parti ! Je décide de ne pas quitter le meneur d’allure des yeux qui part avec un petit groupe à ses bask.
Y a du monde au départ et c’est pas facile de le suivre mais je double et je m’impose ah ah
Il est hors de question que je me laisse distancer dès le début à cause des autres.

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Sur le premier kilomètre, je me contente de rester aux alentours de 6’00/km et je m’assure de garder les oreilles de lapin de mon meneur (en vrai c’est pas mon mien a moi toute seule mais les autres je m’en fou ah ah cette course, c’est MA course. Non je ne m’enflamme pas du tout… Surtout qu’en vrai ce sera celle de Niko puisqu’il va finir premier YEAAAAAAH Et ouai, je vous ai spoilé la….) quelques mètres devant (toi aussi t’as du relire le début de ma phrase pour te rappeler ce que je disais avant mon monologue ma parenthèse?!)

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Ensuite, j’essaie d’accélérer un chouia dans le but de ne pas faire plus de 30 min. J’aperçois un homme qui court en jeans ! Et ça n’a pas l’air de le choquer… Ni personnes d’autres d’ailleurs. Hum…ok, ils sont comme ça les caribous…
La respiration est bonne et les jambes suivent. Ma foulée est plutôt naturelle et je suis plutôt contente. On zigzague (le correcteur orthographique ne me corrige pas, je viens donc d’apprendre que le verbe zigzaguer existe bel et bien, la honte…) le long des quais. Il n’est pas toujours facile de gérer les virages secs ou tout le monde se marche les uns sur les autres (oui dans ces moment-là il est difficile de courir si tu veux pas écraser tes concurrents). Je parle de « concurrents » mais en fait je ne sais pas pourquoi, sur cette course, je vois les choses différemment que sur les autres courses.

Je ne sais pas pourquoi mais justement je ne vois pas les autres comme des concurrents aujourd’hui. La, il n’y a que moi qui compte. Comme si j’étais ma seule concurrente.

Je crois que je voulais vraiment me prouver que j’étais capable de tenir les 10 km/h sur ces 5 km.

Je suis tellement dans ma bulle de bonheur, que quand j’aperçois Niko qui a déjà fait demi-tour sur le parcours, je ne me rends même pas compte qu’il est premier à ce moment-là !
Il me tend la main et je tape dedans quand on se croise. Ca me file la patate et je file le sourire.
Après coup, je me rends compte qu’il est déjà sur le chemin du retour et moi je n’en suis qu’à 2 km parcourus. Ahem…

Je cours sur la ligne droite et je vois toujours le lapin devant moi. Je continue à la même allure. A chaque fois que je regarde ma montre, je tourne entre 5’55 et 5’50 au kilo.
J’arrive enfin au moment où il faut faire un demi-tour sec. 16 min depuis le départ et 2.7 km. Je double des gens. Incroyable ! Ça ne m’arrive jamais ! Et je vois encore plein de monde derrière (en vrai je ne me retourne pas hein, je les vois juste en contre sens puisqu’ils n’ont pas encore fait demi-tour).Enfin, « plein de monde » on s’entend, je veux dire beaucoup plus que d’habitude. Ça me file encore plus la patate !
Au bout de 3.5 km, j’accélère encore un peu. Je reste entre 5’50 et 5’45/km. Je commence  à sentir ma fréquence cardiaque augmenter. Ma montre me dira plus tard que je suis aux environs de 188 bpm. Ca commence à tirer lorsque j’entame le dernier kilomètre.

700 mètres avant l’arrivée j’aperçois Elo et Niko qui m’encouragent. Je me retourne pour leur parler et je manque de me manger le mec devant moi en me retournant. Oups. Un virage et tout le monde se piétine encore dessus. Je bats des coudes pour doubler. Je les double.
Niko va jouer parfaitement son rôle de coach à partir de maintenant. Quand je me rends compte qu’il m’a rejoint sur la course, ça me booste a fond ! Il me pousse à accélérer tout en courant à mes côtés. Je sens que j’en ai encore un peu sous la semelle et je sais que je vais pouvoir sprinter comme j‘aime le faire avant l’arrivée. On dépasse MON lapin et on accélère encore. Niko m’encourage encore avec un « allez, tu peux tout lâcher sur la dernière ligne droite il ne reste que 150 mètres ». Je lui réponds un grand OUI et c’est parti !

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Ah on est beau en plein effort hein… Pour ma défense, j’étais en train de tout donner ah ah Ou en train de mourir on peut dire ça oui !

C’est dur mais j’accélère pour passer de 5’28 (11 km/h) à 4’56/km (12,16 km/h et un cardio a 194 battements par minute), toujours avec Niko à mes côtés. Je ne sais pas si j’aurai accéléré autant s’il n’avait pas été la ! J’ai bien envie de ralentir mais je vois le temps officiel qui affiche 19 min 17. Alors tout bêtement je donne tout pour ne pas mettre 9 secondes de plus (mon précédent record personnel).
Je passe le deuxième tapis (heureusement que Niko m’a prévenu, je me serai arrêté au premier moi…) et j’arrête mon chrono qui m’affiche 29 min et 06 secondes avant de récupérer ma médaille (même pas en chocolat mais avec des flocons pailletés ! Trop belle !) Je suis heureuse !

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Record battus de 25 secondes.

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Mais genre trop heureuse d’avoir été aussi bien pendant toute la course, d’avoir partagé ça avec deux amis en or, d’avoir reçu le soutien de mon coach sur la fin du parcours, d’avoir pu constater officiellement mes progrès et d’avoir eu un vrai repas en guise de ravito en fin de course (gloutonne power) !

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Après avoir dégusté le plateau repas chaud (et un verre de cidre fabriqué par Michel, le vrai), j’ai pu applaudir comme il se doit la montée de la plus haute marche du podium de mon super coach qui déchire tout! Trop fière d’être sa padawan !

Temps réel officiel : 29 min et 4 secondes

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Euh… Sinon on en parle de mon classement ?
Je rêve ou je finis 132eme sur 404 ?
D’habitude je suis dans les tous derniers…. WTF ?!

