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[CR] Semi-marathon de New-York 2017

22 Mar

En ce 19 mars 2017, près de 20 000 coureurs et moi avons eu la chance de courir 21.1 km au cœur de Manhattan.

Une course attendue depuis plusieurs mois mais rêvée depuis longtemps !

Apres avoir enchaîné des nuits de 6h, 3h30, 6h puis 7h de voiture (en compagnie de mon ami Niko que vous commencez à connaitre notamment), je vous laisse imaginer les yeux qui collent lorsque le réveil sonne en ce dimanche matin à 5h.
45 min et deux rétines en moins plus tard (j’ai réussi à me tromper de produit a lentilles et me bruler les deux yeux le matin de la course la plus importante de ma petite vie de runneuse oui oui !), il est temps de quitter notre ami Sylvain (qui nous a gentiment prêter – et encore le mot est faible – prêter son canapé) et prendre la direction de New-York, avec mes lunettes sur le nez donc (oui je suis RA-VIE) !

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Nous débarquons en voiture (Simone, ok elle est nulle celle-la) du New Jersey sur New York et la vue de la skyline illuminée malgré l’obscurité de la nuit nous assure une météo clémente pour ce matin (voyez comme j’essaie de vous dresser un peu le décor).

Il fait nuit, on roule au milieu des buildings illuminés, et on me laisse à mon destin à 3 blocs (comprenez « pâtés de maison ») du départ. Je me retrouve seule, dans le froid, pas très habillée (comprenez en tenue de sport hein je vous vois venir…), dans une ville de 8 millions d’habitants à 6h45 du matin. Non, je ne flippe pas du tout à ce moment-là…
Très vite, je me retrouve au milieu de plein de coureurs au niveau de Columbus Circle, tous encore moins vêtus que moi, marchant ou courant dans la même direction vers l’autre bout de Central Park.

J’ai froid, je m’abrite du vent à l’angle d’une boutique afin de fixer mon dossard à mon maillot. Faut savoir que j’ai toujours eu du mal à accrocher ces 4 foutues épingles et à ce moment-là, je me maudis de ne pas l’avoir fait avant… Quand y avait pas de vent quoi… A l’abri dans une voiture par exemple pendant 45 min de trajet… Anyway. Y a pire dans la vie je vous l’accorde !
Puis j’entends un américain à coté qui dit à un de ses amis qu’il a oublié sa montre. Pas pu m’empêcher de lâcher un « Ah, ça c’est balo » à voie haute… Heureusement le Monsieur en question n’est pas bilingue ! J’aurai peut-être pas dû faire la maligne d’ailleurs car j’ai failli moi-même oublier ma couverture de survie le matin même alors que toute ma tenue avait été choisie en fonction d’elle (ouai rien que ça ah ah) J’avoue que ce matin je ne faisais pas la fière après le coup des lentilles ratées et le coup de flip de la couverture de survie…
Pourquoi la couverture de survie ? Car les amis de Twitter (qui se reconnaîtront, coucou les copains !) m’ont prévenu : l’attente du départ dans le froid est assez difficile. Je suis donc vêtue de ma tenue de course sous un jean troué et un pull à jeter (dans des bennes prévues a cet effet pour une redistribution aux personnes dans le besoin, z’ont tout prévu !).

Munie de ma couverture de survie, je suis prête à affronter les -3 degrés.

Au moment de passer la sécurité, le gars me regarde et me dit « Wow you’re wearing jeans ». L’est mignon le Monsieur mais il croit vraiment que je vais courir avec ?! Dans ma tête j’avais imaginé que beaucoup faisait ça (je parle de venir habillé en jean pour se tenir chaud hein pas de courir avec) mais après vérification autour de moi, effectivement je suis la seule

Après le portique de sécurité, on entre dans Central Park. Je dis « on » mais je suis toujours toute seule hein ! Je me sens un peu bizarre à ce moment-là. Je regarde beaucoup autour de moi. Les immeubles, les coureurs, leurs tenues, le jour qui se lève…
Je redoute l’attente. On m’a tellement parlé de l’année dernière ou il faisait très froid que je me suis imaginée mille scenarii…

Je passe devant la file d’attente des toilettes la plus longue de ma carrière de coureuse avec horreur et hésite quelques secondes. C’est dans ce genre de moment que tu te lances dans un calcul savant pour estimer le temps d’attente en fonction du temps que tu as avant le départ et en tenant compte du temps qu’il va te falloir pour t’échauffer. Heureusement j’ai fait des maths en école d’ingénieur (faut bien que ces 5 années me servent aussi ! Y a pas de raison qu’elles ne soient bénéfiques que pour mon banquier !)
Je me contente d’un « je verrais plus tard » (ouai tout ça pour ça…)
Je préfère aller voir à quoi ça ressemble une ligne de départ de semi-marathon a New-York (non je ne stress pas).

En réalité, j’arrive à l’extrémité des centaines de cabinets de toilettes (je ne saurai même pas dire combien il y en avait tellement je n’en avais jamais vu autant !) et là, la file est ridiculement petite d’une vingtaine de personnes. Je le sens, c’est le moment ou jamais. C’est ma seule chance de faire mon pipi de la peur (et j’y tiens car à mon dernier semi-marathon, voyez-le comme de la superstition ou non, c’était la première fois que je ne faisais pas de pipi de la peur pré-compétition, et ça a été ma première course ou j’ai fait un arrêt pipi en pleine compétition justement. CQFD) !
Pas question qu’il m’arrive la même chose aujourd’hui ! Vous comprenez mieux pourquoi c’est donc maintenant ou jamais !

