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Ecouter sa raison ou suivre son coeur

8 Nov

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Nous voilà bientôt mi-novembre et dans un mois je termine mon contrat en tant que Volontaire International en Entreprise à Montréal, au Canada.
A ce moment-là j’aurai passé deux ans en tant qu’expatriée à 6 000 km de chez moi.

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Alors naturellement, je commence à me repasser les 24 mois qui viennent de s’écouler dans ma tête.

Je me revois il y a deux ans, préparant mon voyage (j’en parlais ici déjà)

Cette expérience a été tellement formidable ! Et surtout exactement à la hauteur de ce que j’espérais ! Des voyages, des amis, des découvertes de toutes sortes, des expériences inédites, un nouveau job !
Alors pourquoi depuis 5 mois l’envie de rentrer en France ne me quitte pas ?

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Pourquoi, alors que beaucoup de choses sont “mieux” ici, mon coeur, lui, rêve d’être là-bas ?

Je crois que déjà je peux dire que tout simplement, je ne me sens jamais autant chez moi que lorsque je rentre en France, dans MA ville de coeur et chez mes parents.
Ici, je me suis construit un petit nid douillet comme j’ai pu, mais je ne suis pas sûre d’avoir réussi à trouver des repères. En tout cas, mes repères francais me manquent !

Alors au début, des repères on n’en a aucun et c’est normal. Je dirais même qu’au début, des repères, je n’en voulais pas ! Je ne rêvais que de nouveautés, surprises et découvertes ! J’ai été servie. J’ai été comblée même ! Je n’aurai jamais imaginé courir le semi-marathon de New-York, j’osais à peine rêver de partir à la conquête de “l’Ouest” Canadien et encore moins goûter à l’exotisme des Caraïbes.

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Je me suis émerveillée de nombreuses choses. Des choses différentes de mon quotidien francais: les poils de nez qui gèlent, la neige qui tombent durant des jours et des jours, les expressions de la langue québécoise, la gentillesse et l’ouverture des gens, leur générosité, entendre parler deux langues différentes tous les jours (et parfois dans une même phrase), oublier la mode et porter le même manteau et les mêmes chaussures pendant 6 mois (j’exagère à peine avec la neige!) et j’en passe !
Faut dire qu’en arrivant à Montréal en plein hiver canadien, ca m’a sacrément changé de Toulouse et son climat du sud de la France !

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Mais en tant qu’expatrié on est étranger dans notre pays d’adoption et dans lequel on vit notre quotidien, mais on est aussi étranger parfois quand on retourne dans notre pays d’origine.
Etre expatrié représente aussi beaucoup de paperasse, d’argent, d’énergie, de stress, de patience pour courir après un visa (permis de travail temporaire, résidence permanente voir même citoyenneté pour les plus courageux).

A lire et entendre certaines personnes, il est inconcevable de rentrer en France. Je suis consciente des points positifs qu’offrent le Québec. Un meilleur salaire, une facilité pour trouver un emploi dans mon domaine, une grande facilité pour trouver un logement, la sécurité dans les rues, la mentalité et le respect des personnes… Et puis, Montréal est une ville formidable que j’adore ! Son centre ville et ses buildings, ses petites maisons et sa multitude d’escaliers, ses nombreux parcs, ses festivals et événements à foison, ses activités l’été, sa proximité avec les Etats-Unis, sa proximité avec les grands parcs randonner et passer l’hiver au coin du feu…
Et pourtant, la ville me donne le cafard par moment. C’est comme si elle avait perdu de sa magie. Certains endroits me donnent le blues. J’ai visité les mêmes lieux plusieurs fois. Je deviens tannée de certaines choses qui m’émerveillaient avant. Je suis comme  un peu lassée d’être là parfois. Oui, je suis lassée de certaines choses ici. En même temps, la plupart des choses qui étaient nouvelles au début sont devenues habituelles.
Je vois maintenant le mauvais côtés de certaines choses. Et contrairement à ce que certains disent et pensent, oui, moi j’en vois ! (si si, tu peux vraiment te faire virer le jour même de ton boulot ! Tu ne passes pas par la case départ et ne touches pas 20 000 francs)

Et ainsi, ma tête ne cesse de se replonger au coeur de la ville rose, sur la place du Capitole, dans les petits resto du sud-ouest, dans mes endroits préférés, dans les bleds paumés de la campagne je rêve de recourir… Des choses toutes bêtes, toutes simples, que j’ai tellement envie de retrouver !
Il faut dire que je n’ai pas quitté la France car je ne la supportais plus. J’adorais ma vie à Toulouse ! J’ai juste eu envie de nouveauté et surtout j’ai eu une opportunité de dingue à saisir ! Et je ne le regrette pas !
Vous commencez à me connaitre, cette philosophie ne me quitte jamais. Vivre sans regrets.