La #TeamRunningAddict a donc tout déchiré sur cette course nullement préparée avec deux records personnels et une médaille d’or (mais en fait, c’est pas du vrai or, t’emballe pas Polo !)

Bref, j’ai un coach génial qui déchire !!

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Un gros merci aussi a la photographe !

Pour lire le compte-rendu du coach, c’est par ici !

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Marathon de Toulouse 2015 en relais

29 Oct

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Dimanche 25 octobre j’ai couru mon premier marathon (ne t’affole pas, je ne suis pas encore maso) en relais.

Celui de Toulouse se fait par équipe de 4 relayeurs:

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Je suis chargée du tout premier parcours. Je serais donc au départ parmi 800 autres coureurs.

C’est avec une légère appréhension mais beaucoup de joie que j’aborde cette course.

En effet, il s’agit de la dernière courue sous les couleurs de mon club. L’appréhension est là car la douleur au tibia est restée coincée dans un tout petit bout de mon cerveau… J’ai peur d”avoir mal, peur de devoir mal (re)vivre une course officielle, peur de l’organisation. Et si je ne trouvais pas ma relayeuse? Et si je ne savais pas où aller? Et si je ne retrouvais pas mes coéquipière pour terminer ensemble ? Et si je me perdais sur le parcours ?

Les derniers bouleversements dans ma vie ont fait que j’arrive à ce marathon très fatiguée. Ajoute à cela un déménagement toute seule 2 jours avant et tu obtiens des conditions imparfaites pour une course officielle. Bref, tu vois, ce n’est pas brillant…

Et pourtant j’ai tellement envie de la faire cette course.

Plusieurs mois que je n’ai pas porté de dossard. Plusieurs semaines sans courir. J’ai envie d’en découdre. J’ai envie de retrouver l’ambiance d’une course. J’ai envie de me retrouver parmi une marée de coureurs. J’ai envie de me dépasser. Et je vais être servie croyez-moi !

Je me rends au départ de la course avec 2 copines du club. La bonne humeur est au rdv. Elles ne courent pas le premier relais et ont tout de même tenu à venir nous soutenir sur le départ. J’entends qu’on appelle mon prénom. Je me retourne et voit un jeune homme que j’ai connu il y a plusieurs années à plus de 700 km d’ici, à une époque où courir pour moi se résumait à attraper le métro lorsque la sonnerie retentie (et ça me fait penser à coco qui a vécu un peu la même chose sur une course, pas pour le métro hein mais pour la rencontre). Ah, les joies des rencontres sur les courses ! Ce contact me ravie et me donne une pêche d’enfer. Il n’y a pas à dire, j’adore ces moments lors des courses, même s’il ne s’agit que de quelques mots échangés.

On retrouve les autres membres du club et on s’échauffe. L’excitation de la course monte peu à peu. Je sais que je vais donner mon maximum, quoi qu’il se passe.

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Le coup de feu est donné. J’enclenche le chrono en passant le tapis. Tout le monde part comme une fusée. Pour moi, hors de question de me griller. Je laisse tout le monde me dépasser (ça, j’ai l’habitude).
Et à peine le premier kilomètre passé, BIM. La barre. Sur tout le long du tibia. Aie aie aie. Que je déteste cette sensation de barre de fer. La douleur est telle que je peine à lever le pied droit. Chaque nouvelle foulée me coûte. Je manque de trébucher à plusieurs reprises. Je me fais dépasser encore et encore.
Ah tiens, c’est sympa, ma hanche a décidé de tenir compagnie à mon tibia. Une douleur apparaît à gauche. J’ai du mal à garder ma foulée habituelle.

Vers le 3ème kilomètre, je me fais rattraper par un homme et une femme de mon club. Je leur fais part de ma douleur et celui-ci me conseille de ne pas hésiter à m’arrêter si je souffre trop. C’est mal me connaître. Hors de question de m’arrêter. Je la connais cette douleur. Je la déteste et je ne la laisserais jamais me battre.

Je suis plus forte qu’elle.

Elle m’en fait voir de toutes les couleurs à chaque fois qu’elle survient en début de course. Je sais qu’elle finit par partir aux environs du 5ème kilomètre. Alors je ne lâche rien. Je serre les dents tout en veillant à avancer un pas devant l’autre. Je sais que ça va finir par passer.

J’ai toujours mal à la hanche aussi grrrrrr

J’essaie de trouver une nouvelle façon de courir. 
Pour parler chrono, tu t’en doutes, il ne cesse de dégringoler au fil du temps. Je cours à une allure de limace ! J’atteins le 7’20/km voir même 7’30 parfois… Je me fais dépasser par un petit couple. Arf là j’avoue mentalement j’ai la rage. Je suis dégoûtée de ne pas pouvoir tout donner.

On a passé le km 4.
Je me fais rattraper par un groupe de filles. Une reste à ma hauteur. Elle a sûrement décidé de se caler à mon rythme. Et là miracle, la douleur s’atténue. J’accélère un peu. Elle me talonne.
On arrive au ravito, je m’arrête boire un peu et manger un bout. Bon, t’imagines bien qu’on a pas le temps de refaire le monde, je repars sur les traces du groupe de filles.

On traverse le deuxième pont du parcours. Même pas mal dans la montée. D’habitude ça me coupe mais là je suis tellement heureuse d’être libérée. Je lâche un peu dans la descente.

J’arrive à accélérer un peu. Mais du coup, je m’essouffle vite. Je commence à tirer la langue – façon de parler hein, va pas croire que je ressemble à ça:

Je talonne toujours le groupe de filles. L’une d’elle m’encourage.

On approche le km 7 et la même fille se retourne et me parle. J’entends rien avec ma musique donc j’arrête de faire mon asociale et enlève un écouteur. Coupable, je lui demande de répéter.

Et là elle me dit “on passe la ligne d’arrivée ensemble et c’est pas autrement”.

Je lui réponds “avec plaisir”.
Mais je peine à rester à leur hauteur. Alors qu’on court aux environs de 6’50/km.

