Tag Archives: officielle

10 km Run Rock’n’roll Montreal

28 Sep

Prête pour demain. Pas de pression.  Pas de chrono. Une allure semi-marathon à assurer. Du plaisir et de l'ambiance je l'espère ✌ #courseofficielle #course #courseapied #run #running #runner #runnerscommunity #runmontreal #runmtl #runinmontreal #instarunner #instarunning #instarun #rocknroll #runrocknroll

Voilà une course qui s’inscrit dans le plan d’entrainement du semi-marathon. Il s’agit d’un 10 km au cœur de Montréal qui a lieu en même temps qu’un 5 km, un semi-marathon et un marathon. Soit plus de 33 000 coureurs attendus le même jour ! Nous sommes 8 550 à prendre le départ du 10 km mais toutes les courses arrivent au même endroit.

La météo est bonne bien qu’un peu fraîche le matin : un petit 6 degrés au réveil à 6h45.

dsc_1010

L’avantage du 10 km, c’est que le départ est donné en plein centre, pas très loin de chez moi. J’arrive sur les lieux 1h avant le départ. Peu de coureurs encore sont là. Je dépose mon sac dans le bus magique (référence aux bus des écoles jaunes typiques de l’Amérique du nord) et je me retrouve en tee-shirt par temps frais. Boudu ca caille ! Je pars très vite m’échauffer vers 8h05. Un bon 30 min tout doux. Certains me regardent avec un air de penser « Mais elle est pas bien celle-là, pourquoi elle court déjà ?! »
Un autre me regarde amusé faire mes pas chassés quelques secondes avant de l’apercevoir cavaler à son tour.

Les premières foulées sont rouillées. Clairement, je sens que mes muscles ont besoin de se réveiller avec ce froid. Plus ça va et plus je sens que l’échauffement me fait du bien. Je fais quelques montées de genoux, talons-fesses and co. avant de trottiner tranquillement jusqu’à la ligne de départ.

Mais juste avant de m’arrêter, je ressens une douleur à la hanche droite. J’espère qu’elle ne va pas me gêner sur la course… En tout cas je me sens mieux après cet échauffement et je me sens prête à courir ces 10 km.

dsc_1013

Je rejoins mon sas où se trouvent les personnes visant un temps entre 55 min et 1h et me place dans le fond. Je vais laisser tout le monde partir devant car pour ma part je ne vise plus les moins d’une heure mais je dois courir cette course plus ou moins à allure semi-marathon. Plus ou moins, oui, car je ne sais pas trop où j’en suis niveau forme après la pause maladie et les vacances de cet été.

0007

La stratégie est la suivante : courir les 5 premiers kilomètre à 6’40/km et pousser à 6’30 sur la dernière moitié du parcours si je me sens bien.

Le départ est donné à 8h55 et c’est vraiment pas violent. Tout le monde marche jusqu’à l’arche de départ. Une fois passée l’arche, c’est parti !

Je vais mettre pas mal de temps à stabiliser mon allure (presque 10 min donc plus d’un kilomètre). Le parcours débute par une minute de ligne droite ou j’ai une magnifique vue sur tous les coureurs qui s’élancent ensemble. C’est toujours plein de couleurs et j’aime toujours autant être dans une foule de runners ! Ensuite, virage à gauche et c’est parti pour une longue ligne droite. Le parcours est assez simple :

10-km-montreal-4

Sur cette ligne droite on croise les coureurs du 5 km dans l’autre sens. Je m’amuse à regarder chaque coureur pour voir si je reconnais mes amis qui s’alignaient sur cette course mais ils étaient surement déjà arrivés. Ça m’occupe, ça fait passer le temps et les supporters sont au rdv.

L’ambiance est excellente et pour l’instant je me sens pousser des ailes.

Je trouve par moment le temps un peu long sur la première partie du parcours mais je me sens très bien. Tellement que mon allure tourne aux environs des 6’28/km. J’essaie de garder une allure à 6’30 sur cette première partie en espérant ne pas trop le payer par la suite. J’espère secrètement pouvoir passer à 6’20/km sur la seconde partie de la course.

A partir du 5ème kilomètre, je ne vois plus les kilomètres passer. J’avoue appréhender à partir de ce moment là car je sais que la rue est en léger faux -plat. Et les faux-plats et moi ca fait deux (voir trois…)
Mes jambes courent toutes seules. Je tape dans les mains des enfants. J’ai l’impression de voler. Je me sens toujours bien et la vitesse ne diminue pas, au contraire. Plus ça va et plus ma vitesse augmente. Allure moyenne sur cette dernière partie du parcours : 6’15/km.

Le parcours n’est pas très beau mais je m’en fiche je suis en train de kiffer ma course ! Plus l’arrivée approche et plus les supporters sont nombreux. J’essaie de regarder mais je ne reconnais personne. A 1 km de la fin, on tourne à gauche. Dernière « ligne droite », j’accélère et passe au–dessus des 10 km/h. Je suis heureuse de ma course et j’ai envie de me donner encore plus sur la fin. Accélération encore et je franchis la ligne d’arrivée en 1h03 et 40 secondes à ma montre.

Détail des allures kilomètre par kilomètre :

10-km-montreal-3

Je récupère ma belle médaille et une bouteille d’eau. D’un coup j’entends qu’on crie mon nom et je vois deux amies venues me supporter. Ca fait chaud au cœur de voir qu’elles ont fait le déplacement pour venir me voir à l’arrivée.
S’en est suivi un débriefe avec elles et mes amis du 5 km en profitant des stands proposés à l’arrivée. Et ils sont top ! Yaourts gratuits, boissons gratuites, maïs gratuit etc. Et surtout une bière gratuite pour chaque coureur !

img_20160925_165634

A peine le temps de dire au revoir à mes amis qu’il est temps de retourner sur la ligne d’arrivée pour assister à la fin du marathon d’un ami. Son premier couru en 3h23… Impressionnant !
Je me sens un peu ridicule avec mon petit 10 km en 1h03 ahem..

Alors certes, je n’ai pas couru ces 10 km à allure semi-marathon mais plutôt aux sensations et je n’ai pris que du plaisir ! L’objectif numéro 1 de la course a été rempli : celui de me rassurer sur ma forme à 3 semaines du semi-marathon.

Je repars avec une double dose de motivation et un moral au plus haut !

A l’issue de ces 10 km, j’aurai bien couru encore un peu et c’est de bon augure pour le semi-marathon ! C’est comme si je n’avais pas eu ma dose. Vive la prépa semi !

Classement et autres chiffres:

Classement global : 3514 / 8550
Classement femmes : 1928 / 5620

210-km-montreal-1

10-km-montreal-1

Le résultat n’est pas si pire comme on dit icite. Je ne suis pas à la fin du classement comme à mon habitude mais on va dire que le nombre de participants aide aussi !

Petit bémol à cause d’une douleur à la cheville gauche que j’ai depuis 2 jours à surveiller même si elle ne me gêne pas quand je cours. Je n’aimerai pas qu’elle vienne me gâcher ce semi-marathon tant désiré.

A 3 semaines du semi-marathon, tout va bien !

Je continue les étirements quotidiens pour éloigner les douleurs aux tibias et je vais commencer les massages à l’huile d’arnica pour assurer le coup !

Toronto me voila !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Trail de la Clinique des coureurs 10 km

15 Juin

Une course de la loose pour un week-end de poisse… en fin de compte, cette course ne s’est pas du tout passée comme je l’avais imaginé.

Départ le vendredi soir de Montréal après quelques problèmes avec l’agence de location de voiture… Un début de week-end un peu tendu

3h de route et un Subway plus tard, on arrive à proximité de la course.

Petit point sur la course avec Niko… je commence à baliser sérieusement ! Peu de participants sur ce 10 km et des élites en nombre… bon bon, je me prépare mentalement à finir dernière mais je me conditionne tout de même pour apprécier de courir en forêt, en plein Québec et kiffer ma course au maximum…

Mais les choses ne vont pas vraiment se passer comme ça…

Petit point sur le profil de la course :

donnees techniques

Samedi matin, préparation des affaires. Arrivée sur place vers 9h pour un départ à 12h.
L’organisation a bien fait les choses. On gare la voiture sur le parking prévu à cet effet et on monte dans le bus magique qui nous emmène au lac-beauport, la où se déroule la course.
La, je suis encore optimiste et enthousiaste.

On récupère vite notre dossard et on part encourager les traileurs partis sur le 30 km.
On fait un petit tour des environs et on découvre des petits coins sympas !