C’est important pour moi de jeter un oeil sur mon passé et ne rien regretter.

Et l’expatriation c’est quelque chose de pas toujours facile à vivre avec (enfin plutôt sans) l’entourage.
Je ne compte pas le nombre de fois ou j’ai voulu prendre ma voiture et faire les 2h de route qui me séparaient de ma famille depuis Toulouse. Ca aussi, ca me manque ici, le fait de ne pas avoir la voiture ! C’est fatiguant à force de devoir tout faire en transport et devoir jouer avec la logistique de louer une voiture pour sortir de la ville…
Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai rêvé d’un spa avec mes copines ou d’un après-midi improvisé chez les copains.
J’avoue qu’avant de partir, je me pensais être largement capable de passer au-dessus de ce manque (celui de mon entourage hein, pas de la voiture). Mais la réalité a été différente de ce que j’imaginais. Le plus dur, c’est de manquer pleins d’événements marquants et important pour ceux que tu aimes. Les problèmes de santé, hospitalisations, les naissances et les mariages. Même si j’ai réussi à être présente à un mariage chaque année, les 3 qui arrivent l’année prochaine me rappellent à l’ordre. D’un point de vue financier et surtout vacances, il sera clairement impossible pour moi de faire ce que je veux si je reste au Canada.

Il y a aussi le côté personnel des choses. Je veux dire par là que les choses qui m’arrivent et se passent dans ma vie doivent se faire loin de ceux que j’aime. Et je ne sais pas si j’ai envie de construire ma vie et ma famille loin d’eux.

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En gros j’ai adoré mon expérience de vie ici mais le mal du pays semble s’installer petit à petit.

Alors le doute est là. Beaucoup de questions trottent dans ma tête.

Rester au Canada ?
Tenter une nouvelle expérience professionnelle ici ?
Donner une nouvelle chance à l’expatriation ?

Rentrer retrouver mes repères, ma famille, mes amis ?
Prendre le risque que mon retour ne passe pas comme je l’imagine ?
Risquer de déchanter et vouloir revenir ?
Et si je ne trouve pas de travail ?

J’ai peur de rentrer en France puis de regretter et vouloir revenir (sachant que je peux revenir). J’ai peur de rester ici puis vouloir encore rentrer et avoir perdu du temps.
Mais c’est souvent la peur qui nous empeche de faire quelque chose non ?

Il y a tellement de personnes qui affirment que le Canada c’est l’eldorado que forcément je culpabilise un peu de ne pas avoir envie d’en profiter davantage.

Alors, aujourd’hui je pose ca là. Ces mots, j’avais besoin de les écrire. Il fallait que ca sorte comme on dit.
Et si ca me permet d’échanger avec des expat sur ce sujet ce serait avec plaisir !

C’est mon ressenti. Ma vision des choses en ce moment.

Mais d’un coté si je ne tente pas je ne pourrais pas savoir…

Je sais ce que vous allez me dire, et vous avez raison, moi seule peut prendre la décision.

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Affaire à suivre…

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Bilan avril 2017

2 Mai

Un bilan d’avril pas très bon. Ou en tout cas un bilan un peu spécial. Je te préviens si t’es pressé, passe ton chemin. Enfin non ! Reviens plus tard plutôt (« plus tard plutôt » mouahahah ! Oui, dans la vie, je ris à mes propres jeux de mots).

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Certes, j’ai accroché 2 dossards et décroché 2 nouvelles médailles ce mois-ci. Ce qui me fait déjà 4 médailles en 4 mois pour 2017. Pas mal. Mais, car oui il y a un « mais »…

Rentrée de vacances le dernier jour du mois de mars, en fin de journée, j’ai enchaîné directement avec une première course dès le lendemain matin. Une course de 5 km avec les copains et des stands de chocolat à chaque kilomètre dans la neige et la fraîcheur. Un sacré retour à la réalité après 10 jours sous le soleil du Costa Rica.