Une fois libérée de la pression (t’as compris le jeu de mots ? Je sais, je me fatigue moi-même parfois), direction le départ pour de vrai cette fois. Je repère mon sas et je vois que la vague 1 censée partir avant moi n’est toujours pas partie.
Il est temps de partir s’échauffer tout en admirant Central Park et le soleil qui se lève derrière les buildings.

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Y a pire comme vue pour l’échauffement

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17 minutes plus tard, je suis à moins de 20 minutes du départ. Je rentre dans mon sas et comme il ne fait pas froid je me débarrasse de ma surcouche. En réalité, je rentre dans mon sas. Je prends la température. Je vois tout le monde prêt. Je vois que je ne vais pas avoir la place de me changer. Je ressors. Je pose mes affaires (gants et couvertures de survie) sur un tas de neige. J’enlève mon pull. Je me déchausse. J’enlève mon jeans. Je me rechausse. Je reprends mes affaires. Et je re-rentre dans mon sas. Un vrai sketch quoi !

Et la prends le temps de kiffer ce que je vois. Ce que je vis. Avec des gens que je ne connais pas mais qui sont aussi heureux de s’être levé peut-être encore plus tôt que moi et d’avoir la chance d’être là !

Je regarde les gens prendre des selfies (j’essaie de faire pareil je l’avoue mais après avoir vu ce que ça donnait avec mes lunettes j’ai vite abandonné l’idée), je vois que la femme à coté moi « is running for two » d’après son maillot (pas sure de la signification jusqu’à ce que je la vois de profil), j’écoute les speakers et je crie avec les autres coureurs lorsqu’ils demandent qui courent ce semi-marathon pour la première fois. Ouai, là, je me dis que je vis un truc de fou et que beaucoup aimeraient être ma place (mais c’est moi qui y suis ah ah tu peux me détester !)

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On avance d’un coup, c’est signe que le départ est très proche ! Puis d’un coup on avance encore et de plus en plus. Je me mets à trottiner comme la plupart des autres coureurs en pensant que j’ai encore le temps avant la ligne de départ jusqu’à ce que je réalise que je passe sur 3 tapis. J’ai comme un doute. Les tapis sont là mais ils ne sont pas accompagnés d’arche au-dessus comme d’habitude. On est parti ou pas ? Dans le doute j’ai enclenché le chrono sur le 3eme. Et j’ai bien fait car il n’y a plus rien après si ce n’est une multitude de coureurs lancés pour 21 km.

C’est assez étrange ce que je ressens à ce moment-là. Je suis dans Central Park, je viens de prendre le départ du semi-marathon de NY mais je ne réalise pas vraiment que je suis en train de le courir !

Départ doucement. Petite cote légère dès le début. On m’a prévenu, le parcours est fait d’une succession de montées et descentes sur les 10 premiers km. Comme j’ai horreur de ça, je suis prête psychologiquement à les affronter. J’y vais doucement sur chaque montée.
Je suis venue pour kiffer chaque kilomètre, donc je me concentre uniquement sur mes sensations. Je cours sans me soucier du chrono et je chercher simplement l’aisance respiratoire. Je me dis que j’aimerai garder le même objectif que pour mon premier semi-marathon c’est-à-dire garder une aller au-dessus des 7’00/km sur toute la course. A l’époque, l’objectif avait été facilement rempli. C’est donc un bon moyen de savoir où j’en suis aujourd’hui.
Premier kilomètre à 7’04. Ensuite plus ça va plus je me sens bien.

On remonte une partie du parc. Les lacs sont gelés, il y a de la neige partout autour après le passage de la tempête Stella.

Au bout de 4 km, on ressort un peu du parc pour le longer avant d’y rentrer de nouveau.

J’aperçois une pancarte qui dit « You’re running better than the government ». J’aime toujours autant les pancartes qu’on peut lire sur les courses ! Elles font rire, sourire et reboostent !

Je jette un œil de temps en temps sur ma montre et je suis étonnée à chaque fois de mon allure. Je cours beaucoup plus vite que prévu et surtout je me sens tellement bien à une allure plus soutenue que d’habitude que je suis encore plus heureuse !

Devant moi, je vois une fille avec des chaussettes qui porte l’inscription « Bye » sur chaque jambe avec un smiley qui sourit. Elle part devant et je la laisse filer en lui disant Bye dans ma tête. Oui, il s’en passe des choses dans la tête d’un coureur sur un semi-marathon!

On redescend tout Central Park et il y a pas mal de monde venu nous encourager.
Une autre pancarte m’interpelle quand je lis « 13.1 miles : cause you’re crazy i’m here ! » (traduction si besoin : « 21.1 km : parce que vous êtes fous, je suis là !»). Je le prendrais bien dans mes bras ce Monsieur ! Pour le remercier d’être venu juste pour nous soutenir car il nous trouve taré de courir un semi-marathon ! Là, je me dis que je suis quand même en train de courir 21 km dans New-York ! Je me dis que j’ai la chance de courir sur cette distance et de me sentir aussi bien aussi ! Que certaines personnes ne sont pas capables d’en faire autant. Je pense à Clément aussi qui m’a accompagné sur mon tout premier semi-marathon.

A la sortie de Central Park, soit au bout d’environ 10 km et donc presque la moitié de la course, je ne suis pas mécontente de changer un peu de décor. Fini le décor enneigé (que je connais un peu trop à mon gout en vivant à Montréal) et c’est partie pour la ville, la vraie !
Je me sens toujours très bien. Je cours en moyenne à 6’45/km (8,9 km/h).

A la sortie de Central Park on aperçoit les écrans de Time Square au loin sous un superbe soleil qui me réchauffe. J’enregistre ce moment dans ma mémoire. Et je peux vous dire qu’à ce moment, la motivation est à son maximum !

Bientôt 11 km au total. Je ne peux m’empêcher de comparer avec mon dernier semi-marathon. C’est à partir de là que j’avais très mal vécu ma course. Ça me rassure de voir qu’aujourd’hui je me sens toujours aussi bien que 10 km plus tôt.