IMG_20160611_104909

11h25, il est temps de partir s’échauffer. Vue l’heure, je ne veux pas manquer le départ donc je ne veux pas courir plus de 15 min. Avec Niko, on prend le chemin de la course à l’envers. Niko, lui, veut s’échauffer plus longtemps. Au bout de 7 min de course je me demande si je fais demi tour ou si je continue. Le temps de trouver la réponse cela fait déjà 10 min que l’on court…
Je fini par faire demi tour, laissant Niko continuer tout seul. Pour me rassurer il me dit “toute façon il suffit de suivre la signalisation bleu et tu retrouveras le départ. Je te rattraperai de toute façon”. La logique est bonne, je suis confiante.
Pis, j’ai toujours pu faire confiance à mon sens de l’orientation, plutôt bon pour une femme.

Donc je continue à courir. Depuis le début de l’échauffement, le parcours consiste à enchaîner racine sur racine, pierre sur pierre. Quand il n’y en a pas c’est parce que la boue a pris leur place.

Coup d’œil à ma montre, déjà 17 min que je cours. J’accélère car j’ai peur de louper le départ. Je ne devrais pas être très loin d’arriver mais au lieu de ça j’arrive à un petit ponton encore jamais vu… Je suis seule en pleine forêt. Le départ est dans 10 min. Je n’entends toujours pas le speaker supposé mettre l’ambiance mais surtout m’indiquer que je suis dans la bonne direction…

Bon, à l’évidence je suis perdue… je commence à paniquer. Je décide de faire demi tour en priant pour que Niko ait suivi le même chemin que moi. Je crie son prénom en mode je panique. Je cours à toute vitesse. J’enfonce mon pied dans la boue jusqu’à la cheville. Je crie encore. Et encore. Je cours encore comme une folle. Pis, la, miracle j’entends Niko qui répond à mon ultime cri de détresse. Je lui crie “je suis perdue” et il me répond que lui aussi…

Au moins je suis un peu rassurée de ne plus être seule en pleine forêt.

Au bout d’un moment on se rend a l’évidence, le départ est dans 8 min et on est perdus. On entend pas le speaker donc on tire un trait sur la course.

Niko décide de partir de son coté et ne veut pas m’entraîner davantage “dans ses galères”, comme il dit. Il me dit de continuer de suivre le chemin bleu pour être sure de retrouver mon chemin.
Je me retrouve donc une nouvelle fois seule en pleine foret et je décide de reprends le chemin a l’envers.

Je cours dans tous les sens et a vive allure et par miracle j’arrive a retrouver mon chemin. J’entends le speaker a mesure que je cours. Je fini par reconnaître le chemin. Je cours a fond. J’entends que le départ n’a pas encore été donné. Je peux peut-être y arriver. Je sprinte tant bien que mal parmi les racines.
Et quand j’aperçois les coureurs qui attendent le départ, je ne sais pas si je suis vraiment soulagée… D’un coté, je ne veux pas encore payer un dossard pour rien (après celui Ottawa 2 semaines plus tôt) mais d’un coté je me sens cramée et énervée et je n’ai pas du tout envie d’aller me “faire mal” avec ce dénivelé sur 10 km… Le mental n’est plus la (il était déjà pas brillant). Mon cœur va exploser, je suis essoufflée et déjà dans le rouge. Je cherche Elo mais sans succès. Et le speaker annonce le départ dans 15 seconde. Déjà ?! Bon ben je me suis pas dépêchée pour rien alors j’y vais. A peine le temps de me dire ça que les coureurs entament le décompte. Je me force a aller. C’est parti…

Cheezburger animals dog snow playing

Une fois l’arche de départ franchie, je me mets a la recherche d’Elo le long du parcours. Je l’aperçois, je lui dis que j’ai perdu Niko, que je ne sais pas ou il est et je continue mon chemin… Et très vite j’en peux plus. Au bout de 2 min de course, mon cardio est a 183 BPM! Le parcours grimpe sur 2.5 km. Au bout de même pas 200 mètres, je marche. Mais je suis assez étonnée de voir qu’autour de moi, les autres marchent également. Je me trouve donc des copains de galère.

J’essaie de courir a plusieurs reprises. Mais impossible. Je n’ai pas de jus. Alors je marche. Je cours dès que c’est plat ou que ça descend et je suis essoufflée comme jamais. J’ai envie d’abandonner a chaque kilomètre. Je ne regarde que très peu ma montre d’ailleurs. Un homme devant moi fait de même. Je lui fais part de mon état il me propose gentiment de l’eau. Au bout de 2,5 kilomètres, mon compagnon de galère part devant et il me laisse jouer a “je te double, tu me doubles” avec une femme pas mal plus âgée que moi. La première fois je lui demande si elle veut passer, elle me dit que non car elle veut y aller tranquillement. Puis elle finit par me dire “je passe devant”. Je la laisse passer. Je la talonne et a un endroit boueux je repasse devant. On marche quand ça grimpe et on trottine quand on peut. Puis je fini par la distancer malgré tout et je rattrape mon compagnon de galère. Doucement mais sûrement.

Arrivée au ponton que j’avais croisé a l’”échauffement”, je regarde ma montre qui m’indique 5 km. C’est donc a cet endroit précis ou j’ai décidé de faire demi tour car j’avais la sensation d’aller trop loin dans le parcours. C’était juste la moitié du parcours quoi…

On s’arrête au ravito ensemble.

On aurait bien le temps de trinquer mais on se contente d’échanger quelques mots avec les bénévoles qui nous disent qu’on a bien raison de faire ça pour le plaisir tranquillement…

Bref bref bref.

C’est reparti. Coup soleil a ma montre et la je meure !! 5 km en 55 min… Presque une heure pour faire 5 pauvres petits kilomètre ?! Et je ne me vois pas du tout tenir encore 55 min comme ça ! Je vais vraiment mettre presque 2 heures a faire 10 km ? Mon mentale (pour ne pas dire mon ego) prend un sacré coup (et il était déjà dans un piteux état)
En fait, je ne sais pas exactement a quel moment mais ma montre n’a pas réussi a me suivre et elle me compte moins de kilomètre que prévu. Quand j’arrive a voir le panneau du km 6 (oui parce que depuis le début de la course j’ai les yeux rivés sur le parcours tellement il y a des racines et des pierres non stop que je n’ai malheureusement pas le temps d’admirer le paysage !), ma montre elle n’affiche que 5.3 km…  Je ne peux plus me fier a elle.

Je me mets a papoter avec mon nouveau copain. C’est chouette de rencontrer du monde sur les courses. J’apprends notamment qu’il organise les courses gourmandes. Tiens, je connais ! Il s’agit de plusieurs courses originales a thème un peu partout au Canada.
S’il en chie un peu moins que moi, le veinard, il reprend tout juste la course a pied et préfère y aller doucement.

On fera un bon bout de chemin ensemble (sur le trail, hein, n’allons pas trop loin voyons) a discuter, se soutenir et essayer de faire passer le temps (oui parce que je suis en train de courir les 10 km les plus longs de toute ma vie !)

Après le dernier ravito, il part en tête. Je n’arrive plus a le suivre et je termine cette course en solo. La fatigue physique arrive après la fatigue mentale. Les derniers kilomètres sont difficiles. Je manque de me fouler la cheville a chaque pas. Je ne suis plus vigilante et le parcours devient dangereux pour moi. Je veux juste arriver au bout et que ça se termine… #svpachevezmoi

Quand je reconnais la fin du parcours que j’ai déjà “emprunté” lors de mon “échauffement”, je suis heureuse de savoir que la fin est proche (oui mes amis, la fin est proche !)

praise blessed hallelujah sister act

J’entends le speaker. J’ai comme un sentiment de déjà vu, mes deux chevilles et mon amour-propre en moins

A l’approche du dernier virage, j’aperçois Elo qui a retrouvé Niko. Un petit pouce vers le bas pour résumer ma course et mon état et c’est parti pour la montée finale (oui ça grimpait un chouia sur la dernière ligne droite histoire de nous achever si ce n’était pas déjà fait).

CA Y EST ! J’y suis ! C’est fini !

Je me rends compte que je vous ai épargné les moments de chouinage ou les larmes mêlées a ma respiration de phoque a l’agonie, je me suis surprise a ne plus pouvoir respirer. Il a bien fallu que je me calme rapidement dans ces moments-la.
Mais une fois la course terminée, ma médaille autour du cou (que je ne brandi pas fièrement du tout), je n’ai pas pu me contenir plus longtemps et les nerfs ont lâché. Pendant de longues minutes. Je n’arrivais plus a me calmer.

Puis il a bien fallu sortir de ma bulle et revenir a la réalité. J’ai retrouvé les copains et j’ai pu profité d’une sacrée collation a base de mini sandwich, gâteaux, pastèque, bretzels et bonbons.

IMG_20160611_155653

Alors oui je suis allée au bout. Oui je peux dire je l’ai fait. Mais je ne reste pas moins une coureuse sur route. Je suis a deux doigts de tirer un trait sur le trail (mouahahah joli choix de mots. Oui je sais je me lance des fleurs…). Le problème, c’est de toujours vouloir m’améliorer. Mais la, je dois avouer qu’il y a trop de boulot

Le petit mot que j’ai reçu et qui m’a console et fait relativiser ?
Ma copine d’enfance, qui ne court pas, et qui me dit “Quoi ? Tu cours pour t’échauffer avant un 10 km ? Ah ouai t’es forte quand même t’as un bon niveau !”
C’est tout bête, mais vu comme ça, effectivement mon petit niveau me convient.