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coucou mes nouvelles copines !!! (credit photo)

Elle finit par me dire de venir à sa hauteur en me tendant la main et en ajoutant “je t’ai dit de rester à côté de moi pas derrière moi”. Je mets le turbo pour la rattraper et attrape sa main. On approche le km 8. Et je m’accroche à elle et à ses copines. Elles sont un groupe de 3. Et elles motivent et encouragent tout le monde. C’est un vrai plaisir de courir avec elles. On passe vers Compans Caffarrelli, je connais bien l’endroit. Et là, j’entends qu’on m’appelle. Je me rends compte à la dernière minute que JM du club est en train de me demander de sourire pour la photo. Je suis ravie de le voir et lui fait un petit coucou. Ca fait plaisir d’être encouragée par ceux qu’on connait !

On arrive à la hauteur d’un homme qui marche. C’était sans compter sur mes nouvelles acolytes, il n’a pas d’autre choix que de prendre le train en marche. Nous voilà maintenant à courir à 5.

Et là, on entame une longue ligne droite de 2 km. Heureusement on croise les marathoniens qui courent dans l’autre sens. Je reconnais Mathieu qui est dans les premiers mais qui ne me reconnait pas malgré mes encouragements. Et ensuite je croise 3 hommes du club que j’encourage également. Et je guette mon skippy prête à donner de la voix pour le booster. Malheureusement, j’entame mon 10ème kilomètre et le chemin des relayeurs et des marathoniens se séparent.
J’ai adoré les croiser ! J’ai oublié la course et mon allure et j’ai profité du moment présent. Comme si j’étais spectatrice du marathon. Comme si j’étais juste venue les soutenir. Ces 2 kilomètres sont passés hyper vite !

Tiens, je me rends compte que les filles n’ont pas suivi zut, je me sens un peu mal de les avoir lâché du coup…

Je croise ma copine M sur le côté qui m’encourage et immortalise l’instant.

Je sais qu’il me reste moins d’un kilomètre. Je me sens plutôt bien et j’accélère. Je rattrape une femme de mon club et je file. Dernier virage à droite (heureusement que je suis la fille devant moi car sinon j’aurais été tentée de continuer tout droit et de m’engager sur le relais 2, mais non merci ça ira). Juste avant de donner mon relais à ma coéquipière, je croise le collègue de bokiné qui m’encourage et je tape dans sa main, ravie de finir en bon état (enfin si on oublie la douleur à la hanche qui s’est fait sentir sur tout le parcours).

Mon parcours est enfin fini ! Je ne fais pas la fière vu mon chrono: 1h15 pour parcourir 10.96 km à ma montre.

Je rejoins mon club, déçue de ne trouver que de l’eau à mon arrivée en guise de ravitaillement. On file au point relais numéro 3 tous ensemble.

Il commence à faire chaud. Les coureurs en souffrent.

On retrouve encore plus de coureurs du club. Une super ambiance de soutien et de motivation règne. On crie à chaque départ de l’un d’entre nous. On est assez euphorique et heureux d’être là et de partager ça.


Cela fait 1h que j’ai arrêté de courir et je commence à bien me refroidir. J’ai mal partout et je ne fais que bâiller

Ma relayeuse me rejoint pour attendre la troisième relayeuse. Lorsqu’elle arrive, elle passe son relais à la 4ème et on repart toutes les 3 en métro direction le palais de justice où nous devons retrouver celle qui vient de prendre son départ et qui doit courir 9 km.

Arrivés au point de “regroupement”, on se retrouve entre membres du club. L’ambiance est toujours aussi bonne. Chacun attend son dernier relayeur pour le parcours commun. Le stress commence à monter légèrement. Je me sens froide, j’ai mal partout et je suis fatiguée (promis en vrai j’ai pas autant râlé). Et je sais que celle que l’on rejoint pour terminer ce marathon court assez vite. J’appréhende donc un peu de devoir me remettre en jambe à vive allure.
On en profite pour faire quelques photos d’équipe en attendant notre 4ème coéquipière. Vu nos sourires, je pense que la joie se lit sur nos visages.

La dernière de l’équipe arrive et on la rejoint sur la course au passage. A mon grand soulagement je me sens plutôt bien. La hanche se fait légèrement ressentir mais le souffle n’est pas trop mauvais et le tibia se fait totalement discret. On parcourt 1.5 km toutes les 4 à une allure d’environ 6’17/km avec l’envie d’accélérer encore à la fin.

Dernier virage à gauche avant d’arriver sur la mythique place du Capitole. Et là j’entends quelqu’un qui crie “ouaaaaaaaai la skypette” et qui me tend la main. Je suis trop trop trop heureuse de voir mon super skippy puisque je pensais ne pas le voir du tout (souviens-toi c’est lui que je guettais parmi les marathoniens un peu plus tôt) ! Voici d’ailleurs la vidéo qui immortalise ce moment :

Et c’est main dans la main et avec le sourire que nous franchissons la ligne d’arrivée. Nous avons mis 4h29 pour parcourir ces 42,195 km.

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Fin de la course, remise de la médaille et ravito au top (fromage, saucisson, barre de céréales, bananes, orange, pain d’épice, eau, pepsi, etc. – comment ça on ne vient pas pour manger?).

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Retrouvailles avec tout le club. Débriefing. Photo de groupe. Puis nous avons filé dans un bar pour bien terminer cette merveilleuse journée.

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Mon premier trail…

27 Juin

… Ou comment finir dernière féminine d’une course pour la première fois ! Et il faut bien une première à tout.

Ca y est on y est ! Mon tout premier trail dans ma vie de runneuse…
Un nouveau défi, surtout pour moi. Un trail, ça grimpe en principe. Et moi et les « côtes », les « montées » ou le « dénivelé », ca fait au moins 8000 (j’exagère à peine…)
Mais comme j’ai un gourou complètement déglingo, ce dernier a décidé de m’inscrire à mon tout premier trail (comprenez, course en nature qui grimpe). Mais le plus génial, c’est qu’il a décidé de courir toute la course à mes côtés ! Et vous verrez tout au long de ce compte-rendu qu’il est vraiment génial mon gourou (que nous appellerons Skippy par la suite) !

Brièvement, il s’agit de la 10ème édition d’une course de 7 et 14 km pour l’association Hôpital Sourire qui aide les enfants malades accueillis au CHU de Toulouse. Au total, 9 000 euros ont été reversés à l’association cette année. Le parcours en forêt présente un dénivelé de 200 m.