Time Square en ligne de mire, droit devant !

Je vois une femme devant moi qui porte un T-shirt sur lequel est écrit qu’elle court chaque kilomètre pour son père.
Et je ne sais pas pourquoi moi je pense à mon grand-père. Je me demande s’il serait fier de moi. Quand il était encore là, j’étais jeune et je ne courrais pas encore. Alors moi aussi je vais courir pour ceux que j’aime. Je pense à mes parents aussi qui doivent penser fort à moi en ce moment même (niou niou niou fallait bien un moment émouvant dans ce compte-rendu…)

Au moment d’arriver sur Time Square il y a tellement de monde venu nous supporter ! C’est incroyable ! Je regarde tout autour de moi. Je regarde les spectateurs. J’essaie de reconnaître des visages familiers mais il y a tellement de monde que je finis par laisser tomber et juste profiter de ce moment !!

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Ouai je sais, j’ose montrer mes lunettes !

Ce passage ne dure vraiment pas assez longtemps à mon gout !
On tourne à droite et voilà déjà Time Square derrière moi… On peut ne pas faire demi-tour et repasser sur Time Square svp ? C’était trop court !!!

Je suis encore sur un petit nuage lorsqu’on se dirige gentiment vers le bord de l’Hudson River. Je me sens toujours aussi bien.
Très vite, on longe la « rivière » donc et là je dois dire que ce changement de décor est radical juste après Time Square…
13.5 km que l’on est parti.
Je vois au loin la tour du One World Trade Center et elle me parait tellement loin ! Le parcours passe juste à coté il me semble alors hop hop hop on ne traîne pas et on y va !

Je suis toujours étonnée par la facilité avec laquelle j’arrive à tenir cette allure. Je constate mes progrès et ça fait vraiment du bien au moral ! Le travail de l’année dernière paie enfin ! Et je suis en train de prendre ma revanche sur le semi-marathon de Toronto.

Je me concentre sur ce qui m’entoure. Les coureurs d’abord. Les spectateurs ensuite.
Beaucoup de coureurs ralentissent, s’arrêtent ou s’étirent. Je me retrouve avec des gens de la vague de départ partis avant moi.
Je commence à ressentir une légère douleur à la hanche droite et au pied mais ma respiration est toujours très bonne. Ca commence à tirer aussi dans les mollets. Mais comme souvent, quand c’est comme ça, tant que je respire bien, pour moi, il n’y a aucune raison de me relâcher.

Cela fait 6 km qu’on longe le bord de l’eau et on arrive enfin au One World Trade Center. Je reconnais les lieux après être venue la veille.

Je sais qu’on est presque arrivé. Coup d’œil à ma montre, on approche des deux heures ! C’est le moment de tout donner. Alors que je commençais à ralentir (kilomètre 18 couru à 6’45/km), je vais courir le 19eme a 6’20 et le 20eme a 6’16/km pour finir à 5’56/km.

A ma grande surprise, on passe dans un tunnel. Ça descend pour y entrer. Je continue d’accélérer. Je double. Je suis déterminée à arriver. Et je me dis qu’arriver avant 2h20 c’est peut-être jouable… Ca ne dépend que de moi non ? Alors je fonce ! Surtout que d’après ma montre, on touche au but !

J’en chie dans la montée pour ressortir du tunnel. Je sais qu’on est tout prêt de l’arrivée !  Ma montre me dit qu’il ne reste même pas 100 mètres. La pancarte me dit, elle, qu’il m’en reste en réalité 400. Ah ah Dommage ! Va falloir tout donner encore un peu plus longtemps !
Maintenant, ma montre me dit plutôt « grouille toi il ne te reste plus très longtemps avant les 2h20 !! ».
Alors que je vois l’arche d’arrivée au loin, il reste 100 mètres et même pas 40 secondes avant de voir afficher 2h20 à ma montre alors je n’ai pas le choix faut que j’accélère encore.
Et alors que je suis en train de sprinter (enfin je m’imagine toujours en Usain Bolt alors que… Bon… Bref.) sur l’arrivée sur semi-marathon de New-York (avouez ce’st un truc de ouf j’y suis enfin !) et que je double tout le monde (ouai bon une partie), je ne peux m’empêcher de penser que certains doivent se dire que je me la raconte… « Regarde comment elle se la pète elle à doubler tout le monde », « Non mais ça sert à rien de sprinter sur la fin, fallait courir plus vite avant » bla bla bla… Oui mais moi je ne peux m’empêcher de sprinter quand je vois une ligne d’arrivée… Signe que la délivrance est proche ? Signe que j’ai plutôt bien géré ma course non ? Heureusement une femme devant moi sprinte aussi! Au moins je me sens moins seule ah ah (en vrai je ris jaune. Est-ce que quelqu’un peut me dire pourquoi je pense à ça dans un moment pareil ?!)

Et à quelques mètres de passer le tapis je chasse les idées noires et je KIFFE !
Je m’apprête à passer l’arche ! Celle que je poursuis depuis 21.1 km. Celle que j’avais imaginée maintes et maintes fois dans ma tête. Celle qui veut dire que je suis finisher du semi-marathon de New-York ! Tu rends compte ?!

Et je ne m’arrête pas tant que je n’ai pas passé le dernier tapis. Parce qu’on ne sait jamais hein ! Coup d’œil à ma montre, le suspense est à son comble !

Suis-je arrivée avant les 2h20 ?

2h19 et 57 secondes !!! C’est pas passé loin ah ah !
Mais non seulement je suis finisher de ce semi-marathon de rêve, non seulement j’ai kiffé, mais en plus je réalise un temps record les doigts dans le nez !
Je passe de 2h26 (en 2015) à 2h19 !