Alors oui j’en ai chié comme un polaque pour finir ces 10 km. Oui, j’ai énormément marché.

Mais j’ai failli ne pas pouvoir prendre le départ (comment ça, ça aurait été peut-être pas si mal ?! Qui a dit ca ?)

Mais je ne m’étais pas entraîné (je ne fais jamais de travail en cotes ou en dénivelé).

Mais je n’ai pas abandonné.

Mais je suis allée au bout de cette course alors que d’autres n’y mettrons jamais les pieds.

Mais c’était pas plus dur que d’accoucher (véridique d’après un panneau sur le parcours).

Mais j’ai gagné une médaille comme dirait certaines personnes ! (et un énorme bouton de moustique. Ah les joies du printemps au Québec !)

Mais je n’ai pas terminé dernière tout classement confondu !

Mais ça tombe bien mes objectifs de fin d’année se feront sur route.

Mais… Qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrire a un trail?!

Pour les chiffres ça se passe en image :

trail2016a

trail2016b

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 km Scotia Bank

25 Avr

Premier objectif de l’année sur cette deuxième course de 2016.

Elle s’inscrit à la base dans le cadre de la préparation des 10 km avec le but de faire mieux que mon temps sur 5 km réalisé en novembre 2014 (29 min 29 sec).
Mais comme tu es un fidèle de ce blog génialissime (oui je suis encore sur mon nuage d’après-course, laisse-moi rêver), tu sais que ce record a été battu 2 semaines auparavant sur une course plaisir (29 min et 04 sec).

Parlons peu (non, en fait, tu le sais je te bassine toujours avec mes comptes rendus alors cale toi bien au fond de ton siège – oui c’est un ordre. La preuve, j’expose tout juste le contexte et je n’ai même pas encore commencé à te raconter ma course mouahahah), parlons bien… Parlons stratégie. Oui car c’est l’avantage d’être suivi par quelqu’un qui sait de quoi il parle.

Deux choix s’offrent à moi pour la semaine d’entrainement qui précède cette course : soit je m’entraine pour tout déchirer sur ce 5 km, soit je m’entraine en pensant au 10 km. Coach me laisse le choix mais nous sommes du même avis : mon record personnel est déjà tombé sur 5 km 2 semaines avant alors on mise tout sur le 10 km maintenant.

Et d’après lui, avec le travail déjà fourni, je peux tout de même encore tout déchirer sur ce 5 km.  Sa consigne de course en début de semaine : suivre le meneur d’allure 30 min pendant 2.5 km puis accélérer sur la dernière partie.

Coach me fixe donc un nouvel objectif. Finir ces 5 km en moins de 29 min.

C’était sans compter ma séance d’entrainement du mercredi soir. Elle s’est tellement bien passée que coach change de stratégie quelques jours avant la course. Ce sera un départ à 5’45/km puis accélération à mi-parcours jusqu’à la fin. Glurps. Mais comme c’est un coach génial, il dit clairement les choses :

Je vais clairement en chier mais j’en suis capable.

Bon petite ombre au tableau : la sortie running en groupe du vendredi. Initialement non prévue dans le plan d’entrainement (et pourtant proposée par coach lui-même, c’est bien comme excuse ca non ?) et courue a une allure trop soutenue pour une semaine de compétition , l’avis de coach est clair : cette course, ça passe ou ça casse

Non ce n’est pas du tout stressant

Mais coach y croit quand même.
Les multiples messages que je reçois la veille me motivent aussi comme jamais (un énorme MERCI à vous tous d’ailleurs) !

Ces 5 km, je vais les tuer ! Je suis déterminée à tout donner !

fitness exercise healthy motivational lose weight

Après tout, ce ne sont « que » 5 km. Au pire je sers les dents, je mets un pied devant l’autre aussi vite que possible. Et plus vite je cours, plus vite j’arrive au bout de ces 5 km non ?! (ouai, bon, c’est bien beau la théorie mais si c’était aussi facile, ça se saurait !)
C’est la principale caractéristique des distances courtes : courte mais intense (no comment)

C’est donc en mode winneuse que j’arrive 30 min avant le départ.
Le parcours se situe principalement sur l’ile Notre-Dame avec un pont à traverser à l’aller et au retour en foulant la piste du circuit F1 Gilles-Villeneuve.
Après un tout petit échauffement en solo, je prends le départ en début deuxième sas. L’ambiance est bonne, la météo est parfaite et je suis prête à en découdre.

5 km scotia

IMG-20160424-WA0001

Ou est Charlie Audrey?

Je veille donc à ne pas partir trop vite et j’essaie de me caler a 5’45/km comme prévu. Mais très vite je sens que des douleurs apparaissent dans les tibias. La respiration est beaucoup moins facile qu’il y a 2 semaines. J’essaie de ne pas perdre le moral. Je sers les dents et j’essaie tant bien que mal de garder l’allure. Chose que je fais parfaitement bien puisque je boucle le premier kilomètre a 5’45/km et pas une seconde de plus !

Je me concentre sur ma respiration. Je me fais pas mal doubler mais je tiens bon. J’essaie d’oublier les tibias. Même si parfois je manque de me rétamer car les jambes sont douloureuses à lever. Je commence à douter. Est-ce que je ne vais pas finir par exploser ? Du coup, l’allure du 2eme kilomètre chute à 5’52/km.

Et puis je me raisonne. Je suis venue pour chercher un record. Je suis venue pour me battre. Je le savais. On compte sur moi. Je veux montrer de quoi je suis capable. Je veux rendre fier mon coach. Bref, je veux l’exploser ce 5 km !

5 km c’est court. Alors je sers les dents et j’accélère. J’ai fait la moitié de la course. Coach m’avait dit d’accélérer si possible alors c’est parti ! Je mets toute ma concentration sur ma respiration. Je m’accroche aux autres coureurs. Je repère quelques femmes autour de moi. Je ne les lâche pas.

Je cours le 3eme et 4eme kilomètre a 5’41/km chacun. J’ai toujours été rigoureuse à l’école, mais je suis étonnée de voir à quel point je peux être régulière !

Je regarde le chrono pour la première fois depuis le départ et il m‘affiche 18 min et 35 sec. Et ça me donne envie d’accélérer pour arriver le plus vite possible.

Il me reste un kilomètre avant la fin et c’est à ce moment-là que je repère mon coach qui me rejoint sur la course. J’avoue que savoir que je vais finir ce dernier kilomètre avec lui me soulage. Je sais que grâce à ses encouragements je ne lâcherai pas.
Il me tire, me booste et j’accélère encore. La respiration commence à devenir difficile mais la phrase magique « allez plus que 600 mètres et on l’aura bien mérité notre semaine de récupération » me rappelle de ne rien lâcher. Dans 600 mètres, c’est fini. Donc il ne me reste que 600 mètre pour tout lâcher et battre ce foutu chrono !

Ok on rigole plus et on enclenche le turbo.

Quelques centaines de mètres avant l’arche d’arrivée, coach lâche un « Allez, après le virage c’est l’arrivée, vas-y go go go goooooo ». Ca me booste mais je me rends compte que ça booste aussi les femmes qui nous entourent (c’est bien le coaching perso mais que quand c’est pour moi ok?!). J’avoue que là, je passe en mode guerrière. Ces encouragements étaient pour moi alors je vais les mériter. On joue des coudes avec les autres femmes. Surtout une qui ne veut pas se laisser dépasser. Je suis a 2 doigts de lâcher (souffle et jambes qui ne répondent plus trop et je ne vous cache pas l’envie de vomir – signe que je donne tout… sur une course uniquement hein…) mais y a rien à faire, je veux la doubler. Alors je double.

Un coup d’œil au chrono d’arrivée a quelques mètres de l’arche. Tout ce que je vois c’est le 28 min. Je pense à mon record à ce moment-là et je franchie la ligne d’arrivée aussi vite que possible (12.2 km/h).

J’essaie de récupérer ma respiration laissée sur la fin du parcours et je jette un œil à ma montre qui m’affiche 28’19.  Oh Mon Dieu !!!!

Une allure moyenne de 5’40/km (soit 10.6 km/h)

alllures 5k

Je suis tellement heureuse que j’ai du mal à retenir mes larmes.

Ce record, je l’ai voulu et je l’ai eu. Vous aviez raison, j’en étais capable.