Après 2 semaines sans aucun sport hormis celui de me promener dans les parcs nationaux, faire quelques ploufs dans la mer des caraïbes et l’océan pacifique et lever le coude pour déguster des pina colada locales (fan absolue je suis), il a bien fallu reprendre…
Mais la reprise n’a pas été si facile que ce que je pensais.

avril 2017

J’ai eu du mal à gérer une multitude de choses à faire simultanément. J’ai voulu être sur plusieurs fronts à la fois. Plus les jours ont passé, plus j’étais sur les nerfs et de mauvaise humeur à en avoir les larmes aux yeux parfois… A voir tout en noir. Avec l’envie de faire du sport qui diminuait par la même occasion.

Une remise en question s’est imposée. J’ai bien senti qu’à vouloir trop en faire et être partout, je ne me suis pas assez consacrée de repos. Vous savez ces moments où l’on pose ses fesses dans son canapé et qu’on regarde la télé ou qu’on ouvre un bon bouquin ou tout simplement qu’on glande sur internet ? Et bien je ne le faisais plus du tout. Au lieu de ça, je courrais partout avec un cerveau qui réfléchit a mille a l’heure pour être sûr d’être efficace et ne rien oublier
De plus, certaines personnes et les réseaux sociaux m’ont fait culpabiliser ou m’ont fait ressentir trop de pression.

J’ai donc réfléchit pour limiter ce genre de négatif le plus possible. C’est bien beau de vouloir faire plein de choses mais si je ne les apprécie plus, alors l’effet est contre-productif. L’envie de courir n’était plus très présente. Je commençais à me dire « je dois aller courir », « je dois absolument caser cette séances de renforcement », etc. Sauf qu’a force, mon corps a dit « stop, si tu continues tu vas t’épuiser jusqu’à saturation ». J’ai attrapé froid avec un rhume carabiné et un mal de gorge en cadeau. Ça a duré deux semaines. D’où la diminution des entraînements. Puis au bout de deux de semaines, j’étais guérie jusqu’à ce que je passe 3h30 dehors dans le froid et sous la pluie pour pouvoir élire notre futur blaireau national président de la République. Le résultat est sans appel : le lendemain matin je ressors la boite de mouchoirs.
A ce moment-là, je n’en peux plus. Je suis à bout. Et je prends du recul. Je ne suis pas une pro. Le sport j’en fais pour mon plaisir. Alors pourquoi je me mets toute cette pression ? Pourquoi je me mets dans cet état ? Stop. Il est temps de réagir. Et de prendre du repos !

Et puis il y a l’aventure de l’expatriation qui poursuit son chemin et les remises en questions qui vont avec… Pâques loin de ma famille (toujours fêté en famille depuis des années), ma première expérience d’élection présidentielle en tant qu’expatriée (les 3h30 d’attente debout dans le froid ça ira pour une fois seulement, merci) avec tout le négatif qui ressort de cette campagne qui s’ajoute a celui que je ressens déjà, les proches qui évoluent toujours loin de moi…
C’est toujours un « drôle » de sentiment de vivre mon expérience de découverte qui éveille ma curiosité et mon envie d’aller toujours voir ce qui se passe ailleurs et voir en parallèle mes amis qui se marient, achètent leur première maison et ont leurs premiers enfants. Ces amis de qui tu étais si proche et qui parfois peuvent te sembler loin maintenant…
Ce sentiment étrange que l’on ressent ici, de l’autre côté de l’atlantique n’échappe a aucun expatrié. Celui d’être coupé de notre ancienne vie et de nos proches « qu’on a abandonné ». De devoir en reconstruire une ici sans se plaindre du manque de notre famille et nos amis car on l’a choisi. Je ne m’étendrais pas là-dessus maintenant mais ce sentiment est venu s’ajouter à ma détresse.

Aujourd’hui je réalise que j’ai toujours avancé à mon rythme selon mes envies. Je mène ma vie comme je l’entends. J’ai toujours eu ce besoin de profiter de la vie. Si un jour j’avais vraiment ressenti l’envie de me marier ou d’avoir des enfants je sais que je l’aurai fait. Chacun vit juste sa vie différemment. Chacun évolue à son rythme et c’est tout.