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L’organisation est vraiment au top. Des points d’eau / boisson énergétique tous les 2 km (ok, c’est peut-être exagéré mais ça permet d’être plus serein pour gérer sa course). Des consignes et informations très précises avant la course pour s’organiser et s’orienter.

Ce chrono j’en rêvais ! C’était l’objectif que je m’étais fixée à mon dernier semi-marathon qui avait été un fiasco total ! Quel bonheur de voir un second record personnel pour ma deuxième course de l’année !!! Quel kiffe de faire un record personnel sur une aussi belle course officielle !

2 dossards pour l’instant en 2017 et déjà 2 RP en poche !

Quand je vous dis que je ne me suis jamais sentie aussi en forme…

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Et pour l’anecdote, vous vous souvenez que dans le doute j’avais enclenché mon chrono sur le dernier tapis au départ? Et bien ma montre m’affiche exactement le même temps que le résultat officiel. Les 2h19 et 57 secondes sont confirmés ! Première fois que ça m’arrive !

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Inscription semi-marathon NYC 2017

9 Déc

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La nouvelle vient de tomber et me comble de bonheur.

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J’ai été tirée au sort pour courir le semi-marathon de New-York City ! Oui oui, rien que ça !
Et j’ai vraiment beaucoup de chance car j’en connais qui n’en ont pas eu autant…

Courir dans cette ville est assez mythique pour de nombreux coureurs, moi compris. Courir dans cette ville est un rêve qui va pouvoir se réaliser. Ce n’est pas le marathon certes mais à mon niveau, juste courir dans les rues de Manhattan aux cotés de 20 000 coureurs, avec les rues rien que pour nous, ça s’annonce magique !

Il s’agit de 21.1 km pour la bonne cause, puisque les recettes sont reversées à des associations caritatives.
Le parcours est dit « roulant mais avec de petites difficultés dans Central Park dès le départ ». C’est l’occasion de relire l’expérience sur cette course de Niko l’an passé.
Je me souviens l’avoir suivi sur toute sa course sur l’application de mon téléphone d’ailleurs.

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Le départ a lieu à Central Park à 7h30 du matin et se termine dans Financial district en passant par Times Square et en longeant l’Hudson River !

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Je sens que le passage sur Times Square va être grandiose !

Alors l’objectif de cette course est déjà très clair : le plaisir avant tout !
Je ne vais pas me fixer d’objectif chrono. Je veux simplement kiffer au maximum ces 21 km et faire de cette course un moment magique et inoubliable !

Cet événement annonce encore un sacré week-end partagé entre amis et promet d’être fort en rencontres !

Encore une fois, je réalise la chance de pouvoir vivre un moment pareil dans mon aventure Canadienne.

Jamais je n’aurai pu imaginer pouvoir vivre ça en commençant à courir mes 20 min dans le parc a cote de chez moi il y a 3 ans…

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Semi-marathon de Toronto 2016

18 Oct

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Je ne sais même pas par où commencer ce compte-rendu.
Je n’ai pas une réelle grande envie de l’écrire d’ailleurs…
C’est un peu comme si mon cerveau souhaitait effacer cette course au plus vite.

Je vais essayer de commencer par le commencement ce sera déjà pas mal… (voyez la logique dont je fais preuve… Ca promet pour la suite de ce récit)

Arrivée le vendredi soir en train à Toronto aux alentours de minuit, la journée de samedi a été consacrée à la récupération du dossard (on prend le bus magique pour y aller ! Mais si je t’ai déjà parlé du bus magique !) et quelques visites de la ville. Je vous épargne les détails mais je vous mets quelques photos.

Une rencontre instagramesque IRL très sympathique avec Benjamin autour d’un verre (d’eau gazeuse pour moi) le samedi en fin d’après-midi.
Pasta party samedi soir entre amis et famille. En vrai, ça fait 2 jours que je mange des pates !

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Une courte nuit de sommeil sous le signe de l’excitation.
Sonnerie du réveil prévue à 6h40 mais réveillée plutôt à 5h45 au final. J’en profite pour me lever à 6h et prendre un petit déjeuner avec Niko.

J’ai un peu de temps devant moi donc je ne me presse pas. Douche, crème Nok, massage etc. Et je fini par être dans le rush ! C’est un peu la course avant la course ah ah
A trop prendre mon temps, je n’ai plus le temps…

Je me rends au départ de la course avec un bon 20 min de marche. Je suis choquée par la chaleur ressenti un 16 octobre au Canada… Il fait 18 degrés, ressenti 24 avec l’humidité. Le ciel est gris et la pluie est annoncée pour 9h… GE-NIAL !

J’ai rdv avec mon ami Ben qui s’aligne lui aussi sur le semi-marathon.
Dépose des affaires à la consigne à 7h50. Petit échauffement de 10 min avec gammes et accélération non loin de la ligne d’arrivée où les coureurs du 5 km terminent leur course. Des gouttes de sueur s’invitent sur mon front après seulement 10 min de footing… Ça promet pour courir 21 km à bonne allure…

Je réalise à ce moment que je vais devoir courir 21 km !

J’ai envie de faire un pipi de la peur mais les files d’attente aux toilettes sont monstrueuses !!! J’abandonne l’idée. D’autant que bien souvent c’est juste un pipi de la peur donc pas vraiment utile dirons-nous. Donc je me dis que ce n’est pas si grave. Hum hum… J’aurai peut-être du !