Sur mon nuage, je retrouve les copains Aurore et coach (qui s’apprêtent à courir 21 km), Baptiste et Elo (qui boucle son premier – et surement dernier – 5 km en 35 min et 06 sec SANS entrainement, vous pouvez l’applaudir svp!  #fieredelle)

DSC_0382

Encore une sacrée course. Encore de bons moments partagés avec mes amis, à encourager les coureurs, à se dépasser, à rigoler…

classement

Je suis arrivée 583 sur 2642 coureurs !!!
Je suis dans le premier quart au classement général et j’avoue que j’ai toujours du mal a réaliser moi qui suis habituée aux fins de classement !

J’ai juste envie de dire un gros gros merci a mon coach !

J’en viens à me demander si ce problème de tibia ne serait pas psychologique et tout simplement lié au stress du « ça passe ou ça casse »… bref à suivre…

Retrouve le compte-rendu de coach sur son blog et celui d’Aurore ici

Rendez-vous sur Hellocoton !

Inscription semi-marathon de Toronto 2016

20 Avr

Me voilà inscrite pour le semi-marathon de Toronto qui aura lieu le 16 octobre 2016.

STWM13_Logo-trademarked*

L’événement qui comprend un marathon, un semi-marathon et une course 5 km est parmi les plus courus et divertissants en Amérique du Nord sur tout un week-end. Le marathon attire plus de 26 000 athlètes de 30 pays. Je pense qu’on peut s’attendre à du monde et de l’ambiance !


En même temps, avec plus de 5 millions d’habitants, Toronto est la 5eme plus grande ville en Amérique du Nord.

Ce sera mon deuxième semi-marathon.
Pour rappel, le premier a été couru en avril 2015 à une allure tranquille après une petite entorse de la cheville.
J’en garde tellement un bon souvenir (mon meilleur souvenir de course, n’ayons pas peur des mots) que j’ai vraiment hâte de retenter l’expérience. Et je dois avouer que courir à Toronto me vend pas mal de rêve

Si l’on en croit la vidéo de l’édition passée et le fait que cette course sera partagée encore avec mes amis et mon coach, ça promet une course mémorable…

L’objectif sera de faire donc mieux que 2h26 et m’amuser au maximum !

L’entrainement ne sera pas des plus faciles puisqu’une partie se fera en plein été québécois… Et vous commencez à me connaitre, la chaleur, mes baskets et moi ça fait au moins 8000…

Mais j’ai déjà hâte de préparer cette course et d’allonger les distances.

La motivation est la et c’est déjà une partie du travail. Gardons-la !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le Tour de l’Horloge 2016

12 Avr

téléchargement

Premier dossard de l’année et une course merveilleuse (oui, je n’ai pas peur des mots) !

Un petit 5 km venu s’ajouter au planning suite à la proposition de mon super coach-Niko. Objectif pour tous les deux : se faire plaisir.
Pas d’objectif chrono car le vrai 5 km à tout déchirer aura lieu 2 semaines plus tard.

Du coup, on y va très relax ! La veille, c’est du grand n’importe quoi : goûter chez Tim Hortons (comprendre muffin et chocolat chaud), bar et resto le soir. Une préparation dans les règles de l’art quoi !

Réveillée « naturellement » à 6h45 avec un petit mal de tête, je me prépare tranquillement et je me rends en métro jusqu’au Vieux-Port, là où se déroule la course. Je suis détendue et impatiente. Je retrouve ma copine Elodie (photographe officielle de Niko) et Niko. La course commence dans une heure, on est large.

Ce matin, on s’appelle tous Michel

Petit point météo, un grand soleil inonde le port mais le froid n’a pas l’air de vouloir laisser sa place. Un petit -5 degrés ressenti -8, je ne lâche pas mes gants et mon bonnet. Le temps est idéal pour une course (quand je vous dis que c’était une course merveilleuse…)

DSC_0255

Je porte fièrement les couleurs de mon coach. La #TeamRunningAddict est au top !

C’est parti pour un échauffement de 20 min en footing lent sur une partie du parcours (que l’on découvre au fur et à mesure) avec mon coach à mes côtés. Les jambes ne sont pas au top et je me traine. Je crains un peu la course à ce moment-là… Je m’imagine déjà courir en mode tortue. Chose que je n’envisage pas. Je suis venue sans objectif chrono, « oui  mais » avec l’envie de courir plus vite qu’en footing tout de même (je porte un dossard oui ou non?)

5 min avant le départ, il est temps de rejoindre tous les coureurs. Je suis contente de pouvoir partager cet avant-course avec mes 2 amis. Après un « bonne course Michel » adressé à Niko (oui parce que sur cette course, on s’appelle tous Michel, c’est le dossard qui l’a dit) et un check, je repère un meneur d’allure à 30 min, je me place derrière. Niko lui part en tête.

Après quelques minutes d’attente pendant lesquelles je savoure cette sensation de petit stress avant le départ, on est parti ! Je décide de ne pas quitter le meneur d’allure des yeux qui part avec un petit groupe à ses bask.
Y a du monde au départ et c’est pas facile de le suivre mais je double et je m’impose ah ah
Il est hors de question que je me laisse distancer dès le début à cause des autres.

parcour tour horloge

Sur le premier kilomètre, je me contente de rester aux alentours de 6’00/km et je m’assure de garder les oreilles de lapin de mon meneur (en vrai c’est pas mon mien a moi toute seule mais les autres je m’en fou ah ah cette course, c’est MA course. Non je ne m’enflamme pas du tout… Surtout qu’en vrai ce sera celle de Niko puisqu’il va finir premier YEAAAAAAH Et ouai, je vous ai spoilé la….) quelques mètres devant (toi aussi t’as du relire le début de ma phrase pour te rappeler ce que je disais avant mon monologue ma parenthèse?!)

DSC_0274

Ensuite, j’essaie d’accélérer un chouia dans le but de ne pas faire plus de 30 min. J’aperçois un homme qui court en jeans ! Et ça n’a pas l’air de le choquer… Ni personnes d’autres d’ailleurs. Hum…ok, ils sont comme ça les caribous…
La respiration est bonne et les jambes suivent. Ma foulée est plutôt naturelle et je suis plutôt contente. On zigzague (le correcteur orthographique ne me corrige pas, je viens donc d’apprendre que le verbe zigzaguer existe bel et bien, la honte…) le long des quais. Il n’est pas toujours facile de gérer les virages secs ou tout le monde se marche les uns sur les autres (oui dans ces moment-là il est difficile de courir si tu veux pas écraser tes concurrents). Je parle de « concurrents » mais en fait je ne sais pas pourquoi, sur cette course, je vois les choses différemment que sur les autres courses.

Je ne sais pas pourquoi mais justement je ne vois pas les autres comme des concurrents aujourd’hui. La, il n’y a que moi qui compte. Comme si j’étais ma seule concurrente.

Je crois que je voulais vraiment me prouver que j’étais capable de tenir les 10 km/h sur ces 5 km.

Je suis tellement dans ma bulle de bonheur, que quand j’aperçois Niko qui a déjà fait demi-tour sur le parcours, je ne me rends même pas compte qu’il est premier à ce moment-là !
Il me tend la main et je tape dedans quand on se croise. Ca me file la patate et je file le sourire.
Après coup, je me rends compte qu’il est déjà sur le chemin du retour et moi je n’en suis qu’à 2 km parcourus. Ahem…

Je cours sur la ligne droite et je vois toujours le lapin devant moi. Je continue à la même allure. A chaque fois que je regarde ma montre, je tourne entre 5’55 et 5’50 au kilo.
J’arrive enfin au moment où il faut faire un demi-tour sec. 16 min depuis le départ et 2.7 km. Je double des gens. Incroyable ! Ça ne m’arrive jamais ! Et je vois encore plein de monde derrière (en vrai je ne me retourne pas hein, je les vois juste en contre sens puisqu’ils n’ont pas encore fait demi-tour).Enfin, « plein de monde » on s’entend, je veux dire beaucoup plus que d’habitude. Ça me file encore plus la patate !
Au bout de 3.5 km, j’accélère encore un peu. Je reste entre 5’50 et 5’45/km. Je commence  à sentir ma fréquence cardiaque augmenter. Ma montre me dira plus tard que je suis aux environs de 188 bpm. Ca commence à tirer lorsque j’entame le dernier kilomètre.

700 mètres avant l’arrivée j’aperçois Elo et Niko qui m’encouragent. Je me retourne pour leur parler et je manque de me manger le mec devant moi en me retournant. Oups. Un virage et tout le monde se piétine encore dessus. Je bats des coudes pour doubler. Je les double.
Niko va jouer parfaitement son rôle de coach à partir de maintenant. Quand je me rends compte qu’il m’a rejoint sur la course, ça me booste a fond ! Il me pousse à accélérer tout en courant à mes côtés. Je sens que j’en ai encore un peu sous la semelle et je sais que je vais pouvoir sprinter comme j‘aime le faire avant l’arrivée. On dépasse MON lapin et on accélère encore. Niko m’encourage encore avec un « allez, tu peux tout lâcher sur la dernière ligne droite il ne reste que 150 mètres ». Je lui réponds un grand OUI et c’est parti !