Le rendez-vous est donné sur un parking à 8h du matin. Je vous passerai les orgies culinaires de la veille qui me plombe l’estomac de bon matin en ce dimanche 14 juin. Ajoutons à cela, une météo de crotte (comprenez orage et pluie toute la nuit qui ne s’arrête pas) et 5h de sommeil seulement. Je m’équipe donc en conséquence.
Comme j’ai un chéri-chéri trop choupinou, c’est en trio que nous partons dans la SkippyMobile en direction de la forêt de Buzet. Et comme Skippy il est hyper gentil, il avait préparé du pain d’épice maison dis donc !

Arrivés sur place, il pleut toujours bien entendu. Mise en place des dossard, dernières vérifications, synchronisation des montres, retournage de casquette et nous voilà prêts. Il pleut encore et encore et à ce moment là je me demande ce qu’on fait la…

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Une fois arrivés vers le sas de départ et après un petit échauffement rapide, on se réfugie sous des tentes en attendant le départ, sous la pluie toujours. L’organisation à assuré de ce côté là. Skippy me donne un peu de potion magique pour assurer le coup.

En voulant rejoindre le sas départ, on passe par un petit fossé. A peine le temps d’y poser un pied, celui-ci s’enfonce dans l’eau.

OK donc mon pied est déjà trempé avant la course.

Ça, c’est fait au moins puisque de toute façon je risque de finir les pieds mouillés.

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Le départ est lancé pour le 14 km. Départ pas trop rapide. On se laisse doubler. Ne pas partir trop vite, c’est le conseil qu’on m’avait donné. Et on se retrouve rapidement dans les derniers. La terre est bien mouillée, ça commence donc fort.

Le petit Jésus du trail à décidé de ne pas m’épargner pour ce baptême.

Je regarde ma montre, même pas 1 km de parcouru. OK, ça risque d’être long ! D’après Skippy, il ne faut pas hésiter à courir dans les flaques d’eau. Parfois, in se blesse en voulant les éviter bêtement. Dans les premières montées, il me donne encore des conseils. Mais ces quelques côtes suffisent à faire souffrir mes petits mollets. N’ayant pas l’habitude, j’ai très mal à l’arrière des deux mollets. Mais Skippy il est tellement génial qu’il avait prévu de quoi me shooter. Hop, un comprimé magique et on ne lâche rien. Un coup d’œil à ma montre m’indique presque 4 km.

Là, je me dis que jamais je n’arriverai au bout.

Je songe même pas à m’arrêter au 7eme kilomètre en me fondant dans la masse des coureurs de la distance en question.

On se fait rattraper par les coureurs du 7 km partis peu après nous. Ils filent à vitesse grand V et ce n’est pas toujours facile de les laisser passer. J’imagine déjà le titre de ce compte-rendu « mon premier trail ou ma première course où j’ai terminé dernière » (rassurez-moi, je ne suis pas la seule à imaginer des titres pour mon blog pendant mes courses?). Spoiler alerte !

On croise un mec qui vomi sur le bord du chemin… C’est à ce moment-là que choisit Skippy pour me souhaiter la « bienvenue dans le monde du trail ! » Euh… merci ?!

Au 5eme kilomètre, je m’arrête au ravito boire un verre (d’eau, je précise). Le prétexte est bon tant je rêve de faire une pause pour mes mollets.

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La douleur disparaît petit à petit. On garde tout de même une bonne allure. Malgré tout, on se retrouve talonné par le vélo qui ferme la course. Sur le coup je m’en moque un peu. Tout ce que je veux c’est arriver au bout. Et on arrive bientôt à mi-parcours. Ça me motive.

Arrivés au 7eme kilomètre, on nous indique de tourner à gauche pour continuer. Et à ce moment-la je n’ai plus envie de m’arrêter. Je n’ai plus mal, le souffle est plutôt bon, on est lancé et je ne suis pas encore tombé une seule fois malgré la boue.

Et après ce virage on continue donc de courir dans une autre partie de la forêt.

Et comme nous sommes derniers, je fais remarquer à Skippy qu’on a l’impression d’être seuls au monde dans toute cette nature.

Il pleuviote toujours un peu. C’est beau.

#rdventerreinconnue avec @dreyliciouss sous la flotte😃🌲🌰🐗

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On approche des 10 km et on est bien. On conserve une allure correcte. On marche dans les montées car je veux arriver au bout. Et il y a de sacrées montées sur cette deuxième partie de parcours. Skippy me donne un peu de potion magique. Je suis plus à l’aise et j’arrive à bien accélérer en descente. Je suis moins gênée par la boue et les flasques que ce que je pensais. Je n’hésite pas à mettre les pieds dedans puisque de toute façon mes baskets sont déjà bien sales et qu’une fois les pieds trempés, autant y aller.

Skippy arrive à prendre des vidéos pendant la course. Et ça fait de chouettes souvenirs.

On s’arrête à un ravito et les bénévoles conseillent à Skippy « de ne pas me lâcher ». Euh…J’ai l’air d’aller mal à ce point ?! Moi je me sens bien.

Il s’est arrêté de pleuvoir et on aperçoit le soleil a travers les arbres. C’est super agréable. Et je me dis qu’on est bien là. Je songe à changer le titre de cet article en « mon premier trail ou comment détester la première moitié de course et kiffer la seconde » mais après réflexion c’est un poil trop long. Après coup, ça me rappelle une autre course.

Vers le 12eme km, une descente se présente et un bénévole nous encourage :

« Attention à la descente. Allez vous y êtes presque ! Plus que le mur et vous êtes arrivés ».

Hein?! Un mur?! Quel mur?! Skippy se pose la même question. On en rigole, même pas peur, je ne réalise pas encore… Ce sera surprise !

A 1h30 du départ, on a parcouru plus de 11 km.

Le sol colle et je manque de glisser à chaque foulées. Ça devient pas évident de devoir gérer chaque pas. Et ce sera comme ça jusqu’à la fin.