Je recroise Benjamin qui s’échauffe avant ses 42.2 km. Juste le temps de se souhaiter bon courage, il est temps de rejoindre la ligne de départ à 10 min du coup de feu.
Je rejoins mon sas (chrono entre 2h et 2h30). Il y a un monde fou ! Nous sommes entre marathoniens et semi-marathoniens.
Le coup de feu est donné à 8h45 pour le premier sas.
L’ambiance est bonne malgré la pluie qui commence à pointer le bout de son nez. Musique et applaudissement font passer les 15 min qui me séparent de l’arche de départ.
Je suis contente d’être là. Je me sens prête a tout donner pour réussir mon objectif : celui de courir les 21.1 km en 6’30/km.

C’est parti. Je suis tellement concentrée sur l’allure à trouver que je ne réalise pas vraiment que ça y je suis lancée sur cette course tant attendue ! Je me souviens très bien m’être dit « ca y est je suis en train de courir un semi-marathon » sur les quelques premiers centaines de mètres de mon premier semi un an et demi auparavant.

J’ai du mal à trouver mon rythme, mon souffle et ma foulée. Et je vais galérer à le faire pendant 4 km ! En regardant les stats de ma montre après coup, au bout d’un kilomètre, le cardio est déjà à 180 BPM !
Je suis un peu plus à l’aise sur les 6 km suivants. Je me concentre sur ce qui se passe autour de moi. Je croise Jésus qui porte sa croix et son dossard. D’ailleurs il l’a met sur l’épaule d’un autre coureur pour la lui faire essayer ! Elle a l’air hyper lourde ! Je suis assez admirative de ces personnes qui font mieux que moi sur les courses (bon, ça, c’est pas difficile…) en s’ajoutant une difficulté.

Le temps passe vite sur la première moitié de parcours. Mais plus ça va, et moins ça va… Mon corps refuse de plus en plus à avancer. Pourtant je bois un peu à chaque ravito et j’ai bien mangé avant. Ma vitesse commence à décliner légèrement. Mon corps me donne les premiers signes de fatigue. Je prends la moitié d’une pâte de fruit.

Après 6 km, on passe au-dessus d’une voie rapide pour enfin rejoindre le bord de l’eau. Ca descend un peu et j’en profite pour relancer un peu la machine et la vitesse.
Certains coureurs s’arrêtent aux toilettes disponibles sur le bord du parcours. Et je me dis que je commence à avoir envie de faire comme eux. Mais je refuse de le faire sur une course sauf en cas d’extrême urgence. Là, je peux encore patienter.

Au 7eme kilomètre, j’essaie de regarder si je vois Elodie dans les supporters mais je dois être trop en retard car je ne la verrais pas. Elle a dû filer au 20eme km déjà pour voir Niko.
Je me souviens à ce moment-là le bonheur d’avoir vu ma famille sur le parcours de mon premier semi-marathon…
Je me sens pas mal seule là je dois le reconnaître.

Ça descend du km 6 au 9. Et pourtant, ma vitesse continue à chuter aussi… Le corps répond de moins en moins bien. Fatigue dans les jambes et le haut du corps, alors que je n’ai jamais ressenti ça en entrainement. J’ai envie de marcher mais je refuse… Hors de question.

Je sais depuis longtemps que mon objectif est foutu. Alors à ce moment-là, l’objectif change. Mon but est d’essayer de prendre du plaisir sur la seconde partie du parcours qui m’attend…

Au bout de 11.5 km, je peine vraiment à avancer. Et je marche pour la première fois quelques mètres. J’abandonne tout espoir de bien terminer cette course…
Et j’ai de plus en plus envie de pisser…
J’arrive à repartir en trottant jusqu’au 15 eme kilomètre ou j’aperçois des toilettes… Il y a très peu d’attente alors je tente le coup. Tant pis. Foutu pour foutu, je me dis autant terminer la course dans les meilleures conditions possibles. J’expérimente donc pour la première fois de m’arrêter faire pipi sur une course officielle. Avec le chrono qui tourne encore, l’attente parait interminable ! Mais vu comme je me tortille je pense que j’ai bien fait. Je devais surement ressembler a ça (le costume en moins évidemment) :

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A ce moment-là je repense à l’épisode toilettes de Marvin lors de mon premier semi qui avait vécu bien pire… Ça réconforte un peu de se dire que ce genre d’incident peut arriver à tout le monde.

Je repars en trottinant. Je me bats mentalement pour ne pas marcher.
Je bois régulièrement car j’ai soif. Si je pouvais, je finirai ma gourde à chaque fois mais je me contente de 2 petites gorgées.
Je m’arrose aussi car avec un cardio aussi haut, j’ai chaud.
Aux alentours des 18 km, on repasse au-dessus de la voie rapide. On a une vue sur les gratte-ciels. J’enlève ma musique pour tenter de profiter des encouragements des supporters pour m’emmener au bout de cette course…
Pour l’instant, je suis surtout bercée par le trafic de la voie rapide…
Je remarcherais encore 3 fois tout de même entre le 15eme et le 20eme kilomètre. Jamais très longtemps mais quand même…
Je pense à Margaux et à ses 20 km de Paris mal vécus aussi une semaine auparavant.
Je pense à tous ceux qui m’ont encouragé durant cette lutte. Je repense a vos mots pour essayer de continuer d’avancer. Mais je ne peux m’empêcher d’être déçue. De moi-même… D’avoir cru cet objectif possible. De m’être fait des films… D’avoir pensé être prête. D’avoir imaginé que ce serait beaucoup plus facile. Je me sens comme une débutante qui est obligée de marcher sur une foutue course officielle. Car oui, une course ça se COURT. Sinon ça s’appellerait une marche…

Oui, a ce moment-la de la course, mes pensées sont vraiment pas glorieuses…

Au 20eme km j’essaie de voir si j’aperçois Elodie. Encore une fois, je ne la vois pas. Comme je suis en retard sur mon objectif, j’imagine qu’elle n’a pas pu rester pour me voir.
Le virage à gauche 200 mètres après le km 20 annonce la fin de la course. Je sais qu’il me reste plus qu’une dernière ligne droite en montée sur 1 km donc…

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A 100 mètres de l’arrivée. Photo prise la veille de la course.