DSC_0299

Ah on est beau en plein effort hein… Pour ma défense, j’étais en train de tout donner ah ah Ou en train de mourir on peut dire ça oui !

C’est dur mais j’accélère pour passer de 5’28 (11 km/h) à 4’56/km (12,16 km/h et un cardio a 194 battements par minute), toujours avec Niko à mes côtés. Je ne sais pas si j’aurai accéléré autant s’il n’avait pas été la ! J’ai bien envie de ralentir mais je vois le temps officiel qui affiche 19 min 17. Alors tout bêtement je donne tout pour ne pas mettre 9 secondes de plus (mon précédent record personnel).
Je passe le deuxième tapis (heureusement que Niko m’a prévenu, je me serai arrêté au premier moi…) et j’arrête mon chrono qui m’affiche 29 min et 06 secondes avant de récupérer ma médaille (même pas en chocolat mais avec des flocons pailletés ! Trop belle !) Je suis heureuse !

DSC_0304

Record battus de 25 secondes.

DSC_0362

Mais genre trop heureuse d’avoir été aussi bien pendant toute la course, d’avoir partagé ça avec deux amis en or, d’avoir reçu le soutien de mon coach sur la fin du parcours, d’avoir pu constater officiellement mes progrès et d’avoir eu un vrai repas en guise de ravito en fin de course (gloutonne power) !

tableau allures

Après avoir dégusté le plateau repas chaud (et un verre de cidre fabriqué par Michel, le vrai), j’ai pu applaudir comme il se doit la montée de la plus haute marche du podium de mon super coach qui déchire tout! Trop fière d’être sa padawan !

Temps réel officiel : 29 min et 4 secondes

temps officielclassement

Euh… Sinon on en parle de mon classement ?
Je rêve ou je finis 132eme sur 404 ?
D’habitude je suis dans les tous derniers…. WTF ?!

La #TeamRunningAddict a donc tout déchiré sur cette course nullement préparée avec deux records personnels et une médaille d’or (mais en fait, c’est pas du vrai or, t’emballe pas Polo !)

Bref, j’ai un coach génial qui déchire !!

DSC_0360

DSC_0361

DSC_0371

Un gros merci aussi a la photographe !

Pour lire le compte-rendu du coach, c’est par ici !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le tour de l’Horloge

8 Mar

tour_de_lhorloge2

Après 6 mois sans dossard, j’ai les épingles qui me démangent sévère….

Ce week-end, coach me parle d’un 5 km le long du Saint-Laurent, sur le vieux port de Montréal.

La course a lieu sur les docks. J’ai directement les images en tête et ça donne fortement envie. Le lendemain je reçois un petit mail dans ma boite. Coach m’invite à rejoindre son équipe de running addict. Comment résister. Inscription faite dans la foulée.

5k-large

Je ne sais pas encore comment je vais courir ces 5 km puisque j’ai déjà un 5 km avec RP (29’ 29) à battre 2 semaines plus tard. Mais j’ai déjà hâte !

Et je réalise qu’il s’agira de mon premier dossard de l’année.

Rdv donc dans 4 semaines.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Marathon de Toulouse 2015 en relais

29 Oct

Afficher l'image d'origine

Dimanche 25 octobre j’ai couru mon premier marathon (ne t’affole pas, je ne suis pas encore maso) en relais.

Celui de Toulouse se fait par équipe de 4 relayeurs:

départ relais(2)

Je suis chargée du tout premier parcours. Je serais donc au départ parmi 800 autres coureurs.

C’est avec une légère appréhension mais beaucoup de joie que j’aborde cette course.

En effet, il s’agit de la dernière courue sous les couleurs de mon club. L’appréhension est là car la douleur au tibia est restée coincée dans un tout petit bout de mon cerveau… J’ai peur d”avoir mal, peur de devoir mal (re)vivre une course officielle, peur de l’organisation. Et si je ne trouvais pas ma relayeuse? Et si je ne savais pas où aller? Et si je ne retrouvais pas mes coéquipière pour terminer ensemble ? Et si je me perdais sur le parcours ?

Les derniers bouleversements dans ma vie ont fait que j’arrive à ce marathon très fatiguée. Ajoute à cela un déménagement toute seule 2 jours avant et tu obtiens des conditions imparfaites pour une course officielle. Bref, tu vois, ce n’est pas brillant…

Et pourtant j’ai tellement envie de la faire cette course.

Plusieurs mois que je n’ai pas porté de dossard. Plusieurs semaines sans courir. J’ai envie d’en découdre. J’ai envie de retrouver l’ambiance d’une course. J’ai envie de me retrouver parmi une marée de coureurs. J’ai envie de me dépasser. Et je vais être servie croyez-moi !

Je me rends au départ de la course avec 2 copines du club. La bonne humeur est au rdv. Elles ne courent pas le premier relais et ont tout de même tenu à venir nous soutenir sur le départ. J’entends qu’on appelle mon prénom. Je me retourne et voit un jeune homme que j’ai connu il y a plusieurs années à plus de 700 km d’ici, à une époque où courir pour moi se résumait à attraper le métro lorsque la sonnerie retentie (et ça me fait penser à coco qui a vécu un peu la même chose sur une course, pas pour le métro hein mais pour la rencontre). Ah, les joies des rencontres sur les courses ! Ce contact me ravie et me donne une pêche d’enfer. Il n’y a pas à dire, j’adore ces moments lors des courses, même s’il ne s’agit que de quelques mots échangés.

On retrouve les autres membres du club et on s’échauffe. L’excitation de la course monte peu à peu. Je sais que je vais donner mon maximum, quoi qu’il se passe.

IMG_0315

Le coup de feu est donné. J’enclenche le chrono en passant le tapis. Tout le monde part comme une fusée. Pour moi, hors de question de me griller. Je laisse tout le monde me dépasser (ça, j’ai l’habitude).
Et à peine le premier kilomètre passé, BIM. La barre. Sur tout le long du tibia. Aie aie aie. Que je déteste cette sensation de barre de fer. La douleur est telle que je peine à lever le pied droit. Chaque nouvelle foulée me coûte. Je manque de trébucher à plusieurs reprises. Je me fais dépasser encore et encore.
Ah tiens, c’est sympa, ma hanche a décidé de tenir compagnie à mon tibia. Une douleur apparaît à gauche. J’ai du mal à garder ma foulée habituelle.

Vers le 3ème kilomètre, je me fais rattraper par un homme et une femme de mon club. Je leur fais part de ma douleur et celui-ci me conseille de ne pas hésiter à m’arrêter si je souffre trop. C’est mal me connaître. Hors de question de m’arrêter. Je la connais cette douleur. Je la déteste et je ne la laisserais jamais me battre.

Je suis plus forte qu’elle.

Elle m’en fait voir de toutes les couleurs à chaque fois qu’elle survient en début de course. Je sais qu’elle finit par partir aux environs du 5ème kilomètre. Alors je ne lâche rien. Je serre les dents tout en veillant à avancer un pas devant l’autre. Je sais que ça va finir par passer.

J’ai toujours mal à la hanche aussi grrrrrr

J’essaie de trouver une nouvelle façon de courir. 
Pour parler chrono, tu t’en doutes, il ne cesse de dégringoler au fil du temps. Je cours à une allure de limace ! J’atteins le 7’20/km voir même 7’30 parfois… Je me fais dépasser par un petit couple. Arf là j’avoue mentalement j’ai la rage. Je suis dégoûtée de ne pas pouvoir tout donner.

On a passé le km 4.
Je me fais rattraper par un groupe de filles. Une reste à ma hauteur. Elle a sûrement décidé de se caler à mon rythme. Et là miracle, la douleur s’atténue. J’accélère un peu. Elle me talonne.
On arrive au ravito, je m’arrête boire un peu et manger un bout. Bon, t’imagines bien qu’on a pas le temps de refaire le monde, je repars sur les traces du groupe de filles.

On traverse le deuxième pont du parcours. Même pas mal dans la montée. D’habitude ça me coupe mais là je suis tellement heureuse d’être libérée. Je lâche un peu dans la descente.

J’arrive à accélérer un peu. Mais du coup, je m’essouffle vite. Je commence à tirer la langue – façon de parler hein, va pas croire que je ressemble à ça:

Je talonne toujours le groupe de filles. L’une d’elle m’encourage.

On approche le km 7 et la même fille se retourne et me parle. J’entends rien avec ma musique donc j’arrête de faire mon asociale et enlève un écouteur. Coupable, je lui demande de répéter.

Et là elle me dit “on passe la ligne d’arrivée ensemble et c’est pas autrement”.