Un peu avant le 14eme kilomètre (d’après les panneaux), on arrive face au mur, qui porte bien son nom. Je fais moins la maligne. Dur, dur, je commence à en avoir marre mais pas le choix alors on y va. En marchant bien sur et en m’appuyant sur mon Skippy au moment de franchir la « bute » finale. Oui il est vraiment génial mon Skippy il m’offre sa main ou son bras à chaque passage « difficile ».

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Arrivé en haut, le bénévole nous dit « bravo allez il reste plus que 1 kilomètre/1 kilomètre et demi ».

Whaaaaaaat ?!?! D’après les panneaux on était censés arriver approximativement… maintenant en fait. Et Skippy aussi hallucine.

A partir de là,  je n’ai qu’une envie c’est d’en finir !! Je râle en ne voyant pas l’arche d’arrivée après 1 km de plus parcouru. Après un dernier virage où on abandonné la terre et le boue je l’aperçois enfin. Et le chemin jusqu’à elle me paraît tellement long !!! On croise une copine du club dans le sens inverse qui a terminé le 7 km. Et c’est un tel plaisir de la voir que ça me redonne un peu de courage pour la fin. On finira les dernières foulées en trio. Skippy et skipette (ça, c’est moi) finissent main dans la main, le sourire aux lèvres malgré tout (vous avez dit niais?! Je dirais plutôt soulagement et bonheur).

#rdventerreinconnue avec @dreyliciouss : l'arrivée ! 😃😃😃🐗🌰🌲✌🏻️

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Le bonheur aussi de voir à l’arrivée chéri-chéri, qui nous filme et qui a bravé la pluie pour venir me soutenir (niais?! Là, on est d’accord).

Un petit tour au ravito final et un petit debrief après 1h56 de course dans la boue, les flaques et sous la pluie. Aucune glissade malgré mes baskets non prévues pour ce type de course et ça c’est une bonne nouvelle ! Mais surtout 14 km partagés avec un gourou en or, mi-MacGyver, mi-MarryPoppins (il en cache des choses dans son camelback de compet !)

Avant de partir, petit coup d’œil au panneau d’affichage des arrivées. Je suis donc bien arrivée dernière femme de la course. Et nous sommes arrivés avant-avant derniers sur tous les coureurs du parcours. Oui… Nous avons réussi à doubler des vétérans oh yeah !

Valeurs du trail respectées avant de rentrer :

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Je terminerai par dire un énorme merci à Skippy pour tout ce qu’il a fait pour moi. A cause de moi tu fais un temps pourri sur cette course mais si ça peut te consoler ça compte beaucoup que tu sois resté à mes côtés durant toute la course. Merci pour tes potions magiques et autres secrets de gourou. Merci pour m’avoir cru capable de faire cette course, de m’y avoir inscrite et de m’avoir soutenue.

Prochain rendez-vous en terre inconnue à venir…

Et pour lire le CR de Skippy, c’est par ici !

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10 km de Balma 2015

4 Mai

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Samedi matin, réveillage à 7h, petit-dej’ 3h avant la course, et hop j’enfile ma tenue soigneusement préparée la veille. 8h45, chéri-chéri et moi-même décollons de la maison, direction Balma à côté de Toulouse (seulement 10 petites minutes de voiture).

Le stress commence à se manifester gentiment. Arrivée au stade (où a lieu l’arrivée), j’échange quelques messages avec Franck pour savoir où il est. Hum… Mais qui est-ce donc que ce Franck ? Franck, c’est mon grand gourou, virtuel jusqu’à présent. Membre de la runno-blogo-sphère (il court mais pas que…), il est très actif sur les réseaux sociaux et habite pas très loin de Toulouse. Vous vous demandez sûrement pourquoi je le qualifie de « grand gourou ». J’y viens. Il est à la tête de la #TeamDeglingo sur Twitter et Instagram. Kézako ? C’est juste un ensemble de Twittos (ndlr : twittos désigne une personne qui utilise le réseau social Twitter – j’explique pour ma maman qui me lit mais ne connaît pas grand-chose à Twitter… Coucou maman !) qui essaie de se motiver mutuellement pour faire du sport via les réseaux justement. C’est donc mon gourou qui m’a proposé de participer à cette course. Objectifs : faire péter nos records personnels et voir qui se cache derrière un pseudo.

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Au moment où je me dirige vers la salle polyvalente, où je dois récupérer mon T-shirt, je m’aperçois que j’ai oublié ma puce pour le chrono. Avouez que pour une course chronométrée, c’est assez embêtant. Du coup, comme j’ai un chéri-chéri adorable (et qu’il n’a pas trop le choix), ni une ni deux, il me laisse sur place en emportant mon sac de sport pour rentrer à la maison récupérer la cause de cet événement grandement stressant !!! Je me retrouve donc seule avec mon dossard et aucune moyen de joindre personne. Ok, il est 9h15, je récupère mon T-shirt, je croise une copine virtuelle d’Instagram (une autre rencontre IRL – IRL= In Real Life, je le précise, on sait jamais ;)) et je file à l’entrée du stade faire le pied de grue pour récupérer ma puce. 9h45 (je passe le détail des longues minutes passées à scruter la rue et le temps qui passe), chéri-chéri me donne ma puce et je peux enfin me diriger vers le départ. Je ne sais pas où c’est d’ailleurs mais comme souvent, y a qu’à suivre les coureurs !

Je trottine jusqu’au sas de départ; histoire de dire que j’ai trottiné quoi. Et je me place dans la foule de coureurs. Là, je t’avoue qu’à ce moment précis, je me sens seule. J’essaie de repérer le gourou dans cette foule mais sans succès. Et puis je sens qu’on me tape dans le dos. Caroline de mon club de running prend le départ également de ces 10 km. C’est une flèche cette fille ! Elle est sous les 50 min donc on parle d’un autre niveau là ! Elle m’impressionne beaucoup moi avec mon petit sub 1h dans le viseur. Petit stress d’avant course et PAN ! C’est parti ! On se souhaite bonne chance et je la laisse filer.