Je me bats contre mon corps pour continuer d’avancer… Les encouragements de Ben à 500 mètres de l’arrivée me permettront de finir cette course tant bien que mal au bout de 2h31’42″.

Contente d’en avoir fini !

Si on jette un œil du cote de la fréquence cardiaque, la moyenne est de 185 bpm avec un max de 197 bpm :

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Non j’étais pas du tout dans le rouge durant toute la course ah ah (rire jaune hein…) !

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Bon petit bug coté stats, d’après ma montre GPS, j’ai parcouru 21.6 km..

Le seul point positif, c’est l’après-course. J’ai beaucoup moins mal partout qu’après mon premier semi où j’avais eu des crampes dans les jambes.

La déception a été immense… La remise en question est venue avec.
J’ai eu la sensation d’être toujours aussi nulle. De ne pas avoir progressé. De ne jamais réussir à progresser.
Je me suis demandé si ce sport, qui n’a pas voulu de mois pendant 25 ans, était bien fait pour moi.

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J’ai du mal a être fière de cette médaille.
Je sais que je devrais en être fière car je suis allée la chercher. Mais j’aurais tellement préféré la porter en guise de récompense et accomplissement de ma préparation.

La chose positive quand on rate son objectif c’est la soif de revanche. J’ai beau avoir souffert, le désir de reprendre le départ d’un semi-marathon est toujours là. Celui de m’entrainer dur aussi. Avec l’espoir de faire mieux.

Je me sentais prête et en pleine forme. C’était un jour sans. C’est tellement rageant de se sentir aussi bien pendant la préparation d’une course et de la vivre aussi mal le jour J…
Je me demande ce que j’ai mal fait pour manquer autant d’énergie alors que je me sentais en forme les semaines précédentes.

Pas mal de coureurs ont souffert ce jour-là. Un jour sans, oui, mais pas que pour moi.
Niko s’est battu lui aussi pour terminer son premier marathon et il l’a fait !
Mais j’ai vu après coup que Mike avait lui aussi mal vécu cette course alors que lui aussi se sentait prêt :

Ces mots me parlent tellement :

Cette médaille ne représente pas un bon jour. En revanche c’est un rappel de ce qu’est la vie. Peu importe les efforts que vous faites, peu importe que vous pensiez être prêt, les choses ne se passent pas toujours comme prévu, et tout peut basculer en un claquement de doigts. Cette médaille est pleine de leçons, de souffrance et d’émotions. Tout ce que je n’oublierai jamais. Je vais toutefois mettre ce jour derrière moi, et m’en servir uniquement comme carburant pour continuer à poursuivre mes objectifs.

Alors oui je vais continuer a m’entraîner.
Oui je vais continuer a courir et essayer de toujours prendre un max de plaisir.
Et essayer chaque jour d’être meilleure que la veille.

Ce fut tout de même un bon weekend fait de moments riches sur le plan humain.

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Inscription semi-marathon de Toronto 2016

20 Avr

Me voilà inscrite pour le semi-marathon de Toronto qui aura lieu le 16 octobre 2016.

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L’événement qui comprend un marathon, un semi-marathon et une course 5 km est parmi les plus courus et divertissants en Amérique du Nord sur tout un week-end. Le marathon attire plus de 26 000 athlètes de 30 pays. Je pense qu’on peut s’attendre à du monde et de l’ambiance !


En même temps, avec plus de 5 millions d’habitants, Toronto est la 5eme plus grande ville en Amérique du Nord.

Ce sera mon deuxième semi-marathon.
Pour rappel, le premier a été couru en avril 2015 à une allure tranquille après une petite entorse de la cheville.
J’en garde tellement un bon souvenir (mon meilleur souvenir de course, n’ayons pas peur des mots) que j’ai vraiment hâte de retenter l’expérience. Et je dois avouer que courir à Toronto me vend pas mal de rêve

Si l’on en croit la vidéo de l’édition passée et le fait que cette course sera partagée encore avec mes amis et mon coach, ça promet une course mémorable…

L’objectif sera de faire donc mieux que 2h26 et m’amuser au maximum !

L’entrainement ne sera pas des plus faciles puisqu’une partie se fera en plein été québécois… Et vous commencez à me connaitre, la chaleur, mes baskets et moi ça fait au moins 8000…

Mais j’ai déjà hâte de préparer cette course et d’allonger les distances.

La motivation est la et c’est déjà une partie du travail. Gardons-la !

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Semi-marathon de Bordeaux 2015

21 Avr

Tu l’attendais (comment ça non ? Merci de faire au moins semblant, ne serait-ce qu’un tout petit peu) et le voici, le voilà, le compte-rendu de mon premier semi-marathon. Et pas n’importe lequel. Celui de Bordeaux. Un semi de nuit et la toute première édition qui plus est !

Si t’as pas tout suivi (ne t’en fais pas, je t’en veux pas… enfin pas trop ; tâche de ne plus trop t’éloigner désormais haha), je te remets en place le contexte.

Inscrite en novembre sur liste d’attente. Début de la préparation en décembre. Une préparation pas comme je l’avais imaginé.

En janvier j’avais réussi à atteindre les 14 km en endurance. Puis une entorse qui m’a immobilisé tout le mois de février. En mars, la reprise. J’arrive à recourir les 14 km mais je souffre sur le dernier kilomètre. Début avril je souffre d’une contracture à la jambe. Arrêt de la course pendant 2 semaines. Reprise à une semaine du semi seulement avec 8 tous petits kilomètres. Puis arrive la dernière ligne droite (à lire ici) qui ne me rassure pas des masses. Et malgré tout ça, je suis bien décidée à me lancer et à le finir ce premier semi-marathon !! Et j’ai bien fait !