Je lui réponds “avec plaisir”.
Mais je peine à rester à leur hauteur. Alors qu’on court aux environs de 6’50/km.

photo_562cf0c520c3f

coucou mes nouvelles copines !!! (credit photo)

Elle finit par me dire de venir à sa hauteur en me tendant la main et en ajoutant “je t’ai dit de rester à côté de moi pas derrière moi”. Je mets le turbo pour la rattraper et attrape sa main. On approche le km 8. Et je m’accroche à elle et à ses copines. Elles sont un groupe de 3. Et elles motivent et encouragent tout le monde. C’est un vrai plaisir de courir avec elles. On passe vers Compans Caffarrelli, je connais bien l’endroit. Et là, j’entends qu’on m’appelle. Je me rends compte à la dernière minute que JM du club est en train de me demander de sourire pour la photo. Je suis ravie de le voir et lui fait un petit coucou. Ca fait plaisir d’être encouragée par ceux qu’on connait !

On arrive à la hauteur d’un homme qui marche. C’était sans compter sur mes nouvelles acolytes, il n’a pas d’autre choix que de prendre le train en marche. Nous voilà maintenant à courir à 5.

Et là, on entame une longue ligne droite de 2 km. Heureusement on croise les marathoniens qui courent dans l’autre sens. Je reconnais Mathieu qui est dans les premiers mais qui ne me reconnait pas malgré mes encouragements. Et ensuite je croise 3 hommes du club que j’encourage également. Et je guette mon skippy prête à donner de la voix pour le booster. Malheureusement, j’entame mon 10ème kilomètre et le chemin des relayeurs et des marathoniens se séparent.
J’ai adoré les croiser ! J’ai oublié la course et mon allure et j’ai profité du moment présent. Comme si j’étais spectatrice du marathon. Comme si j’étais juste venue les soutenir. Ces 2 kilomètres sont passés hyper vite !

Tiens, je me rends compte que les filles n’ont pas suivi zut, je me sens un peu mal de les avoir lâché du coup…

Je croise ma copine M sur le côté qui m’encourage et immortalise l’instant.

Je sais qu’il me reste moins d’un kilomètre. Je me sens plutôt bien et j’accélère. Je rattrape une femme de mon club et je file. Dernier virage à droite (heureusement que je suis la fille devant moi car sinon j’aurais été tentée de continuer tout droit et de m’engager sur le relais 2, mais non merci ça ira). Juste avant de donner mon relais à ma coéquipière, je croise le collègue de bokiné qui m’encourage et je tape dans sa main, ravie de finir en bon état (enfin si on oublie la douleur à la hanche qui s’est fait sentir sur tout le parcours).

Mon parcours est enfin fini ! Je ne fais pas la fière vu mon chrono: 1h15 pour parcourir 10.96 km à ma montre.

Je rejoins mon club, déçue de ne trouver que de l’eau à mon arrivée en guise de ravitaillement. On file au point relais numéro 3 tous ensemble.

Il commence à faire chaud. Les coureurs en souffrent.

On retrouve encore plus de coureurs du club. Une super ambiance de soutien et de motivation règne. On crie à chaque départ de l’un d’entre nous. On est assez euphorique et heureux d’être là et de partager ça.


Cela fait 1h que j’ai arrêté de courir et je commence à bien me refroidir. J’ai mal partout et je ne fais que bâiller

Ma relayeuse me rejoint pour attendre la troisième relayeuse. Lorsqu’elle arrive, elle passe son relais à la 4ème et on repart toutes les 3 en métro direction le palais de justice où nous devons retrouver celle qui vient de prendre son départ et qui doit courir 9 km.

Arrivés au point de “regroupement”, on se retrouve entre membres du club. L’ambiance est toujours aussi bonne. Chacun attend son dernier relayeur pour le parcours commun. Le stress commence à monter légèrement. Je me sens froide, j’ai mal partout et je suis fatiguée (promis en vrai j’ai pas autant râlé). Et je sais que celle que l’on rejoint pour terminer ce marathon court assez vite. J’appréhende donc un peu de devoir me remettre en jambe à vive allure.
On en profite pour faire quelques photos d’équipe en attendant notre 4ème coéquipière. Vu nos sourires, je pense que la joie se lit sur nos visages.

La dernière de l’équipe arrive et on la rejoint sur la course au passage. A mon grand soulagement je me sens plutôt bien. La hanche se fait légèrement ressentir mais le souffle n’est pas trop mauvais et le tibia se fait totalement discret. On parcourt 1.5 km toutes les 4 à une allure d’environ 6’17/km avec l’envie d’accélérer encore à la fin.

Dernier virage à gauche avant d’arriver sur la mythique place du Capitole. Et là j’entends quelqu’un qui crie “ouaaaaaaaai la skypette” et qui me tend la main. Je suis trop trop trop heureuse de voir mon super skippy puisque je pensais ne pas le voir du tout (souviens-toi c’est lui que je guettais parmi les marathoniens un peu plus tôt) ! Voici d’ailleurs la vidéo qui immortalise ce moment :

Et c’est main dans la main et avec le sourire que nous franchissons la ligne d’arrivée. Nous avons mis 4h29 pour parcourir ces 42,195 km.

photo_562d5d2d7a8e1

crédit photo

Fin de la course, remise de la médaille et ravito au top (fromage, saucisson, barre de céréales, bananes, orange, pain d’épice, eau, pepsi, etc. – comment ça on ne vient pas pour manger?).

crédit photo

Retrouvailles avec tout le club. Débriefing. Photo de groupe. Puis nous avons filé dans un bar pour bien terminer cette merveilleuse journée.

image1

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mon premier trail…

27 Juin

… Ou comment finir dernière féminine d’une course pour la première fois ! Et il faut bien une première à tout.

Ca y est on y est ! Mon tout premier trail dans ma vie de runneuse…
Un nouveau défi, surtout pour moi. Un trail, ça grimpe en principe. Et moi et les « côtes », les « montées » ou le « dénivelé », ca fait au moins 8000 (j’exagère à peine…)
Mais comme j’ai un gourou complètement déglingo, ce dernier a décidé de m’inscrire à mon tout premier trail (comprenez, course en nature qui grimpe). Mais le plus génial, c’est qu’il a décidé de courir toute la course à mes côtés ! Et vous verrez tout au long de ce compte-rendu qu’il est vraiment génial mon gourou (que nous appellerons Skippy par la suite) !

Brièvement, il s’agit de la 10ème édition d’une course de 7 et 14 km pour l’association Hôpital Sourire qui aide les enfants malades accueillis au CHU de Toulouse. Au total, 9 000 euros ont été reversés à l’association cette année. Le parcours en forêt présente un dénivelé de 200 m.

Le rendez-vous est donné sur un parking à 8h du matin. Je vous passerai les orgies culinaires de la veille qui me plombe l’estomac de bon matin en ce dimanche 14 juin. Ajoutons à cela, une météo de crotte (comprenez orage et pluie toute la nuit qui ne s’arrête pas) et 5h de sommeil seulement. Je m’équipe donc en conséquence.
Comme j’ai un chéri-chéri trop choupinou, c’est en trio que nous partons dans la SkippyMobile en direction de la forêt de Buzet. Et comme Skippy il est hyper gentil, il avait préparé du pain d’épice maison dis donc !

Arrivés sur place, il pleut toujours bien entendu. Mise en place des dossard, dernières vérifications, synchronisation des montres, retournage de casquette et nous voilà prêts. Il pleut encore et encore et à ce moment là je me demande ce qu’on fait la…

DSC_0044

Une fois arrivés vers le sas de départ et après un petit échauffement rapide, on se réfugie sous des tentes en attendant le départ, sous la pluie toujours. L’organisation à assuré de ce côté là. Skippy me donne un peu de potion magique pour assurer le coup.

En voulant rejoindre le sas départ, on passe par un petit fossé. A peine le temps d’y poser un pied, celui-ci s’enfonce dans l’eau.

OK donc mon pied est déjà trempé avant la course.

Ça, c’est fait au moins puisque de toute façon je risque de finir les pieds mouillés.

IMGP8502

Le départ est lancé pour le 14 km. Départ pas trop rapide. On se laisse doubler. Ne pas partir trop vite, c’est le conseil qu’on m’avait donné. Et on se retrouve rapidement dans les derniers. La terre est bien mouillée, ça commence donc fort.

Le petit Jésus du trail à décidé de ne pas m’épargner pour ce baptême.

Je regarde ma montre, même pas 1 km de parcouru. OK, ça risque d’être long ! D’après Skippy, il ne faut pas hésiter à courir dans les flaques d’eau. Parfois, in se blesse en voulant les éviter bêtement. Dans les premières montées, il me donne encore des conseils. Mais ces quelques côtes suffisent à faire souffrir mes petits mollets. N’ayant pas l’habitude, j’ai très mal à l’arrière des deux mollets. Mais Skippy il est tellement génial qu’il avait prévu de quoi me shooter. Hop, un comprimé magique et on ne lâche rien. Un coup d’œil à ma montre m’indique presque 4 km.