J’ai « juste » pris le temps de vivre jusqu’à présent.

Et c’est déjà énorme en fait !
L’expatriation, au début du moins car c’est tout nouveau pour moi, ça sert aussi à faire le point très souvent sur ce genre de choses. Sur sa vie quoi.

Alors je me réorganise un peu.

J’ai pris une semaine « à la cool » pour terminer ce mois chaotique.

Je reprends le TBC qui m’avait bien réussi il y a deux ans. Ce sera 3 séances de renforcement musculaire par semaine donc.
Je vais courir 2 fois par semaine dont une sortie longue le week-end surtout. 3 sorties par semaine ça va être difficile si je passe à 3 séances de renforcements par semaine sans retomber sur le surmenage.

Si je résume en chiffre :

53.03 km

5 séances de renforcement musculaire

9 sorties running

2 dossards

Et quand je pense qu’on entre déjà dans le 5eme mois de l’année… Ça fait flipper de voir que le temps passe aussi vite. Mais promis je ne me lance pas dans une réflexion philosophique sur le temps qui passe et qui peut nous échapper parfois alors qu’il faudrait que l’on saisisse l’instant présent avant qu’il ne soit trop tard ! Ah ah ! Je te laisse tranquille va ! T’as déjà suffisamment souffert après les 1000 mots que tu viens de lire !
Tu peux finir tes pop-corn car mon bilan s’arrête là. Pour ce mois-ci du moins.

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A dans un mois pour voir ce que donne cette réorganisation de priorités et d’emploi du temps !

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Bilan 2016… et un an d’expatriation au Canada

2 Jan

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A quelques jours près, cela fait un an que je me suis exilée à Montréal, Québec, Canada.

Ce bilan est donc l’occasion de dresser également celui de ma première année d’expatriation.

Il s’est passé tellement de choses ! Une sacrée année riche en partages, expériences et émotions !

C’est l’occasion de me replonger dans celui de l’année dernière et de voir qu’encore une fois j’ai vécu une année bien chargée.

D’une manière générale…

… En 2016, j’ai déménagé. Trois fois. A 6 000 km de chez moi.

J’ai fait ma valise une bonne dizaine de fois. Et autant de fois à la défaire.

J’ai rencontré tellement de nouvelles personnes.

J’ai acheté des patins à glace et gagné 5 jours de courbatures.

J’ai repris ma vie en main.

J’ai couru un semi-marathon en plein cœur de Toronto.

Mais j’ai repris quelques kilos.
J’en ai reperdu. Encore.

J’ai partagé beaucoup de fou rires.

J’ai visité l’ouest du Canada.

J’ai appris à m’aimer.
Et je ne me suis jamais sentie aussi en forme.

J’ai battu mon record sur 5 km.

J’ai vécu ma vie pleinement.

Je n’ai pas trouvé le prince charmant… Pas faute d’avoir essayé.

J’ai pris conscience de tellement de choses. Sur moi. Mes envies. Et mes erreurs.

Cette année, j’ai encore versé beaucoup de larmes… Encore plus qu’en 2015.
De joie. De solitude. De déception. De tristesse.

Mais cette année à Montréal c’était aussi tellement de choses…

C’est 340 jours passés sur le territoire canadien, 19 en France et 7 a Cuba.

C’est dire au revoir à ma peau qui brille depuis l’adolescence et accueillir une peau sèche pour la première fois de ma vie.
Découvrir que mes mains peuvent se mettre à saigner à cause du froid si je ne les hydrate pas avec une crème antisoif ++

C’est vivre les obsèques de René Angelil d’un peu plus près (comment ça t’es pas jaloux?)

C’est se surprendre à dire qu’il fait chaud aujourd’hui puisqu’il ne fait « que » -5 degrés.

C’est ne pas regarder un film ou une série mais “l’écouter”.

C’est aussi des milliers de sourires.

C’est devoir cuisiner au four sans chaleur tournante.

C’est goûter au maïs cuit recouvert de beurre et de sel.

C’est ne pas dire “beignet” mais “beigne”. Et ne pas dire « cookies » mais « biscuit ».

C’est recevoir des sourires, des clins d’oeils, des encouragements.. dans le métro, au détour d’une rue ou en courant. Et les rendre aussi.