10 k balma parcours

Je me cale à 5’50 sur (conseil de chéri-chéri). Oui, parce qu’on a essayé d’établir une stratégie de course. « Tu pars à 5’50/km et si tu tiens pas au bout de 5 km tu ralentis et tu te mets aux alentours de 6’00 comme ça, ça te laisse une petite marge ». Soit. Tentons-le. Faut bien si je veux faire moins d’une heure. Je suis lancée sur la ligne droite parmi plein de coureurs. Je me fais doubler mais pour une fois je ne me sens pas nulle avec mon allure. J’ai le sourire, je me sens bien et je suis contente d’être là. L’avantage (et le seul je dirais) des lignes droites c’est que je peux admirer le flux de coureurs de toutes les couleurs (leurs T-shirts hein…) et là je réalise qu’on est quand même nombreux sur cette course ! (Près de 1000 personnes). A peine quelques minutes après le départ, on me tape (encore ?! Je commence à me demander si on ne m’aurait pas mis un mot qui dit « frappez-moi » ?) dans le dos. Cette fois, c’est grand gourou, la classe internationale avec ses lunettes de soleil, qui me fait un grand sourire et qui me donne rdv à l’arrivée. Et zouh il disparaît dans la foule de coureurs devant moi.

Premier km, tout va bien. Deuxième je commence à avoir chaud. On croise les coureurs dans l’autre sens, ce qui veut dire qu’eux ont déjà fait demi-tour. Ils passent de l’autre côté d’une bande qui délimite le sens de la course. J’aperçois le gourou, archi concentré sur sa course. Au bout du 2ème km environ, le demi-tour est raide. On fait demi-tour sur la même route. Non mais je sais pas si t’imagines bien… Pas de demi-tour dans un gentil virage ni dans un rond-point. Un demi-tour sec autour d’un plot en gros. Boudu…J’essaie de le prendre un peu large mais pas trop et je relance la machine comme je peux.

Je commence à avoir un peu chaud alors qu’il commence à pleuvioter doucement. Et je m’accroche pour tenir l’allure. Pas facile facile. Je passe à 6’00/km entre le km 2 et 3 et encore jusqu’à 6’15 en moyenne pour arriver à la moitié du parcours. Mais avant le 5ème j’aperçois chéri-chéri sous son petit parapluie qui m’encourage et me dit de surtout ne pas lâcher ! Pourtant, j’ai chaud, la gorge très sèche et je toussote un peu. Je commence à guetter ce put*** de ravito qui tarde à venir. En réalité, je l’attends presque depuis le km 4 et il arrive quelques centaines de mètres après le 5ème. Alléluia ! Je m’arrête boire. Je check ma montre 30min 14 s pour le 5ème km. Je suis dans les temps mais je dois pas relâcher voir accélérer même ! Ahem… Ouai ouai je peux le faire allez !

Pendant que je recroise les autres coureurs dans l’autre sens, à la vue de leur grimace, je me dis qu’on est tarés en fait. Cette distance est vraiment faite pour qu’on se fasse mal. Qu’on se pousse à bout. C’est plutôt agréable de croiser les coureurs dans l’autre sens car je vois qu’on est tous dans la même galère !

Je sais pas pourquoi j’ai l’impression que cette course est pleine de faux-plats. J’ai les jambes qui commencent à piquer. Le souffle est plutôt bon comparé à ce que j’imaginais. Et je commence à me dire que j’ai vraiment du mal à courir avec des manchons. Je finis toujours par ressentir à un moment ou un autre l’impression d’avoir les jambes coupées. Et du coup, malgré la volonté, le corps ne veut pas accélérer. La vitesse dégringole même progressivement. Là, non seulement je dis au revoir à mon objectif mais je me dis qu’en plus je risque de faire mon pire chrono sur 10 km…

Et puis on passe le 7ème km. Cette fois, on fait demi-tour à un rond-point. Je me fais doubler par des femmes. De tout âge. Faut pas déconner, je suis pas plus nulle qu’une autre, faut que je me bouge ! J’arrive à rebooster ma vitesse… sur 1 km. Je dépasse un jeune homme qui s’arrête à de nombreuses reprises et qui se fait enguirlander comme c’est pas permis par un homme qui l’accompagne. Je suis assez attristée en voyant les spectateurs assez ahuris assister à ce spectacle. Je veux bien qu’on encourage quelqu’un à aller jusqu’au bout et à ne pas baisser les bras. Mais il y a des manières de le faire… Je les double et prie pour que le jeune homme ne se prenne pas une réflexion de plus… (ben oui tu rends compte il se fait doubler par une femme… on sait jamais chez certain c’est mal vu… Bref.)

Je cours en essayant de ne pas trop faire attention à ma montre.

Au bout de 8 km j’en peux plus. J’ai mal aux jambes. Il reste 2 km. Je lutte pour continuer. Je pense à ceux qui m’attendent à l’arrivée.

Au 9ème km, un petit ravito youpi je bois ½ verre d’eau en m’arrêtant à peine. Et là, je me dis qu’il ne reste plus qu’un kilomètre. Donc, ma cocotte, il te reste presque rien. Donc tu accélères, un point c’est tout ! J’arrive à revenir aux alentours de 6’00/km. On passe le sas de départ je sais donc que l’arrivée est tout proche ! Y a plein de supporters et je regarde à tout hasard si je reconnais des visages. J’accélère encore. J’aperçois chéri-chéri qui m’encourage malgré le chrono. J’arrive sur la piste du stade. Il est 1h02 à ma montre.

Là je me dis « ok GO pour le 1h03 mais dépêche-toi bordel ! »

J’accélère encore ! Dernier virage avant la dernière petite ligne droite. A l’approche de l’arrivée j’aperçois mon gourou qui film mon arrivée. La classe ! Je lui fais coucou et fonce pour passer l’arche d’arrivée à toute vitesse (ce qui veut dire chez moi environ 12 km/h).

10 balma

J’arrête ma montre et suis rejointe par mon gourou. Et là surprise : 1h02’53 à ma montre. Youpi ! Oui je suis quand même contente finalement parce que même si j’ai pas fait moins d’une heure j’ai tout de même battu mon record de 2 min et il me reste 3 petites minutes à grappiller pour arriver à mon objectif.

Et vu le peu de prépa que j’ai fait (pas de fractionnés ni de travail de vitesse depuis 5 bonnes semaines, entorse en février et contracture en mars/avril) je reste optimiste !