Là, je me dis que jamais je n’arriverai au bout.

Je songe même pas à m’arrêter au 7eme kilomètre en me fondant dans la masse des coureurs de la distance en question.

On se fait rattraper par les coureurs du 7 km partis peu après nous. Ils filent à vitesse grand V et ce n’est pas toujours facile de les laisser passer. J’imagine déjà le titre de ce compte-rendu « mon premier trail ou ma première course où j’ai terminé dernière » (rassurez-moi, je ne suis pas la seule à imaginer des titres pour mon blog pendant mes courses?). Spoiler alerte !

On croise un mec qui vomi sur le bord du chemin… C’est à ce moment-là que choisit Skippy pour me souhaiter la « bienvenue dans le monde du trail ! » Euh… merci ?!

Au 5eme kilomètre, je m’arrête au ravito boire un verre (d’eau, je précise). Le prétexte est bon tant je rêve de faire une pause pour mes mollets.

IMG_0586

La douleur disparaît petit à petit. On garde tout de même une bonne allure. Malgré tout, on se retrouve talonné par le vélo qui ferme la course. Sur le coup je m’en moque un peu. Tout ce que je veux c’est arriver au bout. Et on arrive bientôt à mi-parcours. Ça me motive.

Arrivés au 7eme kilomètre, on nous indique de tourner à gauche pour continuer. Et à ce moment-la je n’ai plus envie de m’arrêter. Je n’ai plus mal, le souffle est plutôt bon, on est lancé et je ne suis pas encore tombé une seule fois malgré la boue.

Et après ce virage on continue donc de courir dans une autre partie de la forêt.

Et comme nous sommes derniers, je fais remarquer à Skippy qu’on a l’impression d’être seuls au monde dans toute cette nature.

Il pleuviote toujours un peu. C’est beau.

#rdventerreinconnue avec @dreyliciouss sous la flotte😃🌲🌰🐗

A post shared by W@sp (@wsp711) on

On approche des 10 km et on est bien. On conserve une allure correcte. On marche dans les montées car je veux arriver au bout. Et il y a de sacrées montées sur cette deuxième partie de parcours. Skippy me donne un peu de potion magique. Je suis plus à l’aise et j’arrive à bien accélérer en descente. Je suis moins gênée par la boue et les flasques que ce que je pensais. Je n’hésite pas à mettre les pieds dedans puisque de toute façon mes baskets sont déjà bien sales et qu’une fois les pieds trempés, autant y aller.

Skippy arrive à prendre des vidéos pendant la course. Et ça fait de chouettes souvenirs.

On s’arrête à un ravito et les bénévoles conseillent à Skippy « de ne pas me lâcher ». Euh…J’ai l’air d’aller mal à ce point ?! Moi je me sens bien.

Il s’est arrêté de pleuvoir et on aperçoit le soleil a travers les arbres. C’est super agréable. Et je me dis qu’on est bien là. Je songe à changer le titre de cet article en « mon premier trail ou comment détester la première moitié de course et kiffer la seconde » mais après réflexion c’est un poil trop long. Après coup, ça me rappelle une autre course.

Vers le 12eme km, une descente se présente et un bénévole nous encourage :

« Attention à la descente. Allez vous y êtes presque ! Plus que le mur et vous êtes arrivés ».

Hein?! Un mur?! Quel mur?! Skippy se pose la même question. On en rigole, même pas peur, je ne réalise pas encore… Ce sera surprise !

A 1h30 du départ, on a parcouru plus de 11 km.

Le sol colle et je manque de glisser à chaque foulées. Ça devient pas évident de devoir gérer chaque pas. Et ce sera comme ça jusqu’à la fin.

Un peu avant le 14eme kilomètre (d’après les panneaux), on arrive face au mur, qui porte bien son nom. Je fais moins la maligne. Dur, dur, je commence à en avoir marre mais pas le choix alors on y va. En marchant bien sur et en m’appuyant sur mon Skippy au moment de franchir la « bute » finale. Oui il est vraiment génial mon Skippy il m’offre sa main ou son bras à chaque passage « difficile ».

FILE0534

Arrivé en haut, le bénévole nous dit « bravo allez il reste plus que 1 kilomètre/1 kilomètre et demi ».

Whaaaaaaat ?!?! D’après les panneaux on était censés arriver approximativement… maintenant en fait. Et Skippy aussi hallucine.

A partir de là,  je n’ai qu’une envie c’est d’en finir !! Je râle en ne voyant pas l’arche d’arrivée après 1 km de plus parcouru. Après un dernier virage où on abandonné la terre et le boue je l’aperçois enfin. Et le chemin jusqu’à elle me paraît tellement long !!! On croise une copine du club dans le sens inverse qui a terminé le 7 km. Et c’est un tel plaisir de la voir que ça me redonne un peu de courage pour la fin. On finira les dernières foulées en trio. Skippy et skipette (ça, c’est moi) finissent main dans la main, le sourire aux lèvres malgré tout (vous avez dit niais?! Je dirais plutôt soulagement et bonheur).

1434276412033

Le bonheur aussi de voir à l’arrivée chéri-chéri, qui nous filme et qui a bravé la pluie pour venir me soutenir (niais?! Là, on est d’accord).

Un petit tour au ravito final et un petit debrief après 1h56 de course dans la boue, les flaques et sous la pluie. Aucune glissade malgré mes baskets non prévues pour ce type de course et ça c’est une bonne nouvelle ! Mais surtout 14 km partagés avec un gourou en or, mi-MacGyver, mi-MarryPoppins (il en cache des choses dans son camelback de compet !)

Avant de partir, petit coup d’œil au panneau d’affichage des arrivées. Je suis donc bien arrivée dernière femme de la course. Et nous sommes arrivés avant-avant derniers sur tous les coureurs du parcours. Oui… Nous avons réussi à doubler des vétérans oh yeah !

Valeurs du trail respectées avant de rentrer :

DSC_0045

Je terminerai par dire un énorme merci à Skippy pour tout ce qu’il a fait pour moi. A cause de moi tu fais un temps pourri sur cette course mais si ça peut te consoler ça compte beaucoup que tu sois resté à mes côtés durant toute la course. Merci pour tes potions magiques et autres secrets de gourou. Merci pour m’avoir cru capable de faire cette course, de m’y avoir inscrite et de m’avoir soutenue.

Prochain rendez-vous en terre inconnue à venir…

Et pour lire le CR de Skippy, c’est par ici !

Rendez-vous sur Hellocoton !

10 km de Balma 2015

4 Mai

url

Samedi matin, réveillage à 7h, petit-dej’ 3h avant la course, et hop j’enfile ma tenue soigneusement préparée la veille. 8h45, chéri-chéri et moi-même décollons de la maison, direction Balma à côté de Toulouse (seulement 10 petites minutes de voiture).

Le stress commence à se manifester gentiment. Arrivée au stade (où a lieu l’arrivée), j’échange quelques messages avec Franck pour savoir où il est. Hum… Mais qui est-ce donc que ce Franck ? Franck, c’est mon grand gourou, virtuel jusqu’à présent. Membre de la runno-blogo-sphère (il court mais pas que…), il est très actif sur les réseaux sociaux et habite pas très loin de Toulouse. Vous vous demandez sûrement pourquoi je le qualifie de « grand gourou ». J’y viens. Il est à la tête de la #TeamDeglingo sur Twitter et Instagram. Kézako ? C’est juste un ensemble de Twittos (ndlr : twittos désigne une personne qui utilise le réseau social Twitter – j’explique pour ma maman qui me lit mais ne connaît pas grand-chose à Twitter… Coucou maman !) qui essaie de se motiver mutuellement pour faire du sport via les réseaux justement. C’est donc mon gourou qui m’a proposé de participer à cette course. Objectifs : faire péter nos records personnels et voir qui se cache derrière un pseudo.

https://igcdn-photos-d-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xaf1/t51.2885-15/11193186_557953984343067_1647908030_n.jpg

Au moment où je me dirige vers la salle polyvalente, où je dois récupérer mon T-shirt, je m’aperçois que j’ai oublié ma puce pour le chrono. Avouez que pour une course chronométrée, c’est assez embêtant. Du coup, comme j’ai un chéri-chéri adorable (et qu’il n’a pas trop le choix), ni une ni deux, il me laisse sur place en emportant mon sac de sport pour rentrer à la maison récupérer la cause de cet événement grandement stressant !!! Je me retrouve donc seule avec mon dossard et aucune moyen de joindre personne. Ok, il est 9h15, je récupère mon T-shirt, je croise une copine virtuelle d’Instagram (une autre rencontre IRL – IRL= In Real Life, je le précise, on sait jamais ;)) et je file à l’entrée du stade faire le pied de grue pour récupérer ma puce. 9h45 (je passe le détail des longues minutes passées à scruter la rue et le temps qui passe), chéri-chéri me donne ma puce et je peux enfin me diriger vers le départ. Je ne sais pas où c’est d’ailleurs mais comme souvent, y a qu’à suivre les coureurs !