C’est sucrer son thé avec du sirop d’érable. Et bruncher le weekend.

C’est entendre 3 personnes crier en même temps et voir une personne courir après une autre, tout ça en même temps, pour prévenir la femme qui vient de rentrer dans la rame de métro qu’elle a laissé son manteau sur le banc (true story)

C’est voir un petit garçon taper dans la main d’un chanteur de métro de bon matin.

C’est aussi voir une femme a genou devant un chanteur de métro le temps de trouver “du change” (de la monnaie).

C’est échanger un “merci” ou un “bonjour” avec le sourire avec un sans abris qui tient la porte de la sortie de métro.

C’est répondre “Non désolée” a un homme qui fait la manche par terre dans la rue et l’entendre me répondre “Ne sois pas désolée. Passe une bonne journée. Prends soin de toi.”

C’est apprendre à vivre l’été avec l’odeur de weed à tous les coins de rue.

C’est tutoyer les vendeurs dans les magasins. Et tout le monde ou presque en fait. Et switcher l’anglais au français quand tu parles avec eux (pour vrai).

C’est retrouver un peu de confiance aux gens. Même ceux qu’on ne connaît pas.

C’est ne plus buguer bêtement en entendant “ca se peux-tu qu’une histoire se soit passée de même ?” (réellement entendu au bureau)

C’est dire “allo” pour dire “bonjour” même si on ne parle pas au téléphone mais que la personne est bien en face de soi…

C’est dire “bonjour” pour dire “au revoir” et dire “bienvenue” pour dire “de rien”.

C’est gagner des amis. Et en perdre aussi…

C’est passer Noël loin de ses proches mais bien entourée tout de même.

C’est se remettre en question très souvent.

C’est être poursuivie par une déneigeuse pendant ma sortie running.

C’est en finir définitivement avec mes douleurs au tibias #alleluia

C’est partir en vacances “dans le sud”, à Cuba, en plein hiver comme on irait à Marseille.

C’est apprendre à courir par -30 degrés l’hiver et +30 degrés l’été.

C’est quelques déceptions mais tellement d’aventures qui me font grandir.

C’est aller se balader seule et apprendre à aimer ça.

C’est avoir tellement de choses a faire et a voir  en été qu’il faut parfois choisir entre plusieurs activités le jour même.

C’est un nouveau club de course à pied mais sans les copines.

C’est faire du vélo le long du canal Lachine par une belle journée d’été.

C’est s’attendre à être tannée des écureuils comme un parisien en aurait marre des pigeons, mais non. Je les trouve toujours aussi cute.

C’est devoir changer ma façon de gérer mon budget avec le système bancaire d’Amérique du Nord.

C’est des heures passées sur Skype.

C’est voir des paysages époustouflants tels que je les imaginais ou voyait sur les cartes postales.

C’est devenir accro au beurre de cacahuète alors que je détestais ça il y a un an.

C’est compter sur mon instinct qui ne me trompe jamais.

C’est apprendre a voir ceux que j’aime continuer à vivre leur vie à 6000 km.

Et c’est encore tellement plus à venir…

Côté running…

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Une très bonne année de running qui s’achève.
J’ai appris beaucoup sur mon corps, comment en prendre soin et ne pas me blesser.

En 2016, j’ai couru 963.15 km, soit presque 300 km de plus qu’en 2015 !

J’ai tout de même passé 6.8 km à jouer les sirènes et près de 28 heures sur un tapis de sol.

Pas d’entorse pour cette année et des micro-bobo gérés et vite oubliés.

Et en 2017 ?

Encore pleins de rencontres et d’aventures à venir.
Un semi-marathon qui s’annonce inoubliable.
Et une forme encore au rendez-vous je l’espère.

Je suis sure que 2017 sera encore meilleure !

Si tu es encore là, mon cher lecteur, je te souhaite une merveilleuse nouvelle année. Qu’elle t’apporte ce que tu veux. Que ce soit une nouvelle voiture, ou juste le courage de poursuivre tes rêves.

Crois en toi. Fais-toi confiance. Sois positif car le positif amène le positif.

Et surtout n’oublie pas d’aimer.

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Inscription semi-marathon NYC 2017

9 Déc

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La nouvelle vient de tomber et me comble de bonheur.