Départ vendredi soir de Toulouse direction Bordeaux où je suis accueillie chez ma sœur. J’adore cette ville découverte à l’occasion de nombreuses visites familiales.

Entre les retrouvailles et l’événement qui approche, l’excitation est à son comble !

J’ai la chance de bénéficier de 3 supporters de qualité en la personne de chéri-chéri, ma sœur et mon beau-frère. Première course avec autant de supporters qui ne se joue pas à domicile, c’est nouveau pour moi. Courir à minuit, c’est aussi nouveau pour moi. Ah oui, et aussi, courir 21 km ça aussi c‘est nouveau pour moi. Tu rends compte un peu de ce que cette course représente à mes yeux ?

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Retrait du dossard samedi midi. J’ai eu la chance de croiser Gwen (la seule reconnaissable à ses lacets jaunes, véridique !). Papotage, encouragements et boostage de moral et il est temps de se dire à ce soir.

On visite les stands du village où je croise un visage toulousain familier sur un des stands et ça me file la patate ! J’ai déjà l’impression d’être témoin d’un grand moment alors que je suis juste en train de boire de l’eau à la bodega. Faut que je te parle du donut sur le comptoir qui me faisait de l’œil et que j’ai décidé d’ignorer. Il était tellement beau avec son chocolat luisant et ses petites pépites que j’imaginais croquantes à souhait. Mais nan ! J’ai été plus forte que moi (tu vois y a pas qu’en course à pied que je me dépasse). Je suis restée sage jusqu’à la course. J’ai pris mon apéro à l’eau (oui oui, quand je te dis que je suis restée sage tu peux me croire).

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Moi à la place de la girafe et le donut en guise de tarte, tu visualises la scène?

19h30 arrivée sur place en famille donc. Et devine quoi ? Il pleut comme pas possible ! On finit réfugiés sous un abri de bus juste à côté des départs. Le stress monte. On profite du speaker, de la musique et on sent que l’ambiance est déjà top. On entend le départ des marathoniens à 20h. A 1h du départ, je fais tomber le survet’ et je quitte mes proches pour retrouver Vanessa. On essaie de se rassurer, de se mettre à l’abri de la pluie et finir par partir à la recherche de poncho pour braver la pluie.

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Dégaine magnifaïke, excitation grandissante, pluie incessante. C’est ainsi que l’on se dirige dans le dernier sas pour retrouver Clément, mon co-runner durant cette course. Notre objectif est simple : parcourir ces 21 km ensemble et ne rien lâcher coûte que coûte !

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21h30 le départ est donné ! C’est parti !!! A non pas encore. On attend notre tour dans une ambiance de folie avec de la musique et un speaker en délire et des coureurs conscients de vivre un truc de fou. Chaque sas qui nous précède prend son départ. Je suis trempée. J’ai le temps de me demander ce que je fais là. Par chance, la pluie cesse ! Je fais tomber le poncho avec plaisir (ben oui j’aurai eu l’air de quoi avec sur les photos pour mon premier 21k ?!).

Vient notre tour à 21h50. Finally, les fauves sont lâchés ! Y a du monde mais ça ne bouchonne pas. Je suis euphorique de me dire que je suis partie pour courir 21 km !

Je suis avec tous ces coureurs qui m’entourent. Il est 22h et on court. C’est juste fou !

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Les 2 premiers kilomètres passent hyper vite. Je me sens bien. Tout va bien. Souffle nikel ! Jambes ok. On approche le pont Chaban-Delmas (ci-dessus). Ca monte un peu mais rien de méchant. Je prends le temps de ne pas me fatiguer. On longe les quais et d’ici la vue la place de la Bourse est juste sublime ! J’enregistre la photo dans ma tête.

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Au bout de 4 km, certains marchent déjà… Je me demande alors pourquoi ils ont décidé de se lancer alors sur 21 km. Avec le recul je me dis que cette réflexion est très bête puisqu’une blessure peut survenir n’importe quand. Je crois que j’étais définitivement en mode warrior à ce moment-là !

Au km 5, petit ravito avant de grimper sur le Pont de Pierre un peu étroit. On doit doubler quelques personnes du coup. A la sortie du pont, le public est venu en nombre ! Tout est parfait !

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En attendant le km 7, je commence à avoir la gorge sèche. Et je commence à guetter mes proches censés se trouver aux environs du 7ème km. A ce moment-là, on se fait doubler par pas mal de coureurs. Et c’est en voyant un débardeur rose où il y a écrit « gaz’L » que je reconnais Gwen ! Je crie « oh mais c’est Gwendoline ! » en accélérant pour lui taper sur l’épaule. Entre temps, elle m’a entendu et s’est retournée. Et la gourde que je suis n’a même pas pensé que ça la ferait ralentir un instant. Sorry Gwen (#pastaper), heureusement que t’as fait une sacrée performance au final ! Elle prend gentiment le temps de me demander comment ça se passe pour moi avant de filer à toute vitesse se frayer un chemin entre les coureurs. Je comprends alors qu’on se fait doubler à toute vitesse par les marathoniens. Certes. Et là, j’aperçois à droite dans le public chéri-chéri. Oui c’est bien lui je vois mon beau-frère ! Quel régale de les voir tous les 3 pousser des cris d’encouragements !!!! Mais ça passe trop vite, juste le temps de s’apercevoir. Vivement le prochain rdv… dans 10 km. Whaaaaat ?! 10 km et j’aurai toujours pas terminé ma course. Glups. Je réalise ce qui m’attend encore. Et j’arrive à tenir jusqu’au ravitaillement du 10ème kilomètre qui se faisait désirer. Là, on reprend des forces. En repartant, on sent un regain d’énergie. Je veille à courir à une allure à laquelle je me sens bien. Mentalement, je me dis que ça fait 3 semaines que je n’ai pas couru aussi longtemps et je m’apprête à défaillir d’un moment à l’autre. Allez, on a déjà fait la moitié.