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A l’arrivée, je rends ma puce et on me remet une boîte en carton. Assez intriguée, je découvre qu’elle contient des gâteaux diététiques, du lait chocolatée auto-chauffant et une compote.

Affichage de IMG_0384.JPG en cours...

Quoi ? Comment ça il manque la compote dans la boite? Je ne vois pas de quoi tu veux dire…

On discute le temps d’être rejoints par chéri-chéri. On s’était donné rdv non pas dans 10 ans mais au ravitaillement. Manque de bol je ne l’ai jamais trouvé. Je suppose que ces box jouent le rôle de ravito final. On immortalise la rencontre :

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Oups, je me rends compte que je ne sais pas faire de compte-rendu bref, vous m’en voyez désolée (qui ça? Ok, je sors…)

Comme d’habitude je suis particulièrement moche sur les photos, donc je te ferais grâce de ma tête de loutre déconfite. Mais en cadeau, puisque je suis sympa, voici la vidéo de mon arrivée en exclusivité sur w@spTV :

Oui oui… La fille qui fait le salut de miss France sur une piste d’athlé c’est moi… Et oui, je suis aussi pour la paix dans le monde.

Une triste nouvelle est venue ternir cette journée avec le décès d’un membre de mon club à seulement 30 ans… Je pense fort à sa famille et ses amis. La vie est toujours là pour te rappeler qu’elle ne tient qu’à un fil.

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Semi-marathon de Bordeaux 2015

21 Avr

Tu l’attendais (comment ça non ? Merci de faire au moins semblant, ne serait-ce qu’un tout petit peu) et le voici, le voilà, le compte-rendu de mon premier semi-marathon. Et pas n’importe lequel. Celui de Bordeaux. Un semi de nuit et la toute première édition qui plus est !

Si t’as pas tout suivi (ne t’en fais pas, je t’en veux pas… enfin pas trop ; tâche de ne plus trop t’éloigner désormais haha), je te remets en place le contexte.

Inscrite en novembre sur liste d’attente. Début de la préparation en décembre. Une préparation pas comme je l’avais imaginé.

En janvier j’avais réussi à atteindre les 14 km en endurance. Puis une entorse qui m’a immobilisé tout le mois de février. En mars, la reprise. J’arrive à recourir les 14 km mais je souffre sur le dernier kilomètre. Début avril je souffre d’une contracture à la jambe. Arrêt de la course pendant 2 semaines. Reprise à une semaine du semi seulement avec 8 tous petits kilomètres. Puis arrive la dernière ligne droite (à lire ici) qui ne me rassure pas des masses. Et malgré tout ça, je suis bien décidée à me lancer et à le finir ce premier semi-marathon !! Et j’ai bien fait !

Départ vendredi soir de Toulouse direction Bordeaux où je suis accueillie chez ma sœur. J’adore cette ville découverte à l’occasion de nombreuses visites familiales.

Entre les retrouvailles et l’événement qui approche, l’excitation est à son comble !

J’ai la chance de bénéficier de 3 supporters de qualité en la personne de chéri-chéri, ma sœur et mon beau-frère. Première course avec autant de supporters qui ne se joue pas à domicile, c’est nouveau pour moi. Courir à minuit, c’est aussi nouveau pour moi. Ah oui, et aussi, courir 21 km ça aussi c‘est nouveau pour moi. Tu rends compte un peu de ce que cette course représente à mes yeux ?

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Retrait du dossard samedi midi. J’ai eu la chance de croiser Gwen (la seule reconnaissable à ses lacets jaunes, véridique !). Papotage, encouragements et boostage de moral et il est temps de se dire à ce soir.

On visite les stands du village où je croise un visage toulousain familier sur un des stands et ça me file la patate ! J’ai déjà l’impression d’être témoin d’un grand moment alors que je suis juste en train de boire de l’eau à la bodega. Faut que je te parle du donut sur le comptoir qui me faisait de l’œil et que j’ai décidé d’ignorer. Il était tellement beau avec son chocolat luisant et ses petites pépites que j’imaginais croquantes à souhait. Mais nan ! J’ai été plus forte que moi (tu vois y a pas qu’en course à pied que je me dépasse). Je suis restée sage jusqu’à la course. J’ai pris mon apéro à l’eau (oui oui, quand je te dis que je suis restée sage tu peux me croire).

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Moi à la place de la girafe et le donut en guise de tarte, tu visualises la scène?

19h30 arrivée sur place en famille donc. Et devine quoi ? Il pleut comme pas possible ! On finit réfugiés sous un abri de bus juste à côté des départs. Le stress monte. On profite du speaker, de la musique et on sent que l’ambiance est déjà top. On entend le départ des marathoniens à 20h. A 1h du départ, je fais tomber le survet’ et je quitte mes proches pour retrouver Vanessa. On essaie de se rassurer, de se mettre à l’abri de la pluie et finir par partir à la recherche de poncho pour braver la pluie.

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Dégaine magnifaïke, excitation grandissante, pluie incessante. C’est ainsi que l’on se dirige dans le dernier sas pour retrouver Clément, mon co-runner durant cette course. Notre objectif est simple : parcourir ces 21 km ensemble et ne rien lâcher coûte que coûte !

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21h30 le départ est donné ! C’est parti !!! A non pas encore. On attend notre tour dans une ambiance de folie avec de la musique et un speaker en délire et des coureurs conscients de vivre un truc de fou. Chaque sas qui nous précède prend son départ. Je suis trempée. J’ai le temps de me demander ce que je fais là. Par chance, la pluie cesse ! Je fais tomber le poncho avec plaisir (ben oui j’aurai eu l’air de quoi avec sur les photos pour mon premier 21k ?!).

Vient notre tour à 21h50. Finally, les fauves sont lâchés ! Y a du monde mais ça ne bouchonne pas. Je suis euphorique de me dire que je suis partie pour courir 21 km !

Je suis avec tous ces coureurs qui m’entourent. Il est 22h et on court. C’est juste fou !