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J’ai été tirée au sort pour courir le semi-marathon de New-York City ! Oui oui, rien que ça !
Et j’ai vraiment beaucoup de chance car j’en connais qui n’en ont pas eu autant…

Courir dans cette ville est assez mythique pour de nombreux coureurs, moi compris. Courir dans cette ville est un rêve qui va pouvoir se réaliser. Ce n’est pas le marathon certes mais à mon niveau, juste courir dans les rues de Manhattan aux cotés de 20 000 coureurs, avec les rues rien que pour nous, ça s’annonce magique !

Il s’agit de 21.1 km pour la bonne cause, puisque les recettes sont reversées à des associations caritatives.
Le parcours est dit « roulant mais avec de petites difficultés dans Central Park dès le départ ». C’est l’occasion de relire l’expérience sur cette course de Niko l’an passé.
Je me souviens l’avoir suivi sur toute sa course sur l’application de mon téléphone d’ailleurs.

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Le départ a lieu à Central Park à 7h30 du matin et se termine dans Financial district en passant par Times Square et en longeant l’Hudson River !

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Je sens que le passage sur Times Square va être grandiose !

Alors l’objectif de cette course est déjà très clair : le plaisir avant tout !
Je ne vais pas me fixer d’objectif chrono. Je veux simplement kiffer au maximum ces 21 km et faire de cette course un moment magique et inoubliable !

Cet événement annonce encore un sacré week-end partagé entre amis et promet d’être fort en rencontres !

Encore une fois, je réalise la chance de pouvoir vivre un moment pareil dans mon aventure Canadienne.

Jamais je n’aurai pu imaginer pouvoir vivre ça en commençant à courir mes 20 min dans le parc a cote de chez moi il y a 3 ans…

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La course a pied dans une vie

28 Jan

La course à pied a changé ma vie.
Ok, ça fait un peu cliché dit comme ça…
Mais j’ai réalisé certaines choses dernièrement.

Il s’agit d’un article assez personnel sur ce que je ressens en ce moment. J’ai hésité a le publier.
Je suis passée par beaucoup d’émotions différentes ces derniers mois. Et je ressens comme un besoin d’écrire sur ce que j’ai sur le coeur.

Sportivement parlant, bien sûr elle me permet de me dépenser et me dépasser. Quand j’ai passé une mauvaise journée, elle me permet de me défouler. Quand j’ai besoin de changer d’air, elle me fait me sentir vivante.

Mais j’ai réalisé que ce que je vis depuis quelques mois, je le dois en partie au running. Je pense que, tout simplement, ce changement de vie n’aurait pas eu lieu si je ne courrais pas.

Pourquoi ?
Parce que la course à pied m’a donné confiance en moi.

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J’ai tout quitté pour vivre ma vie telle que je l’entendais. Pour aller où je veux aller. Pour faire ce que je veux. Quand je le veux. Pour vivre comme je le veux.

Beaucoup me disent « tu as de la chance, vivre au canada c’est mon rêve! » ou bien encore « tu as eu une chance de fou de pouvoir partir ! ». Comme si ça m’était tombé dessus sans rien demander… Moi aussi c’était mon rêve de vivre au Canada. Alors je me suis donné les moyens pour qu’il devienne réalité. Oui j’ai eu de la chance de trouver rapidement un VIE (petit rappel : Volontariat International en Entreprise). Mais j’ai sollicité plusieurs entreprises et j’en ai trouvé une qui m’a ouvert un poste. Oui, j’ai eu de la chance de frapper à la bonne porte.

Qui ne tente rien n’a rien.

J’ai joué et j’ai gagné. Quitte à perdre et ne rien regretter car j’aurai essayé.

Ce changement de vie, je l’ai voulu. Il a demandé des sacrifices. Oui j’ai dû arracher plusieurs pansements. Les pansements ne sont plus là, mais les cicatrices restent toujours visibles.

Ce changement de vie, je l’ai choisi.
Et le courage je l’ai trouvé grâce au running.

Grâce à la course, j’ai appris à sortir de ma zone de confort. Je sais qu’il faut parfois vivre des moments désagréables pour pouvoir atteindre un jour l’objectif que l’on s’est fixé.