On parcourt des rues assez étroites pendant 3 km. Et pourtant il y a du monde partout venus nous encourager ! Pas mal sont à leur fenêtre. Je n’ai aucune douleur, aucune fatigue et la respiration est bonne. Je suis trop bien à mon allure tranquille.

Au 13ème km on entre dans un jardin public. Là ça va se corser mais légèrement rassure-toi. Peu de lumière. C’est boueux. Je me fais doubler et éclabousser par la même occasion. Clément me devance légèrement, mais en bon co-runner qu’il est, il veille à ne pas trop me distancer. On finit par se rattraper. Et lui aussi commence à en avoir marre de ce parc. Un coup d’œil à ma montre, l’allure a légèrement diminuée. Alors en sortant du parc, je retrouve mon allure et mon bonheur du bitume. J’ai une pensée pour le Phoenix et sa boo Olivia qui doivent être loin devant. Et je me dis que je vais peut-être croiser une flèche blonde marathonienne.

Au km 14, je réalise que je n’ai jamais couru autant. Ca y est, à partir de maintenant c’est l’inconnu ! Et je m’attends à en chier d’un moment à l’autre. Et j’attends jusqu’au kilomètre 17. Arrêt au ravito du 15ème km tout de même. A partir de là, je me mets à chercher désespérément mes proches dans la foule. 18ème km, toujours personne. Mais purée, ils sont où ? Je commence à me dire que je les ai loupé. Je commence à maugréer à voix haute (en général c’est pas bon signe). Tant pis. Je décide d’arrêter de chercher et de me reconcentrer sur ma course.

Oh un ravito ! Ca grimpe à un moment. Mais je fais abstraction. Toujours aucune douleur et aucun mal à respirer.

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Au 19ème kilomètre, j’aperçois la porte cailhau que je trouve magnifique (tu peux l’admirer juste au-dessus). Et là, juste avant j’aperçois ma sœur dans la foule qui brandit le parapluie. Oh purée quel bonheur de les voir et les entendre ! Un moment magique ! Je suis bien, gonflée à bloc et il nous reste 2 tous petits kilomètres à parcourir. Chéri-chéri me glissera plus tard dans l’oreillette qu’à ce moment il s’attendait à me voir fatiguée, pestant et au bout du rouleau, mais que non il m’a vu pleine d’énergie et souriante, le rassurant pour la fin du parcours.

C’est le moment d’accélérer non ? Un petit peu, dans le domaine du raisonnable. Alors on double. On slalome. J’aperçois Vanessa. On la rattrape et on sait à ce moment-là qu’on finira ce semi tous ensembles. Bon, la fatigue arrive enfin avec l’accélération. Clément me tire jusqu’au bout. L’arrivée est tellement proche. Je vois l’arche mais purée de patate (copyright Gwendoline, la même citée plus haut) qu’elle me semble loin ! On foule le tapis bleu. Ah enfin on arrive ! Mais purée c’est encore loin ! Allez encore un effort à fond les ballons et ça y est on est ! On arrive au bout de ce semi, les mains levées, en signe de victoire ! De la fierté, de l’émotion, du bonheur d’avoir été au bout. D’avoir vécu aussi bien tous ces kilomètres.

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Voilà comment j’ai vécu la plus belle course de ma vie (jusqu’ici puisque je suis débutante j’en suis bien consciente).

2h26 et 13 seconde à ma montre quand je passe la ligne d’arrivée.

Bon, elle m’indique aussi 21.34 km (WTF ?!)

Soit une allure moyenne de 6’51/km et une vitesse moyenne de 8.8 km/h.

Voilà, je peux le dire. J’ai couru un semi-marathon.

Et c’était génial ! On recommence quand ?

Pour le détail de ma course, voici mon allure km par km :

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J-9 Semi-marathon de Bordeaux

9 Avr

.. et préparation en pause depuis autant de jours.

Souviens-toi, depuis cette semaine-là j’ai mal au mollet quand je cours.
J’ai vu 2 fois mon médecin généraliste qui n’a pas pensé utile que je demande l’avis de mon kiné du sport. OK.

Du repos, du repos et encore du repos.

Depuis, mes soirées ressemblent plutôt à ça…

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J’ai tout de même été voir du côté de chez Swann mon ostéopathe (vas-y je te laisse chanter le refrain fais-toi plaisir). Des torsions aux chevilles et au mollet, sûrement des restes de l’entorse. Il a remis tout ça en place. Je suis tout de même sortie de là avec le sourire.  Selon lui, repos encore 4 jours avant de reessayer de courir. Si j’ai pas mal, j’ai le GO pour le semi !
Bon, si j’ai toujours mal je suis bonne pour le revoir et me remettre encore au repos…

Alors je ne renonce pas (encore) à ce semi. Mon premier semi.
Je croise très fort les doigts pour dimanche (je te vois venir coco et je t’entends déjà à coup de « pas besoin, c’est dans la tête que ça peut se jouer »). Alors avant de lever les yeux au ciel, continue ta lecture.

D’ailleurs croisez les doigts aussi tiens ! Ca peut pas faire de mal hein…

Pour l’instant je me mets en mode warrior et reste prête à en découdre avec ces 21,1 km.
Ben oui, au pire j’ai mal les 6 premiers kilomètres et je kiffe le reste de mon parcours (que je prévois de faire avec un ami). Non?! A deux on y arrivera, on se soutiendra et on passera la ligne d’arrivée encore plus forts.

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