Je trottine jusqu’au sas de départ; histoire de dire que j’ai trottiné quoi. Et je me place dans la foule de coureurs. Là, je t’avoue qu’à ce moment précis, je me sens seule. J’essaie de repérer le gourou dans cette foule mais sans succès. Et puis je sens qu’on me tape dans le dos. Caroline de mon club de running prend le départ également de ces 10 km. C’est une flèche cette fille ! Elle est sous les 50 min donc on parle d’un autre niveau là ! Elle m’impressionne beaucoup moi avec mon petit sub 1h dans le viseur. Petit stress d’avant course et PAN ! C’est parti ! On se souhaite bonne chance et je la laisse filer.

10 k balma parcours

Je me cale à 5’50 sur (conseil de chéri-chéri). Oui, parce qu’on a essayé d’établir une stratégie de course. « Tu pars à 5’50/km et si tu tiens pas au bout de 5 km tu ralentis et tu te mets aux alentours de 6’00 comme ça, ça te laisse une petite marge ». Soit. Tentons-le. Faut bien si je veux faire moins d’une heure. Je suis lancée sur la ligne droite parmi plein de coureurs. Je me fais doubler mais pour une fois je ne me sens pas nulle avec mon allure. J’ai le sourire, je me sens bien et je suis contente d’être là. L’avantage (et le seul je dirais) des lignes droites c’est que je peux admirer le flux de coureurs de toutes les couleurs (leurs T-shirts hein…) et là je réalise qu’on est quand même nombreux sur cette course ! (Près de 1000 personnes). A peine quelques minutes après le départ, on me tape (encore ?! Je commence à me demander si on ne m’aurait pas mis un mot qui dit « frappez-moi » ?) dans le dos. Cette fois, c’est grand gourou, la classe internationale avec ses lunettes de soleil, qui me fait un grand sourire et qui me donne rdv à l’arrivée. Et zouh il disparaît dans la foule de coureurs devant moi.

Premier km, tout va bien. Deuxième je commence à avoir chaud. On croise les coureurs dans l’autre sens, ce qui veut dire qu’eux ont déjà fait demi-tour. Ils passent de l’autre côté d’une bande qui délimite le sens de la course. J’aperçois le gourou, archi concentré sur sa course. Au bout du 2ème km environ, le demi-tour est raide. On fait demi-tour sur la même route. Non mais je sais pas si t’imagines bien… Pas de demi-tour dans un gentil virage ni dans un rond-point. Un demi-tour sec autour d’un plot en gros. Boudu…J’essaie de le prendre un peu large mais pas trop et je relance la machine comme je peux.

Je commence à avoir un peu chaud alors qu’il commence à pleuvioter doucement. Et je m’accroche pour tenir l’allure. Pas facile facile. Je passe à 6’00/km entre le km 2 et 3 et encore jusqu’à 6’15 en moyenne pour arriver à la moitié du parcours. Mais avant le 5ème j’aperçois chéri-chéri sous son petit parapluie qui m’encourage et me dit de surtout ne pas lâcher ! Pourtant, j’ai chaud, la gorge très sèche et je toussote un peu. Je commence à guetter ce put*** de ravito qui tarde à venir. En réalité, je l’attends presque depuis le km 4 et il arrive quelques centaines de mètres après le 5ème. Alléluia ! Je m’arrête boire. Je check ma montre 30min 14 s pour le 5ème km. Je suis dans les temps mais je dois pas relâcher voir accélérer même ! Ahem… Ouai ouai je peux le faire allez !

Pendant que je recroise les autres coureurs dans l’autre sens, à la vue de leur grimace, je me dis qu’on est tarés en fait. Cette distance est vraiment faite pour qu’on se fasse mal. Qu’on se pousse à bout. C’est plutôt agréable de croiser les coureurs dans l’autre sens car je vois qu’on est tous dans la même galère !

Je sais pas pourquoi j’ai l’impression que cette course est pleine de faux-plats. J’ai les jambes qui commencent à piquer. Le souffle est plutôt bon comparé à ce que j’imaginais. Et je commence à me dire que j’ai vraiment du mal à courir avec des manchons. Je finis toujours par ressentir à un moment ou un autre l’impression d’avoir les jambes coupées. Et du coup, malgré la volonté, le corps ne veut pas accélérer. La vitesse dégringole même progressivement. Là, non seulement je dis au revoir à mon objectif mais je me dis qu’en plus je risque de faire mon pire chrono sur 10 km…

Et puis on passe le 7ème km. Cette fois, on fait demi-tour à un rond-point. Je me fais doubler par des femmes. De tout âge. Faut pas déconner, je suis pas plus nulle qu’une autre, faut que je me bouge ! J’arrive à rebooster ma vitesse… sur 1 km. Je dépasse un jeune homme qui s’arrête à de nombreuses reprises et qui se fait enguirlander comme c’est pas permis par un homme qui l’accompagne. Je suis assez attristée en voyant les spectateurs assez ahuris assister à ce spectacle. Je veux bien qu’on encourage quelqu’un à aller jusqu’au bout et à ne pas baisser les bras. Mais il y a des manières de le faire… Je les double et prie pour que le jeune homme ne se prenne pas une réflexion de plus… (ben oui tu rends compte il se fait doubler par une femme… on sait jamais chez certain c’est mal vu… Bref.)

Je cours en essayant de ne pas trop faire attention à ma montre.

Au bout de 8 km j’en peux plus. J’ai mal aux jambes. Il reste 2 km. Je lutte pour continuer. Je pense à ceux qui m’attendent à l’arrivée.

Au 9ème km, un petit ravito youpi je bois ½ verre d’eau en m’arrêtant à peine. Et là, je me dis qu’il ne reste plus qu’un kilomètre. Donc, ma cocotte, il te reste presque rien. Donc tu accélères, un point c’est tout ! J’arrive à revenir aux alentours de 6’00/km. On passe le sas de départ je sais donc que l’arrivée est tout proche ! Y a plein de supporters et je regarde à tout hasard si je reconnais des visages. J’accélère encore. J’aperçois chéri-chéri qui m’encourage malgré le chrono. J’arrive sur la piste du stade. Il est 1h02 à ma montre.

Là je me dis « ok GO pour le 1h03 mais dépêche-toi bordel ! »

J’accélère encore ! Dernier virage avant la dernière petite ligne droite. A l’approche de l’arrivée j’aperçois mon gourou qui film mon arrivée. La classe ! Je lui fais coucou et fonce pour passer l’arche d’arrivée à toute vitesse (ce qui veut dire chez moi environ 12 km/h).

10 balma

J’arrête ma montre et suis rejointe par mon gourou. Et là surprise : 1h02’53 à ma montre. Youpi ! Oui je suis quand même contente finalement parce que même si j’ai pas fait moins d’une heure j’ai tout de même battu mon record de 2 min et il me reste 3 petites minutes à grappiller pour arriver à mon objectif.

Et vu le peu de prépa que j’ai fait (pas de fractionnés ni de travail de vitesse depuis 5 bonnes semaines, entorse en février et contracture en mars/avril) je reste optimiste !

https://igcdn-photos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xap1/t51.2885-15/11205667_478701615615618_482560708_n.jpg

A l’arrivée, je rends ma puce et on me remet une boîte en carton. Assez intriguée, je découvre qu’elle contient des gâteaux diététiques, du lait chocolatée auto-chauffant et une compote.

Affichage de IMG_0384.JPG en cours...

Quoi ? Comment ça il manque la compote dans la boite? Je ne vois pas de quoi tu veux dire…

On discute le temps d’être rejoints par chéri-chéri. On s’était donné rdv non pas dans 10 ans mais au ravitaillement. Manque de bol je ne l’ai jamais trouvé. Je suppose que ces box jouent le rôle de ravito final. On immortalise la rencontre :

https://igcdn-photos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xfp1/t51.2885-15/10354285_906827046040628_199105628_n.jpg

Oups, je me rends compte que je ne sais pas faire de compte-rendu bref, vous m’en voyez désolée (qui ça? Ok, je sors…)

Comme d’habitude je suis particulièrement moche sur les photos, donc je te ferais grâce de ma tête de loutre déconfite. Mais en cadeau, puisque je suis sympa, voici la vidéo de mon arrivée en exclusivité sur w@spTV :

Oui oui… La fille qui fait le salut de miss France sur une piste d’athlé c’est moi… Et oui, je suis aussi pour la paix dans le monde.

Une triste nouvelle est venue ternir cette journée avec le décès d’un membre de mon club à seulement 30 ans… Je pense fort à sa famille et ses amis. La vie est toujours là pour te rappeler qu’elle ne tient qu’à un fil.

Rendez-vous sur Hellocoton !

%d blogueurs aiment cette page :