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Les 2 premiers kilomètres passent hyper vite. Je me sens bien. Tout va bien. Souffle nikel ! Jambes ok. On approche le pont Chaban-Delmas (ci-dessus). Ca monte un peu mais rien de méchant. Je prends le temps de ne pas me fatiguer. On longe les quais et d’ici la vue la place de la Bourse est juste sublime ! J’enregistre la photo dans ma tête.

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Au bout de 4 km, certains marchent déjà… Je me demande alors pourquoi ils ont décidé de se lancer alors sur 21 km. Avec le recul je me dis que cette réflexion est très bête puisqu’une blessure peut survenir n’importe quand. Je crois que j’étais définitivement en mode warrior à ce moment-là !

Au km 5, petit ravito avant de grimper sur le Pont de Pierre un peu étroit. On doit doubler quelques personnes du coup. A la sortie du pont, le public est venu en nombre ! Tout est parfait !

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En attendant le km 7, je commence à avoir la gorge sèche. Et je commence à guetter mes proches censés se trouver aux environs du 7ème km. A ce moment-là, on se fait doubler par pas mal de coureurs. Et c’est en voyant un débardeur rose où il y a écrit « gaz’L » que je reconnais Gwen ! Je crie « oh mais c’est Gwendoline ! » en accélérant pour lui taper sur l’épaule. Entre temps, elle m’a entendu et s’est retournée. Et la gourde que je suis n’a même pas pensé que ça la ferait ralentir un instant. Sorry Gwen (#pastaper), heureusement que t’as fait une sacrée performance au final ! Elle prend gentiment le temps de me demander comment ça se passe pour moi avant de filer à toute vitesse se frayer un chemin entre les coureurs. Je comprends alors qu’on se fait doubler à toute vitesse par les marathoniens. Certes. Et là, j’aperçois à droite dans le public chéri-chéri. Oui c’est bien lui je vois mon beau-frère ! Quel régale de les voir tous les 3 pousser des cris d’encouragements !!!! Mais ça passe trop vite, juste le temps de s’apercevoir. Vivement le prochain rdv… dans 10 km. Whaaaaat ?! 10 km et j’aurai toujours pas terminé ma course. Glups. Je réalise ce qui m’attend encore. Et j’arrive à tenir jusqu’au ravitaillement du 10ème kilomètre qui se faisait désirer. Là, on reprend des forces. En repartant, on sent un regain d’énergie. Je veille à courir à une allure à laquelle je me sens bien. Mentalement, je me dis que ça fait 3 semaines que je n’ai pas couru aussi longtemps et je m’apprête à défaillir d’un moment à l’autre. Allez, on a déjà fait la moitié.

On parcourt des rues assez étroites pendant 3 km. Et pourtant il y a du monde partout venus nous encourager ! Pas mal sont à leur fenêtre. Je n’ai aucune douleur, aucune fatigue et la respiration est bonne. Je suis trop bien à mon allure tranquille.

Au 13ème km on entre dans un jardin public. Là ça va se corser mais légèrement rassure-toi. Peu de lumière. C’est boueux. Je me fais doubler et éclabousser par la même occasion. Clément me devance légèrement, mais en bon co-runner qu’il est, il veille à ne pas trop me distancer. On finit par se rattraper. Et lui aussi commence à en avoir marre de ce parc. Un coup d’œil à ma montre, l’allure a légèrement diminuée. Alors en sortant du parc, je retrouve mon allure et mon bonheur du bitume. J’ai une pensée pour le Phoenix et sa boo Olivia qui doivent être loin devant. Et je me dis que je vais peut-être croiser une flèche blonde marathonienne.

Au km 14, je réalise que je n’ai jamais couru autant. Ca y est, à partir de maintenant c’est l’inconnu ! Et je m’attends à en chier d’un moment à l’autre. Et j’attends jusqu’au kilomètre 17. Arrêt au ravito du 15ème km tout de même. A partir de là, je me mets à chercher désespérément mes proches dans la foule. 18ème km, toujours personne. Mais purée, ils sont où ? Je commence à me dire que je les ai loupé. Je commence à maugréer à voix haute (en général c’est pas bon signe). Tant pis. Je décide d’arrêter de chercher et de me reconcentrer sur ma course.

Oh un ravito ! Ca grimpe à un moment. Mais je fais abstraction. Toujours aucune douleur et aucun mal à respirer.

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Au 19ème kilomètre, j’aperçois la porte cailhau que je trouve magnifique (tu peux l’admirer juste au-dessus). Et là, juste avant j’aperçois ma sœur dans la foule qui brandit le parapluie. Oh purée quel bonheur de les voir et les entendre ! Un moment magique ! Je suis bien, gonflée à bloc et il nous reste 2 tous petits kilomètres à parcourir. Chéri-chéri me glissera plus tard dans l’oreillette qu’à ce moment il s’attendait à me voir fatiguée, pestant et au bout du rouleau, mais que non il m’a vu pleine d’énergie et souriante, le rassurant pour la fin du parcours.

C’est le moment d’accélérer non ? Un petit peu, dans le domaine du raisonnable. Alors on double. On slalome. J’aperçois Vanessa. On la rattrape et on sait à ce moment-là qu’on finira ce semi tous ensembles. Bon, la fatigue arrive enfin avec l’accélération. Clément me tire jusqu’au bout. L’arrivée est tellement proche. Je vois l’arche mais purée de patate (copyright Gwendoline, la même citée plus haut) qu’elle me semble loin ! On foule le tapis bleu. Ah enfin on arrive ! Mais purée c’est encore loin ! Allez encore un effort à fond les ballons et ça y est on est ! On arrive au bout de ce semi, les mains levées, en signe de victoire ! De la fierté, de l’émotion, du bonheur d’avoir été au bout. D’avoir vécu aussi bien tous ces kilomètres.

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Voilà comment j’ai vécu la plus belle course de ma vie (jusqu’ici puisque je suis débutante j’en suis bien consciente).

2h26 et 13 seconde à ma montre quand je passe la ligne d’arrivée.

Bon, elle m’indique aussi 21.34 km (WTF ?!)

Soit une allure moyenne de 6’51/km et une vitesse moyenne de 8.8 km/h.

Voilà, je peux le dire. J’ai couru un semi-marathon.

Et c’était génial ! On recommence quand ?

Pour le détail de ma course, voici mon allure km par km :

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