Alors certes, la peine causée par une rupture par exemple n’est pas comparable à une séance de fractionnés. Mais je sais garder en tête mon objectif lorsque la situation devient difficile ou peu supportable. Et grâce à ça, on trouve la force de surpasser l’inconfort de la situation.

La récompense est tellement belle… La fille qui sourit bêtement dans le métro ? C’est moi !

Je savoure chaque jour ma chance. La chance d’aimer ma vie. D’être heureuse. D’avoir l’impression que tout est possible, tout peut arriver.

Quand on veut on peut. J’aime beaucoup cette phrase. J’ai réussi à me mettre à courir alors que je ne tenais pas 10 min sans cracher mes poumons. J’ai même fini par courir un semi-marathon au bout de 2 ans et en savourer chaque kilomètre… Si on m’avait dit ça il y a 3 ans, j’aurai bien rigolé…

Voilà ce que j’aurai pu répondre à la médecine du travail à la question que l’on m’a posé : “Vous courrez après quoi?” Je cours après mon bonheur tout simplement (niou niou niou)

Oui ce n’est pas toujours facile.
Oui, il y  a des moments ou la nostalgie m’envahie lorsque les souvenirs refont surface. Mais la vie est faite de bonheur et de moments moins joyeux.
Oui je n’ai pas pu retenir mes larmes pendant de très longues minutes, seule dans ma voiture en quittant Toulouse, mes amis, mon meilleur ami, mes débuts dans la vie active, mes débuts dans la course à pied, mes habitudes, mes repères, mes endroits préférés et surtout ma deuxième famille.

Mais chaque jour représente une nouvelle opportunité. J’ai l’impression que tout peut m’arriver. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre. Cette nouvelle vie, c’est l’inconnu. C’est excitant !

Je crois que j’ai réalisé que la vie était trop courte pour la subir ou regretter de ne pas avoir fait ce que je voulais. Je ne veux pas arriver à la fin de ma vie et me dire que j’aurai aimé vivre ma vie autrement. Je veux me dire que j’ai tout fait pour être heureuse.
En 2015, j’ai décidé de vivre sans regrets. Je savais que si je restais dans mon confort sans être totalement épanouie, je le regretterais un jour. Alors j’ai décidé de partir à la recherche de ce que je voulais vraiment vivre dans ma vie. Je savais que si je ne tentais pas ma chance pour partir vivre au Canada, je le regretterais. Alors j’ai essayé. Ça a marché. Et je me lève chaque jour depuis avec le sourire et la sensation d’être là où je dois être.

Je vis sans regret. Ça me pousse à être égoïste parfois. Mais la seule personne que je dois supporter à vie, à longueur de journée, c’est moi. Alors autant être en accord avec moi-même.
Si j’hésite à faire quelque chose, je me pose la question « est-ce que risque de le regretter si je ne le fais pas? » Si je réponds positivement, alors je sais ce qu’il me reste à faire.
Je reste humaine bien sûr, alors, parfois je fais des erreurs. Des belles mêmes. Mais j’essaie toujours de les assumer. Je sais que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Oui, ça encore c’est cliché mais vrai. Je sais que ce je suis aujourd’hui, je le dois en partie à ces erreurs. Certaines m’ont appris beaucoup de choses sur moi. Sur ce que je veux et ce que je ne veux pas. C’est pour cela que je ne les regrette pas.
Comme le mixe très bien Avicii (oui je sais j’ai toujours d’aussi bonnes références musicales) :

 Live a life you will remember

Saisissez les opportunités. N’ayez pas peur de vivre pour vous. Écoutez-vous. Agissez pour votre bonheur. On n’a qu’une vie. On n’a qu’un corps. On est condamné à rester ici un bon moment. Alors profitons-en ! On a la chance de pouvoir vivre des instants merveilleux. Ce serait bête de ne pas en profiter.

Prendre un risque, c’est se sentir vivant d’une certaine façon.
Je ne vous dis pas de vous lancer dans un saut en parachute (même si je pense qu’on ressent la chance qu’on a d’être vivant à ce moment précis plus qu’à n’importe lequel), mais d’oser faire les choses qui vont vous rendre heureux. On peut avoir de belles surprises au bout du compte…

C’est tellement génial d’aimer sa vie. Croyez-moi, vous devriez essayer…

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Et pis si t’es pas convaincu, va lire ça, ça ou encore ça et ça.

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